Action / Aventure

Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 14:05

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Londres, 1982. Au cours d'une manifestation organisée par les militants de la "Voix du peuple", un groupe pacifiste luttant contre le nucléaire, un homme est abattu au nez et à la barbe du service d'ordre. Cet homme était un agent des services de renseignements britanniques, infiltré dans l'organisation depuis quelque temps déjà. Sa mission tirait à sa fin ; il avait en effet découvert que certains leaders de cette organisation préparaient un attentat de grande envergure pour frapper l'opinion publique. Pour le remplacer, un nom s'impose d'emblée : celui de Peter Skellen, un brillant officier du S.A.S. (Secret Air Service). A la suite d'une mise en scène, Skellen est radié du S.A.S. pour avoir brutalisé deux officiers étrangers. Son physique attirant va servir au mieux sa mission. Il devient très vite l'amant de Frankie, une militante de la "Voix du peuple". (Source : cinédestin)

 

Entre la fin des années 70 et le milieu des années 80, les actions terroristes de revendication politique, se multiplient à travers le monde. De l’Afrique à l’Europe en passant par le Proche Orient, le globe connait une vague sans précédent où la moindre contestation justifie une action.

Forcément, le cinéma n’allait pas se priver d’exploiter ce climat d’insécurité mondial et le nombre de projets s’inspirant de ces faits divers se mit à gonfler rapidement. Pour le cas présent, direction Londres pour l’une des plus grosses productions de l’année 82 outre manche.

Surfant sur une crainte toujours plus grandissante du nucléaire à l’époque (voir « Le Jour d’Après » produit aux USA, l’année suivante), ce film nous narre comment les S.A.S vont devoir déjouer une action terroriste de grande ampleur fomentée par un groupuscule anti-nucléaire soi-disant pacifiste. Un pitch des plus simplistes pour un film que l’on peut prendre de deux manières totalement différentes.

Si l’on a décidé de se poser devant un simple film d’action espionnage en faisant totalement abstraction du fond, alors oui… On passe un très bon moment, le film étant ultra efficace malgré quelques longueurs et un final qui laisse un peu sur sa fin.

De l’infiltration à la prise d’otage finale, la tension monte crescendo grâce à une intrigue plutôt bien ficelée sauf quelques « coquilles » grossières et erreurs de mise en scène et de montage presque impardonnables.

Dans la droite lignée des films de commandos, le film se regarde donc avec un enthousiasme certain, porté par un casting solide avec Lewis Collins, star de la série « Les Professionnels » et une excellente Judy Davis

Après, si l’on décortique le film en profondeur, on peut tout de même émettre quelques doutes quant à l’axe choisi. En effet, on ne peut nier que le film se situe clairement du côté des pro-militaristes, faisant passer les pacifistes, financés par d’obscurs mafieux, pour des illuminés prêts à faire sauter… des missiles nucléaires pour que leur message soit entendu…

Heureusement, l’armée est là pour tout remettre en ordre…

Pas de demi-mesure donc et surtout pas de réflexion très fine sur un sujet plus que polémique.

A chacun de faire son propre jugement…

Reste un bon film d’action qui, malgré de nombreux signes de vieillesse, tiens encore bien la route.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Les 3 M
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 16:15

Blue-chips

 

Pete Bell, entraîneur de choc, a donné sa vie au basket. Sans concession, il ne pardonne pas la faiblesse, ne sait pas faire de compromis, et déteste la publicité, le mercantilisme et surtout, perdre.
Cette annee, son équipe, les Dauphins, risque d'être reléguée au classement inférieur. Afin d'éviter cela, Pete va devoir engager les jeunes espoirs des lycées américains appelés les Blue Chips... (Source : cinemotions.com)

 

Malgré une carrière jalonnée d’autant de chef d’œuvres que de succès, le réalisateur de « L’Exorciste » et de « French Connection »  semble un peu à bout de souffle en ce début des années 90. Même si la qualité de son travail n’est nullement en cause, « Police Fédérale Los Angeles » réalisé en 1986 étant l’un des plus grands polars de l’histoire du cinéma, ses relations avec les studios et l’accueil mitigé du public en salles compliquent ses projets. On ne compte plus les projets avortés pour un Friedkin  à la recherche d’un nouvel élan après l’horrifico- raté « La Nurse », premier vrai faux pas artistique de sa carrière.

