Index des Films
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Origine : USA
Durée : 107 Min
Dans l'Ouest américain, un éleveur recueille de jeunes marginaux, pour la plupart des as du pistolet, pour l'aider à travailler à son ranch. Mais l'éleveur va être assassiné, ces amis veulent le venger. Très vite, ils tombent dans l'illégalité, l'un deux n'est autre que William Bonney alias le célèbre Billy le kid. (Source : allociné.fr)
«Young Guns», c’est l’histoire revisitée de Billy le Kid et de sa bande des Regulators pendant la guerre éclair du comté de Lincoln. Un groupe de 11 «mercenaires» qu’il a formé pour venger la mort de son mentor John Tunstall lors d’une sinistre histoire de défense de territoire.
Si ce film sera l’occasion de remettre ce récit au gout du jour et de permettre à beaucoup de mieux connaitre l’histoire de ce célèbre franc-tireur, beaucoup de libertés ont été prises avec la réalité pour donner un peu plus de punch aux évènements.
Le groupe passe notamment de 11 à 6 ici, la rencontre et les relations avec Pat Garrett sont quant à elles, complètement réinventées et certaines exécutions totalement fantaisistes.
Pas de quoi crier au scandale non plus, les grandes lignes étant majoritairement respectées.
C’est Emilio Estevez, l'un des plus populaires membres du Brat Pack, qui incarne ici avec beaucoup de prestance le célèbre Billy le Kid. Il faisait partie à l’époque, de cette nouvelle génération d’acteurs sur lesquels Hollywood fondait beaucoup d’espoirs. Une génération qui aura du mal à survivre aux années 90 pour diverses raisons. L’idée a été d’en réunir ici un certain nombre pour moderniser un genre alors totalement morne. Aux côtés de Estevez, on retrouve donc son frère Charlie Sheen, Kiefer Sutherland et Lou Diamond Phillips qui constituent une bande tout à fait sympathique.
Un Western moderne qui fera surement hurler les puristes. Le réalisateur Christopher Cain ne reprend pratiquement, aucun code du genre mais se le réapproprie sans pour autant le trahir. Les traditionnels guns fights, les courses à cheval et les méchants crasseux restent bien présents.
Sans atteindre des sommets, «Young Guns» reste un très bon divertissement, rythmé et assez fun malgré quelques naïvetés et maladresses.
Avec :
Origine : Italie
Durée : 104 Min
Dans une petite ville puritaine devenue le repaire du vice et de la violence, les habitants, avec la complicité du shérif, purgent la cité au cours d'un massacre sans pitié. Seuls un joueur professionnel, une prostituée, un ivrogne et un noir dialoguant avec les morts survivent, mais le pire est peut-être encore devant eux...(Source : wikipedia).
Après deux sympathiques films consacrés au chien/Loup «Croc Blanc» tout droit sorti de l’imaginaire de l’écrivain Jack London, Lucio Fulci revient au western en 1975 avec ces «4 de l’Apocalypse».
Une nouvelle commande pour le réalisateur italien alors que le genre est à l’époque, en fin de vie.
Le scénario écrit par Ennio Di Concini, s’inspire de deux histoires de Bret Harte que Fulci va totalement remanier, pas vraiment emballé par la première version du script.
Cela sera l’occasion pour lui, d’aborder le genre de manière plus psychologique que spectaculaire autour de ses thèmes de prédilection : le mal, la mort, le sadisme, la mélancolie et la rédemption, bien avant sa célèbre tétralogie horrifique.
L’occasion également de s’éloigner des codes traditionnels du western spaghetti pour nous proposer un véritable hommage empoisonné aux classiques américains du genre. Une désacralisation par la dureté de son approche d’un Far West présenté uniquement comme une terre de cruauté et de haine implacable à la différence notamment d’un John Ford dont il détourne ici les personnages du joueur, de la prostituée, de l’ivrogne et surtout le long voyage en chariot de sa «Chevauchée Fantastique».
Le cinéaste nous laisse donc une oeuvre atypique, cruelle, fascinante, aux confins de la folie et instaure une atmosphère étrange qui vous met forcément mal à l’aise, prévenant des futurs films d’horreur de celui que l’on qualifiera comme le Maitre du Macabre.
Le long passage dans la ville fantôme est sur ce point édifiant.
