Index des Films
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Carl Fredricksen (voix de Charles Aznavour) est un monsieur de 78 ans, un peu bougon, qui a vendu des ballons toute sa
vie.
Aujourd'hui, il risque de perdre la petite maison qu'il a autrefois bâtie avec sa femme disparue. Aussi Imaginatif et peu décidé à se laisser faire, il attache des milliers de ballons à sa
maison, qui s'envole. Enfin, Carl va vivre la vie d'aventures que lui et sa bien-aimée s'étaient promise !
Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est qu'il emporterait un passager inattendu : Russell, un jeune garçon débordant d'énergie qui lui gâche la vie. Dans une incroyable odyssée qui va les conduire en
Amérique du Sud, Carl et Russell vont vivre mille péripéties jusqu'au coeur d'un monde perdu. Il est temps pour eux de découvrir le vaste monde et ce qu'ils sont vraiment… (Résumé : Source :
cinemovies.fr)
Depuis le rachat de Pixar par l’ogre Disney, la firme qui a révolutionné le film d’animation avait un peu perdu son côté incisif. En effet, malgré des films d’une extrême qualité, la désormais filiale de la société aux grandes oreilles avait plutôt orienté sa production vers un public très large et très jeune. Les exemples de « Cars » et « Ratatouille » en attestent sans soucis. Alors même si ces films ne déçoivent pas, ils laissèrent tout de même un peu sur leur faim les nostalgiques des « Monstres et Cie » ou « Indestructibles » par des références, des émotions et un côté décalé un peu moins présents.
Mais libérée par le succès des productions 3D propres à Disney (Bienvenue Chez les Robinson…), Pixar allait pouvoir revenir à ses précédentes aspirations qui se sont rapidement matérialisées avec « Wall E ». Un énorme succès qui prouva que la firme ne s’était pas laissée envahir totalement par l’esprit ultra fédérateur de Disney .
C’est donc logiquement qu’elle enchaina avec cette fantastique histoire empreinte de rêves, d’amour, d’espoir et de nostalgie. Car oui, « Là-haut » est avant tout une formidable réflexion sur la mémoire du passé. Sur le fait que l’on s’attache surement trop à ce que l’on a vécu en ayant toujours peur de regarder vers l’avant, d’affronter le futur.
Alors oui, certains diront qu’on est encore loin du ton des premiers Pixar, qu’il se dégage ici une certaine mièvrerie typique de chez Disney mais le duo improbable entre ce vieil homme un peu aigri et ce jeune garçon rondouillard qui va lui redonner gout à la vie, fonctionne tellement à merveille, entre humour, émotion et poésie qu’il serait dommage de faire la fine bouche.
Après une première partie à la fois belle et triste, le film démarre réellement à la rencontre de ces deux personnages pour un périple jalonné de rencontres avec d’autres personnages aussi originaux qu’attachants. Sans temps mort, l’intrigue insiste sur le fait qu’il ne sert à rien de s’accrocher à certains rêves qui peuvent s’avérer synonymes de désillusion. Au contraire, il ne faut pas avoir peur d’aller de l’avant dans un avenir qui peut s’avérer plein de bonnes surprises.
La réalisation toujours aussi soignée chez Pixar, ne déçoit pas, une nouvelle fois. On ne peut qu’être admiratif devant un rendu aussi admirable nous permettant en un rien de temps, de plonger dans l’univers de ce magnifique film.
On admirera aussi le savant équilibre entre gags, émotions et action qui font de ce film, un métrage complet qui, sans être ni trop enfantin, ni trop anxiogène, reste accessible à tous et à toutes.
Bref, encore un film réussi pour Pixar qui force l’admiration devant une inspiration toujours renouvelée. Vivement le suivant !!!
