Index des Films
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Avec :
Origine : France
Durée : 90 Min
1974. Valéry Giscard d'Estaing, alors Ministre de l'Economie et des Finances, se lance dans une campagne "à l'américaine".
Raymond Depardon suit le fringant candidat à la présidentielle. Il est partout, dans sa DS, dans son hélicoptère, dans les réunions avec son équipe de campagne, dans ses meetings, dans son bureau quand Giscard attend seul les résultats du second tour.Depardon capte des instants rares (Source : Arte).
A la mort de Pompidou, le monde politique s’agite. Une élection anticipée se prépare en urgence et tous les candidats n’ont que très peu de temps pour se déclarer et faire campagne. Giscard d'Estaing voit là l’occasion de devenir l’un des plus jeunes présidents de la République française mais constate qu’il n’est pas le favori. Devant lui, Mitterrand et Chaban Delmas semblent les mieux placés pour se disputer le poste.
Pour revenir sur ses deux concurrents, l’homme de Chamalières décide alors de monter une stratégie de communication jusqu’alors inédite, directement inspirée par le film dédié à JFK pour soutenir son élection.
Séduit par son travail, Giscard fait donc appel au photographe Raymond Depardon pour le suivre et filmer ses moindres faits et gestes pendant toute la durée de la campagne jusqu’au soir du second tour.
L’idée de Depardon sera de laisser tourner constamment sa caméra pour ne rien rater et réussir à obtenir, même dans les moments les plus anodins, les choses les plus intéressantes.
Dès le départ, Giscard se prend au jeu mais ne voit jamais ce tournage, selon les dires du réalisateur, comme un objet de propagande mais simplement la symbole d’une transparence. Les deux hommes s’entendent à merveille et une véritable relation de confiance s’installe entre eux.
Giscard élu, le nouveau président n’est finalement plus si convaincu de l’utilité d’un tel film. Il subit également la pression de son entourage qui s’oppose à sa sortie.
Pendant près de 28 ans, le film restera ainsi au fond d’un placard, acquérant au fil des années, le statut d’oeuvre maudite. Mais en 2002, appuyé par la journaliste Christine Masson, Depardon obtient enfin l'autorisation (sous conditions) de dévoiler cette «partie de campagne» au grand public.
Après toutes ces années, que reste t’il d’un tel document ? Plus qu’une simple page de la vie politique française, un véritable exercice stylistique composé de séquences très peu montée absolument fascinant.
Depardon n’a que faire du programme et des idées de Giscard, ce film n’a rien d’un clip de campagne. Les discours y sont à peine montrés, les réunions stratégiques encore moins. On y voit surtout comment le candidat a su déjà à l’époque saisir sa chance en apprivoisant les médias et de nombreux «people». On découvre également un homme extrêmement solitaire (une position sciemment choisie) qui avance selon son instinct et ses envies, loin du barnum actuel.
Depardon réussit à nous peindre un portrait d’une extrême neutralité d’un homme qui ne déraille jamais, flegmatique et toujours certain de son destin (les séquences au soir du second tour parlent d’elles-même).
Avec :
Origine : USA/UK
Durée : 93 Min
Génial pour certains, démoniaque pour d'autres, George Lucas est sans aucun doute le réalisateur le plus critiqué de l'histoire du cinéma. Pourquoi tant de fans de Star Wars lui ont tourné le dos lors des sorties DVD des éditions spéciales? Pourquoi George Lucas est-il autant la cible des bloggers et des critiques? (Source : allociné).
On ne compte plus les livres, les reportages ou les fan-films qui décortiquent, analysent ou parodient depuis plus de 30 ans, le phénomène «Star Wars». On a tout dit, tout fait ou presque. Peut être manquait-il encore une approche enfin critique sur l’extraordinaire séisme artistique, culturel et commercial que George Lucas a peu à peu transformé en un système pervers et extrêmement lucratif.
C’est ce que va tenter d’aborder ici le réalisateur de documentaires, Alexandre O. Philippe au travers de témoignages de nombreux intervenants (Fans, critiques, bloggers, écrivains ou anciens collaborateurs de Lucas). Adorateur de son univers depuis la première heure, Philippe ne voulait pas (malgré son titre assez offensif) que son étude soit uniquement à charge contre Lucas. Il cherche plutôt ici à expliquer avec impartialité, les rapports ambigus et complexes qu’entretient George Lucas avec sa propre saga et ses nombreux admirateurs.