En tête de cast, on retrouve Fabio Testi, parfait en dandy vengeur et surtout un Tomas Milian surprenant de cruauté dont le personnage et son look sont largement inspirés du serial Killer, Charles Manson. N’oublions pas Lynne Frederick, Michael J Pollard et Harry Beard qui complètent admirablement la distribution.
Sombre et violent (les impacts de balles sont impressionnants, sans parler des nombreuses séquences sadiques), les «4 de l’Apocalypse» reste un film unique et inclassable où Fulci fait une nouvelle fois preuve d’une maitrise technique indéniable, imposant un style qui lui est propre.
Avec :
Origine : Italie/Espagne
Durée : 109 Min
Le bandit San Antonio attaque un train chargé d'or dans lequel il massacre tous les occupants. Un aventurier et l'agent d'une compagnie d'assurances se lancent sur ses traces. San Antonio a monté une mise en scène pour faire croire à sa mort, mais ses deux poursuivants ne sont pas dupes et, à travers traquenards et règlements de comptes, finissent par retrouver l'or volé.
Premier chapitre d’une trilogie réalisée par Giuseppe Colizzi, «Dieu Pardonne, Moi Pas» symbolise la première rencontre entre Terence Hill et Bud Spencer. Mais cette réunion n’a jamais faillit avoir lieu. C’est en effet l’acteur Pietro Martellanza (connu sous le pseudo de Frank Martell) qui a d’abord été choisi pour interpréter le rôle de Cat Stevens. Mais la veille du tournage, il se blessa gravement au court d'une bagarre avec sa petite amie et dû être remplacé au pied levé par Terence Hill. Ce coup du sort permettra à Hill de lancer sa longue et fructueuse collaboration (19 films) avec Bud Spencer.
C’est aussi la première fois que l’acteur italien abandonne son véritable nom (Mario Girotti) pour le pseudonyme de Hill.
«Dieu Pardonne, Moi Pas» pose donc les bases d’une série de trois westerns spaghetti plus ou moins inspirés par le chef d’oeuvre de Sergio Leone, «Pour une Poignée de Dollars». Suivront immédiatement après «Les 4 de l’Ave Maria» et «La Colline des Bottes».
Réalisé quelques années avant «Trinita», ce film se présente comme un western classique et sérieux, assez éloigné du ton comique des futurs classiques du duo.
Les deux hommes collaborent ici pour retrouver l’ennemi public n°1 qui malgré qu’il soit passé pour mort, continue de faire régner la terreur au fin fond du Far West.
Un pitch loin d’être original que Colizzi ne parvient jamais à rendre véritablement excitant.
Un rythme linéaire, beaucoup de parlotte, très peu d’action et un duel final particulièrement raté font de ce film, une véritable déception.
Terence Hill compose un énième héros taciturne à la Clint Eastwood avec une certaine présence (il faut dire qu’il a un sacré charisme) mais on le préfère définitivement dans la peau de personnages plus excentriques. Il est également frustrant de voir Bud Spencer être obligé de faire le minimum syndical malgré son «potentiel» physique.
Frank Wolff (le fameux rouquin assassiné par Henry Fonda au début de «Il était une Fois dans l’Ouest») endosse ici le costume du méchant de manière assez convaincante mais sans plus.
Bref, «Dieu Pardonne, Moi Pas» reste un petit western sans grand intérêt qui ne doit sa notoriété qu’à la présence de son célèbre duo.
Heureusement, les deux films suivant s’avèreront beaucoup plus réussis.
Dakota entreprend de cambrioler un riche Chinois installé à Monterrey. Le vieillard meurt pendant le cambriolage. Le truand ne trouve dans son coffre que les photographies de quatre anciennes maîtresses du défunt. Arrêté, condamné pour meurtre, Dakota est expédié dans un pénitencier. Pendant ce temps, en Chine, Ho Kiang, le neveu de Wang, est vertement tancé par le seigneur de la région, qui accuse son oncle de lui avoir dérobé son trésor. Décidé à laver l'affront fait à l'honneur familial, Ho se fait incarcérer dans le même pénitencier que Dakota. Les deux hommes comprennent que les tatouages que portent les quatre femmes photographiées révèlent chacun partiellement l'emplacement du trésor... (Source : teleloisirs.fr)
En ce milieu des années 70, le western spaghetti est en train de vivre ses dernières belles années. Les amateurs du cinéma bis se sont en effet, peu à peu lassé d’un genre qui aura eu du mal à se renouveler depuis les chef d’oeuvres de Sergio Leone ou Sergio Corbucci, préférant désormais les films d’art martiaux alors en pleine expansion. Une nouvelle vague initiée en 1972 par l’énorme succès de «La Main de Fer», produit par le studio de la Shaw Brothers qui permettra à un nombre conséquent de films de kung fu de débarquer sur nos écrans. Désireux de poursuivre son développement en Occident, le studio va par la suite, se diversifier en co-produisant quelques films de genres (Action, polar, western...) en Allemagne, Angleterre et Italie.
