Le Cinéma d' Exterminator

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Arrêté pour vol de chevaux, Coburn serait lynché sans l'intervention d'un homme de loi et de son neveu, Chip. Le miraculé s'évade de prison et retrouve son sauveur qui meurt dans ses bras en lui confiant son neveu et le titre de propriété d'un ranch. Coburn est poursuivi par Sonny, un pistolero persuadé qu'il a déshonoré sa soeur et qui entend bien la lui faire épouser... avant de l'abattre.  (Résumé : Source : fluctuat.net)

Pour ceux qui s'attendent à voir un western sombre et violent, passez votre chemin. On est plus ici dans le western "familial", sous le signe de la comédie, certainement grâce (ou à cause selon les cas) à la présence de Bud Spencer, en pleine période "Trinita". Point de Terence Hill ici mais un Jack Palance venu cachetonner dans cette double histoire sympatique. Une nouvelle fois, en effet, le western italien nous offre un scénario original, divisé en 2 parties, avec d'un côté, la "quête" de Jack Palance qui veut marier sa soeur à l'homme, incarné par Bud Spencer qui l'a déshonorée (entendez par là, qui a couché avec elle avant le mariage) avant de le tuer, satisfaisant sa propre vengeance. Mais comme Spencer est embarqué dans une série d'embûches, Palance est obligé de le sauver à chaque fois pour ne pas le voir mourir de la main d'un autre et, surtout, avant le mariage avec sa soeur. Bref, cela entraine toute une série de situations amusantes, de duels et de bastons plaisantes, dans la veine de ce que nous a déja habitué le gros Bud. A noter qu'ici,  Spencer met toujours de petites lunettes avant de se battre : original.
En parallèle, Coburn (Bud Spencer) croise un vieil homme qui, juste avant de mourir, lui fait promettre de veiller sur son petit neveu et de l'accompagner jusqu'au village où le petit a hérité d'une maison qui fait des envieux.
Là aussi, tout est pretexte à situations cocasses (l'homme qui mange la terre ou l'aide des danseuses) bastons et moments de bravoure pour un Bud Spencer, constamment accompagné du jeune homme pour le plaisir d'un public familial, visiblement visé ici.
Le film, assez court (certainement en version cut en France), se laisse voir sans déplaisir. Au dela de la réalisation correcte de Lucidi, c'est Bud Spencer qui tient le film sur ses épaules, reproduisant une nouvelle fois, les recettes qui ont fait son succès. Les bastons sont efficaces, l'humour bon enfant et le final avec une grosse bagarre et un dénouement original.
On notera aussi la présence contractuelle (co-production italo, franco espagnole) de Francisco Rabal et de Dany Saval (Mme Michel Drucker à la ville...) dans le rôle de la soeur de Palance et qui passe son temps à brailler. Au début, ça passe, à force, ça saoule.
Pas de quoi se taper la tête contre les murs mais un western agréable surtout destiné aux fans du gros Bud.

Sam 10 nov 2007 Aucun commentaire