Western

Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 19:32


Trinita est un vagabond paresseux et boulimique. Mais c'est aussi un redoutable tireur d'élite. En arrivant dans un village, Trinita a la surprise de découvrir que son frère, Bambino, est devenu shérif. En fait, Bambino, oleur de chevaux, s'est échappé de prison et a emprunté l'identité d'un représentant de la loi, rencontré en chemin et quelque peu malmené...
Le shérif Bambino n'est pas enchanté de revoir Trinita, son cadet, mais il juge opportun de s'assurer de son silence et de son concours. Car Bambino convoite les chevaux du Major, élégante canaille qui veut chasser une colonie de Mormons installée, avec ses troupeaux, dans une fertile vallée voisine. (Résumé : Source : cinemotions.com)

A l'aube des années 70, le western spaghetti est déja en perte de vitesse. En effet, le genre commence un peu à tourner en rond et les entrées en salles s'en font ressentir. Faute à des films qui se ressemblent beaucoup, tournés sur un ton résolument identique. Entre règlements de compte et fusillades, le public commence donc à se lasser et les scénaristes et réalisateurs à éprouver de plus en plus de difficultés à trouver des producteurs pour financer leurs projets.
Le film de Enzo Barboni (vrai nom de E.B Clucher) n'y échappe pas. En effet, à l'époque, le cinéaste fait le tour de tous les financiers de la place de Rome sans succès. Il faut dire que le script initial ne se détachait pas trop de se qui avait été déja fait auparavant. Sur un ton plutôt sérieux malgré quelques pointes d'humour, le film devait mettre en scène le couple George Eastman, Peter Martell, deux figures du genre dans les années 60.
Sur le point d'abandonner, Barboni est contacté par Terence Hill qui, avec son compère Bud Spencer, les deux alors en pleine gloire, cherche une nouvelle orientation pour renouveller le genre. Il se propose donc de remplacer, avec Spencer, le couple initial en emmenant l'histoire vers un terrain plus comique, où la violence laisserait place à une ambiance plus bon enfant, fonctionnant sur l'opposition physique et de caractère des deux acteurs.
Toute l'équipe doit encore aujourd'hui, se réjouir de cette initiative, le film devenant l'un des plus grand succès de l'histoire du western spaghetti, créant à l'occasion, un sous-genre parodique qui connu quelques années de beaux succès.
Ayant de nos jours, le statut de film culte, il attire toujours un public nombreux lors de chacune de ses diffusions TV mais ce plébicite est-il pour autant justifié ?...
Plein de bons sentiments et de valeurs simples, le film s'adresse tout d'abord à un public assez large. Barboni parvenant sans conteste à équilibrer une violence toute relative avec les nombreux passages comiques par une approche cartoonesque parfaitement réussie. Ce qui permet dans un premier temps, aux réfractaires du western, d'y voir autre chose qu'une succession de duels sans originalité, et dans un second temps, de fournir aux autres un excellent film, ultra rythmé malgré sa longueur avoisinant les deux heures où la complicité et le talent du duo Hill/Spencer fait le reste.
En effet, on a beau souvent placer à tort, la paire dans la case nanar, il faut bien avouer que rares sont les duo comiques qui ont aussi bien fonctionné dans l'histoire du cinéma, rassemblant autour d'eux, petits et grands.
D'une histoire simple, Barboni avec la complicité de ses deux acteurs, parvient à nous faire passer un excellent moment de détente, comique et divertissant, toujours aussi agréable à regarder au fil des années.