Ce Focus sur les fanatiques de Star Wars et leur relation amour-haine avec George Lucas se révèle être logiquement plus intéressant que la plupart des habituels docs condescendants sur la saga. Pour commencer, Alexandre O. Philippe aborde de front la question épineuse de la propriété créative : Une fois achevée, une oeuvre doit-elle être définitivement léguée au public ? L’auteur a t’il encore le droit de la retoucher après son «exposition» ?
En tout cas, Lucas prouve qu’il se moque éperdument de la question en modifiant constamment son oeuvre contre l’avis général. «Star Wars», c’est à lui et personne d’autre.
Philippe revient par la suite sur la fameuse controverse artistique de la récente «Prélogie».
Là encore, est ce que Lucas a voulu montrer une nouvelle fois qu’il était le seul créateur et décideur ? (Voir le clin d’oeil de Jar Jar Binks, le personnage le plus détesté de tous) Et si cette nouvelle série de films n’était pas finalement aussi mauvaise que les fans le prétendent ? Et si ces mêmes fans avaient tout simplement vieillis trop vite et oublié de la découvrir avec les mêmes yeux d’enfants que 30 ans auparavant, lors de la sortie de la première trilogie ?
Ou n’était-elle pas finalement qu’une simple opération marketing ?
Beaucoup d’interrogations qui trouvent des réponses selon de quel côté on se positionne.
Bien construit, rythmé, intelligent, passionnant, «The People Vs George Lucas» est évidemment bien plus et bien mieux qu’un simple documentaire sur «Star Wars», c’est surtout une formidable analyse de l’héritage culturel.
Avec :
Origine : USA
Durée : 90 Min
Il y a trente ans de cela, un petit film indépendant d'horreur allait donner naissance à une série horrifique de 12 films. Au-delà du nombre de morts violentes innombrables, la série des "Vendredi 13" est devenue une icône, une référence dans le monde du cinéma d'horreur. Le créateur d'effets spéciaux Tom Savini nous reçoit au travers de ce film documentaire. Le film retrace cette épopée horrifique au travers de clips des 12 films, des scènes inédites et dévoilées pour la première fois, plus de 80 interviews des réalisateurs, des acteurs, des cascadeurs, des artistes d'effets spéciaux, des journalistes, mais aussi la vision des fans...
Premier véritable retour sur cette (très) longue saga, si on exclut les différents témoignages présents dans les bonus du coffret DVD américain, ce documentaire avait de quoi faire saliver les fans de l’un des plus mythiques croquemitaines du cinéma. Le réalisateur étant parvenu à réunir tous les techniciens et acteurs majeurs des 12 films de la franchise, on était en droit d’attendre une cascade d’anecdotes sur la genèse et les coulisses d’un tel mythe.
Au lieu de cela, nous assistons à ce qui ressemble à une longue featurette commerciale totalement superficielle, destinée avant tout à initier cette nouvelle génération d’amateurs qui a découvert le slasher uniquement au travers du très récent revival du genre.
Le fan de la première heure n’apprendra lui, pas grand chose.
Si quelques sympathiques anecdotes ressortent heureusement de temps en temps, l’ensemble n’est qu’une banale et flatteuse introspection dans l'univers du tueur au masque de hockey.
Présentation simpliste des différents segments, retour sur les meurtres les plus marquants, témoignages enflammés des protagonistes et des fans...
Bref, ce documentaire présenté par le toujours sympathique Tom Savini, est plus proche d’un pur produit promotionnel que d’une véritable et complète étude du phénomène.
Reste le plaisir de revoir les différents «acteurs» de la franchise qui ont connu grâce à elle, le rôle de leur vie.
Bien trop peu pour les fans hardcore qui ne pourront être quant à eux, qu'extrêmement déçus.
Grâce à une série d'interviews inédites, enregistrée peu de temps avant sa disparition, le réalisateur Claude Sautet nous donne une passionnante leçon de cinéma. A travers ses treize films, il raconte sa carrière et son travail de metteur en scène. (Source : Allociné).
C’est autour de très longs entretiens audio (il n’a pas désiré être filmé), réalisés quelques mois avant la mort de Claude Sautet en 2000 que le réalisateur et ancien critique N.T Binh va monter ce riche documentaire revenant chronologiquement sur la carrière du cinéaste.