En 1992, sa femme, la productrice Sherry Lansing prend la tête des studios Paramount. Une chance pour Friedkin  de renouer avec un grand studio et de se relancer. Il signe rapidement un contrat de trois films.

Passionné par le Basketball, Friedkin choisit un script de Ron Sheldon, spécialiste des films « sportifs », surfant sur la mode NBA du moment (c’est l’époque de l’âge d’or avec les Michael Jordan et Magic Johnson),  pour honorer la première partie de son contrat. Un scénario inspiré de la carrière de Bob Knight, l’un des plus grands entraineurs de Basket universitaire de l’histoire, au caractère bien trempé…très proche de celui de Friedkin. Au delà du portrait de cet homme, c’est la dénonciation de la corruption qui gangrène le milieu du sport universitaire, dépassant le simple cadre du film de sport,  qui intéresse le réalisateur…

Mais bon…Même en étant un fervent admirateur de Friedkin, que dire devant un résultat aussi indigne de son talent. Abandonnant l’approche documentaire qui faisait la force son cinéma, le cinéaste nous livre un film anonyme où le discours est noyé dans une morale démagogique, limite ringarde. La mise en scène est paresseuse et convenue, le script, sans surprise, négligeant le fond et surtout, les personnages secondaires, transparents.

Le dernier quart d’heure, d’un niveau à la limite du pathétique,  achève un film qui avait pourtant tout pour être intéressant.

Finalement, seule la performance de Nick Nolte dans la peau de cet entraineur incorruptible suscite un minimum d’intérêt et encore…Le film aura eu au moins le mérite de faire connaitre deux futures stars de la NBA, Penny Hardaway et surtout, Shaquille O’Neal qui ont fait les beaux jours des parquets pendant presque 15 ans par la suite.

C’est à peu prêt tout ce qu’il faut retenir de ce film que l’on a du mal à croire qu’il soit réalisé par un cinéaste de la trempe de Friedkin et c’est bien, bien trop insuffisant…

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Les 3 M
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 19:09


A Los Angeles, le FBI est sur les dents : pour la 26ème fois, une banque a été cambriolée par le même gang, portant des masques de présidents américains, du travail de pro, réalisé en 90 secondes sans violence, ni bavure... et sans laisser de traces. Pourtant à l'aide d'infimes détails, un jeune agent du FBI, Johnny Utah découvre que les gangsters sont probablement des pros du surf. Il décide d'infiltrer ce milieu étrange et violent, composé de clans. Il va y rencontrer Bodhi, un pro parmi les pros, qui va l'initier au goût du danger, à la recherche de la parfaite maîtrise de soi. Pris entre sa mission et son attirance pour l'aventure et le risque ultime, Johnny va-t-il dépasser le point de non-retour ? (Résumé : cinemovies.fr)

