<![CDATA[Le Cinéma d' Exterminator]]> http://www.cinema-exterminator.com/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2009-07-06T17:29:58Z <![CDATA[Survivance de Jeff Lieberman 1980]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33504996.html Deux chasseurs sont attaqués par un mystérieux tueur. L'un d'eux est tué alors que l'autre perd la raison. Cinq jeunes gens en vacances dans la région décident de passer quelque temps dans la forêt en dépit des avertissements du shériff. Leur séjour va prendre une tournure dramatique lorsqu'ils sont attaqués par le tueur ou plus exactement deux tueurs, des jumeaux dégénérés issus d'une génération de paysans isolés. Le massacre commence... (Résumé : Source : devildead.com) Alors que le cultissime "Delivrance" de John Boorman en 1972 avait déja ouvert la brèche, c'est le mythique "Massacre à la Tronçonneuse" de Tobe Hooper qui lança un nouveau genre dans le cinéma d'exploitation horrifique, celui qu'on appelle le "Survival". Souvent construits sur le même modèle, celui d'une bande d'individus (jeunes de préférences) débarquant dans un univers reculé et hostile, qui deviennent la proie d'habitants inquiétants voire psychopathes qui voient d'un mauvais oeil, l'arrivée de ces intrus, ces films succitent une angoisse non feinte, sans pour autant faire appel à des débordements gore qui caractérisent les autres sous genres du cinéma horrifique. Il suffit de se souvenir du film de Hooper, véritable perle effrayante et crade qui vous embarquent dans un voyage au bout de l'enfer avec l'inoubliable homme à la tronçonneuse, Leatheface sans qu'il y est presque une once de sang. L'originalité et l'immense succès du film engendront donc une série de long métrages avoisinants comme le très bon "La Colline a des Yeux" de Wes Craven, basé lui aussi sur une histoire véridique, celle de la famille Beane, clan sauvage sévissant en Ecosse au 15ème siècle. Il n'aura donc pas fallu longtemps pour voir poindre d'autres simili-métrages de plus ou moins bonne qualité. Et c'est en 1980, qu'apparut cet enième dérivé du genre, reprenant ouvertement le contexte de "Delivrance", la foret et l'histoire de "Massacre.." avec cette paire de tueurs psychopathes, frères dans une famille d'allumés. On retrouve donc une mise en place copiée quasi à l'identique sur ces prédécesseurs avec ces 5 jeunes gens décidés à faire du camping au fin fond des montagnes. Comme chez Hopper, quelqu'un va les avertir de ne pas y aller (ici c'est le garde champêtre) mais bien sûr, ils ignoreront l'avertissement et iront s'installer en pleine foret. Mais là où chez les autres, la tension commençait rapidement à monter, il ne se passe ici quasiment rien. On prend le temps de voir nos jeunes amis s'installer, se baigner, danser autour du feu...tout cela pendant presque une heure. Autant dire qu'on s'ennuie ferme et qu'il nous est difficile de lutter contre le sommeil ou l'envie de plus en plus pressante de quitter ce piètre spectacle. Et ce n'est pas la rencontre avec les deux tueurs, enfin décidés après tout ce temps à éliminer définivement nos pauvres touristes qui s'amusaient bien jusque là, qui va changer quelque chose, tellements effrayants qu'ils font passer Leatherface pour le père Noël. Les amateurs d'angoisse seront donc déçus, la mise en scène de Lieberman étant d'une faiblesse hallucinante, on ne sursaute absolument jamais devant des situations plus que téléphonées et emmenées de la façon la plus crétine qui soit. Bien qu'avertis, les amateurs de gore passeront aussi leur chemin, tout y est largement suggéré mais de la pire des manières. On sauvera uniquement la scène finale, véritable symbole de l'emancipation féminine avec l'héroine qui, pour se défaire de l'un des deux tueurs qui tente de la violer, enfonce son poing puis son bras dans la gorge du psychopathe pour l'arrêter. Une originalité perdue dans un océan de banalités et d'ennui qui font de ce film, un long métrage tout à fait dispensable. ]]> fr 2009-07-06T16:35:52Z <![CDATA[Passager 57 de Kevin Hooks 1992]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33497244.html Afin d'échapper aux forces de l'ordre, Charles Rane a décidé de se faire refaire le visage. Mais le terroriste est appréhendé avant d'avoir pu mettre son plan à exécution. Le FBI embarque incognito Rane à bord d'un avion de ligne, dans lequel a pris place John Cutter, agent de la sécurité de l'American International Airlines, hanté par la récente disparition de sa femme, abattue par un gangster. Ce qu'ignorent les agents du FBI, c'est que des complices de Rane