Autour d’un scénario alliant parfaitement Western et Arts Martiaux, «La Brute, le Colt et le Karaté» sera la première de ces collaborations avec des producteurs transalpins (et espagnols), créant pour l’occasion, un sous-genre communément appelé, western soja, western kung fu ou même western chop suey.... Un projet gagnant-gagnant permettant d’un côté, au western italien de se relancer, de l’autre, au cinéma asiatique de poursuivre son expansion à l’Ouest.
On va donc réunir deux des plus grandes stars des deux genres. Lee Van Cleef, qu’on ne présente plus depuis sa prestation dans «Le Bon, la Brute et le Truand» et Lo Lieh, la tête d’affiche de... «La Main de Fer». Derrière la caméra, c’est l'éclectique (il aura touché à peu près à tous les genres durant sa longue carrière) réalisateur italien Antonio Margheriti, qui est finalement choisi.
Résultat, un film rythmé et sympathique qui, sans être une oeuvre majeure, se place aisément au dessus du lot. Tout d’abord, grâce à un scénario original qui voit nos deux héros obligés de retrouver 4 prostituées pour reconstituer un message (un morceau est tatoué sur les fesses de chacune d’elles) qui leur permettra de retrouver un trésor. Grâce aussi à l’évidente complicité des deux acteurs qui forment un duo plaisant et plein d’humour. Margheriti en honnête artisan, fait le job malgré quelques limites lors des scènes de combats. Visiblement peu à l’aise devant les exploits de la star asiatique, il filme platement les pourtant nombreuses scènes de «tatanes». On ne s’ennuie donc pas une seconde devant ce western original qui satisfera tous les amateurs du cinéma bis.
Malgré ses qualités, le film ne connaitra malheureusement pas le succès attendu. Le Western Soja tournera finalement court malgré d’autres tentatives, elles aussi de qualité.
Trois hors-la-loi attaquent un mystérieux inconnu, surnommé «Hombre», dans une gare perdue de l'Ouest américain. Mais l'homme réussit à les éliminer. Il se met ensuite à jouer un air lancinant sur son harmonica. Pendant ce temps, le fermier McBain prépare une grande fête en l'honneur de Jill, la ravissante fille de saloon qu'il vient d'épouser. C'est alors que, sur ordre de l'ignoble Frank, d'autres tueurs surgissent pour abattre McBain et ses trois enfants. Frank décide de garder la jeune femme pour lui. Un aventurier, Cheyenne, accusé du quadruple meurtre, vient de s'enfuir de prison. Nul ne sait que le crime a été en réalité commandité par Morton, un magnat du rail, qui veut s'approprier les terres des McBain afin de mener à bien des projets très lucratifs. Sans se départir de son flegme, Hombre vole au secours de Cheyenne et se fait un devoir de protéger Jill... (Source : Telerama).
Inutile d’être un grand cinéphile pour savoir que Sergio Leone reste et restera toujours le père du Western Spaghetti. Ce sous-genre qui connaitra un engouement sans précédent pendant une dizaine d’années (entre le milieu des années 60 jusqu’au milieu des années 70) et qui engendrera un lot inouï de films, tous influencés par le travail et l’approche cinématographique si particulière (influencée elle-même par le style des grands réalisateurs japonais, Kurosawa et Ozu) de Leone, notamment sur la fameuse trilogie du dollar.
Fort de son statut de cinéaste star, Sergio Leone se voit offrir à la fin des années 60, la possibilité de réaliser un nouveau western à gros budget (alors que le reste de la production doit faire bien avec peu) avec l’une des plus grandes vedettes américaines de l’époque, le grand Henry Fonda, marquant la rencontre entre le « jeune » western italien et le western classique US.
