Le Cinéma d' Exterminator
Il était une fois au pays des mille et une nuits, un jeune homme nommé Aladdin qui mène la vie insouciante d'un gamin des rues jusqu'au jour où il rencontre la
princesse Jasmine. Il va alors se retrouver après maintes mésaventures en possession d'une lampe bien mystérieuse et habitée par le génie le plus excentrique et le plus imprévisible qui soit.
Mais le grand vizir Jafar, dont l'ambition est de prendre le pouvoir, tentera tout pour s'emparer de cette lampe et obtenir ainsi le trône du Sultan... (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Symbole du renouveau de l'entreprise Disney, en perte de vitesse à l'époque, initié par les succès de "La Petite Sirène" et "La Belle et la Bête", cet "Aladdin" se place encore un cran en dessus,
déja, au niveau du box-office international, mais aussi par une réelle volonté de dépoussiérer une manière de mettre en image de vieilles histoires traditionelles. Ici, la célèbre entreprise
s'attaque à la non moins célèbre histoire des milles et une nuits, celle de Aladdin (orthographe anglaise oblige). Qu'est ce qui fait donc l'originalité de cette oeuvre par rapport aux autres ?
Tout d'abord, une technique et un dessin irréprochable. Là où les nouvelles technologies numériques n'avaient pas encore fait totalement leur apparition, on restera admiratif devant une telle
qualité de travail superbement coloré. Beaucoup de couleurs, donc appuyant le côté féérique du récit de ce petit voleur, accompagné de son petit singe en guise d'ami qui deviendra le
prétendant de la princesse du royaume grâce à l'aide précieuse du génie de la lampe. Ce génie qui est la véritable star du film, sorte de Robin Williams sous acide, complètement déglingué qui
amène une très forte et très bonne dose d'humour. En effet, le film commence doucement avec la présentation de Aladdin, sympatique personnage sans toutefois avoir une réelle ampleur. Idem pour la
princesse qui malgré son fort caractère, ne déchaine pas les passions. Heureusement que le méchant de service, le diabolique Jafar est là pour nous faire frissonner un peu en ce début de
métrage. Un début, certes assez ambalant mais pas transcendant non plus...Sauf qu'arrive enfin ce génie qui va tout écraser sur son passage. Grâce à cette arrivée, le film gagne donc en
humour tout à fait désopilant mais aussi en rythme. Les numéros musicaux jusqu'ici plutôt sympatiques deviennent particulièrement enjoués et réussis grâce à ce grand "malade" à la peau bleu, qui
n'aspire qu'à retrouver définitivement sa liberté après plusieurs milliers d'années d'enfermement et de service au fin fond de sa lampe. Un personnage complètement à part dans la galaxie Disney,
avec un côté presque irrévérencieux totalement en décalage avec ce que nous avait proposé jusqu'à maintenant la grande major américaine. Les temps changent et Disney s'adapte enfin à un public
plus large non plus seulement composé d'enfants mais, maintenant de leurs parents aussi, c'est à dire les anciens enfants spectateurs, devenus adultes. Ce virage et cette prise de risques pour
une entreprise très politiquement correcte se paiera avec le succès mondial de ce film, et ce n'est rien comparé au raz de marée de la prochaine production Disney : "Le Roi Lion". Bref, un film à
la joie et à l'humour totalement communicatif qui fait un bien fou tant il n'a pas pris une ride.