sont montés dans l'avion. Après le décollage de l'appareil, les terroristes surgissent, prennent les passagers en otages et dictent leurs ordres à l'équipage. Mais Cutter, n'écoutant que son courage, se fait fort de sauver ses compagnons d'infortune. (Résumé : Source : wikipédia.fr) Il est de ces films qu'on a plaisir à voir et à revoir quand on a un moment à perdre, totalement prêts à laisser son cerveau de côté pour se laisser divertir pendant 1h30. "Passager 57" fait assurément partie de ces films. Loin d'être un nanar destiné au marché de la vidéo vers lequel le pauvre Wesley Snipes s'est tourné aujourd'hui, ce long métrage se laisse toujours regarder avec un certain plaisir. Non pas qu'il soit d'une qualité et d'une consistance exceptionnelle mais le but de divertir à un rythme soutenu est largement atteint, quitte à mettre de côté tout semblant de vraisemblance. Il suffit de voir l'introduction pour s'en laisser convaincre, avec le méchant Charles Raine (remarquablement interprété par l'inquiétant Bruce Payne) qui, juste au moment de subir une opération de chirurgie esthétique, s'apercevant de l'arrivée imminente de la police, tue le docteur puis s'echappe en sautant du haut de l'immeuble en retombant sur ses deux pieds. Une scène qui donne le ton de ce qui va suivre. C'est à dire une succession de situations rocambolesques, enchainées parfois assez bizzarement mais d'une efficacité certaine, bénéficiant visiblement d'un budget assez confortable. Dès la prise d'otage, le rythme ne retombera plus jamais jusqu'au générique de fin. Entre temps, ce seront bastons, fusillades, punch line, bref, le cocktail habituel de tout bon film d'action estampillé 90's. A ce titre, Kevin Hooks, acteur réalisateur issu de la télévision, ne nous trompe jamais sur la marchandise. Oubliées, les lacunes, on ne s'ennuie jamais, pris par l'enjeu et l'intrigue, même mince du film. Côté casting, outre le fait de voir avec plaisir un Wesley Snipes en forme, ce qui est devenu extrêmement rare, un Bruce Payne pourri à souhait, on reconnaitra l'ex-madame Hugh Grant, Elizabeth Hurley en méchante hotesse et le toujours pateau Tom Sizemore, pas encore ici envahit par les kilos... Alors non, ce film ne laissera pas une trace indélébile dans l'histoire du cinéma, ni même, ne se placera parmi les meilleurs films du genre, mais il reste suffisamment honnête et bien ficelé pour ne pas le jetter parmi les navets qui fleurissent dans les bacs à soldes des supermarchés. Pour voir ce film en VOD sur www.filmotv.fr Cliquez ici ]]> fr 2009-07-06T16:47:02Z <![CDATA[Atlantis Interceptors de Ruggero Deodato 1983]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33476021.html Sur une plate-forme à la surface de l'océan, un groupe de savants fait des recherches sur les fonds marins au large de la Floride. Les scientifiques découvrent au fond de l'eau un sous-marin nucléaire russe échoué qu'ils essaient de ramener à la surface. Au cours de la procédure, ils trouvent un artéfact qui semblerait être originaire du royaume perdu de l'Atlantide et ils font appel à une experte en la matière pour examiner l'objet. Pendant ce temps, une fuite radioactive au niveau des tubes lance-missile du sous-marin provoque la remontée à la surface de la fameuse île de l'Atlantide, ce qui provoque évidemment un gigantesque raz-de-marée qui renverse la plate-forme. Les savants qui ont survécu à la catastrophe sont secourus par deux mercenaires américains qui se trouvait à bord d'un yacht dans les environs. Tous ensemble, ils abordent une île voisine où tout a été anéanti. Ils ne tardent pas à être attaqués par les responsables de ce massacre, un groupe d'envahisseurs menés par un nommé Crystal Skull, qui se prétendent descendants des Atlantes. Grâce aux deux mercenaires, les scientifiques rescapés parviennent à échapper à ces redoutables agresseurs et volent un hélicoptère pour quitter cet endroit. Mais l'aventure est loin d'être terminée. (Résumé : Source : club de monstres.com) Dans les années 80, le cinéma d'exploitation transalpin nous avait habitué à tout, surtout à repomper sans honte, les grands succès du cinéma populaire anglophone. De "Mad Max 2" à "New-York 1997" en passant par le premier "Rambo", c'est une floppée de copies plus fauchées les unes que les autres qui ont fleuries sur les écrans. Post nuke, films de guerre, films d'horreur, tous les genres y sont passés. Ruggero Deodato qui s'était vu attaché presque malgré lui, l'étiquette du réalisateur de film de cannibales par excellence, après le succès et les grosses polémiques qu'ont