<![CDATA[Le Cinéma d' Exterminator]]> http://www.cinema-exterminator.com/ Blog consacré au Cinéma de Genre, du Poliziesco aux Vigilante Flicks, de la comédie Teenager US à la comédie franchouillarde, du Giallo aux Slashers movies....bref, du Blockbuster aux plus grands Nanars. fr http://fdata.over-blog.net/1/22/65/73/avatar-blog-1008918562-tmpphp19CIXj.jpg <![CDATA[Le Cinéma d' Exterminator]]> http://www.cinema-exterminator.com/ Tue, 16 Mar 2010 02:31:02 +0100 Tue, 16 Mar 2010 02:31:02 +0100 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Cinéma / TV http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[Point Break - Extrême Limite de Kathryn Bigelow 1991]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-35757367.html


A Los Angeles, le FBI est sur les dents : pour la 26ème fois, une banque a été cambriolée par le même gang, portant des masques de présidents américains, du travail de pro, réalisé en 90 secondes sans violence, ni bavure... et sans laisser de traces. Pourtant à l'aide d'infimes détails, un jeune agent du FBI, Johnny Utah découvre que les gangsters sont probablement des pros du surf. Il décide d'infiltrer ce milieu étrange et violent, composé de clans. Il va y rencontrer Bodhi, un pro parmi les pros, qui va l'initier au goût du danger, à la recherche de la parfaite maîtrise de soi. Pris entre sa mission et son attirance pour l'aventure et le risque ultime, Johnny va-t-il dépasser le point de non-retour ? (Résumé : cinemovies.fr)

Chaque génération a son film symbole. Un culte voué à certains métrages qui profitent d'une mode, d'un contexte pour centraliser tous les sentiments, toutes les aspirations de toute une catégorie de jeunes gens à une époque donnée. Ce fut le cas du "Grand Bleu" à la fin des années 80, qui, sans être un chef d'oeuvre absolu, symbolisait, à merveille, la recherche éternelle de cette liberté d'être et de penser au milieu d'une société aux moults règles.
C'est un peu sur le même message que se situe le film de Kathryn Bigelow sous couvert d'une intrigue policière classique. En effet, "Point Break" est, avant tout le portrait d'une tribu, celle des surfeurs, toujours en quête de la sensation de liberté extrême. Une tribu dans laquelle il est extrêmement difficile d'y entrer, tel un clan où chaque individu en recherche de son identité cherche à y adhérer pour commencer à exister ou du moins, à en avoir la sensation.
Le parallèle avec le parcours classique de l'adolescent lambda est donc évident.
C'est donc tout naturellement que toute une génération s'est identifiée à ce héros surfeur qui braque des banques sans violence pour lutter contre la société et l'ordre établi. Jusqu'au jour où il va trouver sur son chemin, un jeune loup du FBI, tout frais sorti de sa formation. Lui aussi se cherche. Insolent, il ne supporte pas non plus l'autorité. Il est donc le candidat idéal pour infiltrer la tribu au risque de prendre gout à la philosophie du "gourou" braqueur incarné par Patrick Swayze. Mais le jeune flic a des principes. Et même s'il est peu à peu attiré par cette "vague" libertaire, il a une mission et compte bien la mener à bien.
Déja bien rodée sur de petits films réussis (Aux Frontières de l'Aube et Blue Steel), Kathryn Bigelow s'attaque donc à un film plus conséquent et s'en sort plus que bien. Outre une mise en scène stylisée mais pas trop, toujours agréable, elle rythme parfaitement son film à coup de scènes spectaculaires. Epaulée à la production par son (désormais ex) mari, James Cameron, Bigelow rend un film fort et viril mais qui ne tombe jamais dans l'excès de testosterone gràce à une approche aussi bien axée sur l'action que sur la psychologie de ses personnages.
On ressort donc avec le sentiment d'un film complet, avec une mise en scène plus que solide qui passe parfaitement le fil des années.
"Point Break", c'est aussi le film qui consacra Keanu Reeves au rang d'icone pour une jeune génération aussi bien féminine que masculine, parfait dans son rôle de jeune flic toujours en quête de soi. Face à lui, on retrouve donc un excellent Patrick Swayze, plus que convainquant dans la peau du leader de la tribu des surfeurs. Sans oublier Lori Petty et l'eternel second couteau, Gary Busey qui complètent à merveille le casting.
Presque 20 ans après sa sortie, le film de Kathryn Bigelow ne se démode pas, ni dans son fond, ni dans sa forme. Une qualité dont peuvent se vanter, très peu de blockbusters de l'époque.

