Le Cinéma d' Exterminator
Le fondé de pouvoir Pierre Vidal est nommé à la tête de la banque Cardot en remplacement de son directeur, d'Entraygues, parti en vacances. Prenant très au sérieux
ce nouveau rôle, il devient irritable et méfiant, allant même jusqu'à simuler un hold-up pour tester la capacité de réaction de son personnel. Bref, il ennuie tout le monde, y compris et surtout
Janet, sa petite amie anglaise, coiffeuse dans un salon situé en face, ce qui est bien pratique pour l'observer à la jumelle. Elle envisage même de rompre,
mais ne va pas s'ennuyer longtemps ! La veille du week-end, Vidal ne peut empêcher que soit dérobée à la banque une mallette, confiée par un certain Bertrand de Rovère et contenant des actes
de cession de l'Alcazar, célèbre cabaret parisien de travestis. Quiconque s'en empare devient propriétaire du cabaret, car ils ne sont pas signés. Voulant
préserver la réputation de la banque, Vidal ne prévient pas la police et, profitant d'un indice laissé par le voleur, part à sa poursuite. Ainsi se retrouve-t-il dans le train puis sur le
ferry-boat qui conduisent la troupe de l'Alcazar en Angleterre, à Brighton. (Résumé : Source : cinema-français.fr)
Un scénario taillé à la mesure du talent de Pierre Richard en homme Catastrophe qui a fait son succès depuis l'excellent "Distrait" qu'il avait lui-même réalisé en 1970. Pas de mauvaise surprise
donc, on rit souvent aux péripéties de ce sous directeur de banque, décidé à récuper des papiers dérobés dans un des coffres de sa banque.
Le film démarre en douceur avec une première partie se passant dans la banque où, dès lors que Pierre Richard obtient les responsabilités suprèmes, psychote sur d'éventuels hold-up, provoquant
une serie de catastrophes assez hilarantes comme la scène de son pied coincé dans les toilettes ou les deux arrestations malheureuses qu'il subit.
Après le vol des documents, le film passe à la vitesse supérieure, avec un long épisode dans le train qui va les conduire à Brighton, tout aussi réussi avec son lot de situations comiques
efficaces. La dernière partie ne manque pas de rythme non plus, grâce notammant à la scène où Pierre Richard dégomme les colonnes du décor du théatre devant des spectateurs d'abord ébahis puis
entousiasmés, ou celle de l'incendie de la maison.
Un Pierre Richard en roue libre, parfait dans ce genre de personnage qu'il affectionne tant, accompagné de la (alors belle...il y a bien longtemps) Jane Birkin, qui ne joue certes pas très bien
mais qui se fond parfaitement dans le récit. Reste un Michel Aumont assez discret en flic à la poursuite du gaffeur Pierre Richard.
Une comédie réussie menée tambour battant. 1h30 de détente salutaire.