suscitées son film phare "Cannibal Holocaust", se voit proposer ce petit film d'aventures au budget plus que serré, véritable fourre tout, mélangeant tous les genres précédemment cités. En effet, sous le couvert d'un scénario de timbre poste absolument invraisemblable, Deodato va s'amuser à mélanger tous les codes de "l'exploit'" italienne sans vergogne et sans limites malgré un manque de moyens plus qu'évident. Après une mise en place rapide et confuse avec une présentation baclée des personnages, ça continue comme un vulgaire film catastophe tourné par une bande de potes avec l'arrivée d'une grosse tempète visiblement filmée dans une salle de bain, provoquée par les radiations d'un sous marin russe à l'abandon...(!!!???) Ce qui va provoquer le retour à la surface de....l'ile de l'Atlantide et d'un bastion de guerriers prêts à la défendre....C'est là qu'on bascule dans le post nuke de base avec ces "warriors" du pauvre, tous justes sortis d'un mauvais carnaval, décidés à éliminer les responsables de la remontée de l'ile à la surface...Oui, il faut suivre, tellement le scénario est crétin... Qu'en est-il de la suite ? et bien des affrontements en ville d'abord, puis dans la jungle jusqu'au final hallucinant. Et c'est tout ce qui fait le petit intéret de ce film. En effet, au dela du fait qu'il soit débile et fauché, ce film est surtout incroyablement rythmé, enchainant les scènes d'action de manière effrénée et filmée d'une manière plus que convenable par un Deodato qui est loin d'être un branque, à la différence de ses homologues Bruno Mattei ou Larry Ludman...On ne s'ennuie donc pas une seconde devant ce spectacle qui s'avère finalement regardable à défaut d'être de qualité. On ne pourra s'empêcher de rire en voyant les mêmes figurants se faire tuer plusieurs fois, la production ayant certainement oublié d'en engager suffisamment, on les recycle d'une scène à l'autre ou encore devant l'incroyable conviction de ces mêmes figurants à mourir...Mais c'est finalement, ce qui fait le charme de ces nanars fauchés qu'on se fait un plaisir à voir entre potes, contents de retrouver sur l'écran des habitués du genre, Christopher Connelly ou Ivan Rassimov, visiblement aussi convaincus que nous de la qualité de la production. Pour une soirée à thême ou pour simplement les amateurs de nanars transalpins, ce film fait aisément partis des must du genre. Nul mais fun... ]]> fr 2009-07-05T18:41:04Z <![CDATA[Hurlements de Joe Dante 1980]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33467347.html Karen White, une présentatrice TV, fait une pause dans sa carrière à la suite d'un incident traumatisant avec un tueur en série. La police a pu la sauver en tuant le dangereux individu. Mais Karen est-elle réellement en sécurité ? Sur les conseils du Dr George Waggner, elle rejoindra 'La Colonie', un centre de repos où vivent toutes sortes d'énergumènes. Ses cauchemars lui rappellent sa rencontre avec le tueur... jusqu'à ce que celui-ci réapparaisse à la pleine lune... (Résumé : Source : cinemovies.fr) La lycanthropie (ou le mythe du loup-garou) fait partie de ces thêmes fondateurs du cinéma d'épouvante qui, au même titre que le film de vampires, ont alimenté de tous temps, les salles spécialisées. On se souviendra aisément de films comme "La Nuit de Loup Garou" de Terence Fisher, "Le Loup-Garou" de George Waggner(...) avec Lou Chaney ou plus recemment "Le Loup Garou de Londres" de John Landis avec la transformation qui reste, encore aujourd'hui, la plus impressionnante jamais filmée. Parmi les classiques du genre, on retrouvera sans conteste également, ce "Hurlements" du mythique réalisateur des "Gremlins", Joe Dante. Après un fauché mais néanmoins réussi petit film d'épouvante, "Piranhas", Dante s'attaque donc à cette métaphore de la bestialité de l'être humain et du danger venant de l'extérieur avec un applomb et une originalité qui feront toute sa singularité. Le film commence fort avec cette scène immersive dans les bas fonds d'une ville crasseuse où la présentatrice vedette du JT a rendez-vous avec le sérial killer qui l'avait contacté. Dante installe déja une ambiance malsaine et angoissante montrant un monde "humain" particulièrement peu fréquentable en totale opposition (apparente) avec la "colonie", située en pleine campagne, sorte de micro société dirigée par un psychiatre où vivent harmonieusement chacun de ses membres. La comparaison avec une secte lambda serait des plus faciles mais c'est plus à une meute à laquelle nous somme confrontés ici qui, sous l'influence du chef, va accepter, non sans