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Sun, 06 Sep 2009 19:09:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-35757367.html Action / Aventure http://www.cinema-exterminator.com/article-35757367-6.html#anchorComment
<![CDATA[Là-Haut de Bob Peterson et Pete Docter 2009]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-35225703.html


Carl Fredricksen (voix de Charles Aznavour) est un monsieur de 78 ans, un peu bougon, qui a vendu des ballons toute sa vie.
Aujourd'hui, il risque de perdre la petite maison qu'il a autrefois bâtie avec sa femme disparue. Aussi Imaginatif et peu décidé à se laisser faire, il attache des milliers de ballons à sa maison, qui s'envole. Enfin, Carl va vivre la vie d'aventures que lui et sa bien-aimée s'étaient promise !
Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est qu'il emporterait un passager inattendu : Russell, un jeune garçon débordant d'énergie qui lui gâche la vie. Dans une incroyable odyssée qui va les conduire en Amérique du Sud, Carl et Russell vont vivre mille péripéties jusqu'au coeur d'un monde perdu. Il est temps pour eux de découvrir le vaste monde et ce qu'ils sont vraiment… (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Depuis le rachat de Pixar par l’ogre Disney, la firme qui a révolutionné le film d’animation avait un peu perdu son côté incisif. En effet, malgré des films d’une extrême qualité, la désormais filiale de la société aux grandes oreilles avait plutôt orienté sa production vers un public très large et très jeune. Les exemples de « Cars » et « Ratatouille » en attestent sans soucis. Alors même si ces films ne déçoivent pas, ils laissèrent tout de même un peu sur leur faim les nostalgiques des « Monstres et Cie » ou « Indestructibles »  par des références, des émotions et un côté décalé un peu moins présents.

Mais libérée par le succès des productions  3D propres à Disney (Bienvenue Chez les Robinson…), Pixar allait pouvoir revenir à ses précédentes aspirations qui se sont rapidement matérialisées avec « Wall E ». Un énorme succès qui prouva que la firme ne s’était pas laissée envahir totalement par l’esprit ultra fédérateur de Disney .

C’est donc logiquement qu’elle enchaina avec cette fantastique histoire empreinte de rêves, d’amour, d’espoir et de nostalgie. Car oui, « Là-haut » est avant tout une formidable réflexion sur la mémoire du passé. Sur le fait que l’on s’attache surement trop à ce que l’on a vécu en ayant toujours peur de regarder vers l’avant, d’affronter le futur. 

Alors oui, certains diront qu’on est encore loin du ton des premiers Pixar, qu’il se dégage ici une certaine mièvrerie typique de chez Disney mais le duo improbable entre ce vieil homme un peu aigri et ce jeune garçon rondouillard qui va lui redonner gout à la vie, fonctionne tellement à merveille, entre humour, émotion et poésie qu’il serait dommage de faire la fine bouche.

Après une première partie à la fois belle et triste, le film démarre réellement à la rencontre de ces deux personnages pour un périple jalonné de rencontres avec d’autres personnages aussi originaux qu’attachants. Sans temps mort, l’intrigue insiste sur le fait qu’il ne sert à rien de s’accrocher à certains rêves qui peuvent s’avérer synonymes de désillusion. Au contraire, il ne faut pas avoir peur d’aller de l’avant dans un avenir qui peut s’avérer plein de bonnes surprises.

La réalisation toujours aussi soignée chez Pixar, ne déçoit pas, une nouvelle fois. On ne peut qu’être admiratif devant un rendu aussi admirable nous permettant en un rien de temps, de plonger dans l’univers de ce magnifique film.

On admirera aussi le savant équilibre entre gags, émotions et action qui font de ce film, un métrage complet qui, sans être ni trop enfantin, ni trop anxiogène, reste accessible à tous et à toutes.

Bref, encore un film réussi pour Pixar qui force l’admiration devant une inspiration toujours renouvelée. Vivement le suivant !!!


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Mon, 24 Aug 2009 17:49:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-35225703.html Animation http://www.cinema-exterminator.com/article-35225703-6.html#anchorComment
<![CDATA[Little New-York de James DeMonaco 2009]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-35182930.html


Sully, vidangeur de fosses septiques et futur père, est prêt à tout pour assurer l'avenir de son fils. Jasper, modeste épicier, a une qualité primordiale aux yeux de la mafia pour qui il travaille : il est sourd-muet. Parmie Tarzo, chef de la mafia locale, se verrait bien éliminer la concurrence. Tous trois vivent à Staten Island, sous l'ombre écrasante de Manhattan. Leurs chemins vont se croiser, a priori pour le pire... (Résumé : Source : premiere.fr)

Mais qui est James deMonaco ? Avant de réaliser ici son premier film, ce jeune cinéaste a été l’heureux scénariste de quelques bons polars comme « Négociateur » ou le remake de « Assaut » mis en scène par le frenchie, Jean François Richet. Fort d’une expérience supplémentaire en télévision, Demonaco décide donc de passer derrière la caméra en mettant en image un nouveau polar aux influences multiples.