Par exterminator - Publié dans : Western
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 11:50


Alors que la guerre de Sécession touche à sa fin, le colonel Blake, à la tête d'une horde de soldats sudistes et de pillards, se livre à de nombreuses exactions contre les Nordistes. Un jour, Blake apprend qu'il existe un trésor de guerre amassé pour financer l'insurrection des Confédérés. Seul problème : Stuart, un chasseur de prime, leur tend un piège...(Résumé : Source : l'internaute)

On connait surtout Enzo G.Castellari comme l'un des cinéastes les plus reconnus du cinéma d'exploitation italien. Ayant touché à presque tous les genres (hormis le film d'horreur), Castellari a toujours fait preuve d'une maitrise technique et visuelle qui a fait que, depuis un moment, beaucoup de cinéastes contemporains se revendiquent son influence dans leur travail, à commencer par Quentin Tarentino, "remakant" recemment sa "Poignée de Salopards" Aussi reconnu pour nous avoir offert quelques nanars post nuke mémorables tels que "Les Guerriers du Bronx" à l'aube des années 80 qui font le bonheur des fans, Castellari est avant tout un excellent réalisateur de Western, genre dans lequel il a fait ses premières armes auprès de son père, Marino Girolami en devenant son assistant.
Après un premier long tout à fait convainquant : "Je vais, Je tire, Je reviens" et profitant donc de la vague de succès des westerns spaghetti, Castellari nous propose donc un autre film du genre tout aussi réussi même si ce n'était pas forcément gagné...
En effet, d'un postulat de départ des plus simples, le scénario ne dépasse pas la surface d'un timbre poste : Un chasseur de prime, pour les anéantir, s'allie à une bande de pillards en leur promettant de récuperer un trésor enterré...Rien de plus...
Heureusement, Castellari, par un montage très rythmé et un nombre conséquent de scènes d'action, va nous offrir un film divertissant à la technique admirable. Cela commence par la présentation de chaque membre de bande du colonel Blake, toutes ponctuées par leur fiche proposant une récompense pour leur capture, montée à un rythme effreiné, posant parfaitement les bases d'un métrage sans prétentions, si ce n'est celui de nous distraire.
C'est à ce moment que va apparaitre le "héros" de l'histoire, celui qui, par un fin stratagème, va tenter de mettre fin aux exactions de la bande de malfrats. Cet homme, physiquement à mi-chemin entre Clint Eastwood et Terence Hill, mode oblige, est interprété par l'acteur américain Edd Byrnes qui avait déja sévi dans bon nombre de western auparavant. Pour l'anecdote, Byrnes n'était pas le premier choix de Castellari qui avait jetté son dévolu sur le tout jeune Robert Redford. Mais les producteurs estimants que l'acteur n'était pas encore assez aguerri pour le genre, préférirent enroler Byrnes.
Dès sa rencontre avec le colonel et sa troupe, le film passe à la vitesse supérieure avec cette chevauchée mouvementée pour atteindre l'endroit où se cache ce fameux trésor. Embuscades, fusillades, Castellari enchaine avec talent les scènes d'action sans aucun temps mort jusqu'au final, tout aussi réussi.
Même s'il na pas forcément le talent d'un Leone ou d'un Valerii, Castellari n'a pas à rougir, maniant avec un certain talent, sa caméra et faisant de ce "Sept Winchester pour un Massacre", un film tout à fait recommandable.

Par exterminator - Publié dans : Western - Communauté : Cinéma
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 19:39


Au coeur du Texas, un important convoi devient vite la cible de nombreux aventuriers, parmi lesquels Django, Ringo et Trinita qui ne reculent devant rien pour une poignée de dollars et n'hésitent pas à régler leurs comptes entre eux. Une femme bien singulière réussit par la ruse à substituer l'or avec la complicité des Indiens. Le butin ne restera cependant pas longtemps dans leurs mains. Trinita, en effet, qui a juré d'en faire sa possession, utilisera jusqu'à la séduction pour réaliser ses desseins. (Résumé : Source : cinemotions.com)