craintes, l'arrivée de deux nouveaux membres extérieurs et différents de leur monde. Une cohabitation qui va vite d'avérer difficile, où les nouveaux n'auront d'autres choix que d'être "convertis" ou éliminés. Et il faut bien avouer que Dante a vite choisi son camp, tout du moins avant la dernière partie. Ne présentant jamais le lycanthorpie comme quelque chose de mal, il nous fait aisément comprendre que cette communauté ne demande qu'à vivre en harmonie et qu'elle ne fait que se défendre face à l'agression extérieure. A contre courant donc de la légende qui assimile le loup garou au vampire comme un prédateur d'être humains. Ici, en temps normal, ils ne chassent que le gibier pour se nourrir et non pas l'homme. Malgré un rythme assez lent, Dante parvient rapidement à nous emporter dans une intrigue bien ficelée, ponctuée par un lot de scènes assez marquantes comme celle de la transformation qui, bien qu'elle soit inférieure à celle du "Loup Garou de Londres" reste impressionnante grace aux fantastiques maquillages de Rob Bottin et à la qualité de la mise en scène de Joe Dante. La dernière partie où l'instinct de survie animal reprend le dessus est toute aussi réussie avec un final parfaitement maitrisé. Bref, malgré les années et quelques effets obsolètes, "Hurlements" reste encore aujourd'hui, l'un des films référence du genre difficilement égalable. ]]> fr 2009-07-05T15:25:17Z <![CDATA[J.F Partagerait Appartement de Barbet Schroeder 1992]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33453389.html JF partagerait appartement. Une petite annonce bien innocente mais qui va transformer la vie d'Allison en cauchemar... Après sa rupture avec Sam, Allison rencontre enfin une co-locataire idéale : la timide et réservée Hedra. Entre elles naît une solide amitié jusqu'au jour où le petit ami refait surface... (Résumé : Source : cinemovies.fr) C'est en 1987 que Barbet Schroeder, réalisateur français d'origine iranienne, fait ses débuts à Hollywood avec l'énigmatique "Barfly" après une carrière déja bien remplie dans nos contrées. Il suffit de voir sa riche filmographie pour s'en convaincre : "Tricheurs", "Maitresse" ou le mythique "More"... Après l'envoutante rencontre entre Mickey Rourke et Faye Dunaway, il enchaina avec l'excellent "Mystère Von Bulow" qui assoira sa très bonne réputation caractérisée par un parfait compromis entre un cinéma d'auteur européen et le cinéma de divertissement US. Et c'est encore sous le signe de cette double identité qu'il signe par la suite, ce thriller de facture classique. Mais là où ce fameux double style s'était avéré auparavant, un avantage certain, il devient ici un handicap. C'est donc pourquoi, on peut aisément séparer le film en deux parties distinctes et inégales à l'image du personnage de Jennifer Jason Leigh, la colocataire à double identité. La première partie, plus proche du style du cinéaste est indéniablement la plus réussie. De la rencontre aux développements de la relation entre les deux jeunes femmes, Schroeder fait mouche en s'attardant sur chacune d'entre elles, décortiquant à l'extrême leur profil psychologique avec, d'un côté, une jeune et séduisante jeune femme pas si bien dans ses bottes qu'elle veut bien nous le faire croire et d'un autre, la jeune paumée pas si innocente et timide que cela. Certes, le rythme de cette première partie est excessivement lent, Schroeder prenant aussi son temps pour poser son intrigue et faire monter doucement mais surement une tension que l'on sent de plus en plus présente au fil des scènes. Ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas, impatients de voir comment vont évoluer les caractères et leur relation. Mais c'est alors que le film bascule malheureusement vers une seconde partie proche de la série B US de base, et d'un film intelligent, on passe à une vulgaire série de rebondissements invraissemblables qui démolissent tout le travail accompli dans un premier temps. Schroeder laisse littéralement tomber l'évolution de ses personnages pour les balancer dans des scènes toutes droites sorties d'un mauvais téléfilm du samedi soir qui précipitent le film vers une conclusion grandguignolesque finalement classique et décevante. On ressort donc frustrés par cette promesse non tenue et un résultat finalement assez banal. Et d'un film qui aurait pû largement se situer au dessus de la moyenne après une première heure maitrisée et parfaitement écrite, on se retrouve finalement devant un thriller dégageant une désagréable impression de déja-vu. On se consolera quant même grace à l'excellente interprétation