Le Cinéma d' Exterminator
Le commandant Joss Beaumont est envoyé au Malagawi, une république africaine, avec pour mission de supprimer le président N'Jala. Mais la situation politique ayant
évolué entre-temps, le gouvernement français se trouve alors dans l'obligation de «désamorcer» Beaumont. Pour ce faire, le Quai d'Orsay le dénonce à la police du Malagawi. Arrêté et jugé, il est
envoyé au bagne, où il passe deux ans avant de parvenir à s'évader. De retour à Paris, Joss est bien décidé à faire payer très cher leur trahison à ses supérieurs. Par télégramme codé, il informe
le colonel Martin que la mission qui lui a été confiée sera exécutée pendant la visite à Paris du président N'Jala, désormais ami de la France... (Résumé : Source : Cinemovies.fr)
Adaptation de l'excellent roman de la série noire de Patrick Alexander, "Mort d'une Bête à la peau fragile", ce film fait parti des plus gros succès (5,2 millions d'entrées) de notre Belmondo
national, alors toujours au top de sa carrière. Ecrite sur mesure pour Bebel, cette adaptation introduit quelques moments de bravoure et d'humour supplémentaires, cadrants parfaitement avec
l'un des acteurs populaire préféré des français : la poursuite en Fiat rouge, la rencontre avec les clochards, la baston dans l'hotel....
Un métrage donc plutôt réussi pour les fans de l'acteur (tous les ingrédients qui ont fait les succès de ses précédents films sont là), où la patte Audiard se fait furieusement sentir
pour notre plus grand plaisir.
Le film commence par une partie africaine assez spectaculaire, introduisant le personnage de Joss Beaumont, agent trahi et oublié par son pays, appuyée par le désormais mythique thême de
Morricone, Chi Maî, qui fera plus tard, le bonheur d'une pub pour alimentation canine.
Son retour en France marquera le début d'une chasse à l'homme rythmée, menée par l'angoissant Robert Hossein, parfait en agent froid, sadique et ultra déterminé. Une traque conclue par un superbe
duel. Une galerie de second rôles, habitués aux films de Belmondo ou de Lautner. Que dire du final, intense et inoubliable qu'un acteur au sommet de sa gloire, a osé choisir. (deux fins ont été
alors tournées).
On peut regretter néanmoins un Belmondo qui a du mal parfois, à se détacher de son personnage, maintes et maintes fois parodié, voire moqué. Rien de grave, "Le Professionnel" est un
excellent divertissement, diffusé régulièrement à la télévision avec toujours autant de succès.