Chaque génération a son film symbole. Un culte voué à certains métrages qui profitent d'une mode, d'un contexte pour centraliser tous les sentiments, toutes les aspirations de toute une catégorie de jeunes gens à une époque donnée. Ce fut le cas du "Grand Bleu" à la fin des années 80, qui, sans être un chef d'oeuvre absolu, symbolisait, à merveille, la recherche éternelle de cette liberté d'être et de penser au milieu d'une société aux moults règles.
C'est un peu sur le même message que se situe le film de Kathryn Bigelow sous couvert d'une intrigue policière classique. En effet, "Point Break" est, avant tout le portrait d'une tribu, celle des surfeurs, toujours en quête de la sensation de liberté extrême. Une tribu dans laquelle il est extrêmement difficile d'y entrer, tel un clan où chaque individu en recherche de son identité cherche à y adhérer pour commencer à exister ou du moins, à en avoir la sensation.
Le parallèle avec le parcours classique de l'adolescent lambda est donc évident.
C'est donc tout naturellement que toute une génération s'est identifiée à ce héros surfeur qui braque des banques sans violence pour lutter contre la société et l'ordre établi. Jusqu'au jour où il va trouver sur son chemin, un jeune loup du FBI, tout frais sorti de sa formation. Lui aussi se cherche. Insolent, il ne supporte pas non plus l'autorité. Il est donc le candidat idéal pour infiltrer la tribu au risque de prendre gout à la philosophie du "gourou" braqueur incarné par Patrick Swayze. Mais le jeune flic a des principes. Et même s'il est peu à peu attiré par cette "vague" libertaire, il a une mission et compte bien la mener à bien.
Déja bien rodée sur de petits films réussis (Aux Frontières de l'Aube et Blue Steel), Kathryn Bigelow s'attaque donc à un film plus conséquent et s'en sort plus que bien. Outre une mise en scène stylisée mais pas trop, toujours agréable, elle rythme parfaitement son film à coup de scènes spectaculaires. Epaulée à la production par son (désormais ex) mari, James Cameron, Bigelow rend un film fort et viril mais qui ne tombe jamais dans l'excès de testosterone gràce à une approche aussi bien axée sur l'action que sur la psychologie de ses personnages.
On ressort donc avec le sentiment d'un film complet, avec une mise en scène plus que solide qui passe parfaitement le fil des années.
"Point Break", c'est aussi le film qui consacra Keanu Reeves au rang d'icone pour une jeune génération aussi bien féminine que masculine, parfait dans son rôle de jeune flic toujours en quête de soi. Face à lui, on retrouve donc un excellent Patrick Swayze, plus que convainquant dans la peau du leader de la tribu des surfeurs. Sans oublier Lori Petty et l'eternel second couteau, Gary Busey qui complètent à merveille le casting.
Presque 20 ans après sa sortie, le film de Kathryn Bigelow ne se démode pas, ni dans son fond, ni dans sa forme. Une qualité dont peuvent se vanter, très peu de blockbusters de l'époque.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Cinéculte
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 13:18


Un bateau espion du Royaume-Uni, sombre dans les eaux albanaises après avoir heurté une mine, engloutissant avec lui l'ATAC, système top secret de lancement de missiles. Les services secrets britanniques déclenchent une opération sous-marine discrète pour récupérer l'appareil. L'opération est conduite par un couple d'archéologues marins, Timothy et Iona Havelock. Mais le tueur cubain Hector Gonzalès interrompt brutalement les recherches en assassinant le couple sous les yeux de sa fille Mélina. James Bond entre alors en scène et s'en va enquêter, secondé de la séduisante et vengeresse Mélina, sur les liens de Gonzalès avec le système ATAC... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Douzième épisode de la saga Bond, cet opus marque un tournant dans la franchise. Depuis 1962, le célèbre agent secret de sa majesté a vu son personnage et son environnement évoluer, tout d'abord par le changement d'acteur en 1973 avec le passage de témoin entre Sean Connery et Roger Moore pour "Vivre et Laisser Mourir" qui, même si il n'a jamais eu les faveurs des fans purs et durs, reste encore aujourd'hui un Bond convainquant avec son flegme typiquement british. Ensuite, d'une saga d'aventure plutôt sérieuse et spectaculaire, la série plonge peu à peu vers une invraisemblance et un décalage exagéré limite parodique qui arrive à son apogée en 1979 avec "Moonraker", épisode fourre tout avec personnages improbables (Jaws) et situations rocambolesques (la station spaciale...) faisant basculer la saga vers une direction qui s'éloigne de ses fondamentaux. Et malgré un succès mondial incontestable avec plus de 200 millions de dollars de recette à travers la planète, les producteurs décident de revenir aux sources pour l'épisode suivant, menacés également par un Roger Moore tout prêt de quitter la série.
C'est donc sur un registre beaucoup plus traditionnel que se joue cette aventure numéro 12 qu'est ce "Rien que pour vos Yeux". Basé sur deux courtes nouvelles écrites par Ian Fleming, le film met aux prises un James Bond plus posé aux prises avec un méchant des plus sobres comparer à ses prédécesseurs, désireux de revendre aux ennemis russes, un système électronique de l'armée britannique. Dès les premières images, cette volonté de retrouver les racines du personnage est flagrante avec la visite de Bond au cimetierre où est enterré sa femme, décédée à la fin de "Au Service Secret de Sa Majesté". S'en suit un retour en forme de clin d'oeil de Bloefeld, son ennemi juré qui tente une nouvelle fois de l'éliminer sans succès. Et après un générique toujours aussi réussi de Maurice Binder où, pour la première fois dans l'histoire de la saga, apparait la chanteuse interprète de ce générique, l'intrigue démarre avec l'apparition de la nouvelle James Bond girl en la personne de notre Carole Bouquet nationale. D'un rythme assez élévé, soutenu par une intrigue simple mais néanmoins intéressante, le film se regarde avec un plaisir retrouvé, notamment grace à un très bon casting et d'excellentes scènes d'action. On se souviendra de l'énorme course poursuite dans la campagne espagnole à bord de la mythique 2CV jaune mais aussi de toutes les scènes à ski dans la station italienne de Cortina d'Ampezzo ou des divers combats sous marins réalisés avec talent par l'équipe de Remy Julienne. Bref, le film reste riche en péripéties de bonne tenues, mis en scène pour la première fois par John Glen, jusqu'alors monteur et réalisateur de la seconde équipe sur les épisodes précédents, qui insuffle un renouveau salvateur pour une saga qui semblait se perdre. Malheureusement, ce second souffle sera de courte durée, les films suivants retomberont rapidement dans des travers qui nous feront regretter à jamais, les premières aventures de 007.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Les Cinéphiles Associés
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 09:48