des deux "colocs", Bridget Fonda et Jennifer Jason Leigh, toutes deux simplement parfaites et la superbe photographie de Luciano Tovoli. Mais même si le film se laisse regarder jusqu'au bout, il reste tout de même une deception certaine. ]]> fr 2009-07-05T00:55:13Z <![CDATA[La Tête dans le Sac de Gérard Lauzier 1984]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33432392.html La cinquantaine fringante, Romain, patron d'une florissante agence de publicité, est un homme comblé. Après trois mariages malheureux, il semble avoir enfin trouvé la femme idéale en la personne de Véra, son élégante maîtresse, et affiche sur le plan matériel une réussite insolente, comme en attestent sa Jaguar dernier modèle, son vaste appartement parisien et son valet stylé. Un soir pourtant, au cours d'une réception mondaine, il perd son éternelle assurance devant la belle Eva, qui manifeste à son égard une indifférence à laquelle il n'est guère habitué. Contrariété à laquelle s'ajoutent bientôt les perfides intrigues de Dany, un jeune et brillant publicitaire engagé voilà peu par Romain...( Résumé : Source : wikipedia.fr) Avant de passer derrière la caméra, Gérard Lauzier, qui nous a quitté en 2008, était avant tout, un auteur de bandes dessinées assez reconnu entre les années 70 et 80. A travers ses ouvrages, il s'amusait à dénoncer les travers d'une certaine société grâce, surtout, à des dialogues parfaitement écrits, taintés d'un humour acerbe assez prononcé. Egalement auteur de théatre, il adapte pour son premier film, l'une de ses pièces, la sympathique "T'empèche Tout le Monde de Dormir" avant d'enchainer avec deux films dont cette "Tête dans le Sac". Ce film, adaptation de sa BD publiée en 1980 devait être, à la base, la suite des aventures de Jérome Ozendron, incarné par Christian Clavier dans l'excellent "Je Vais Craquer", personnage à la vie sentimentale, plus que houleuse qui, à l'approche de la cinquantaine, allait une nouvelle fois retomber dans ses travers amoureux. Pour son passage sur la toile, Lauzier change de personnage (et d'acteur) mais pas d'histoire, avec cette fois-ci, un excellent Guy Marchand, riche publicitaire bien dans ses bottes qui va voir sa vie chamboulée après sa rencontre avec une jeune mannequin manipulatrice. On l'aura compris Lauzier s'attaque à la fameuse crise du quinca qui a besoin de tester sa virilité en séduisant de jeunes femmes d'apparence peu farouche ou en mattant d'éventuels jeunes prétendants. Mais là, il va tomber sur un os ou plutôt, plusieurs. Et d'un ton plutôt bon enfant dans "Je Vais Craquer", Lauzier passe ici à l'offensive avec un durcissement de son discours. Comme l'illustre parfaitement l'affiche du film, l'auteur dépeint son histoire comme un rituel animal avec ce personnage attaqué de toutes parts qui va vouloir défendre son territoire. Et d'un pathétisme initial assez marqué, cet homme va dégager au fur et à mesure une sympathie de plus en plus grande, poussé malgré lui à se remettre en cause. Par une mise en scène appliquée et sérieuse, Gérard Lauzier nous plonge aisément dans la vie de ce séducteur bousculé, reprenant aussi la fameuse voix off du personnage principal comme dans..."Je Vais Craquer". Ce qui nous donne d'excellents moments de réflexion, à la fois acides et hillarants. Mais c'est surtout grâce à un casting de très haute tenue, que le film prend toute son empleur. Comment ne pas souligner la partition quasi parfaite de Guy Marchand, à tel point qu'on croirait le rôle écrit pour lui. Mias il n'est pas le seul entre un jeune Patrick Bruel, parfaitement arrogant, une Fanny Bastien plus que mystérieuse et une Marisa Bérenson superbe, on est plus que servis. Que dire de l'exceptionel Jacques François (encore une fois) en amoureux transis d'un jeune garçon qui provoque l'hillarité à chacune de ses apparitions. Bref, Gérard Lauzier fait mouche en restituant parfaitement son univers sur grand écran et en nous faisant passer un agréable moment de cinéma. ]]> fr 2009-07-04T13:05:40Z <![CDATA[Les Naufragés du 747 de Jerry Jameson 1977]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33207653.html Le milliardaire Philip Stevens a décidé de transformer sa villa de Palm Beach en musée où il présentera sa fabuleuse collection d'oeuvres d'arts. Pour le voyage, il a convié tous ses amis et la presse à embarquer à bord de son Boeing 747 personnel. Mais deux malfrats sont bien décidés à dérober la fabuleuse cargaison. Tandis que l'avion vole tranquillement vers le petit paradis, la tempête se lève. D'un côté comme de l'autre, les projets vont