Leone s’entoure (excusez du peu) de Dario Argento et Bernardo Bertolucci pour écrire ce nouveau script autour d’une histoire de vengeance, de cupidité et de rédemption ayant pour cadre la fin de la conquête de l’Ouest et l’arrivée du chemin de fer. Fasciné par les classiques de John Ford, Howard Hawks et consort, le cinéaste y compilera un nombre hallucinant de références aux chefs d’œuvres américains du genre tels que « La Prisonnière du Désert », « Le Sergent Noir », « L’homme des vallées Perdues » mais aussi au « Johnny Guitare » de Nicholas Ray.
La réputation de grand classique du cinéma de « Il était une Fois dans l’Ouest » n’est pas usurpée. Ce film est un véritable chef d’œuvre qui vous procure des frissons rarement ressentis. Chaque plan, chaque idée, chaque situation forcent l’admiration tant le travail accompli par Leone est époustouflant. Ce génie donnera l’occasion à Ennio Morricone d’écrire l’une de ses partitions les plus célèbres, divisée en 4 thèmes magnifiques.
Ceux des 4 personnages principaux incarnés tout d’abord par Henry Fonda qui interprète ici une impressionnante crapule sans nom. Un rôle qui participera à l’échec du film aux Etats-Unis, le public US n’étant pas prêt à voir celui qui interpréta en autres, Abraham Lincoln, incarner un very bad guy, tueur d’enfant.
Charles Bronson est lui, le mythique homme à l’harmonica, ce justicier, véritable personnage central du film. Le tueur romantique en quête de rachat prend les traits de Jason Robards et la veuve de caractère, ceux naturellement de Claudia Cardinale. Un quatuor qui, tout comme le travail de Leone et Morricone, fera date dans l’histoire du cinéma.
Entre émotion et admiration, « Il était une Fois dans L’Ouest » est un film à montrer à tous les apprentis cinéastes tant il fait partie du cercle très fermé des œuvres qui nous ont fait aimer le cinéma.
Accusé à tord d'un crime, un homme passe un long séjour en prison. A sa sortie, il met tout en place pour retrouver celui qui l'a placé derrière les barreaux.(source : cinemovies.com)
Avant de devenir le cinéaste que l’on connaît, l’un des plus grands maitres du Giallo (perdu depuis de trop longues années), Dario Argento, a co-écrit quelques westerns spaghetti dont le célèbrissime, « Il était une fois dans l’Ouest ».
On le retrouve donc au générique de ces « Cinq gâchettes d’or », réalisé en pleine vague du genre par le fils de Gino Cervi (Peppone dans « Don Camillo ), Tonino Cervi. La caution Argento pouvait donner l’espoir d’un film sortant un peu des sentiers battus avec la présence au casting d’habitués du genre : Montgomery Ford, Bud Spencer ou William Berger mais aussi d’une star du cinéma japonais :Tatsuya Nakadai
Et bien non… On peut affirmer sans détour que l’on est en face de l’un des pires westerns spaghetti existant.
Comment Argento (avec la complicité de Cerci) a-t-il pu pondre un scénario aussi creux, enfilant les références de manière grossière (Pour une poignée de Dollars, Les 7 Mercenaires…) ?
On a donc droit à une banale histoire de vengeance sans saveur, sans surprise et particulièrement ennuyeuse : Un homme recrute 4 hommes pour l’aider à retrouver l’homme qui a tué sa femme et l’a envoyé en prison.
Le postulat de départ n’est donc pas sans rappeler le film de Sturges mais ici, les rôles secondaires n’ont aucun relief, recrutés à la va-vite sans que l’on puisse faire la différence entre chacun d’eux.
L’intrigue se traine ensuite jusqu’au final attendu sans le moindre espoir de rebondissement.
Mais alors, qu’est ce qui fait que ce film, au delà de sa banalité affligeante, peut aisément être qualifié de nanar ?
Des décors pauvres, des scènes d’ « action » montées avec les pieds, des acteurs qui en font des caisses, un héros en Django du pauvre, un léchant mexicain interprété par un acteur japonais mais surtout…des dialogues d’une bêtise absolue provoquant nombreux fous rires et moqueries..
Précédé d’une réputation plus que flatteuse, ces « cinq gâchettes d’or » sont en réalité, en bois.