Afin d'échapper aux forces de l'ordre, Charles Rane a décidé de se faire refaire le visage. Mais le terroriste est appréhendé avant d'avoir pu mettre son plan à exécution. Le FBI embarque incognito Rane à bord d'un avion de ligne, dans lequel a pris place John Cutter, agent de la sécurité de l'American International Airlines, hanté par la récente disparition de sa femme, abattue par un gangster. Ce qu'ignorent les agents du FBI, c'est que des complices de Rane sont montés dans l'avion. Après le décollage de l'appareil, les terroristes surgissent, prennent les passagers en otages et dictent leurs ordres à l'équipage. Mais Cutter, n'écoutant que son courage, se fait fort de sauver ses compagnons d'infortune. (Résumé : Source : wikipédia.fr)

Il est de ces films qu'on a plaisir à voir et à revoir quand on a un moment à perdre, totalement prêts à laisser son cerveau de côté pour se laisser divertir pendant 1h30. "Passager 57" fait assurément partie de ces films. Loin d'être un nanar destiné au marché de la vidéo vers lequel le pauvre Wesley Snipes s'est tourné aujourd'hui, ce long métrage se laisse toujours regarder avec un certain plaisir. Non pas qu'il soit d'une qualité et d'une consistance exceptionnelle mais le but de divertir à un rythme soutenu est largement atteint, quitte à mettre de côté tout semblant de vraisemblance. Il suffit de voir l'introduction pour s'en laisser convaincre, avec le méchant Charles Raine (remarquablement interprété par l'inquiétant Bruce Payne) qui, juste au moment de subir une opération de chirurgie esthétique, s'apercevant de l'arrivée imminente de la police, tue le docteur puis s'echappe en sautant du haut de l'immeuble en retombant sur ses deux pieds. Une scène qui donne le ton de ce qui va suivre. C'est à dire une succession de situations rocambolesques, enchainées parfois assez bizzarement mais d'une efficacité certaine, bénéficiant visiblement d'un budget assez confortable.
Dès la prise d'otage, le rythme ne retombera plus jamais jusqu'au générique de fin. Entre temps, ce seront bastons, fusillades, punch line, bref, le cocktail habituel de tout bon film d'action estampillé 90's. A ce titre, Kevin Hooks, acteur réalisateur issu de la télévision, ne nous trompe jamais sur la marchandise. Oubliées, les lacunes, on ne s'ennuie jamais, pris par l'enjeu et l'intrigue, même mince du film.
Côté casting, outre le fait de voir avec plaisir un Wesley Snipes en forme, ce qui est devenu extrêmement rare, un Bruce Payne pourri à souhait, on reconnaitra l'ex-madame Hugh Grant, Elizabeth Hurley en méchante hotesse et le toujours pateau Tom Sizemore, pas encore ici envahit par les kilos... 
Alors non, ce film ne laissera pas une trace indélébile dans l'histoire du cinéma, ni même, ne se placera parmi les meilleurs films du genre, mais il reste suffisamment honnête et bien ficelé pour ne pas le jetter parmi les navets qui fleurissent dans les bacs à soldes des supermarchés.