être chamboulés. (Résumé : Source : cinemovies.fr) Depuis la fin des années 90, le film catastrophe est de retour après un creux de plus de 15 ans. En effet, les "Armagueddon", "Twister" ou autres "Deep impact" ont succédé aux "Airport" ou "Poseidon" à coup d'effets spéciaux de plus en plus spectaculaires, générant un succès toujours grandissant. Mais là où, de nos jours, la part belle est réservée au spectacle à la limite du vraisemblable, leurs "ancètres" misaient sur une recette bien précise basée sur les peurs collectives les plus courantes. Parmi celles-ci, la simple peur de l'avion...C'est en 1970 qu'apparait le premier film "aérien", le fameux "Airport" mettant en scène les stars de l'époque, Burt Lancaster et Dean martin. L'énorme succès du film engeandra en 1974 un nouveau long métrage du genre, "747 en péril" où Charlon Heston tenait cette fois-ci, le haut de l'affiche. Forts d'un nouveau succès, c'est logiquement que Hollywood lança une nouvelle production, 3 ans plus tard avec ces "Naufragés du 747", modestement intitulé "Airport 77" dans son pays d'origine. Peu décidée à bousculer des codes bien définis, la production en reprend ici fidèlement les principaux fondements, ceux là même qui ont fait le succès des précédents long métrages. Un groupe de gens parfaitement définis, à la limite de la caricature, isolés à cause de circonstances particulières où les véritables caractères de chacun vont se révéler face au danger. On l'aura compris, la présentation des personnages est donc primordiale avec le risque de devenir longue voire interminable suivant le nombre d'intervenants. Ici, pas de chances, c'est plus de dix personnages qui l'on va suivre à travers cette aventure, ce qui implique une difficile première heure où il ne se passe quasiment rien, si ce n'est à naviguer d'un personnage à l'autre à bord du 747. On reconnaitra entre autres Jack Lemmon, Olivia de Haviland et autres Christopher Lee, déambuler dans les allées du paquebot des airs, sans oublier le vétéran James Stewart. Heureusement, les choses s'accélèrent ensuite avec l'amérissage forcé de l'avion qui va couler en pleine mer avec tous ses passagers. Le principal suspens étant de savoir comment il vont pouvoir remonter à la surface et combien de temps vont-ils pouvoir tenir dans une carcasse qui fuit de tous les côtés. Grace à une série de rebondissements et de péripéties assez conséquente, le suspens et le rythme restent, dans cette seconde partie, suffisamment soutenus pour nous tenir en haleine jusqu'au final particulièrement halletant et original. En effet, dans ses 20 dernières minutes, le film prend une tournure quasi documentaire avec la mise en place puis le déroulement de l'opération de sauvatage par la Navy. Plus que tout le reste du film, cette dernière partie est particulièrement passionante, relevant largement le niveau du film qui s'avérait, jusque là, plutôt moyen. Bref, un divertissement honnête bien que carburant au diesel mais qui grace à une dernière partie intéressante, se place du bon côté de la production du genre. ]]> fr 2009-06-28T21:06:52Z <![CDATA[L'Aube Rouge de John Milius 1984]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33194068.html Par une matinée tranquille, les élèves d'un lycée voient, à travers les fenêtres de leur classe, des parachutistes armés jusqu'aux dents atterrir sur leur terrain de football. L'invasion des Etats-Unis vient de commencer ! Huit adolescents parviennent à s'échapper dans les montagnes et vont mener une véritable guerrilla urbaine pour défendre leurs parents, leurs amis et leur pays. (Résumé : Source : cinemovies.fr) Tout d'abord, remettons nous dans le contexte politique de l'époque. 1983, Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis, passe à l'offensive en pleine guerre froide en instaurant l'initiative de défense stratégique, autrement appelée "Guerre des Etoiles", qui marque un positionnement plus que ferme face à "l'ennemi" soviétique. Une radicalisation qui va exacerber plus que jamais, un anti-communisme primaire auprès des américains, et qui va rapidement se propager jusqu'à Hollywood. C'est alors que nombres de longs métrages, en réponse aux films de propagandes anti-capitalistes issus de l'est, vont surfer sur ce sentiment grandissant en plein milieu des années 80. Le plus marquant d'entre eux, sera la séquelle de "Rambo" où Stallone part récupérer au Vietnam, un groupe de survivants yankees en dégommant, au passage, tout se qui porte une étoile rouge. Pas très loin derrière, on retrouve cette "Aube Rouge" qui met en scène la résistance