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Origine : Italie
Durée : 106 Min
Trinita est un vagabond paresseux et boulimique. Mais c'est aussi un redoutable tireur d'élite. En arrivant
dans un village, Trinita a la surprise de découvrir que son frère, Bambino, est devenu shérif. En fait, Bambino, oleur de chevaux, s'est échappé de prison et a emprunté l'identité d'un
représentant de la loi, rencontré en chemin et quelque peu malmené...
Le shérif Bambino n'est pas enchanté de revoir Trinita, son cadet, mais il juge opportun de s'assurer de son silence et de son concours. Car Bambino convoite les chevaux du Major,
élégante canaille qui veut chasser une colonie de Mormons installée, avec ses troupeaux, dans une fertile vallée voisine. (Résumé : Source : cinemotions.com)
A l'aube des années 70, le western spaghetti est déja en perte de vitesse. En effet, le genre commence un peu à tourner en rond et les entrées en salles s'en font ressentir. Faute à des films qui
se ressemblent beaucoup, tournés sur un ton résolument identique. Entre règlements de compte et fusillades, le public commence donc à se lasser et les scénaristes et réalisateurs à
éprouver de plus en plus de difficultés à trouver des producteurs pour financer leurs projets.
Le film de Enzo Barboni (vrai nom de E.B Clucher) n'y échappe pas. En effet, à l'époque, le cinéaste fait le tour de tous les financiers de la place de Rome sans succès. Il faut dire que le
script initial ne se détachait pas trop de se qui avait été déja fait auparavant. Sur un ton plutôt sérieux malgré quelques pointes d'humour, le film devait mettre en scène le couple
George Eastman, Peter Martell, deux figures du genre dans les années 60.
Sur le point d'abandonner, Barboni est contacté par Terence Hill qui avec son compère Bud Spencer (les deux sont alors en pleine gloire), cherche une nouvelle orientation pour renouveller
le genre. Il se propose donc de remplacer, avec Spencer, le couple initial en emmenant l'histoire vers un terrain plus comique, où la violence laisserait place à une ambiance plus bon
enfant, fonctionnant sur l'opposition physique et de caractère des deux acteurs.
Toute l'équipe doit encore aujourd'hui, se réjouir de cette initiative, le film devenant l'un des plus grands succès de l'histoire du western spaghetti, créant à l'occasion, un sous-genre
parodique qui connu quelques années de beaux succès.
Ayant de nos jours, le statut de film culte, il attire toujours un public nombreux lors de chacune de ses diffusions TV mais ce plébicite est-il pour autant justifié ?...
Plein de bons sentiments et de valeurs simples, le film s'adresse tout d'abord à un public assez large. Barboni parvenant sans conteste à équilibrer une violence toute relative avec les
nombreux passages comiques par une approche cartoonesque parfaitement réussie. Ce qui permet dans un premier temps, aux réfractaires du western, d'y voir autre chose qu'une succession de duels
sans originalité, et dans un second temps, de fournir aux autres un excellent film, ultra rythmé malgré sa longueur avoisinant les deux heures où la complicité et le talent du duo Hill/Spencer
font le reste.
En effet, on a beau souvent placer à tort, la paire dans la case nanar, il faut bien avouer que rares sont les duo comiques qui ont aussi bien fonctionné dans l'histoire du cinéma,
rassemblant autour d'eux, petits et grands.
D'une histoire simple, Barboni avec la complicité de ses deux acteurs, parvient à nous faire passer un excellent moment de détente, comique et divertissant, toujours aussi agréable à regarder au
fil des années.
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Origine : Italie
Durée : 98 Min
Alors que la guerre de Sécession touche à sa fin, le colonel Blake, à la tête
d'une horde de soldats sudistes et de pillards, se livre à de nombreuses exactions contre les Nordistes. Un jour, Blake apprend qu'il existe un trésor de guerre amassé pour financer
l'insurrection des Confédérés. Seul problème : Stuart, un chasseur de prime, leur tend un piège...(Résumé : Source : l'internaute)
On connait surtout Enzo G.Castellari comme l'un des cinéastes les plus efficaces du cinéma
d'exploitation italien. Véritable touche à tout, Castellari a toujours fait preuve d'une maitrise technique et visuelle. A tel point que beaucoup de cinéastes contemporains revendiquent son
influence dans leur travail. On pense notamment à Quentin Tarentino. Bien avant ses celèbres polars et post nukes, il débuta sa longue carrière dans le western, un genre qu'il connait bien pour
avoir été l'assistant de son père Marino Girolami.
