Fantastique / Science-Fiction

Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 16:48


Après un contact avec une mystérieuse substance chimique, quatre tortues vivant dans les canalisations new-yorkaises se transforment en tortues géantes. Formés par un vieux rat sage, Leonardo, Michaelangelo, Donatello et Raphael, par ailleurs amateurs de pizzas, apprennent les techniques des guerriers ninjas afin d'affronter le terrible Shredder dans le but avoué est d'asservir les mondes. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

C'est en 1984 que Kevin Eastman et Peter Laird décident de créer un nouveau comic destiné à parodier plusieurs grandes figures de la BD, notamment les aventures de Darevevil et de son accolyte Elektra. Il met en scène quatre tortues mutantes, spécialistes des techniques ninja qui font régner la justice dans un New York gangréné par une forte délinquance et qui sont entrainées par un rat, lui aussi, mutant.
Cette BD violente destinée aux adolescents et aux jeunes adultes ne tardera pas à connaitre un succès certain, amenant logiquement, le projet d'une adaptation télévisée sur la table. Touchant un plus large public, cette adaptation qui verra le jour en 1987 prendra immédiatement ses distances avec le comic original. Exit la violence, c'est à un jeune, voire très jeune public qu'elle est finalement adressée. Malgré cela, ce changement de direction n'empêchera pas un nouveau succès qu'Hollywood se devait de transposer sur écran géant. Passant de studios en studios, c'est finalement le pape du cinéma Hong Kongais, Raymond Show associé à la New Line qui héritera du projet cinématographique pour une version live ambitieuse et risquée.
En effet, en ce début des années 90, l'informatique ne permettait pas encore une intégration parfaite de personnages virtuels dans un univers réel. Les producteurs ont donc fait appel au savoir faire de Jim Henson et son équipe pour créer des personnages et des costumes parfaitement réalistes. Fort de son expérience sur le "Muppet Show" puis sur des films comme "Dark Crystal", Henson parvient à rendre crédible ces fameuses créatures en relevant de la meilleure des manières, ce véritable défi.
Pour mettre en images les aventures des quatre tortues, les producteurs font appel à l'un des plus habile réalisateur de clips des années 80, Steve Barron qui avait déja mis en scène le sympathique "Electric Dreams" en 1984.
Gardant le ton résolument comique et enfantin de la version animée, Barron s'en sort plutôt pas mal malgré un script des plus simplistes. Un peu con-con, le film dégage une bonne humeur et un ton bon enfant qui rendent le film au final, attachant. Aguerri à l'exercice du clip, le réalisateur parvient aisément à installer un rythme dynamique qui ne faiblit quasiment jamais. Mieux, il réussi à préserver une ambiance très BD qui permet quelques excès fun particulièrement plaisants.
Quelques bémols : une BO particulièrement ringuarde et quelques combats assez mal réglés. Rien de grave donc pour un film sympatique qui supporte finalement plutôt bien le poids des années. Cowabunga !!!!