Agrémenté d’interviews toutes très intéressantes de ses proches et collaborateurs, ce documentaire est une véritable mine pour les amateurs de ce véritable touche à tout qui nous aura offert quelques belles pages du cinéma français.
Amateur de jazz, Sautet savait donner du rythme et pas seulement dans ses films. Il conseillait en effet, toute une foule de réalisateurs pourtant chevronnés en relisant et retouchant les scénarii de nombreux films.
A la fois caractériel et exigeant, il exerça une sorte de fascination chez tous les gens qui l’ont rencontré. On se délectera des nombreuses anecdotes livrées ici, dévoilant un peu plus sur un personnage compliqué mais terriblement talentueux.
De ses débuts comme assistant réalisateur à ses derniers films qui marqueront un virage dans sa carrière riche de quelques chefs d’œuvres, Claude Sautet se livre de manière simple pour notre plus grand plaisir.
« La Magie Invisible » vaut tous les bonus à lui seul, parfait résumé de la vie et de la carrière d’un homme qui n’écrivait pas mais qui grâce à sa « famille » de cinéma, a su comme personne faire un formidable constat sociologique de notre société à travers ses films.
Vous nous manquez Monsieur Sautet.
Un excellent documentaire qui revient sur la carrière de l'un des acteurs comique les plus populaires des 30 dernières années.
Se basant sur de nombreux témoignages riches en anecdotes (Depardieu, Darc, Cosma, Lanoux, Mairesse, Veber....) c'est surtout Pierre Richard qui se raconte avec un certain recul tout à fait plaisant et passionant en se décrivant lui-même comme Distrait, Timide et Maladroit. Même si, certains de ses anciens compères pensent malgré ce qu'il prétend, il est surtout le contraire...
A noter aussi les nombreuses interventions de Jean Pierre Dionnet qui ajoute un point de vue de cinéphile tout à fait passionnant.
Agrémenté de nombreux extraits de films qui rendent hommage au "grand blond", inspiré notamment par Buster Keaton ou les Marx Brothers, le documentaire souligne parfaitement le talent de performer de l'acteur.
Un documentaire indispensable pour les fans de ce grand monsieur, disponible dans le coffret DVD réunissant ses deux premiers films de réalisateur "Le Distrait" et "Les Malheurs d'Alfred", édité par Gaumont.
Avec :
Origine : France
Durée : 95 Min
De mai à juillet 2003, Raymond Depardon et son équipe ont obtenu l'autorisation exceptionnelle de filmer le déroulement des
audiences de la 10ème Chambre Correctionnelle de Paris. Dix ans après Délits flagrants, le cinéaste poursuit sa démarche en nous proposant ce nouveau documentaire citoyen, témoignage inédit sur
le fonctionnement de la machine judiciaire.
De la simple convocation pour conduite en état d'ivresse aux déférés de la nuit, 10e chambre nous plonge dans le quotidien d'un tribunal : douze affaires, douze histoires d'hommes et
de femmes qui se sont, un jour, retrouvés face à la justice. (Résumé : Source : Allociné.fr)
Réalisateur de documentaire et photographe de renom, Raymond Depardon nous avait déjà offert en 1994, une première immersion dans l'univers judiciaire avec "Délits Flagrants"
10 ans plus tard, Depardon va suivre 12 affaires courantes au sein de la 10ème chambre correctionnelle de Paris, celles qui inondent chaque jour les tribunaux de France.
Encore une fois, Depardon réalise un excellent documentaire, portrait d'une justice qui statue au quotidien de manière quasi méchanique devant des accusés qui, pour certains, ont pris un ticket d'abonnement.
Au delà des rouages grippés du système, ce documentaire révèle le fossé entre la justice (mécanique et trop technique) et les prévenus mais également l'incompétence de certains avocats. Certains obligés de jouer une mauvaise comédie, d'autres faisant preuve d'un manque flagrant d'implication (l'avocate de l'homme drogué rire à certains moments en est l'une des preuves). Et que dire des procureurs......
Comme d'habitude chez Depardon, pas de voix off, des plans fixes pour une totale immersion. C'est du brut de décoffrage.
On assiste donc aux premières loges, à l'application d'une justice machinale (on a vraiment l'impression qu'on est à l'usine...au suivant !!!!!) qui manque visiblement de moyens pour fonctionner
correctement et surtout condamner comme elle le devrait.