Après un premier long tout à fait convainquant : "Je vais, Je tire, Je reviens" et profitant donc de la vague de succès des westerns spaghetti, Castellari nous propose donc un autre film du genre tout aussi réussi même si ce n'était pas forcément gagné...
Déjà, le scénario tient sur la surface d'un timbre poste : Un chasseur de prime décidé à anéantir une bande de pillards, les
trompe en leur promettant de récuperer un trésor enterré...Rien de plus...
Heureusement, Castellari grâce à une mise en scène originale, un montage très rythmé et à un nombre conséquent de scènes d'action, va nous offrir un film divertissant à la technique
irréprochable. Cela commence par l'introduction de chaque membre de la bande du colonel Blake, tous présentés sous forme de fiche du style "Wantesd.
Puis arrive le "héros" de l'histoire, celui qui par un fin stratagème, va tenter de mettre fin aux exactions de cette bande de malfrats. Cet homme physiquement à mi-chemin entre Clint Eastwood et Terence Hill (tendance oblige) est interprété par l'acteur américain Edd Byrnes qui avait déja sévi dans bon nombre de western. Pour l'anecdote, Byrnes n'était pas le premier choix de Castellari qui avait jetté son dévolu sur le tout jeune Robert Redford. Mais les producteurs estimant que l'acteur n'était pas encore assez aguerri pour le genre, ont préféré enroler Byrnes.
Dès sa rencontre avec le colonel et sa troupe, le film passe à la vitesse supérieure avec cette chevauchée mouvementée pour
atteindre l'endroit où se cache ce fameux trésor. Embuscades, fusillades, Castellari enchaine avec talent les scènes d'action sans aucun temps mort jusqu'au final, tout aussi réussi.
Même s'il n'a pas forcément le talent d'un Leone ou d'un Valerii, Castellari n'a pas à rougir, maniant sa caméra avec un certain talent et faisant de ce "Sept Winchester pour un Massacre", un
film tout à fait recommandable.
Avec :
Origine : Italie
Durée : 90 Min
Au coeur du Texas, un important convoi devient vite la cible de nombreux aventuriers, parmi lesquels Django, Ringo et Trinita qui
ne reculent devant rien pour une poignée de dollars et n'hésitent pas à régler leurs comptes entre eux. Une femme bien singulière réussit par la ruse à substituer l'or avec la complicité des
Indiens. Le butin ne restera cependant pas longtemps dans leurs mains. Trinita, en effet, qui a juré d'en faire sa possession, utilisera jusqu'à la séduction pour réaliser ses desseins. (Résumé :
Source : cinemotions.com)
1971, c'est l'année de sortie d'un western spaghetti qui allait connaitre dans nos contrées, un triomphe aussi inattendu qu'impressionnant, le fameux "On l'appelle Trinita" mettant en scène
l'un des couples les plus célèbres du cinéma populaire italien, Terence Hill et Bud Spencer. Cet énorme succès allait donc permettre à une flopée d'erzatzs plus ou moins réussis de ce désormais
classique du genre de voir le jour, donnant même une suite tout aussi réjouissante avec la même équipe, trois ans plus tard.
Mais c'est l'occasion aussi pour des distributeurs opportunistes de déterrer les films précédents de Terence Hill qui n'avaient pas eu la chance de passer les Alpes, profitant à cette occasion de la nouvelle popularité du cow boy aux yeux bleus.
Réalisé 4 ans plus tôt, ce film sorti finalement en 1972 en France, fait donc parti de cette catégorie de petits westerns que le succès soudain de"..Trinita" a permis de sortir d'un oubli quasi certain. Vendu uniquement sur le nom de Trinita et de Terence Hill, ce long métrage n'en est ni une préquelle, ni une suite, ni rien du tout, le distributeur ayant même renommé le nom du personnage de Terence Hill, de Black Star dans la version originale, en Trinita pour notre marché.