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 23:25


L'inventeur Rand Peltzer veut offrir à son fils Billy une étrange petite créature, craquante comme une peluche, un "mogwaï", déniché chez un vieil antiquaire chinois. Celui-ci ayant refusé de lui vendre la bestiole, c'est son petit-fils qui le cède à Rand en lui expliquant les consignes indispensables au bon entretien d'un tel animal : ne jamais l'exposer l'eau ni à la lumière et ne pas le nourrir après minuit.  (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Pendant la seconde guerre mondiale, les pilotes de la Royal Air Force britannique ont alimenté une légende pour expliquer les défaillances mécaniques qui touchaient leurs avions. En effet, ils en accusaient de petites créatures imaginaires, similaires à des lutins qu'ils prénomèrent "Gremlins" de saboter leurs machines régulièrement sans pour autant s'en prendre à leur vie.
C'est sur cette légende que s'est basé le tout jeune scénariste Chris Columbus (devenu depuis le réalisateur à succès de notamment, deux épisodes de la saga "Harry Potter"..) pour écrire cette histoire de créature toute mignonne qui peut se transformer en véritable monstre. A l'époque, Il l'envoie à tous les producteurs de Hollywood tel un CV jusqu'au jour où le script tombe dans les mains de Steven Spielberg. Trop effrayant pour Spielby qui croit, néanmoins en sa qualité, il fait appel à Joe Dante, un réalisateur de talent qui avait fait ses preuves sur des films tels que "Hurlements" et "Piranhas" pour le mettre en image. Sous l'impulsion de Spielberg, Columbus et Dante "adoussirent" l'histoire pour l'installer dans un environnement à la fois festif et chaleureux (les fêtes de Noël) et angoissant, ce contraste permettant de fédérer un public plus large.
Le film s'ouvre  donc tel un conte de fée où, à la veille de Noël, un père de famille un peu farfelu va offrir une créature toute aussi inconnue qu'adorable à son fils. Pour le garder, il n'aura qu'à suivre les fameuses trois règles essentielles faisant appel à un réel sens de la responsabilité.
C'est donc à une première partie tout à fait classique et très "Spielbergienne" auquel nous avons droit entre emotions, traditions et bons sentiments comme toute bonne comédie de Noël qui se respecte.
Mais alors que l'on s'installe confortablement dans un récit agréable mais inoffensif, Dante se détache de l'influence pesante de Spielberg en effectuant un virage à 180°. Entre horreur et délire, Joe Dante se lache carrément en détruisant d'un coup d'un seul, l'univers qu'il avait au préalablement mis en place avec la tranformation en petits monstres verts des adorables peluches. En lançant ce véritable baton de dynamite, Dante veut assurément se détacher du poids de son producteur tel un véritable adolescent se rebellant contre son père.
D'une déferlante de bons sentiments, c'est à un festival d'humour noir que nous convie Dante à travers des scènes à la fois inquiétantes et absolument hilarantes et jubilatoires. Il suffit de voir la scène de la vieille Deagle passant par la fênetre sur sa chaise electrique pour en témoigner.
Bref, jouant parfaitement sur tous nos mauvaises côtés, on ne peut qu'être conquis par cette déferlante cartoonesque et grinçante d'humour parfaitement maitrisée, ne tombant jamais dans le mauvais gout et se permettant même de nous distiller un message sur la déresponsabilisation des hommes et de ses conséquences.
De premier abord, cela n'a pas été l'avis de Spielberg qui fut désagrablement surpris du résultat, faisant même le forcing pour couper la scène où Phoebe Cates raconte pourquoi elle ne fête pas Noël. Mais après un véritable bras de fer avec son producteur, Dante pu finalement laisser cette scène dans son film et sortir le film tel qu'il l'avait imaginé et réalisé.
Bien lui en a pris car, outre le fait que le film garde véritablement son empreinte, il aurait certainement perdu de son intéret et grace à cela, "Gremlins" reste encore aujourd'hui un excellent film.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Horrorkult.com
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /2009 09:33


En 2018, John Connor, âgé de 30 ans, leader charismatique de la résistance humaine face aux machines, mène une lutte à mort contre Skynet pour sauver ce qui reste de l'Humanité. Il fait la connaissance de Marcus Wright, un étranger amnésique dont le seul souvenir est d'avoir été condamné à mort. Vient-il du futur ? Ou du passé ? Alors que Skynet prépare son ultime assaut, John et Marcus s'aventurent au sein de Skynet où ils vont découvrir un terrible secret qui menace l'humanité toute entière...(Résumé : Source : Premiere.fr)