d'une bande d'ados lors de l'invasion des USA par l'ennemi communiste pendant une hypothétique troisième guerre mondiale. Si le "Rambo" ne faisait pas dans le finesse, loin de là, ce film-ci ne prend pas de gants non plus pour nous offrir un point de vue sans nuances tout à la gloire de la bravoure américaine. Dès le départ, le décor est planté. Des parachutistes ennemis débarquent dans une petite bourgade US en éliminant directement un maximum de ses habitants. Mais une petit groupe de résistants va s'organiser pour lutter face à l'envahisseur. Outre le fait que ce débarquement symbolise le festival d'invraisemblances qui fera suite, ce point de départ ultra partisan annihile d'entrée une quelconque reflexion. Les gentils sont très gentils et les méchants, très méchants. Un point c'est tout. Le film se transforme donc en une énorme propagande pro-US, pronant la loi du talion du début jusqu'au final jusqu'auboutiste. Difficile donc de se détacher d'un message sans concessions ultra présent, pour se laisser divertir un minimum devant ce film d'aventure, en définitive, assez basique, pas aidé par une accumulation de situations invraisemblables et grotesques. Comment ne pas esquisser un sourire en voyant huit jeunes ados défier tout un corps d'armée sans essuyer la moindre perte pendant plusieurs mois ?..Retirés dans les montagnes, où trouvent t'ils les moyens de survivre ? Comment se fournissent t'ils en armes aussi facilement ? Des questions qu'il est difficile de mettre de côté. Mais que reste t'il alors ?... Des scènes de batailles fréquentes et efficaces et un casting de jeunes premiers de l'époque, tout à fait convaincants. En effet, les partitions réussies des espoirs d'alors (Swayze, Sheen, Howell, Grey...) parviennent un temps soit peu, à sauver le film au budget visiblement limité, d'un marasme complet. On est déçu de voir où est tombé le réalisateur du mythique "Conan le Barbare" et scénariste de "Star Wars". Dépassé par une époque et un état d'esprit aujourd'hui révolus, ce film reste de nos jours, une curiosité "nanardesque" difficilement regardable. ]]> fr 2009-06-28T14:30:34Z <![CDATA[Un Eléphant ça Trompe Enormément de Yves Robert 1976]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-33157179.html Étienne (Jean Rochefort), la quarantaine, marié, fidèle, heureux père de famille (marié à Marthe), tombe amoureux fou de Charlotte (Anny Duperey), une jeune femme, juste entraperçue, vêtue de rouge. Il partage la passion du tennis avec ses trois meilleurs amis, Simon, Daniel et Bouly. Simon (Guy Bedos) est médecin et étouffé par les perpétuelles intrusions de sa mère (Marthe Villalonga), caricature de mère pied-noire abusive, dans sa vie. Daniel (Claude Brasseur), garagiste, ne parvient plus longtemps à cacher à ses amis qu'il est homosexuel. Bouly (Victor Lanoux), séducteur impénitent, tombe de haut quand il découvre que sa femme a quitté le domicile conjugal avec meubles et enfants. Étienne, bien que méprisant les coureurs, succombe finalement aux charmes de sa belle inconnue mais celle-ci lui fait vite comprendre que ce sera une aventure sans lendemain. Si il y a un genre que le cinéma français maitrise plutôt pas mal, c'est bien le film de "potes". Ces films où chaque homme, en pleine crise de la quarantaine (ou moins), peut aisément s'amuser à se reconnaitre dans ses diverses galeries de personnages confrontées à toutes sortes de questionnements et de remises en cause. On se souvient recemment des aventures des Lavoine, Darmon, Daroussin et Campan dans l'excellent dyptique de Marc Esposito, "Le Coeur des Hommes" tiraillés entre leur peur de vieillir, de ne plus plaire, de s'enfermer dans un train train qui peut d'avérer définitif...Deux films symboles d'une génération qui succèdent au film de Jean Marie Poiré, réalisé 15 ans plus tôt, "Mes Meilleurs Copains", autre chronique de copains à l'aube de leur passage à l'age mûr, où cette fois-là c'était les Bacri, Clavier, Lanvin et (encore) Daroussin qui subissaient de plein fouet la crise du quadra. Mais avant eux, c'est Yves Robert grace à un très bon scénario de Jean Loup Dabadie qui, en 1976 allait lancer cette "mode" du film de "potes" avec ce portrait de quatre amis, tous très différents mais extremement soudés. D'abord focalisé sur les envies d'adultère d'un Jean Rochefort qui, entre un boulot qui l'ennuie et une femme trop occupée à reprendre ses études, rêve d'une jeune femme mystérieuse entrecroisée dans un parking souterrain, le film va donc s'ouvrir rapidement vers les autres membres de sa "bande". Tout d'abord, il