Au delà de l’histoire de ce mafieux qui veut prendre le pouvoir unique sur l’île de Staten Island à New-York, fief de nombreux malfrats, c’est surtout à une intéressante galerie de portraits auquel nous convie le cinéaste. En effet, son intrigue devient rapidement le prétexte à nous présenter trois personnages différents en apparence mais, finalement pas si éloignés que cela.

Suivant un schéma particulier, Demonaco va donc axer ses trois personnages autour d’une histoire finalement assez simple que l’on suivra de trois points de vue différents. Un mode de construction scénaristique déjà vu chez Tarantino dans l’excellent « Jackie Brown ».

On commence donc avec Parmie Rizzo, un petit mafieux en mal de reconnaissance, qui, pour passer de l’ombre à la lumière, va vouloir étendre son territoire. Rapidement trahi par le siens, il n’aura d’autre choix que de rallier une cause écologique de manière personnelle pour passer sous les feux de la rampe.

Parallèlement, dans un second temps, le spectateur va faire connaissance avec Sully. Un jeune éboueur pauvre qui n’aura d’autre choix que de braquer Rizzo pour financer une opération permettant à sa femme d’avoir un enfant génétiquement supérieur. Là encore, c’est à un personnage en mal de reconnaissance auquel nous faisons face, espérant à travers son enfant à venir, devenir quelqu’un de reconnu.

Troisième personnage, celui de Jasper. Un Charcutier sourd, muet et solitaire qui cherche depuis des années à remporter le jackpot aux courses et qui va se retrouver sans qu’il le cherche, au centre de l’histoire. Sorte d’antithèse des deux autres, il préfère lui, rester discret, coute que coute.

Difficile donc d’imbriquer trois histoire en une sans qu’il y ait confusion ou maladresse. Mais Demonaco réussi parfaitement son pari grâce un montage limpide qui rend l’entreprise passionnante malgré l’absence quasi-totale d’action.

Sur un rythme résolument lent, le cinéaste parvient peu à peu à faire monter la tension jusqu’au climax fort et inattendu.

Côté casting, on a droit à une brochette de choix. Tout d’abord, un excellent Vincent d’Onofrio, incarnant à la perfection, ce mafieux pateaux et malheureux, toujours dans les jupes de sa mère.

C’est Ethan Hawke qui se met de la meilleure des façons, dans la peau de cet éboueur écorché vif, toujours sur la corde raide.

Mais c’est Seymour Cassel qui remporte l’adhésion la plus totale dans son rôle à la fois fort et attachant de ce charcutier particulier. Par son simple regard, il partage avec nous des sentiments passant de la soumission à la vengeance.

Ne trouvant aucun financement aux USA, c’est grâce aux français de Why Not et Europa Corp que Demonaco put faire son film en totale liberté. Une chance quand on voit le résultat de ce film noir, intriguant et passionnant.

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Sun, 23 Aug 2009 14:28:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-35182930.html Policier / Thriller http://www.cinema-exterminator.com/article-35182930-6.html#anchorComment
<![CDATA[Numéro 9 de Shane Acker 2009]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-35179361.html


Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient crées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s'opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l'humanité. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

C’est en 1993 que Tim Burton, en produisant  « L’Etrange Noël de Monsieur Jack » allait lancer toute une vague de films d’animation, plutôt destinés aux adultes. Déjà récompensé quelques années auparavant, par le succès de son court-métrage « Vincent »,  fable macabre à forte influence expressionniste allemande où un petit garçon rêve de devenir le grand Vincent Price, Burton allait apporter une toute nouvelle approche de thèmes, pas forcément accessibles  aux plus jeunes. En effet, le cinéaste, ancien animateur de chez Disney a toujours été fasciné par la face sombre du monde. Entre noir et blanc, Il est surtout connu par sa vision pessimiste de la société et des hommes, comme en atteste sa riche filmographie qui fait large place à l’exclu, le marginal, l’irréel…

Il ne pouvait donc qu’être séduit par le projet de Shane Acker, qui, à la base était un court métrage de fin d’études d’une durée de 11 minutes. Tellement réussi que celui-ci fut nominé aux Oscars. Entrant parfaitement dans son univers et complètement emballé par son travail,  Burton contacta Acker pour prolonger son court en long métrage. On ne peut que l’en féliciter à la vue du résultat, tant ce film est une parfaite réussite malgré un scénario simple et sans surprise. En effet, il est toujours difficile de rallonger l’histoire d’un « petit » film de 10 minutes en long de 1h30 et « Numéro 9 » ne déroge pas à la règle. Ce qui donne un film au déroulement assez linéaire, sans rebondissements particuliers, limitant de ce fait, les effets de surprise et les émotions.