C'est donc le tant attendu, quatrième volet de la saga Terminator qui arrive enfin pour nous transporter dans l'après "Judgment Day", faisant suite à un assez décevant troisième épisode qui avait laissé les fans de la franchise un peu sur leur faim. L'attente était donc énorme et la présence derrière la caméra du tacheron McG, réalisateur des deux volets de "Charlie et les Drôles de Dames", ne laissait rien augurer de bon.
Autant le dire d'emblée, ce film est une abomination pure et simple. Un véritable blasphème par rapport au travail de James Cameron, trahissant par un scénario vide de toute subtilité et de toute vraissemblance les bases de la saga. Dès les premières images, on est rapidement mis au parfum de ce qui va se passer par la suite avec une scène introductive inutile qui, pire, va anéantir d'entrée, le minimum d'enjeu qu'aurait pu avoir cette "histoire". On aurait pu se réjouir de l'apparition d'un nouveau personnage qui avait du quoi être intriguant et qui pouvait être source d'un véritable suspens... C'était sans compter sur cette volonté de ratisser le plus large possible en éliminant le plus rapidement possible toute ambiguité, ciblant immédiatement, les bons et les gentils...Et c'est d'autant plus rageant qu'on tenait là, la possibilité de voir un grand film, tant le matériau de base était extraordinaire. Et malheureusement, la suite ne fera que confirmer cette mauvaise entame avec l'apparition du personnage de John Connor découvrant les plans de construction du nouveau T-800 (correspondant au modèle "Schwarzenegger) avec une certaine surprise, comme si il ne l'avait jamais vu. Rappellons que ce même John Connor l'a cotoyé pendant son adolescence dès le second film et qu'il est censé savoir qui il est et à quoi ressemble...Bref...
Première aberration donc d'une très, très longue série qui, à défaut de nous faire pleurer, va carrément prêter à rire. Il suffit de voir la maladresse et le ridicule avec lesquels sont amenées les références aux précédents films. Vous l'aurez compris, vous n'échapperez pas aux : "I'll be back", "Follow me, if You Want to Live" et surtout au morceau des Guns n' Roses "You Could Be Mine", BO de "Terminator 2" qui sort, ici, d'une radio ayant survécu à l'Holocaust nucléaire et qui, miracle, fonctionne sans piles... Un véritable massacre en règle, donc, qui ne prendra fin qu'à l'apparition du générique...C'est dire.
Dans ce flot de bétises, on aurait pu se consoler un minimum par la forme; les bandes annonces étaient sur ce point, on ne peut plus prometteuses. On est, là aussi, rapidement déçu.
Entre un décor apocalyptique qui n'a rien d'impressionnant, d'interminables dialogues explicatifs qui sonnent creux, des scènes d'actions bien gentillettes mais où ne souffle à aucun moment un vent épique, se rapprochant trop sur ce point de "Transformers", le minimum d'intéret retombe comme un soufflet.
Côté casting, seul, Sam Worthington tire à peu près son épingle du jeu. Christian Bale étant, quant à lui, décevant, peu à l'aise dans la peau du leader de la résistance. Que dire du reste du cast, totalement transparent et sous exploité.
Plus qu'une déception, cette "renaissance" est une véritable trahison.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 23:35


 Eastwick, 3 femmes belles, jeunes, seules, s'ennuient à dépérir : Alexandra, Jane et Sukie rêvent de l'homme idéal qui viendra combler leurs nuits. Comme pour répondre à leurs souhaits débarque Darryl Van Horme : il est très riche, pas vraiment beau, mystérieux et va séduire les trois jeunes femmes avec une aisance diabolique. Dans la bourgade au passé chargé en faits de sorcellerie, la vie prend alors une tournure très particulière.  (Résumé : Source : cinemotions.com)

Il a bien changé le diable. Depuis bien longtemps, on a toujours représenté le malin de la manière la plus laide et hideuse possible....mais comment ne pourrait-il en être autrement ? C'est la représentation du mal tout de même ! Mais c'est désormais sous les traits d'un grand séducteur pas forcément beau mais terriblement charismatique qu'il retrouve la toile en la personne du mythique Jack Nicholson débarquant dans une petite ville du fin fond du Massachusetts pour séduire trois femmes esseulées afin de se reproduire.
Ce qui pourrait être le scénario d'un film d'épouvante de base devient, ici, l'histoire d'une comédie réjouissante au budget confortable où ce bon petit diable va avoir du fil à retordre avec ces trois belles femmes qui vont s'avérer être de véritables sorcières. Et oui, les sorcières ont, elles aussi bien changé. Fini les vieilles grand mères pleines de verrues avec leur grimoire et leur balai. C'est désormais les séduisantes Michelle Pfeiffer, Cher (avant la chirurgie) et Susan Sarandon qui représentent, la "corporation".
Tour à tour, séduites puis envoutées, elle succomberont chacune aux arguments d'un homme qui connait en détail, toutes leurs peurs, leurs faiblesses et leur attentes. On l'aura compris, le film, au dela de son aspect fantastique, tourne autour de la séduction comme en attestent les mémorables tirades que le personnage de Nicholson s'efforce à déballer pour faire tomber les femmes dans ses bras. Ce qui nous vaut quelques moments de comédie tout à fait jouissifs, notamment le face à face amoureux entre Nicholson et Sarandon.
La séduction passée et l'attraction acquise, la comédie prend une tout autre direction. Se rendant compte qu'elles ont été utilisées, la vengeance des trois femmes sera terrible. Et d'une comédie plutôt subtile, le film, à cause à une trop grosse débauche d'effets spéciaux, pas forcément la bienvenue, s'allourdit quelque peu, perdant de son impact et de son efficacité. Heureusement, c'est sans compter sur le grand numéro d'acteur que nous offre un Jack Nicholson en totale roue libre qui envahit l'écran et nous impressionne à chacune de ses apparitions. Les femmes qui l'entourent ne sont pas en reste et forment un trio qui dégage une complicité tout à fait réjouissante. Mention spéciale au personnage secondaire de Veronica Cartwright en mère la vertue qui sous le contrôle de Nicholson, devient complètement hystérique.
La réalisation de George Miller, auteur de Mad Max et de...Babe, est tout au service de ses acteurs, soutenue par une très belle photo de Vilmos Zsigmond, un habitué de Spielberg et un excellent score de John Williams, autre habitué du réalisateur des "Dents de la Mer".
Bref, même si le film perd quelque peu de sa subtilité dans sa seconde partie, il reste une comédie tout à fait plaisante et jubilatoire. Laissez vous séduire !