1971, c'est l'année de sortie d'un western spaghetti qui allait connaitre, chez nous, un triomphe aussi inattendu qu'impressionnant, le fameux "On l'appelle Trinita" mettant en scène l'un des couples des plus célèbres du cinéma populaire italien, Terence Hill et Bud Spencer. Cet énorme succès allait donc permettre à une flopée d'erzatzs plus ou moins réussis de ce désormais classique du genre, de voir le jour, se donnant même une suite tout aussi réjouissante avec la même équipe, trois ans plus tard. Mais c'est l'occasion aussi pour des distributeurs opportunistes de déterrer les films précédents de Terence Hill qui n'avaient pas eu la chance de passer les Alpes, profitant donc de la nouvelle popularité du cow boy aux yeux bleus.
Réalisé 4 ans plus tôt, ce film, sorti finalement en 1972 en France, fait donc parti de cette catégorie de petits westerns que le succès soudain de"..Trinita" a permis de sortir d'un oubli quasi certain. Vendu uniquement sur le nom de Trinita et de Terence Hill, ce long métrage n'en est ni une préquelle, ni une suite, ni rien du tout, le distributeur ayant même renommé le nom du personnage de Terence Hill, de Black Star dans la version originale, en Trinita pour notre marché.
C'est donc devant une production à petit budget qui n'a rien à voir avec le série des "Trinita" et où Terence Hill n'a même pas la vedette, à laquelle nous avons droit. En effet, ce film a d'abord été monté grace à la grande popularité, à l'époque, de la chanteuse italienne, Rita Pavone, qui tient ici le haut de l'affiche. Autour d'un scénario des plus stupides (la petite Rita doit réunir un maximum d'or afin de le détruire pour le bien du Far West (!?) avec la complicité des Indiens), elle a l'occasion ici, de nous faire état de ses talents limités de comédienne, accompagnée par un autre chanteur populaire italien, Lucio Dalla, tout aussi mauvais acteur.
Qu'en est-il de Terence Hill alors? Et bien, pas grand chose, il apparait par intermittence dans un rôle des plus creux qui ne le met absolument pas en valeur par un jeu monolithique et un scénario qui n'a pas l'air de l'inspirer. On le comprend.... Il faut dire aussi que Rita Pavone prend pas mal de place, c'est elle la vedette de ce film d'une durée de 1H13 dans nos contrées. Une durée courte pour le marché français qui a eu droit à une version tronquée de toutes les séquences musicales chantées par la sympathique Rita. Un manque qui ne se fait pas du tout ressentir, le vision de ce western du pauvre relevant déja du calvaire. Outre un script des plus débiles, Baldi, qui a choisi un axe comique tout à fait primaire, rame à enchainer ses séquences particulièrement mal écrites (limite improvisées), dépassé par un humour ras les paquerettes que le doublage français ne fait qu'enfoncer, donnant presque, au film, le statut de pur nanar, même si 2 ou 3 idées originales émergent de ce navet comme les balles-grenades de la petite Rita ou le face à face avec un Django de pacotilles.
Pas grand chose donc à sauver de ce film totalement dispensable qui aurait mieux fait de rester dans l'anonymat qui lui était promis.

Par exterminator - Publié dans : Western - Communauté : Critiques
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 14:38

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Après s'être emparé d'un trésor, Django voit les membres de sa bande décimés par un mystérieux assassin. Après plusieurs morts violentes, le périple de Django pour châtier les meurtriers se transforme en chemin de croix. Blessé et assoiffé de vengeance, Django va livrer une lutte sans merci pour sa survie dans les souterrains d'une mine de soufre... (Résumé : Source : cinetroc.com)