Malgré ce point non négligeable, on se laisse facilement transporter dans cet univers sombre où des poupées de chiffons, seules rescapées d’une guerre apocalyptique entre les hommes et les machines, vont devoir lutter contre le « cerveau », la machine  « mère » qui déclencha cette guerre.

A l’image de « Matrix » et « Terminator », Acker illustre parfaitement les dérives technologiques et l’influence fasciste qui guettent notre société. En choisissant des poupées comme héros, il souligne bien le fait que cette société déshumanise les individus qui ne sont plus que de simples numéros, au profit d’une masse qui, finalement, s’autodétruit.

C’est donc à un film résolument sombre auquel Acker et Burton nous invitent. Au milieu de ces personnages attachants dans un décor apocalyptique fascinant, ils nous réservent quelques moments effrayants, difficilement regardables pour un très jeune public, destinant définitivement cette œuvre à des adultes.

On se réjouira aussi de la réussite visuelle de l’ensemble. L’univers graphique est superbe et n’a surtout rien à envier à bon nombre de productions du genre.

En réalisant « une étrange parabole du monde actuel » comme le dit Burton, Acker réussi à nous faire réfléchir sur notre possible sort par cette fable à la fois sombre et poétique, à la réalisation plus que soignée. Et malgré un scénario faible, « Numéro 9 » reste une incontestable réussite.

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Sun, 23 Aug 2009 12:10:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-35179361.html Animation http://www.cinema-exterminator.com/article-35179361-6.html#anchorComment
<![CDATA[On L'appelle Trinita de E.B Clucher 1970]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-34771250.html


Trinita est un vagabond paresseux et boulimique. Mais c'est aussi un redoutable tireur d'élite. En arrivant dans un village, Trinita a la surprise de découvrir que son frère, Bambino, est devenu shérif. En fait, Bambino, oleur de chevaux, s'est échappé de prison et a emprunté l'identité d'un représentant de la loi, rencontré en chemin et quelque peu malmené...
Le shérif Bambino n'est pas enchanté de revoir Trinita, son cadet, mais il juge opportun de s'assurer de son silence et de son concours. Car Bambino convoite les chevaux du Major, élégante canaille qui veut chasser une colonie de Mormons installée, avec ses troupeaux, dans une fertile vallée voisine. (Résumé : Source : cinemotions.com)

A l'aube des années 70, le western spaghetti est déja en perte de vitesse. En effet, le genre commence un peu à tourner en rond et les entrées en salles s'en font ressentir. Faute à des films qui se ressemblent beaucoup, tournés sur un ton résolument identique. Entre règlements de compte et fusillades, le public commence donc à se lasser et les scénaristes et réalisateurs à éprouver de plus en plus de difficultés à trouver des producteurs pour financer leurs projets.
Le film de Enzo Barboni (vrai nom de E.B Clucher) n'y échappe pas. En effet, à l'époque, le cinéaste fait le tour de tous les financiers de la place de Rome sans succès. Il faut dire que le script initial ne se détachait pas trop de se qui avait été déja fait auparavant. Sur un ton plutôt sérieux malgré quelques pointes d'humour, le film devait mettre en scène le couple George Eastman, Peter Martell, deux figures du genre dans les années 60.
Sur le point d'abandonner, Barboni est contacté par Terence Hill qui, avec son compère Bud Spencer, les deux alors en pleine gloire, cherche une nouvelle orientation pour renouveller le genre. Il se propose donc de remplacer, avec Spencer, le couple initial en emmenant l'histoire vers un terrain plus comique, où la violence laisserait place à une ambiance plus bon enfant, fonctionnant sur l'opposition physique et de caractère des deux acteurs.
Toute l'équipe doit encore aujourd'hui, se réjouir de cette initiative, le film devenant l'un des plus grand succès de l'histoire du western spaghetti, créant à l'occasion, un sous-genre parodique qui connu quelques années de beaux succès.
Ayant de nos jours, le statut de film culte, il attire toujours un public nombreux lors de chacune de ses diffusions TV mais ce plébicite est-il pour autant justifié ?...
Plein de bons sentiments et de valeurs simples, le film s'adresse tout d'abord à un public assez large. Barboni parvenant sans conteste à équilibrer une violence toute relative avec les nombreux passages comiques par une approche cartoonesque parfaitement réussie. Ce qui permet dans un premier temps, aux réfractaires du western, d'y voir autre chose qu'une succession de duels sans originalité, et dans un second temps, de fournir aux autres un excellent film, ultra rythmé malgré sa longueur avoisinant les deux heures où la complicité et le talent du duo Hill/Spencer fait le reste.
En effet, on a beau souvent placer à tort, la paire dans la case nanar, il faut bien avouer que rares sont les duo comiques qui ont aussi bien fonctionné dans l'histoire du cinéma, rassemblant autour d'eux, petits et grands.
D'une histoire simple, Barboni avec la complicité de ses deux acteurs, parvient à nous faire passer un excellent moment de détente, comique et divertissant, toujours aussi agréable à regarder au fil des années.