Avec :
Origine : USA
Durée : 90 Min
Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes
machines qu'ils avaient crées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de
s'opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé
de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le
dernier espoir de l'humanité. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
C’est en 1993 que Tim Burton, en produisant « L’Etrange Noël de Monsieur Jack » allait lancer toute une vague de films d’animation, plutôt destinés aux adultes. Déjà récompensé quelques années auparavant par le succès de son court-métrage « Vincent », fable macabre à forte influence expressionniste allemande où un petit garçon rêve de devenir le grand Vincent Price, Burton allait apporter une toute nouvelle approche de thèmes pas forcément accessibles, aux plus jeunes. En effet, le cinéaste, ancien animateur de chez Disney a toujours été fasciné par la face sombre du monde. Entre noir et blanc, Il est surtout connu par sa vision pessimiste de la société et des hommes, comme en atteste sa riche filmographie qui fait une place large à l’exclu, le marginal, l’irréel…
Il ne pouvait donc qu’être séduit par le projet de Shane Acker, qui à la base était un court métrage de fin d’études d’une durée de 11 minutes. Tellement réussi que celui-ci fut nominé aux Oscars. Entrant parfaitement dans son univers et complètement emballé par son travail, Burton contacta Acker pour prolonger son court en long métrage. On ne peut que l’en féliciter à la vue du résultat, tant ce film est une parfaite réussite malgré un scénario simple et sans surprise. En effet, il est toujours difficile de rallonger l’histoire d’un « petit » film de 10 minutes en long de 1h30 et « Numéro 9 » ne déroge pas à la règle. Ce qui donne un film au déroulement assez linéaire, sans rebondissements particuliers, limitant de ce fait, les effets de surprise et les émotions.
Malgré ce point non négligeable, on se laisse facilement transporter dans cet univers sombre où des poupées de chiffons, seules rescapées d’une guerre apocalyptique entre les hommes et les machines, vont devoir lutter contre le « cerveau », la machine « mère » qui déclencha cette guerre.
A l’image de « Matrix » et « Terminator », Acker illustre parfaitement les dérives technologiques et l’influence fasciste qui guettent notre société. En choisissant des poupées comme héros, il souligne bien le fait que cette société déshumanise les individus qui ne sont plus que de simples numéros, au profit d’une masse qui finalement, s’autodétruit.
C’est donc à un film résolument sombre auquel Acker et Burton nous invitent. Au milieu de ces personnages attachants dans un décor apocalyptique fascinant, ils nous réservent quelques moments effrayants, difficilement regardables pour un très jeune public, destinant définitivement cette œuvre à des adultes.
On se réjouira aussi de la réussite visuelle de l’ensemble. L’univers graphique est superbe et n’a surtout rien à envier à bon nombre de productions du genre.
En réalisant « une étrange parabole du monde actuel » comme le dit Burton, Acker réussi à nous faire réfléchir sur notre possible sort par cette fable à la fois sombre et poétique, à la réalisation plus que soignée. Et malgré un scénario faible, « Numéro 9 » reste une incontestable réussite.
Pour le chien Volt, star d'une série télévisée à succès, chaque journée est riche d'aventure, de danger et de mystère -
du moins devant les caméras. Ce n'est plus le cas lorsqu'il se retrouve par erreur loin des studios de Hollywood, à New York... Il va alors entamer la plus grande et la plus périlleuse de ses
aventures - dans le monde réel, cette fois. Et il est convaincu que ses superpouvoirs et ses actes héroïques sont réels...
Heureusement, Volt va se trouver deux curieux compagnons de voyage : un chat abandonné et blasé nommé Mittens, et un hamster fan de télé dans sa balle de plastique appelé Rhino. Volt va découvrir
qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des pouvoirs extraordinaires pour être un vrai héros... (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Depuis le rachat de Pixar par Disney, c'est tout un savoir faire unique dont profite la firme aux grandes oreilles. En perte de vitesse au début des années 2000 et menacée par quelques studios
concurrents comme la Dreamworks ("Shrek"), Disney se devait donc de réagir en réalisant cette alliance qui redynamisa son conteste son secteur animation par cet apport exceptionnel de talents.
Déja président de Pixar, c'est donc John Lasseter qui parallèlement à ses fonctions, prend aussi en main le département animation originel de Disney destiné aux plus jeunes. A la
tête des deux filiales, Lasseter va immédiatement imposer son style et ses idées. La preuve en est sur ce nouveau film où il ne va pas se priver de se séparer du réalisateur initial,
Chris Sanders, malgré l'avancée du projet, celui-ci refusant les modifications imposées par le grand patron.
C'est donc sous l'influence omniprésente de Lasseter qu'est réalisé ce "Volt". Une mise en image qui, à cause des retards pris par ces changements, dûe être réalisée en, à peine, 18 mois quand,
traditionnellement, il faut environ quatre ans pour produire un tel film.
Cette précipitation aurait pu laisser craindre un résultat baclé et approximatif mais grace au talent et au professionnalisme de toute cette équipe, "Volt, Star Malgré Lui" est, au final, un film
réussi, particulièrement divertissant et attachant et au visuel d'une excellente tenue.