C'est donc devant une production à petit budget qui n'a rien à voir avec le série des "Trinita" et où Terence Hill n'a même pas la vedette, à laquelle nous avons droit. En effet, ce film a surtout été monté grâce à la grande popularité de la chanteuse italienne, Rita Pavone, qui tient ici le haut de l'affiche. Autour d'un scénario des plus stupides (la petite Rita doit réunir un maximum d'or afin de le détruire pour le bien du Far West (!?) avec la complicité des Indiens), elle a l'occasion ici, de nous faire état de ses talents limités de comédienne, accompagnée par un autre chanteur populaire italien, Lucio Dalla, tout aussi mauvais acteur.
Qu'en est-il de Terence Hill alors? Et bien, pas grand chose, il apparait par intermittence dans un rôle des plus creux qui ne le met absolument pas en valeur, ajouté à cela un jeu monolithique et un scénario qui n'a pas l'air de l'inspirer. On le comprend.... Il faut dire aussi que Rita Pavone prend pas mal de place, c'est elle la vedette de ce film d'une durée de 1H13. Une version courte pour le marché français qui a eu droit à une copie tronquée de toutes les séquences musicales chantées par la sympathique Rita. Un manque qui ne se fait pas du tout regretter, le vision de ce western du pauvre relevant déja du calvaire. Outre un script des plus débiles, Baldi qui a choisi un axe comique tout à fait primaire, rame à enchainer ses séquences particulièrement mal écrites (limite improvisées), dépassé par un humour ras les paquerettes que le doublage français ne fait qu'enfoncer, donnant au film, le statut de pur nanar.
Pas grand chose donc à sauver de ce film totalement dispensable qui aurait mieux fait de rester dans l'anonymat qui lui était promis.
Avec :
Origine : Italie/RFA
Durée : 95 Min
Après s'être emparé d'un trésor, Django voit les membres de sa bande décimés par un mystérieux assassin. Après plusieurs morts violentes, le périple de
Django pour châtier les meurtriers se transforme en chemin de croix. Blessé et assoiffé de vengeance, Django va livrer une lutte sans merci pour sa survie dans les souterrains d'une mine de
soufre... (Résumé : Source : cinetroc.com)
Le prolifique Anthony Dawson alias Antonio Margheriti, véritable touche à tout du cinéma d'exploitation italien, passé par tous les genres avec plus ou moins de
réussite ("Héros d'Apocalypse", "Du Sang pour Dracula, "les Aventuriers du Cobra d'Or......et j'en passe) s'est logiquement testé au Western, le temps de quelques films.
Tout d'abord, il faut éviter tout amalgame avec l'excellent "Django" incarné par Franco Nero, ce film n'a aucun rapport avec le film de Corbucci (le personnage principal s'appelle Rocco dans la version originale). C'est simplement l'idée de l'opportuniste distributeur français voulant surfer sur l'énorme succès du film du grand Sergio.
Passé cela, on assiste à un western tout à fait correct sans être exceptionnel avec un héros incarné par le mono espressif Richard Harrison, acteur américain modeste, devenu une sorte d'icone du nanar italien, passé par le péplum et qui finira sa carrière dans d'innombrables navets avec des ninjas, dont le mythique "Ninja Terminator".
Le film s'ouvre sur une scène d'écartelement assez intense et violente, introduisant la horde de salopards que Rocco va devoir affronter pour assouvir sa vengeance. La vengeance est en effet, une fois de plus, le thême de ce western d'exploitation qui doit son originalité à quelques très bonnes séquences. Margheriti mettant à profit son passage dans d'autres genres, adapte quelques effets de mise en scène à la sauce western avec une certaine réussite. Pas la peine de s'attarder sur le scénario simpliste, où un homme cherche à venger ses amis tués par un groupe de malfrats et à récuperer un trésor qui lui est dû. On regrettera aussi la place anecdotique du personnage féminin, qui n'apporte rien à l'intrigue.
Heureusement, le film plutôt bien rythmé, est assez bien fourni en duels. On retiendra, tous d'abord, le tout premier dans un bar doté d'un excellent découpage et quelques idées de mise en scène originales comme le plan subjectif des pieds de Rocco allant défigurer son adversaire. Il y a ensuite le siège du poste du sheriff ou encore le très bon final dans une ancienne mine qui le verra affronter un adversaire tenace, tout à fait inattendu.
Ce western spaghetti méconnu regorge donc suffisamment de très bonnes séquences pour passer un moment agréable.