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Mon, 10 Aug 2009 19:32:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-34771250.html Western http://www.cinema-exterminator.com/article-34771250-6.html#anchorComment
<![CDATA[Volt, Star Malgré Lui de Chris Williams, Byron Howard 2008]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-34752689.html


Pour le chien Volt, star d'une série télévisée à succès, chaque journée est riche d'aventure, de danger et de mystère - du moins devant les caméras. Ce n'est plus le cas lorsqu'il se retrouve par erreur loin des studios de Hollywood, à New York... Il va alors entamer la plus grande et la plus périlleuse de ses aventures - dans le monde réel, cette fois. Et il est convaincu que ses superpouvoirs et ses actes héroïques sont réels...
Heureusement, Volt va se trouver deux curieux compagnons de voyage : un chat abandonné et blasé nommé Mittens, et un hamster fan de télé dans sa balle de plastique appelé Rhino. Volt va découvrir qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des pouvoirs extraordinaires pour être un vrai héros... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Depuis le rachat de Pixar par Disney, c'est tout un savoir faire unique dont profite la firme aux grandes oreilles. En perte de vitesse au début des années 2000 et menacée par quelques studios concurrents comme la Dreamworks ("Shrek"), Disney se devait donc de réagir en réalisant cette alliance qui redynamisa son conteste son secteur animation par cet apport exceptionnel de talents. Déja président de Pixar, c'est donc John Lasseter qui parallèlement à ses fonctions, prend aussi en main le département animation originel de Disney destiné aux plus jeunes. A la tête des deux filiales, Lasseter va immédiatement imposer son style et ses idées. La preuve en est sur ce nouveau film où il ne va pas se priver de se séparer du réalisateur initial, Chris Sanders, malgré l'avancée du projet, celui-ci refusant les modifications imposées par le grand patron.
C'est donc sous l'influence omniprésente de Lasseter qu'est réalisé ce "Volt". Une mise en image qui, à cause des retards pris par ces changements, dûe être réalisée en, à peine, 18 mois quand, traditionnellement, il faut environ quatre ans pour produire un tel film.
Cette précipitation aurait pu laisser craindre un résultat baclé et approximatif mais grace au talent et au professionnalisme de toute cette équipe, "Volt, Star Malgré Lui" est, au final, un film réussi, particulièrement divertissant et attachant et au visuel d'une excellente tenue.
Inspirée par les peintures de Edward Hopper et le travail du directeur photo, Vilmos Zsigmond, l'animation est un parfait mélange entre personnages en 3D et arrière plans donnant l'impression d'avoir été peints à la main, rendant le tout, beaucoup moins froid et artificiel qu'à l'habitude.
Côté personnage donc, le "héros" est incarné par un chien de race "White shepard", choisi à cause de ses grandes oreilles, permettant aux animateurs de profiter d'un panel plus large d'expressions. En effet, à la fois déterminé et bagarreur, "Volt" n'en est pas moins ultra attachant, découvrant du jour au lendemain qu'il a toujours vécu dans un monde factice, à l'image de Truman Burbank dans "The Truman Show", et qu'il n'est pas le super héros qu'on lui a toujours fait croire mais un simple chien qui va devoir réapprendre à faire comme ses semblables.
Pour cela, il est accompagné par un chat de goutiere aussi fourbe qu'amical et d'un hamster complètement délirant.
Réunis pour un long périple, ils nous offrent un sympathique spectacle, agréable à regarder même s'il est sans surprise. En effet, destinée à un public plus jeune que celui des films Pixar, l'intrigue reste simple et prévisible dominée par les seules valeurs d'amour et d'amitié, traditionnelles pour le genre.
Si l'on a gardé une âme d'enfant intacte, on ne peut qu'être séduit par les aventures de ce petit chien et de ses amis dans ce film plaisant, à la technique parfaite, destiné à toute la famille.