Inspirée par les peintures de Edward Hopper et le travail du directeur photo, Vilmos Zsigmond, l'animation est un parfait mélange entre personnages en 3D et arrière plans donnant l'impression
d'avoir été peints à la main, rendant le tout, beaucoup moins froid et artificiel qu'à l'habitude.
Côté personnage donc, le "héros" est incarné par un chien de race "White shepard", choisi à cause de ses grandes oreilles, permettant aux animateurs de profiter d'un panel plus large
d'expressions. En effet, à la fois déterminé et bagarreur, "Volt" n'en est pas moins ultra attachant, découvrant du jour au lendemain qu'il a toujours vécu dans un monde factice, à l'image de
Truman Burbank dans "The Truman Show", et qu'il n'est pas le super héros qu'on lui a toujours fait croire mais un simple chien qui va devoir réapprendre à faire comme ses semblables.
Pour cela, il est accompagné par un chat de goutiere aussi fourbe qu'amical et d'un hamster complètement délirant.
Réunis pour un long périple, ils nous offrent un sympathique spectacle, agréable à regarder même s'il est sans surprise. En effet, destinée à un public plus jeune que celui des films Pixar,
l'intrigue reste simple et prévisible dominée par les seules valeurs d'amour et d'amitié, traditionnelles pour le genre.
Si l'on a gardé une âme d'enfant intacte, on ne peut qu'être séduit par les aventures de ce petit chien et de ses amis dans ce film plaisant, à la technique parfaite, destiné à toute la
famille.
Avec :
Origine : USA
Durée : 111 Min
Remy, n'est pas un jeune rat d'égout comme les autres, il a un véritable don -cuisiner, marier les saveurs, découvrir de nouveaux
aromes - et un rêve : devenir un grand chef et le premier rat...de goût !
Remy est prêt à tout pour vivre sa passion... notamment venir s'installer avec sa famille sous les cuisines d'un des plus grands restaurants parisiens : celui de Auguste Gusteau, la
star des fourneaux.
Malgré le danger et les pièges, la tentation est grande de s'aventurer dans cet univers interdit. Remy va former une bien curieuse équipe avec Linguini, le jeune commis, qui
découvrira par hasard ses fabuleux talents. Ecartelé entre son rêve et sa condition, Remy va découvrir le vrai sens de l'aventure, de l'amitié, de la famille... et comprendre qu'il doit trouver
le courage d'aller au bout de sa passion...(Résumé : Source : cinemotions.com)
Avec le rachat de Pixar par Disney (qui était jusqu'alors, seul distributeur de leurs films), le ton a quelque peu changé dans les productions de la société de production d'animation n°1 dans le
monde. Un virage de ton entamé par le décevant "Cars" qui même s'il reste techniquement bluffant et attachant, vise clairement un public plus jeune, distillant pour l'occasion, des valeurs et une
morale plus lisse, en parfaite adéquation avec les idées que désire vehiculer la firme aux grandes oreilles. Alors même si les enfants reviennent à chaque fois avec toujours autant
d'enthousiasme, les parents et adultes attendaient de pied ferme, cette nouvelle aventure en espérant retrouver une impertinence qui avait quelque peu disparue avec "Cars".
C'est donc Paris et l'univers des grands restaurants français qui seront le théatre de ce nouveau film et il faut bien dire que même si l'on
sent toujours l'influence définitive de Disney, cette aventure s'avère être une nouvelle fois, une réussite exceptionnelle à tous points de vue.
Commençons par ce qui peut constituer les quelques bémols de ce raz de marée qualitatif (passée la vision encore un peu trop caricaturale de notre capitale). Tout d'abord un discours un peu
douteux sur le fait que voler est inacceptable même en cas d'extrême nécessité. Quelle personne ne pourrait se soumettre ne serait-ce qu'à voler une miche de pain en étant totalement affamé ?
Assurément, personne ne poserait un cas de conscience en telle situation. C'est oublier l'instinct de survie....Bref, une idée toute droite issue des studio Disney qui fait un peu tache chez
Pixar.
Second bémol, l'astuce scénaristique pour nous faire accepter la faisabilité de la collaboration entre le petit rat et l'humain un peu tirée par les cheveux, c'est le cas de le dire. Enfin, un
personnage principal humain, un peu faiblard qui peut même parfois s'avérer antipathique. Un manque de consistance qui peut s'expliquer par la volonté d'une meilleure mise en valeur du personnage
du petit rat qui lui, crève l'écran.