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 15:47

David est un adolescent réservé, oubliant sa vie maussade en regardant le feuilleton Pleasantville, qui se déroule en noir et blanc durant les années 1950 dans une ville idéale. Sa sœur Jennifer est plutôt extravertie et ne manque pas de se chamailler avec lui. Alors qu'ils se disputent la télécommande, ils se retrouvent soudain à Pleasantville, en noir et blanc, dans la peau de deux personnages, Bud et Mary-Sue Parker. David en vient à vivre ses émotions et à les affirmer... (Résumé : Source : wikipédia)

C'est avec un certain étonnement que l'on constate de nos jours dans quel relatif oubli est tombé ce film qui mériterait une toute autre exposition. En effet, même si le succès n'a pas été tout à fait au rendez vous (le film rapportant une somme totale de 49 M$ pour un budget de 60M$), son sujet brillament traité fait preuve d'une intelligence et d'une justesse que le cinéma commercial US a perdu depuis un bon moment.
Film ambitieux, c'est d'abord, la première réalisation remarquée d'un scénariste correct, Gary Ross, auteur des scripts de films comme "Big" ou Président d'un Jour", qui nous propose ici, sous couvert d'un très bon divertissement, une véritable réflexion sur la différence, l'intolérence ou simplement la liberté d'expression...
C'est donc l'histoire de deux adolescents de notre époque qui "débarquent" soudainement dans l'univers d'un vieux feuilleton aseptisé des années 50 en noir et blanc où il fait toujours beau, où tout le monde a une vie bien rangée tels des moutons, où il ne se passe donc pas grand chose...bref, le reflet ultra conservateur de la vie de la petite famille américaine avec papa qui travaille, maman qui est aux fourneaux et les enfants à l'école. Mais l'arrivée de ces deux jeunes gens va provoquer une véritable révolution dans ce monde qui sent la naphtaline, provoquant un nombre conséquent de situations de comédie assez réussies dans un premier temps. Mais par la suite, le film prend une toute autre dimension dès l'apparition de la couleur dans cet univers en noir et blanc, comme si un vent de liberté amenée par les deux "intrus" venait à souffler dans ce semblant de dictature. Car oui, ce changement va vite déranger. On a peur du changement, de ce que l'on ne connait pas...les gens se mettent à lire, à penser ou tout simplement à aimer, bref, à avoir des sentiments, ce qui ne sera pas du gout de tout le monde.
Gary Ross expliquait à l'époque qu'il a voulu démonter le mythe des valeurs familiales traditionnelles véhiculées par des films comme "Forrest Gump" et que son intention était avant tout politique, voyant une certaine régression traditionnaliste, pointer du nez.
Par des ficelles (certes pas toujours très fines), le réalisateur n'hésitera pas  à comparer le retour à certaines valeurs, au fascisme comme en témoignent la scène de l'autodafé ou les pancartes interdisant aux gens "colorisés" de pénétrer dans les magasins.
Bourré de bonnes idées, le film est aussi d'une grande réussite formelle où les effets numériques de colorisation participent grandement à la qualité globale de l'entreprise, sans parler d'un très bon casting où se mêlent les excellents Tobey Maguire, Reese Witherspoon, Joan Allen, William Macy ou un Jeff Daniels, absolument touchant.
Entre comédie, émotion et reflexion, "Pleasantville " nous embarque pendant presque deux heures dans un fantastique voyage à la frontière entre "Retour vers le Futur" et "The Truman Show".

