Le Cinéma d' Exterminator


En 2018, John Connor, âgé de 30 ans, leader charismatique de la résistance humaine face aux machines, mène une lutte à mort contre Skynet pour sauver ce qui reste de l'Humanité. Il fait la connaissance de Marcus Wright, un étranger amnésique dont le seul souvenir est d'avoir été condamné à mort. Vient-il du futur ? Ou du passé ? Alors que Skynet prépare son ultime assaut, John et Marcus s'aventurent au sein de Skynet où ils vont découvrir un terrible secret qui menace l'humanité toute entière...(Résumé : Source : Premiere.fr)

C'est donc le tant attendu, quatrième volet de la saga Terminator qui arrive enfin pour nous transporter dans l'après "Judgment Day", faisant suite à un assez décevant troisième épisode qui avait laissé les fans de la franchise un peu sur leur faim. L'attente était donc énorme et la présence derrière la caméra du tacheron McG, réalisateur des deux volets de "Charlie et les Drôles de Dames", ne laissait rien augurer de bon.
Autant le dire d'emblée, ce film est une abomination pure et simple. Un véritable blasphème par rapport au travail de James Cameron, trahissant par un scénario vide de toute subtilité et de toute vraissemblance les bases de la saga. Dès les premières images, on est rapidement mis au parfum de ce qui va se passer par la suite avec une scène introductive inutile qui, pire, va anéantir d'entrée, le minimum d'enjeu qu'aurait pu avoir cette "histoire". On aurait pu se réjouir de l'apparition d'un nouveau personnage qui avait du quoi être intriguant et qui pouvait être source d'un véritable suspens... C'était sans compter sur cette volonté de ratisser le plus large possible en éliminant le plus rapidement possible toute ambiguité, ciblant immédiatement, les bons et les gentils...Et c'est d'autant plus rageant qu'on tenait là, la possibilité de voir un grand film, tant le matériau de base était extraordinaire. Et malheureusement, la suite ne fera que confirmer cette mauvaise entame avec l'apparition du personnage de John Connor découvrant les plans de construction du nouveau T-800 (correspondant au modèle "Schwarzenegger) avec une certaine surprise, comme si il ne l'avait jamais vu. Rappellons que ce même John Connor l'a cotoyé pendant son adolescence dès le second film et qu'il est censé savoir qui il est et à quoi ressemble...Bref...
Première aberration donc d'une très, très longue série qui, à défaut de nous faire pleurer, va carrément prêter à rire. Il suffit de voir la maladresse et le ridicule avec lesquels sont amenées les références aux précédents films. Vous l'aurez compris, vous n'échapperez pas aux : "I'll be back", "Follow me, if You Want to Live" et surtout au morceau des Guns n' Roses "You Could Be Mine", BO de "Terminator 2" qui sort, ici, d'une radio ayant survécu à l'Holocaust nucléaire et qui, miracle, fonctionne sans piles... Un véritable massacre en règle, donc, qui ne prendra fin qu'à l'apparition du générique...C'est dire.
Dans ce flot de bétises, on aurait pu se consoler un minimum par la forme; les bandes annonces étaient sur ce point, on ne peut plus prometteuses. On est, là aussi, rapidement déçu.
Entre un décor apocalyptique qui n'a rien d'impressionnant, d'interminables dialogues explicatifs qui sonnent creux, des scènes d'actions bien gentillettes mais où ne souffle à aucun moment un vent épique, se rapprochant trop sur ce point de "Transformers", le minimum d'intéret retombe comme un soufflet.
Côté casting, seul, Sam Worthington tire à peu près son épingle du jeu. Christian Bale étant, quant à lui, décevant, peu à l'aise dans la peau du leader de la résistance. Que dire du reste du cast, totalement transparent et sous exploité.
Plus qu'une déception, cette "renaissance" est une véritable trahison.

Sam 13 jun 2009 Aucun commentaire