Hormis ces quelques détails, cette production reste une merveille pour les yeux et le coeur. Une débauche technique de tout premier ordre. Il suffit d'observer le travail sur les textures et leur précision pour se laisser bluffer par une telle qualité technique que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. "Ratatouille", c'est également un scénario aux multiples rebondissements, au rythme constamment soutenu et avec un vrai souci du détail. Il suffit de voir comment a été préparé le film avec plusieurs semaines d'immersions dans les plus grands restaurants parisiens pour s'en rendre compte.
Un feu d'artifice artistique qui se termine par un bouquet final d'une superbe finesse où Brad Bird et son équipe règlent leur compte avec les
critiques grace notamment à une longue tirade absolument juste et parfaite nous rappellant qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
"Ratatouille" constitue au final, un petit moment de bonheur et de bonne humeur qui nous font aimer le cinéma.
Après avoir combattu un dragon cracheur de feu et le méchant Lord Farquaad pour obtenir la main de la belle Princesse Fiona, l'ogre Shrek doit
maintenant affronter le plus grand challenge de sa vie - sa belle-famille...
De retour de leur lune de miel, les jeunes mariés reçoivent en effet une invitation des parents de Fiona, le Roi Harold et la Reine Lillian. L'Âne, inséparable et disert compagnon, les accompagne
dans ce voyage vers le Royaume Fort, Fort Lointain, où se préparent de monumentales festivités.
Mais le Roi et la Reine sont horrifiés par leur gendre et affligés de voir que leur fifille chérie a acquis des manières et des habitudes alimentaires détestables. Sa nouvelle vie l'a
manifestement... changée. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Shrek, c'est la démolition de tout ce qu'à construit, Disney en tête, l'industrie du dessin-animé depuis sa création. Un univers édulcoré basé essentiellement sur des contes de la littérature
enfantine traditionnelle, une morale à tout épreuve, une absence de décalage totale...bref, même, si on nous a offert à travers les années, bien de films différents et presque quasiment tous
réussis, personne n'avait encore osé écorcher cette industrie du politiquement correct, destinée presque exclusivement aux enfants.
La baisse du succès du dessin animé traditionnel aidant, cela a permis à un studio comme Pixar, d'entamer un début de virage vers un propos, certes encore trop peu décalé, mais quand même différent ce que l'on avait connu jusqu'à présent. A la vue des succès du studio Pixar, Dreamworks a flairé le bon coup et a voulu sa part du gateau. Bien lui en pris en décidant de créer un personnage et un univers issu de tout ce que l'on avait déja vu apparavant en le traitant cette fois-ci avec beaucoup de recul et de décalage. C'est là qu'est apparu "Shrek", cet ogre mal léché accompagné par son ami, l'âne.
Dans le premier opus, la production s'est donc amusée à reprendre tous les codes du genre en les démolissants, faisant ressortir les faces cachées des nombreux personnages vus pour la plupart chez Disney, nous donnant un film, en plus d'être particulièrement réussi, d'une fraicheur absolue, dont les parents, aussi bien que les enfants se délectent.
Le succès phénoménal étant au rendez vous, on ne pouvait donc échapper à une suite. On pouvait craindre de tout, tellement on avait l'impression que tout avait été dit dans le premier opus. C'est sans compter sur ces chers scénaristes qui n'ont pas oublier d'intégrer dans ce conte décalé, une véritable histoire de fond sur l'intégration, la différence, l'acceptation de soi. Shrek, sortant de son marais et devant rencontrer sa belle famille, va devoir être confronté à tout cela en territoire hostile.
Alors, oui, "Shrek 2" est toujours aussi divertissant, toujours aussi réussi mais il est en plus merveilleusement bien écrit, plus mature dans son propos que son prédécesseur. Voyant que sa belle famille le rejette car différent d'eux, il en passera même par un rejet de soi-même, tellement convaincu qu'il faudra qu'il change d'apparence pour garder sa princesse Fiona. Plus encore que dans le premier film, le personnage est grave ici, tiraillé par les doutes et les peines. Heureusement, son ami l'âne est toujours là pour apporter une dose d'humour toujours intacte. Et comme si cela ne suffisait pas, un nouveau personnage fait son apparition ici, en la personne du chat "potté", hilarant petit mousquetaire félidé à l'accent espagnol. Outre la caution comique, ils seront surtout les alliés, les "vrais" amis d'un ogre presque perdu, pensant être incapable d'être à la hauteur de l'amour de sa femme.