Le prolifique Anthony Dawson alias Antonio Margheriti, véritable touche à tout du cinéma d'exploitation italien, passé par tous les genres avec plus ou moins de réussite ("Héros d'Apocalypse", "Du Sang pour Dracula, "les Aventuriers du Cobra d'Or......et j'en passe, il a réalisé plus de 50 films) a, logiquement testé le genre Western ,le temps de quelques films. 
Tout d'abord, il faut éviter tout amalgame avec l'excellent "Django" de Sergio Corbucci avec Franco Nero, ce film n'en est pas une suite, ni un hommage (le personnage principal s'appelle Rocco dans la version originale), c'est simplement l'opportunisme du distributeur français qui voulait surfer sur l'énorme succès du film de Corbucci qui fait porter à ce métrage un titre laissant augurer une quelconque similitude avec "Django".
Passé cela, on assiste à un western tout à fait correct sans être exceptionnel avec un Django incarné par le mono espressif Richard Harrison, acteur américain modeste, devenu une sorte d'icone du nanar italien, passé par le péplum et qui finira sa carrière dans d'innombrables navets avec des ninjas, dont le mythique "Ninja Terminator". Le film s'ouvre sur une scène d'écartelement assez intense et violente, introduisant la horde de salopards que le prénommé Django va devoir affronter pour assouvir sa vengeance. La vengeance est, en effet, une nouvelle fois de plus, le thême de ce western d'exploitation qui doit son originalité grace à une mise en scène reservant quelques très bonnes séquences. Margheriti n'oubliant qu'il a officié dans d'autres genres, adapte quelques effets de mise en scène à la sauce western avec une certaine réussite. Pas la peine de s'attarder sur un scénario simple, où un homme cherche à venger ses amis tués par un groupe de malfrats et à récuperer un trésor qui lui est dû, pas très original donc. On regrettera aussi la place anecdotique du personnage féminin, qui n'apporte rien à l'intrigue. Heureusement, le film, plutôt bien rythmé, est assez bien fourni en duels et en combats; la quête de vengeance de Django nécéssitant d'effronter un grand nombre d'individus. On retiendra, tous d'abord, le premier duel dans le bar avec un excellent découpage et quelques idées de mise en scène originales comme le plan subjectif des pieds de Django allant défigurer son adversaire. Il y a ensuite le siège du poste du sheriff où Django est attaqué par un grand nombre de salopards, puis, un autre duel dans un bar avec un Django en position de faiblesse et enfin le très bon final dans une ancienne mine qui le verra affronter un adversaire tenace, tout à fait inattendu. Le film regorge donc suffisamment de très bonnes séquences pour s'attarder devant ce western spaghetti méconnu mais qui mérite à coup sûr le détour.

Par exterminator - Publié dans : Western - Communauté : Les 3 M
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 18:00

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Arrêté pour vol de chevaux, Coburn serait lynché sans l'intervention d'un homme de loi et de son neveu, Chip. Le miraculé s'évade de prison et retrouve son sauveur qui meurt dans ses bras en lui confiant son neveu et le titre de propriété d'un ranch. Coburn est poursuivi par Sonny, un pistolero persuadé qu'il a déshonoré sa soeur et qui entend bien la lui faire épouser... avant de l'abattre.  (Résumé : Source : fluctuat.net)

Pour ceux qui s'attendent à voir un western sombre et violent, passez votre chemin. On est plus ici dans le western "familial", sous le signe de la comédie, certainement grâce (ou à cause selon les cas) à la présence de Bud Spencer, en pleine période "Trinita". Point de Terence Hill ici mais un Jack Palance venu cachetonner dans cette double histoire sympatique. Une nouvelle fois, en effet, le western italien nous offre un scénario original, divisé en 2 parties, avec d'un côté, la "quête" de Jack Palance qui veut marier sa soeur à l'homme, incarné par Bud Spencer qui l'a déshonorée (entendez par là, qui a couché avec elle avant le mariage) avant de le tuer, satisfaisant sa propre vengeance. Mais comme Spencer est embarqué dans une série d'embûches, Palance est obligé de le sauver à chaque fois pour ne pas le voir mourir de la main d'un autre et, surtout, avant le mariage avec sa soeur. Bref, cela entraine toute une série de situations amusantes, de duels et de bastons plaisantes, dans la veine de ce que nous a déja habitué le gros Bud. A noter qu'ici,  Spencer met toujours de petites lunettes avant de se battre : original.
En parallèle, Coburn (Bud Spencer) croise un vieil homme qui, juste avant de mourir, lui fait promettre de veiller sur son petit neveu et de l'accompagner jusqu'au village où le petit a hérité d'une maison qui fait des envieux.
Là aussi, tout est pretexte à situations cocasses (l'homme qui mange la terre ou l'aide des danseuses) bastons et moments de bravoure pour un Bud Spencer, constamment accompagné du jeune homme pour le plaisir d'un public familial, visiblement visé ici.
Le film, assez court (certainement en version cut en France), se laisse voir sans déplaisir. Au dela de la réalisation correcte de Lucidi, c'est Bud Spencer qui tient le film sur ses épaules, reproduisant une nouvelle fois, les recettes qui ont fait son succès. Les bastons sont efficaces, l'humour bon enfant et le final avec une grosse bagarre et un dénouement original.
On notera aussi la présence contractuelle (co-production italo, franco espagnole) de Francisco Rabal et de Dany Saval (Mme Michel Drucker à la ville...) dans le rôle de la soeur de Palance et qui passe son temps à brailler. Au début, ça passe, à force, ça saoule.
Pas de quoi se taper la tête contre les murs mais un western agréable surtout destiné aux fans du gros Bud.