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : ciné-blogs
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 12:45


Dans la cave du château de Malevil, les conseillers municipaux, réunis autour du maire, Emmanuel, débattent âprement d'un projet local. Sont présents également Momo, un jeune homme un peu attardé, et sa mère, la servante du domaine. Subitement, la lumière s'éteint, un éclair aveuglant déchire l'obscurité, un vent apocalyptique se lève et une chaleur insupportable s'abat sur les lieux. Après quelques minutes de terreur, le maire et ses conseillers constatent que leur environnement n'est plus que néant et désolation. Etant les seuls survivants, ils se tournent instinctivement vers Emmanuel, qui prend la tête du groupe. Peu à peu, ils tentent de s'organiser et de reprendre goût à la vie. Ils réapprennent ainsi ce que les mots amitié et solidarité veulent dire... (Résumé : Source : mk2)

Le jour d'après à la française...On peut compter sur les doigts d'une main, les films d'anticipation tournés dans notre pays, certainement par manque de moyens, évitant de ce fait de tomber dans des sous produits qui feraient pâle figure devant leurs homologues américains. Souci que nos voisins, notamment transalpins ne considèraient pas eux comme un handicap en voyant le nombre de série B voire Z,  produites à l'époque sur le thême de l'explosion nucléaire de l'autre côté des Alpes. A la vision de ce "Malevil", on peut certainement affirmer que les producteurs français ont bien fait de ne pas tomber dans le piège en nous livrant un film qui se positionne parfaitement entre le film Bis et le film d'auteur. Film Bis donc par son thême, classant le film immédiatement dans la catégorie des fameux post nuke mais la similitude s'arrête là. Point de barbares ringards ici, ni de véhicules futuristes invraisemblables, Christian de Chalonge a misé sur un certain réalisme au détriment du spectaculaire en suivant l'évolution d'une micro communauté survivante de l'holocauste nucléaire.
Adapté du roman de Robert Merle édité en 1972, le réalisateur en a uniquement repris les personnages et le postulat de départ avec une volonté de reflexion sur le comportement des hommes après leur retour à l'état sauvage. A ce propos, l'auteur, tellement mécontent de voir son livre à ce point détourné (le fin étant littéralement différente) a décidé de ne pas voir son nom être associé au film d'où une annotation dans le générique mentionnant uniquement une adaptation très libre du roman.
Après la fameuse explosion, un petit groupe de survivants va donc se regrouper autour du maire d'un petit village promu chef, qui va tenter d'organiser le plus efficacement possible la gestion des ressources restantes. Situé en pleine campagne, là où la technologie n'a pas encore envahie le quotidien de ses habitants, le scénario appuie la reflexion de savoir comment l'homme "moderne" survit dans un environnement primitif, privé de tout contact avec un quelconque aspect de la civilisation.
C'est avec l'apparition d'un second groupe de survivants avec à leur tête un chef tyrannique se prenant pour l'élu, que va se dévoiler le véritable aspect de la nature humaine en appuyant l'hypothèse que, pour survivre, il ne faut par unir nos forces mais éliminer son prochain...
L'homme, même dans les pires circonstances, ne peut s'empecher de rechercher le pouvoir en provoquant d'éternels clivages...Un message que De Chalonge nous fait passer de manière simple et sans artifices grâce à une galerie d'acteurs admirables que l'on attendait pas forcément dans cet univers : Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jacques Villeret ou Jean Louis Trintignant...
Les décors apocalyptiques sont quant à eux impressionnants et totalement réussis, apportant une crédibilité supplémentaire au crédit de ce film au rythme certes très lent mais qui s'avère très vite passionnant. Malheureusement, "Malevil" reste aujourd'hui une curiosité injustement oubliée.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 17:55


Detroit sombre de plus en plus dans le chaos et la confusion. Alors que la police se met en grève, une nouvelle drogue appelée Nuke déferle sur la ville et provoque une vague de violence sans précédent. Un seul flic, RoboCop, semble capable d'enrayer le procéssus. Mais dans l'ombre, un autre cyborg se prépare à mettre en pratique son unique directive : éliminer RoboCop. (Résumé : Source : cinemovies.fr).

