Le Cinéma d' Exterminator
A la suite d'une banale confusion de voiture, Antoine Malibran se trouve impliqué dans l'attaque à main armée de la banque de la Seine. Antoine ne faisait qu'attendre se petite amie Carole, caissière de la banque, mais les apparences sont contre lui et il est mis en prison avant même d'avoir compris pourquoi. Et il lui faut supporter les humeurs de son compagnon de cellule Freddo la Terreur. Quelques semaines plus tard, Antoine s'évade sans le vouloir ; chargé de nettoyer la voiture du directeur, il s'endort sur la banquette arrière et, quand il se réveille, la prison est déjà loin. Mais, prisonnier modèle, Antoine revient sagement à la maison d'arrêt, au grand étonnement des surveillants. Les autres détenus y voient une manoeuvre tactique et Antoine acquiert une autorité sans égale. Même Freddo reconnaît sa supériorité et s'incline respectueusement. Un jour avant sa libération, Antoine bénéficie d'un plan d'évasion soigneusement préparé pour un autre prisonnier. Et, sans avoir rien demandé, il se retrouve à Marseille avec une valise de billets de banque. Mais le hasard n'a pas fini de l'interpeller. Les circonstances sont adverses et Antoine atterrit dans un pays d'Afrique, en plein coup d'Etat. Devenu conseiller principal du nouveau président, Antoine a une vie de rêve, mais il s'ennuie de Carole. Dans l'avion qui le ramène à Paris, il parvient, toujours sans le faire exprès, à maîtriser un dangereux terroriste. Etourdi par tant d'aventures, Antoine espère bien pouvoir prendre un repos bien mérité dans les bras de Carole (Résumé : Source : cinemotions.com)
Un film qui porte bien son titre. En même temps, a quoi s'attendre avec un cast de nanars mis en scène par un réalisateur de nanar. Il n' y a donc pas tromperie sur
la marchandise. Voila un grand et beau nanar monté pour un Michel Leeb, alors au top de sa carrière de comique. Pas sûr que ce film lui ai réellement servi pour assoir cette gloire de l'époque.
Le problème, c'est que pour une comédie, il faut des gags, même foireux, mais un minimum de gags. Ici, point de gags mais des situations nulles permettant au comique de faire étalage de son
talent (?) d'imitateur. Tout son répertoire y passe, Gabin, Belmondo, Marielle, le chinois ou l'africain mais c'est tellement ringard que cela ne provoque même pas un sourire....rien, le néant.
Néant, c'est ce qui peut caractériser le scénario, invraisemblable et ennuyeux, tellement creux et bête, basé sur les péripéties de Leeb le faisant passer de prisonnier par erreur à gros caid en
passant par conseil de président africain. L'Afrique où il débarque par hasard après un échange de billets, pour rien, si ce n'est pour offrir à l'équipe, une escapade aux frais de la production.
Le film se finit comme il a commencé, dans une invraisemblance et une bétise la plus totale. Heureusement que ça dure 1H20, au dela, cela deviendrait une torture.
A noter les caméos de Galabru et Darry Cowl, habitués à venir cachetonner dans les nanards de l'époque mais que dire de la participation de Ticky Holgado, perdu dans cet océan de bétise.
Sans oublier une musique, tout droit sortie d'un jeu vidéo Atari qui fait mal aux oreilles.
Un film a recommander pour une soirée nanar avec quelques potes consentants.