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Mon, 10 Aug 2009 10:14:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-34752689.html Animation http://www.cinema-exterminator.com/article-34752689-6.html#anchorComment
<![CDATA[Le Serpent de Henri Verneuil 1973]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-34725815.html


Une fin d'après-midi à Orly. Un ressortissant soviétique demande asile aux U.S.A. Il est intercepté par les services secrets français, qui espèrent en obtenir des renseignements. Après un essai de chantage raté, les Français doivent s'incliner, et le remettre à l'ambassadeur des U.S.A. Le colonel Vlassov pénètre donc au coeur de l'imposante machine qu'est la C.I.A. (Résumé : source : cinema.encyclopédie).

Transfuge : personne qui change de parti, qui trahit une cause. C'est sur cette simple définition que Henri Verneuil va construire l'un des films majeurs de sa filmographie en adaptant librement, avec la complicité de Gilles Perrault, le roman de Pierre Nord : Le Treizième Suicidé.
A l'issue du succès du "Casse" avec Jean Paul Belmondo, Verneuil décide d'aborder un genre plus sérieux, plus austère en s'attaquant au film d'espionnage dans la plus pure tradition américaine, exposant avec moults détails, le fonctionnement des services secrets internationaux. Un sujet ambitieux qui pourrait s'avérer lourd et difficile d'approche. Mais Verneuil et Perrault ne se démontent pas et parviennent à écrire une intrigue simplifiée tout en étant riche en évènements et bouleversements.
C'est donc l'histoire d'un tranfuge sovietique, décidé à passer à l'Ouest car déçu par l'ignorance de ses compétences par le régime. En échange de l'asile politique aux USA, il se propose donc de démonter tout un réseau de renseignements souterrain, impliquants de hauts fonctionnaires allemands, anglais et français. Verneuil permet donc au spectateur de le plonger dans les mécanismes d'interrogation et d'investigation de la CIA à la manière proche du documentaire. Il y décortique à merveille une organisation forte d'une technologie à la pointe pour l'époque avec, à sa tête, un chef aiguisé.
Dépourvu d'action, l'ensemble peut paraitre rébarbatif mais grace au talent narratif de Verneuil, on se laisse rapidement emporter par cette intrigue fictionnelle qui se regarde comme un long reportage qu'on aurait pu intituler : Inside the CIA. Sans pour autant opter pour la caméra à l'épaule, le réalisateur parvient parfaitement à donner au spectateur, une impression de prise de vue en temps réel. On a vraiment l'impression d'assister aux côtés des protagonistes aux évènements d'une intrigue passionnante, accompagnés par une voix off remarquablement intégrée.
Pour un tel projet à l'allure toute américaine, Verneuil se devait de faire appel à des acteurs d'envergure pour rendre un maximum crédible son entreprise. Fort d'une double collaboration avec de grands comédiens américains, Charles Bronson et Anthony Quinn sur "La Bataille de San sebastian", le cinéaste convainc les immenses Henry Fonda, Yul Brynner et Dirk Bogarde de participer au film, lui donnant une caution non négligeable. Accompagnés des français, Philippe Noiret et Michel Bouquet, ils nous offrent de grand numéros d'acteurs, à la hauteur de leurs carrières respectives.
Au final, Verneuil réussi un film à la fois sobre et tendu parfaitement maitrisé, rappelant les heures sombres de la situation géopolitique mondiale de la seconde moitié du vingtième siècle.

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Sun, 09 Aug 2009 13:09:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-34725815.html Policier / Thriller http://www.cinema-exterminator.com/article-34725815-6.html#anchorComment
<![CDATA[Les Tortues Ninja de Steve Barron 1990]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-34704052.html


Après un contact avec une mystérieuse substance chimique, quatre tortues vivant dans les canalisations new-yorkaises se transforment en tortues géantes. Formés par un vieux rat sage, Leonardo, Michaelangelo, Donatello et Raphael, par ailleurs amateurs de pizzas, apprennent les techniques des guerriers ninjas afin d'affronter le terrible Shredder dans le but avoué est d'asservir les mondes. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