Après le succès public et artistique de "Robocop", il aurait été surprenant de pas voir poindre une séquelle dans sa foulée. Ce "Robocop 2" arrive donc trois ans après le film de Verhoeven. Autant dire que la pression était forte et le défi de succéder à un tel monument du genre, élevé. Le premier risque était de ne pas trahir complètement son propos, tellement le film de Verhoeven véhiculait un message fort. Un piège dans lequel cette suite n'est heureusement pas tombée, du moins en apparence, reprenant sans conteste cette critique des dérives commerciales et politiques de notre société, sans oublier également, la dimension christique de l'original.
Mais là où Verhoeven parvenait avec subtilité et intelligence à partager sa reflexion, le pourtant aguerri Irvin Kirshner qui reprend le flambeau ici, nous propose, malheureusement, un lourd duplicata de cette même reflexion en appuyant lourdement son propos (Rien que de voir le méchant nommé Cain est éloquant). Le faisant passer rapidement au second plan, le film prend malheureusement la direction d'un banal film d'action où le "Robocop" rapidement libéré des directives de son employeur dans une scène frolant le ridicule, va se mettre en chasse du dealer numéro 1 du moment. Le scénario partant ensuite dans tous les sens avec une part non négligeable pour l'action, on ne peut qu'être profondément déçu par la tournure que prend cette suite.
"Robocop 2" est-il donc un film pour rien? Pas tout à fait...Si on a décidé de mettre de côté, le désormais classique de Verhoeven, on peut finalement apprécier un métrage peu avare en action, à l'univers proche de la bande dessinée. Le scénario écrit par Frank Miller, célèbre auteur de BD, n'y étant certainement pas étranger et surtout, bourré d'action efficace, la maitrise de Kirshner, réalisateur du chef d'oeuvre "L'Empire Contre-Attaque", y étant certainement, là aussi, pour quelque chose. Certains effets spéciaux ont néanmoins pris un certain coup de vieux : maquettes, incrustations et animation des robots, particulièrement pendant le combat final, mais, une nouvelle fois, rien de catastrophique.
Alors oui, les adorateurs de "Robocop" diront que ce film est une pale séquelle qui s'avère sans grand intéret. Même si dans le fond, ils n'ont pas forcément tort, cette suite a le mérite de nous divertir correctement et c'est déja pas mal. Surtout quand on verra deux ans plus tard, la ridicule seconde séquelle, veritable nanar qui conclu de la plus mauvaise des façons la trilogie du flic d'acier.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Horrorkult.com
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 13:54


Au XXIe siècle, l'Omni Consumer Products (OCP), une multinationale, contrôle la police de Detroit, qui doit faire face à une criminalité sans cesse croissante : en moins d'un ans, 31 policiers ont été tués pendant leur service. La situation est telle que les technocrates de l'OCP envisagent sérieusement de faire appel à des robots pour assurer la sécurité publique. Deux conceptions s'opposent alors : celle de Jones, qui a conçu le ED209, un monstre d'acier bardé d'électronique, et celle de Leon, partisan du programme Robocop, mi-homme, mi-robot. Ce dernier projet l'emporte et Alex Murphy, un jeune policier assassiné par des truands, devient le Robocop.  (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Plus de 20 ans...Et oui, cela fait déja plus de 20 ans que le fantasque Paul Verhoeven a réalisé ce fantastique récit d'anticipation qui nous offrait une reflexion d'une extrême justesse sur les dérives financières, médiatiques et sécuritaires auquelles nous avons droit aujourd'hui. Plus qu'un excellent film d'action, "Robocop" est avant tout un brûlot cinématographique dénonçant intelligemment l'omnipuissance des grandes sociétés qui sont en passe de surpasser tout pouvoir politique, illustrée ici par la main mise du cartel OCP sur la quoditien des habitants de Détroit. En effet, les services publics ont été privatisés à l'image de la police qui vient de passer sous le joug de cette multinationale. Pour rentabiliser ce nouvel investissement, l'OCP se doit d'alimenter la criminalité pour mieux vendre ses nouveaux projets de cyber police. Parmi eux, le superflic "Robocop", fruit d'une expérience sur un ancien flic décédé en mission.
Le parallèle avec ce qui se passe plus de 20 ans après devient donc une évidence. A force de libéralisme et de mondialisation, notre société va tout droit dans la direction que Verhoeven avait décrit au travers de cette fiction pas si surréaliste que ça.
Le film commence fort, par un faux bulletin d'infos où la banalisation des nouvelles est interrompue par des spots pubs invraissemblables. Ce qui était pour certains inimaginable est, malheureusement, devenu une réalité incarnée par un pseudo journalisme avide de sensations fortes, quitte à détourner la réalité.
Au dela du divertissement, la suite n'est que l'illustration de ce qui se passe quotidiennement dans notre monde. Une course déshumanisée à la survie où chacun doit se sortir par n'importe quel moyen. C'est une jungle, comme le répètent plusieurs intervenants. Une déshumanisation telle que seule cette "machine" mi-homme, mi-robot qui a connu une seconde naissance (Verhoeven qualifiant son personnage de Jesus Christ des temps modernes) est encore capable de connaitre des sentiments, se battant contre des ordres qu'on lui a programmé tel un mouton qui a décidé de ne plus suivre le chemin qu'on lui dicte. En cela, "Robocop" est un grand appel à la rebellion.
D'un point de vue formel, la réalisation est d'une efficacité et d'une violence toujours aussi redoutables. Comme à son habitude, aucune fioriture à l'écran, Verhoeven enchaine les séquences chocs avec une immense inventivité. Seuls quelques effets spéciaux datent le film comme certaines maquettes, incrustations ou l'animation du balourd ED 209. Mais rien qui n'handicape un message fort qui a fait et fera toujours date dans l'histoire du cinéma fantastique.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Horrorkult.com
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 18:08