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Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Cinéculte
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 17:53

Sur une plate-forme à la surface de l'océan, un groupe de savants fait des recherches sur les fonds marins au large de la Floride. Les scientifiques découvrent au fond de l'eau un sous-marin nucléaire russe échoué qu'ils essaient de ramener à la surface. Au cours de la procédure, ils trouvent un artéfact qui semblerait être originaire du royaume perdu de l'Atlantide et ils font appel à une experte en la matière pour examiner l'objet. Pendant ce temps, une fuite radioactive au niveau des tubes lance-missile du sous-marin provoque la remontée à la surface de la fameuse île de l'Atlantide, ce qui provoque évidemment un gigantesque raz-de-marée qui renverse la plate-forme. Les savants qui ont survécu à la catastrophe sont secourus par deux mercenaires américains qui se trouvait à bord d'un yacht dans les environs. Tous ensemble, ils abordent une île voisine où tout a été anéanti. Ils ne tardent pas à être attaqués par les responsables de ce massacre, un groupe d'envahisseurs menés par un nommé Crystal Skull, qui se prétendent descendants des Atlantes. Grâce aux deux mercenaires, les scientifiques rescapés parviennent à échapper à ces redoutables agresseurs et volent un hélicoptère pour quitter cet endroit. Mais l'aventure est loin d'être terminée. (Résumé : Source : club de monstres.com)

Dans les années 80, le cinéma d'exploitation transalpin nous avait habitué à tout, surtout à repomper sans honte, les grands succès du cinéma populaire anglophone. De "Mad Max 2" à "New-York 1997" en passant par le premier "Rambo", c'est une floppée de copies plus fauchées les unes que les autres qui ont fleuries sur les écrans. Post nuke, films de guerre, films d'horreur, tous les genres y sont passés.
Ruggero Deodato qui s'était vu attaché presque malgré lui, l'étiquette du réalisateur de film de cannibales par excellence, après le succès et les grosses polémiques qu'ont suscitées son film phare "Cannibal Holocaust", se voit proposer ce petit film d'aventures au budget plus que serré, véritable fourre tout, mélangeant tous les genres précédemment cités.
En effet, sous le couvert d'un scénario de timbre poste absolument invraisemblable, Deodato va s'amuser à mélanger tous les codes de "l'exploit'" italienne sans vergogne et sans limites malgré un manque de moyens plus qu'évident.
Après une mise en place rapide et confuse avec une présentation baclée des personnages, ça continue comme un vulgaire film catastophe tourné par une bande de potes avec l'arrivée d'une grosse tempète visiblement filmée dans une salle de bain, provoquée par les radiations d'un sous marin russe à l'abandon...(!!!???) Ce qui va provoquer le retour à la surface de....l'ile de l'Atlantide et d'un bastion de guerriers prêts à la défendre....C'est là qu'on bascule dans le post nuke de base avec ces "warriors" du pauvre, tous justes sortis d'un mauvais carnaval, décidés à éliminer les responsables de la remontée de l'ile à la surface...Oui, il faut suivre, tellement le scénario est crétin...
Qu'en est-il de la suite ? et bien des affrontements en ville d'abord, puis dans la jungle jusqu'au final hallucinant. Et c'est tout ce qui fait le petit intéret de ce film. En effet, au dela du fait qu'il soit débile et fauché, ce film est surtout incroyablement rythmé, enchainant les scènes d'action de manière effrénée et filmée d'une manière plus que convenable par un Deodato qui est loin d'être un branque, à la différence de ses homologues Bruno Mattei ou Larry Ludman...On ne s'ennuie donc pas une seconde devant ce spectacle qui s'avère finalement regardable à défaut d'être de qualité. On ne pourra s'empêcher de rire en voyant les mêmes figurants se faire tuer plusieurs fois, la production ayant certainement oublié d'en engager suffisamment, on les recycle d'une scène à l'autre ou encore devant l'incroyable conviction de ces mêmes figurants à mourir...Mais c'est finalement, ce qui fait le charme de ces nanars fauchés qu'on se fait un plaisir à voir entre potes, contents de retrouver sur l'écran des habitués du genre, Christopher Connelly ou Ivan Rassimov, visiblement aussi convaincus que nous de la qualité de la production.
Pour une soirée à thême ou pour simplement les amateurs de nanars transalpins, ce film fait aisément partis des must du genre. Nul mais fun...