C'est en 1984 que Kevin Eastman et Peter Laird décident de créer un nouveau comic destiné à parodier plusieurs grandes figures de la BD, notamment les aventures de Darevevil et de son accolyte Elektra. Il met en scène quatre tortues mutantes, spécialistes des techniques ninja qui font régner la justice dans un New York gangréné par une forte délinquance et qui sont entrainées par un rat, lui aussi, mutant.
Cette BD violente destinée aux adolescents et aux jeunes adultes ne tardera pas à connaitre un succès certain, amenant logiquement, le projet d'une adaptation télévisée sur la table. Touchant un plus large public, cette adaptation qui verra le jour en 1987 prendra immédiatement ses distances avec le comic original. Exit la violence, c'est à un jeune, voire très jeune public qu'elle est finalement adressée. Malgré cela, ce changement de direction n'empêchera pas un nouveau succès qu'Hollywood se devait de transposer sur écran géant. Passant de studios en studios, c'est finalement le pape du cinéma Hong Kongais, Raymond Show associé à la New Line qui héritera du projet cinématographique pour une version live ambitieuse et risquée.
En effet, en ce début des années 90, l'informatique ne permettait pas encore une intégration parfaite de personnages virtuels dans un univers réel. Les producteurs ont donc fait appel au savoir faire de Jim Henson et son équipe pour créer des personnages et des costumes parfaitement réalistes. Fort de son expérience sur le "Muppet Show" puis sur des films comme "Dark Crystal", Henson parvient à rendre crédible ces fameuses créatures en relevant de la meilleure des manières, ce véritable défi.
Pour mettre en images les aventures des quatre tortues, les producteurs font appel à l'un des plus habile réalisateur de clips des années 80, Steve Barron qui avait déja mis en scène le sympathique "Electric Dreams" en 1984.
Gardant le ton résolument comique et enfantin de la version animée, Barron s'en sort plutôt pas mal malgré un script des plus simplistes. Un peu con-con, le film dégage une bonne humeur et un ton bon enfant qui rendent le film au final, attachant. Aguerri à l'exercice du clip, le réalisateur parvient aisément à installer un rythme dynamique qui ne faiblit quasiment jamais. Mieux, il réussi à préserver une ambiance très BD qui permet quelques excès fun particulièrement plaisants.
Quelques bémols : une BO particulièrement ringuarde et quelques combats assez mal réglés. Rien de grave donc pour un film sympatique qui supporte finalement plutôt bien le poids des années. Cowabunga !!!!

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Sat, 08 Aug 2009 16:48:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-34704052.html Fantastique / Science-Fiction http://www.cinema-exterminator.com/article-34704052-6.html#anchorComment
<![CDATA[Vendredi 13 de Marcus Nispel 2008]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-34683631.html
Alors qu'il est à la recherche de sa soeur disparue, Clay pénètre dans les mystérieux bois qui entourent le légendaire site de Crystal Lake pour y découvrir une cabane abandonnée, livrée au bon vouloir des arbres et plantes environnantes. Contre l'avis de la police locale, qui tente de l'avertir quant au drame s'étant déroulé en ces lieux des années auparavant, il poursuit son enquête avec le peu d'indices qu'il a en sa possession et fait bientôt la rencontre d'une jeune femme, venue avec ses amis pour vivre un week-end riche en sensations fortes. Machette bien aiguisée en main, Jason Voorhees se lance dans un nouveau jeu de massacre... (Résumé : Source : horreur.net)

Après la réussite et le succès du remake de "Massacre à la Tronçonneuse" et le semi-échec de celui de "Amityville", Michael Bay reprend sa casquette de producteur et poursuit sa quête de remise au gout du jour des classiques de l'épouvante des années 70, 80. Tout comme Michael Myers avec "Halloween", Jason Voorhees a donc droit aussi à un relooking pour, ce qui va être, sa douzième aventure. En effet, au dela de sa modernisation, les scénaristes ont finalement décidé d'expédié l'histoire du premier opus dans le prégénérique, pour nous proposer, à la place, une nouvelle aventure reprenant plusieurs évènements survenus dans les second, troisième et quatrième épisodes de la saga originale.
Un choix somme toute logique car, Jason étant le véritable héros de la série, il aurait été surprenant que ce "remake" revienne entièrement sur un premier chapitre axé uniquement sur la mère du tueur. Rappelons que Jason fait sa première véritable apparition dans le second film...
Echaudé par la déception "Amityville", Michael Bay rappelle derrière la caméra Marcus Nispel qui avait fait un excellent boulot sur "Massacre...", assuré qu'il ne trahirait ni le "mythe", ni ses fans.
Et une nouvelle fois, Nispela accomplit sa tache de la meilleure des manières. On y retrouve sans conteste ce qui faisait l'essence de la saga. Mieux, grace encore à une photographie magnifique de Daniel Pearl, il nous apporte une ambiance à la fois angoissante et craspec qui faisait souvent défaut dans les épisodes précédents. On découvre aussi enfin que Jason n'est pas uniquement une machine à tuer. Il est plus rapide, malin, méthodique, réfléchit et finalement, encore plus dangereux.
C'est donc une toute nouvelle approche du personnage "iconique" que nous proposent les scénaristes Damian Shannon et Mark Swift en créant un véritable univers autour de lui à l'image de cette antre dans les sous-sol du camp abandonné de Crystal Lake où il entretient ses armes et entrepose ses victimes.
Si l'intrigue reste traditionnelle pour coller à la saga (Jason va, une nouvelle fois, s'attaquer à une bande de jeunes décervelés venus passer du bon temps sur son territoire), on ne peut qu'être séduit et emballé par ce véritable travail plus que réussi fait sur et autour ce mythique personnage.
Pour le reste, Nispel assure avec des scènes de meurtres assez violentes, voire impressionnantes sans, pour autant, tomber dans la surenchère gore à la mode en cette fin des années 2000. Une initiative appréciable, Nispel parvenant très bien sans ça, à créer une ambiance angoissante suffisamment oppressante.
Plus qu'un remake, ce nouveau "Vendredi 13" est donc un excellent slasher dans la plus pure tradition du genre qui relance à merveille (dans sa version longue de 106 min) une saga à bout de souffle.
Vivement le....treizième épisode !!!
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Fri, 07 Aug 2009 21:54:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-34683631.html Horreur http://www.cinema-exterminator.com/article-34683631-6.html#anchorComment
<![CDATA[Dracula Père et Fils de Edouard Molinaro 1976]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-34664324.html