Peu après l’holocauste atomique, des survivants errent sur les routes à bord de leurs motos. Ils débarquent dans ce qui semble être un reste de civilisation et s’installent dans un étrange bâtiment désaffecté. Hôtel ? Restaurant ? Immeuble ? Non rien de tous ça mais un laboratoire (comme par hasard bien sûr !) presque en état de marche. Mais une meute de rats attaquent et défient le groupe, bien décidés à les dévorer un par un… (Résumé : Source : horreur.com)

De nos jours encore, on qualifie le sinistre cinéaste Ed Wood de plus mauvais réalisateurs de tous les temps. Certes ses films ultra fauchés n'évitaient pas le ridicule mais avaient au moins le mérite de véhiculer un minimum d'idées. Ce n'a jamais été le cas de Bruno Mattei, le pire tacheron du cinéma bis italien qui, malgré, une filmographie conséquente, a réalisé un nombre hallucinant de navets phénoménaux, copies lamentables de films à succès de qualité, rendant même un semblant de noblesse aux films de Ed Wood. Absolument mauvais, le pseudo cinéma de Mattei prête tellement à rire qu'un culte lui est voué par tous les amateurs de nanars qui se réunissent pour des séances spéciales, c'est dire...
Les connaisseurs se souviendront des "perles" suivantes : "Pénitentier de Femmes", "Robowar" ou "Virus Cannibale". Mais la "star" des "stars", c'est ce "Rats de Manhattan". Suivant la mode Post Nuke inspirée par l'excellent "Mad Max 2"" et déja recopiée par ses collègues transalpins (Les Nouveaux Barbares, 2019 après la chute de New-York...), Bruno Mattei ne pouvait pas passer à côté du fillon en nous proposant 1h35 de fous rire nerveux où la nullité devient un art. En effet, ici tout est nul dans le sens le plus littéral du terme. A commencer par son histoire (scénario est un gros mot ici), celle d'une bande de nazes à motos qui vont s'enfermer dans un local à l'abandon pour fricoter avec des rats inoffensifs. Et oui, faute de budget minimum, point de Manhattan ici, mais simplement un bout de rue en studio avec des facades en carton et un entrepot dévasté en guise de décor et quelques rats lancés de manière alléatoire par de pauvres assistants sur ceux qui composent le plus improbable des castings. Des acteurs (?!!) plus tartes tu meurs, qui vont devoir lutter au sens propre comme au sens figuré, à éviter le ridicule pendant toute le durée du film. Malheureusement, dès le départ, c'est peine perdue à les voir gesticuler dans tous les sens et à déblaterer des lignes de dialogues plus bêtes qu'un sinistre mode d'emploi.
Tellement con, le film aurait pu être un minimum divertissant...même pas. On a malheureusement le droit à une succession de scènes risibles où les bras cassés "luttent" contre les rats pour s'echapper du local où ils se sont enfermés et où les filles participent au concours de celle qui criera le plus fort. Ces rats qui sont tout sauf inquiétants, c'est plutôt la santé mentale des responsables de cette entreprise qui nous inquiète...Bref, entre deux fous rires, on s'ennuie ferme, attendant avec empressement la fin du calvaire. Visiblement conscient (ou pas...) de la purge absolue qu'il est en train de commettre, Mattei nous offre un baroud d'honneur, le twist le plus tarte (et culte) de l'histoire du cinéma qui donne à ce film, un statut de nanar galactique plus que mérité.
Entre fous rires et consternation, ce film a tout de même le mérite de vous remonter le moral en toute circonstance. "Les Rats de Manhattan", un film thérapeutique ? Merci Bruno !