Par exterminator - Publié dans : Western - Communauté : Les 3 M
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Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /Nov /2007 16:42

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Scott (Giuliano Gemma) est le garçon à tout faire du village de Clifton, au Texas. De père inconnu, il est considéré comme un bâtard et est méprisé de tout le monde, à l'exception d'un vieux gardien d'écurie, d'un borgne et des prostituées. Mais son destin va croiser celui de Frank Talby (Lee Van Cleef), un pistolero qui va le prendre sous son aile pour lui apprendre son art. Scott assistera ainsi à la vengeance à laquelle se livre Talby, une vengeance qui l'amènera justement à chercher noises aux autorités de Clifton, pour la plupart des pourris... Mais Talby lui-même fera preuve d'un penchant fort prononcé pour la violence et pour l'injustice. Il prendra peu à peu le contrôle du village, avec l'aide d'un Scott devenu lui-même pistolero, et qui semble être sur la mauvaise pente. (Résumé : Source : psychovision.net)

Second film de Tonino Valerii, bien avant le mythique "Mon Nom est Personne", ce western italien est une véritable réussite. Se basant sur un très bon scénario adapté d'une nouvelle de Ron Barker, Valerii nous offre un excellent portrait d'hommes, un pistolero accompli et un souffre douleur de tout un village, littéralement opposés mais unis par un même désir de vengeance. 
Le pistolero est interprété par un Lee Van Cleef, à peine sorti du rôle de Sentenza dans le cultissime "Le Bon, La Brute et Le Truand", implacable et sûr de lui, venu dans la ville de Clifton, profiter d'une magouille des autorités de la ville pour accomplir une vengeance dans le but de devenir le roi de la ville. C'est lors de son arrivée à Clifton qu'il rencontre la tête de turc de la ville, interprété par l'excellent Giuliano Gemma, véritable bonne à tout faire, humilié en permanence par un village sans remords. En le prenant sous son aile, le personnage de Van Cleef en fera un allié, nourrissant lui aussi, un sentiment de vengeance absolue contre une ville entière.
Le parcours initiatique et les échanges entre les 2 hommes sont vraiment réussis. Valerii, n'étant pas obssédé en permanence par les codes du genre, s'attarde à créer un véritable lien entre les 2 hommes (surtout dans la version intégrale, disponible en DVD, et ses 20 minutes supplémentaires par rapport à la copie exploitée en salles). Grace à une mise en scène et un jeu d'acteurs justes, cette complicité, en plus d'être crédible, servira de parfait tremplin pour la seconde partie du film qui verra le dévouement total puis les doutes du jeune "apprenti" devant les agissements de plus en plus cruels de son mentor, jusqu'au final où il devra faire un choix vital.
"Le Dernier Jour de la Colère" est définitivement un western passionnant (le rythme y est assez soutenu), bercé par une excellente partition de Riz Ortolani, parfaitement interprété par 2 stars du genre et  qui n'oublie pas les amateurs avec de superbes duels (dont un à cheval particulièrement original), de nombreux guns shots et un final (peut être, un peu trop rapidement expédié) classique mais très réussi.

Par exterminator - Publié dans : Western - Communauté : Planète Cinéphile
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