 

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 19:55


Le milliardaire Philip Stevens a décidé de transformer sa villa de Palm Beach en musée où il présentera sa fabuleuse collection d'oeuvres d'arts. Pour le voyage, il a convié tous ses amis et la presse à embarquer à bord de son Boeing 747 personnel. Mais deux malfrats sont bien décidés à dérober la fabuleuse cargaison. Tandis que l'avion vole tranquillement vers le petit paradis, la tempête se lève. D'un côté comme de l'autre, les projets vont être chamboulés. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Depuis la fin des années 90, le film catastrophe est de retour après un creux de plus de 15 ans.  En effet, les "Armagueddon", "Twister" ou autres "Deep impact" ont succédé aux "Airport" ou "Poseidon" à coup d'effets spéciaux de plus en plus spectaculaires, générant un succès toujours grandissant. Mais là où, de nos jours, la part belle est réservée au spectacle à  la limite du vraisemblable, leurs "ancètres" misaient sur une recette bien précise basée sur les peurs collectives les plus courantes. Parmi celles-ci, la simple peur de l'avion...C'est en 1970 qu'apparait le premier film "aérien", le fameux "Airport" mettant en scène les stars de l'époque, Burt Lancaster et Dean martin. L'énorme succès du film engeandra en 1974 un nouveau long métrage du genre, "747 en péril" où Charlon Heston tenait cette fois-ci, le haut de l'affiche. Forts d'un nouveau succès, c'est logiquement que Hollywood lança une nouvelle production, 3 ans plus tard avec ces "Naufragés du 747", modestement intitulé "Airport 77" dans son pays d'origine.
Peu décidée à bousculer des codes bien définis, la production en reprend ici fidèlement les principaux fondements,  ceux là même qui ont fait le succès des précédents long métrages. Un groupe de gens parfaitement définis, à la limite de la caricature, isolés à cause de circonstances particulières où les véritables caractères de chacun vont se révéler face au danger.
On l'aura compris, la présentation des personnages est donc primordiale avec le risque de devenir longue voire interminable suivant le nombre d'intervenants. Ici, pas de chances, c'est plus de dix personnages qui l'on va suivre à travers cette aventure, ce qui implique une difficile première heure où il ne se passe quasiment rien, si ce n'est à naviguer d'un personnage à l'autre à bord du 747. On reconnaitra entre autres Jack Lemmon, Olivia de Haviland et autres Christopher Lee, déambuler dans les allées du paquebot des airs, sans oublier le vétéran James Stewart. Heureusement, les choses s'accélèrent ensuite avec l'amérissage forcé de l'avion qui va couler en pleine mer avec tous ses passagers. Le principal suspens étant de savoir comment il vont pouvoir remonter à la surface et combien de temps vont-ils pouvoir tenir dans une carcasse qui fuit de tous les côtés. Grace à une série de rebondissements et de péripéties assez conséquente, le suspens et le rythme restent, dans cette seconde partie, suffisamment soutenus pour nous tenir en haleine jusqu'au final particulièrement halletant et original. En effet, dans ses 20 dernières minutes, le film prend une tournure quasi documentaire avec la mise en place puis le déroulement de l'opération de sauvatage par la Navy. Plus que tout le reste du film, cette dernière partie est particulièrement passionante, relevant largement le niveau du film qui s'avérait, jusque là, plutôt moyen.
Bref, un divertissement honnête bien que carburant au diesel mais qui grace à une dernière partie intéressante, se place du bon côté de la production du genre.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Les 3 M
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 13:35