Le film ne manque pas non plus cette fois encore de références cinématographiques. Le public adulte répondant également présent, on rappelle
notamment des films comme "Alien" dans la mémorable séquence de rencontre avec le chat.
Devant une telle maitrise d'écriture, on en oublierait presque de s'extasier devant la réussite technique de l'animation qui nous fait presque oublier que tous ces personnages ne sont pas réels
et que ce royaume du fort fort lointain n'existe pas.
Après tout cela, personne ne pourra nier que la saga "Shrek" restera incontestablement une étape importante dans l'histoire du cinéma d'animation. Facile ? Non, stricte vérité.
Il était une fois au pays des mille et une nuits, un jeune homme nommé Aladdin qui mène la vie insouciante d'un gamin des rues jusqu'au jour
où il rencontre la princesse Jasmine. Il va alors se retrouver après maintes mésaventures en possession d'une lampe bien mystérieuse et habitée par le génie le plus excentrique et le plus
imprévisible qui soit. Mais le grand vizir Jafar, dont l'ambition est de prendre le pouvoir, tentera tout pour s'emparer de cette lampe et obtenir ainsi le trône du Sultan... (Résumé : Source :
cinemovies.fr)
Symbole du renouveau de l'entreprise Disney, en perte de vitesse à l'époque, initié par les succès de "La Petite Sirène" et "La Belle et la Bête", cet "Aladdin" se place encore un cran en dessus
par une réelle volonté de dépoussiérer une manière de mettre en image de vieilles histoires traditionnelles.
Ici, la célèbre entreprise s'attaque à la non moins célèbre histoire des milles et une nuits, celle de Aladdin (orthographe anglaise oblige). Qu'est ce qui fait donc l'originalité de cette oeuvre par rapport aux autres ? Tout d'abord, une technique et un dessin irréprochable. Là où les nouvelles technologies numériques n'avaient pas encore fait totalement leur apparition, on restera admiratif devant une telle qualité de travail superbement coloré. Beaucoup de couleurs donc, appuyant le côté féérique du récit de ce petit voleur, accompagné de son petit singe en guise d'ami qui deviendra le prétendant de la princesse du royaume grâce à l'aide précieuse du génie de la lampe.
Ce génie qui est la véritable star du film, sorte de Robin Williams sous acide, complètement déglingué qui amène une très forte et très bonne dose d'humour. En effet, le film commence doucement avec la présentation de Aladdin, sympatique personnage mais sans réelle ampleur. Idem pour la princesse qui malgré son fort caractère, ne déchaine pas les passions. Heureusement que le méchant de service, le diabolique Jafar est là pour nous faire frissonner un peu en ce début de long métrage. Un début, certes assez amballant mais pas transcendant non plus...
Jusqu'à ce qu'arrive enfin ce génie qui va tout écraser sur son passage. Grâce à cette arrivée, le film gagne donc en humour tout à fait désopilant mais aussi en rythme. Les numéros musicaux jusqu'ici plutôt sympatiques deviennent particulièrement enjoués et réussis grâce à ce grand "malade" à la peau bleu, qui n'aspire qu'à retrouver définitivement sa liberté après plusieurs milliers d'années d'enfermement et de service au fin fond de sa lampe. Un personnage complètement à part dans la galaxie Disney, avec un côté presque irrévérencieux totalement en décalage avec ce que nous avait proposé jusqu'à présent la grande major américaine. Les temps changent et Disney s'adapte enfin à un public plus large non plus seulement composé d'enfants mais, dorenavant de leurs parents, ces anciens enfants spectateurs, devenus adultes.
Ce virage et cette prise de risques pour une entreprise très politiquement correcte se paiera avec le succès mondial de ce film, et ce n'est rien comparé au raz de marée de la prochaine production Disney : "Le Roi Lion". Bref, un film à la joie et à l'humour totalement communicatif qui fait un bien fou tant il n'a pas pris une ride.