Au 18e siècle, le comte Dracula a enlevé une jeune femme dont il a eu un enfant. Dracula Junior a grandi, privé de l'affection de sa mère, surprise par le soleil alors qu'elle effectuait ses débuts de vampire. Les siècles passant, les temps sont devenus de plus en plus durs pour cette race maudite. Devant le communisme qui a gagné leur chère Transylvanie, les Dracula émigrent. Croyant son père noyé, Ferdinand Dracula débarque à Paris où il connaît le sort difficile des étrangers. Travaillant comme veilleur de nuit (et pour cause), dormant le jour dans un cercueil de fortune, Ferdinand a bien du mal à trouver du sang frais à se mettre sous la dent. Cette vie misérable dure jusqu'au jour où Ferdinand apprend que son père, loin d'avoir péri, est devenu une vedette du cinéma d'épouvante à Londres et qu'il s'apprête à tourner un film à Paris. (Résume : Source : les fiches cinéma)

Christopher Lee et Bernard Menez ou l'improbable rencontre entre le prince des ténèbres et l'un des papes du nanar franchouillard. C'est la surprenante idée qu'a eu le confirmé Edouard Molinaro en adaptant librement le roman de Claude Klotz, "Paris Vampire" pour cette parodie des films de vampires. Mais là où Roman Polanski avait réussi son pari avec son "Bal des Vampires" grace à un humour tainté de respect envers les classiques du genre, Molinaro se casse, quant à lui les dents avec ce film bizarroide et raté.
On pourrait penser que l'étrange association des deux (très) différents acteurs soit la cause de cet échec. Et bien non, c'est même ce qui marche le mieux dans ce néant comique. Christopher Lee s'amusant visiblement à s'auto parodier dans un français plus que parfait, accompagné par un Bernard Menez en grande forme, totalement convainquant dans l'éternel rôle de looser séducteur qu'il a souvent interprété chez Pascal Thomas et qui lui va comme un gant.
C'est donc au niveau du scénario et de la mise en scène que le bas blesse. On a effectivement connu Edouard Molinaro beaucoup plus inspiré auparavant qui, ici, peine à faire avancer son histoire.
Très avare de gags, l'intrigue qui se veut au départ, parodique, se dirige rapidement vers la critique sociale bancale. En effet, après des années de tranquillité en Transylvanie, la petite famille doit émigrer de force à l'arrivée des communistes. Le fils débarquant en France, va devoir faire face au racisme et au rejet des habitants du pays des Droits de l'Homme, l'obligeant à se réfugier auprès des immigrés maghrébins qui connaissent le même sort que lui. Difficile donc de faire rire avec un sujet comme celui-ci et on sent bien que Molinaro n'arrive pas à choisir définitivement sa direction. D'autant plus que cette critique, dès les retrouvailles entre le père et le fils survenues, s'efface au profit d'un étrange défi oedipien entre les deux hommes qui veulent séduire la même femme.
Bref, le film part donc dans tous les sens, soutenant une morale dans laquelle, pour s'intégrer et vivre normalement, il vaut mieux avoir la volonté d'être comme tout le monde, pas très convainquante.
Ceux qui s'attendait à une véritable comédie seront certainement déçus malgré les multiples tentatives d'un Bernard Menez qui y met pourtant, du sien. Pire, on s'ennuie vite et profondemment, pas aidés par une photographie sombre et laide.
Molinaro qui nous avait habitué à bien mieux ("Oscar" ou "La Cage aux Folles") reconnait aujourd'hui que ce film n'est pas sa meilleure réussite. On ne peut qu'être d'accord avec lui.

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Fri, 07 Aug 2009 13:27:00 +0200 http://www.cinema-exterminator.com/article-34664324.html Comédies http://www.cinema-exterminator.com/article-34664324-6.html#anchorComment