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Horrorkult.com
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 16:44


La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau «Star Trek», mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk (Chris Pine), originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock (Zachary Quinto) issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Les trekkies (fans hardcore de l'univers Star Trek) se sont desespérés au fil des années devant les multiples adaptations sur grand écran de leur série TV préférée, tellement celles-ci avaient sombré corps et âme dans les limbes les plus profondes de la production cinématographique.

Soit. Il est vrai que la série originale, de laquelle est tirée cette préquelle moderne, ne fut adaptée que six fois sur les dix précédents passages sur grand écran mais, force est de contater que, mis à part les seconds et troisième film, ces longs métrages n'avaient pas de quoi soulever les passions, surtout pas les derniers opus, issus de divers spin-off tout à fait négligeables.
C'est donc avec une emotion certaine que les trekkies et, surtout, les fans de science-fiction, ont accueilli l'information d'une nouvelle adaptation de la série originale, revenant sur sa genèse et celle de ses héros. Une excellente nouvelle, d'autant plus que l'on apprit que le créateur de Lost, J.J Abrams serait aux commandes de cette énorme machine.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la deception est à la hauteur de l'attente.
Conscient qu'il tenait là une vraie bombe qui risquait de lui sauter à la figure si les fans étaient déçus, Abrams a pris un minimum de risques, voire aucun.
En effet, pour ne pas froisser ces fans, il s'est surtout consacré à peindre, dans un premier temps, une vaste galerie de personnages, très appuyée pour bien faire comprendre qui a pris la place de qui, ce qui nous vaut quelques scènes particulièrement surprenantes comme l'introduction qui voit la rocambolesque naissance de Kirk dans un sacrifice tout Hollywoodien.
Passée cette longue présentation, on était en droit d'attendre, lors de la réunion des personnages à l'académie de Starfleet, un développement de leurs rapports à l'image de ce qu'avait fait Paul Verhoeven dans "Starship Troopers". Mais, malheureusement, Abrams nous balaie tout cela d'un coup par une ellipse temporelle ultra frustrante, illustrée par un simple carton : "Trois ans plus tard"....
Heureux d'avoir satisfait les fans, le réalisateur pense enfin aux autres en demarrant enfin son intrigue. Tout le monde embarque donc pour l'USS Enterprise pour une sombre aventure de vengeance et de trou noir, tout ce qu'il y a de banale et de confuse. Toujours dans le but de satisfaire les geeks, Abrams nous refait le coup des fractures temporelles comme dans "Lost" pour réintroduire le personnage original de Spock, toujours interprété par Leonard Nimoy, ce qui n'apporte que peu de chose à un récit déja sans grand intéret, si ce n'est, lui permettre quelques facilités scénaristiques.
Côté spectacle, si l'action est agréable à regarder, elle ne procure jamais de frissons, notamment à cause d'une caméra toujours tremblotante et surtout un manque évident d'ampleur, à l'image d'un final particulièrement vite expédié et où jamais on ne ressent le moindre danger.
Plus que tout, c'est donc ici que le bas blesse, car toute cette bande aussi sympathique qu'elle soit (le casting étant correct sans plus), on est jamais ému, ni inquiété, ni même intéressé par leur sort. Sans parler de l'humour, quasi omniprésent, qui s'avère être d'une certaine lourdeur (Pauvre Simon Pegg)
Ce qui fait que de bout en bout, malgré toute la bonne volonté du monde, on regarde ce film avec un certain détachement.
Au final, malgré les tentatives d'Abrams d'imposer son univers, cela reste beaucoup trop frileux et superficiel et le talentueux producteur réalisateur nous rend une copie baclée. Une deception.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction
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