Avec :
Origine : USA
Durée : 89 Min
Le lion Mufasa, roi des animaux, et son épouse Sarabi donnent naissance à Simba, un futur héritier. Mais Scar, le frère de Mufasa,
voyant diminuer ses chances d'accéder au trône, incite le lionceau à s'aventurer dans un cimetière des éléphants situé au-delà des frontières du royaume... (Résumé : Source :
ecranlarge.com)
L'un des derniers mais aussi l'un des meilleurs films de l'empire Disney pré-époque 3D et la fusion avec le géant de l'animation numérique, Pixar. En effet, encore aujourd'hui, "Le Roi Lion"
dégage une puissance et une qualité narrative et technique qui dépasse le simple film d'animation.
Le public ne s'y est pas trompé en permettant au studio de connaitre l'une de ses plus belles heures de gloire avec des recettes mondiales dépassant toutes les espérences d'une compagnie qui ne croyait au départ que moyennement en son oeuvre.
Inspirée par le "Hamlet" de Shakespeare et traitant de thêmes universels, cette histoire est un savant mélange de comédie et de situations dramatiques qui touchent petit et grands.
Si le décalage à la "Shrek" n'est pas encore de mise, le parcours initiatique de ce petit lion est à la fois poignant et extrêmement divertissant.
Le film s'ouvre sur une superbe séquence générique autour de la présentation du fils du roi de la jungle à tous ses disciples. Superbe introduction illustrée par la non moins superbe chanson "Story of Life". On en a déja des frissons...
La suite du film est au même niveau. Des décors magnifiques, des personnages fouillés, des aventures spectaculaires font de ce film, un véritable bonheur pour petits et grands. Sans oubllier les traditionnels personnages "comiques", incarnés par le duo insolite composé d'un suricate et d'un phacochère aux noms de Timon et Pumba.
Plus que des faires valoir, ils accompagneront le parcours initiatique du jeune lionceau devant combattre les ambitions démesurées de son oncle.
Le scénario n'est pas avare non plus en personnages secondaires imoportants (les hyenes, Rafiki....), qui agrémentent une intrigue déjà
riche.
Un spectacle bourré d'émotions, qui ne prend décidément pas une ride et qui risque de rester encore longtemps une référence du studio Disney.
Avec :
Origine : USA
Durée : 78 Min
La panthère Baghéera découvre dans la jungle un jeune enfant abandonné. Elle décide de le confier à une famille de loups qui
l'éleve comme un louveteau. Alors que Mowgli a dix ans, le tigre Shere Kahn approche du territoire des loups. Pour éviter à l'enfant une fin inévitable, les loups l'éloignent et décident de le
confier aux hommes d'un village proche. C'est Baghéera qui le conduit. Pendant leur voyage, ils feront de nombreuses rencontres, parfois redoutables. (Résumé : Source :
ecranlarge.com)
Dernier film auquel la maitre Walt Disney ait participé (il est mort peu de temps avant sa sortie, d'un cancer des poumons), "Le Livre de la Jungle" reste encore aujourd'hui, une indéniable
réussite.
Certes, on pourra contester un scénario mince, librement adapté du classique de Rudyard Kipling, axé quasi uniquement autour des multiples rencontres du jeune Mowgli. Mais le film n'oublie pas d'aborder le thême de l'intégration difficile de cet humain au coeur de la jungle. De plus, la véritable qualité de l'ensemble fait oublier la "pauvreté" du script.
40 ans après, qui ne se souvient pas de Bagheera, Baloo, Kha ou Hathi (pour l'anecdote les noms des personnages sont les traduction littérales de leur sraces respectives en langue Indie, Baloo = Ours....). Chaque scène d'introduction de ces animaux plus qu'attachants, est un véritable bonheur : la rencontre entre Mowgli et Baloo, illustrée par la mythique chanson, "Il en faut peu pour être heureux...." ou l'arrivée du serpent Kha (aie confiance.....). Mention spéciale au doublage français du reptile, interprété par un Roger Carel en grande forme.
Les chansons assez nombreuses, s'intègrent parfaitement au film, très rythmées, aux accents très blues et jazzy.
Malgré les dangers rencontrés par Mowgli et ses amis, le ton est résolument cool, symbolisé par le personnage de Baloo, sorte de hippie qui pense que travailler ne sert à rien et qu'il faut profiter de la vie. Sorti en pleine guerre du vietnam, le film garde un ton résolument anti-militariste.
Sans pathos, ce film d'animation ne tombe jamais dans le larmoyant facile et préfère glorifier les valeurs d'amitié et de solidarité.
Un film court et sain, une véritable bol d'air pur, toujours très efficace 40 ans après.