y a Bouly, joué par Victor Lanoux, coureur de jupons qui va découvrir un matin que sa femme s'en est allée avec les enfants et les meubles. Puis, c'est Claude Brasseur qui cache son homosexualité en draguant à tout va des jeunes femmes devant ses potes. Et enfin, il y a le personnage de Guy Bedos, celui d'un médecin hypocondriaque sous influence castratrice d'une mère possessive admirablement jouée par l'excellente Marthe Villalonga. Le piège le plus dangereux que Robert et Dabadie ont admirablement évité, c'est celui de la caricature. En effet, on aurait pu facilement tomber dans la comédie de boulevard la plus vulgaire avec notamment, l'histoire d'adultère de Rochefort mais les deux auteurs, par une série de situations cocasses et des dialogues savoureux, parviennent à traiter le sujet grace à une finesse tout à fait appréciable. Il en est de même avec les histoires de Lanoux et Bedos qui sont abordées avec la même justesse et la même tendresse. On regrettera cependant la manière trop superficielle avec laquelle est amenée puis traitée l'homosexualité du personnage de Claude Brasseur. Visiblement mal à l'aise avec le sujet, Robert et Dabadie, qui ont tout de même le mérite de l'introduire dans une société qui le rejette encore en bloc, peinent à faire exister ce membre parmi les autres. Rien de bien grave tant cette chronique fonctionne avec une dynamique à toute épreuve, se détachant aisément d'une grande partie de la production de l'époque. Après moults visionnages, on ne s'en lasse toujours pas. ]]> fr 2009-06-27T22:45:13Z <![CDATA[Ultime Violence de Sam Firstenberg 1983]]> http://www.cinema-exterminator.com/article-32925690.html Après avoir assisté au massacre de sa femme et de plusieurs membres de sa famille par les guerriers Ninja, Osaki et son fils Kane partent à Los Angeles sur les conseils de leur ami Braden pour y ouvrir une galerie de poupées japonaises. le magasin n'est en fait qu'une couverture à un trafic de drogue organisé par Braden avec la complicité de sa maitresse Cathy (Résumé : Source : la revue cinématographique) Après une première tentative (Enter the Ninja) d'une qualité plus que limite (il faut voir Franco Nero affublé d'un costume de Ninja) mais qui connu un certain succès dans le circuit bis, les deux papes de la fameuse "Cannon", Golan et Globus, décidèrent de remettre le couvert du film de ninja dans une fausse suite. Fausse suite car hormis le retour du japonais Sho Kosugi à l'affiche, passant du rôle de méchant de service à celui de héros, ce film n'a absolument rien à voir avec l'opus précédent. C'est donc par total opportunisme que ce long métrage est mis en chantier pour satisfaire un nouveau public avide de guerriers japonais. Passons rapidement sur la crétinerie du scénario avec sa classique histoire de vengeance pretexte à justifier certains actes pour se contenter d'apprécier un temps soit peu un spectacle tout à fait correct qui, sans être d'une qualité exceptionnelle, n'ennuie pratiquement jamais. Cela commence pourtant mal, avec le massacre de la famille du héros, mise en scène avec des mouffles. Les combats étant d'une mollesse et d'un artifice hallucinants, on est rapidement affligé par cette introduction laborieuse qui laisse augurer une suite des plus difficiles. Heureusement, dès l'arrivée aux USA du héros et de son fils, les choses s'arrangent même si il aurait été difficile de faire pire. Un mieux grace à un Sam Firstenberg qui retrouve un peu de souffle à filmer toute une série d'affrontements d'une manière plus crédible notamment lors de la scène de la camionnette contre un Indien (??!!) et ses accolytes. Pas de quoi se taper les fesses par terre, mais au moins, on se laisse facilement divertir et c'est déja pas mal, même si malgré cela, on est toujours pas à l'abris de quelques séquences ridicules, notamment celles mettant en scène le propre fils de Sho Kosugi en train de s'agiter vainement. Mais le nombre et la variété des combats plus la multitude de gadgets qui feront malheureusement défaut dans les films suivants, les font rapidement oublier. Alors oui, c'est très souvent joué avec les pieds, certains moments sont à la limite du risible et il n'y a absolument rien d'original ici, mais Firstenberg réussi tout de même à garder notre attention pour nous laisser, au final, une impression plutôt positive. Surtout quand on compare ce film à certains de ses homologues difficilement regardables. Au final, les amateurs y trouveront donc facilement leur compte. Par contre, pour les autres, c'est une autre histoire... ]]> fr 2009-06-21T18:11:13Z