Par une matinée tranquille, les élèves d'un lycée voient, à travers les fenêtres de leur classe, des parachutistes armés jusqu'aux dents atterrir sur leur terrain de football. L'invasion des Etats-Unis vient de commencer ! Huit adolescents parviennent à s'échapper dans les montagnes et vont mener une véritable guerrilla urbaine pour défendre leurs parents, leurs amis et leur pays.  (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Tout d'abord, remettons nous dans le contexte politique de l'époque. 1983, Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis, passe à l'offensive en pleine guerre froide en instaurant l'initiative de défense stratégique, autrement appelée "Guerre des Etoiles", qui marque un positionnement plus que ferme face à "l'ennemi" soviétique. Une radicalisation qui va exacerber plus que jamais, un anti-communisme primaire auprès des américains, et qui va rapidement se propager jusqu'à Hollywood. C'est alors que nombres de longs métrages, en réponse aux films de propagandes anti-capitalistes issus de l'est, vont surfer sur ce sentiment grandissant en plein milieu des années 80. Le plus marquant d'entre eux, sera la séquelle de "Rambo" où Stallone part récupérer au Vietnam, un groupe de survivants yankees en dégommant, au passage, tout se qui porte une étoile rouge. Pas très loin derrière, on retrouve cette "Aube Rouge" qui met en scène la résistance d'une bande d'ados lors de l'invasion des USA par l'ennemi communiste pendant une hypothétique troisième guerre mondiale.
Si le "Rambo" ne faisait pas dans le finesse, loin de là, ce film-ci ne prend pas de gants non plus pour nous offrir un point de vue sans nuances tout à la gloire de la bravoure américaine. Dès le départ, le décor est planté. Des parachutistes ennemis débarquent dans une petite bourgade US en éliminant directement un maximum de ses habitants. Mais une petit groupe de résistants va s'organiser pour lutter face à l'envahisseur.
Outre le fait que ce débarquement symbolise le festival d'invraisemblances qui fera suite, ce point de départ ultra partisan annihile d'entrée une quelconque reflexion. Les gentils sont très gentils et les méchants, très méchants. Un point c'est tout. Le film se transforme donc en une énorme propagande pro-US, pronant la loi du talion du début jusqu'au final jusqu'auboutiste.
Difficile donc de se détacher d'un message sans concessions ultra présent, pour se laisser divertir un minimum devant ce film d'aventure, en définitive, assez basique, pas aidé par une accumulation de situations invraisemblables et grotesques. Comment ne pas esquisser un sourire en voyant huit jeunes ados défier tout un corps d'armée sans essuyer la moindre perte pendant plusieurs mois ?..Retirés dans les montagnes, où trouvent t'ils les moyens de survivre ? Comment se fournissent t'ils en armes aussi facilement ? Des questions qu'il est difficile de mettre de côté. Mais que reste t'il alors ?... Des scènes de batailles fréquentes et efficaces et un casting de jeunes premiers de l'époque, tout à fait convaincants. En effet, les partitions réussies des espoirs d'alors (Swayze, Sheen, Howell, Grey...) parviennent un temps soit peu, à sauver le film au budget visiblement limité, d'un marasme complet.
On est déçu de voir où est tombé le réalisateur du mythique "Conan le Barbare" et scénariste de "Star Wars". Dépassé par une époque et un état d'esprit aujourd'hui révolus, ce film reste de nos jours, une curiosité "nanardesque" difficilement regardable.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Planète Cinéphile
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 17:17



Après avoir assisté au massacre de sa femme et de plusieurs membres de sa famille par les guerriers Ninja, Osaki et son fils Kane partent à Los Angeles sur les conseils de leur ami Braden pour y ouvrir une galerie de poupées japonaises. le magasin n'est en fait qu'une couverture à un trafic de drogue organisé par Braden avec la complicité de sa maitresse Cathy (Résumé : Source : la revue cinématographique)

Après une première tentative (Enter the Ninja) d'une qualité plus que limite (il faut voir Franco Nero affublé d'un costume de Ninja) mais qui connu un certain succès dans le circuit bis, les deux papes de la fameuse "Cannon", Golan et Globus, décidèrent de remettre le couvert du film de ninja dans une fausse suite.
Fausse suite car hormis le retour du japonais Sho Kosugi à l'affiche, passant du rôle de méchant de service à celui de héros, ce film n'a absolument rien à voir avec l'opus précédent. C'est donc par total opportunisme que ce long métrage est mis en chantier pour satisfaire un nouveau public avide de guerriers japonais.
Passons rapidement sur la crétinerie du scénario avec sa classique histoire de vengeance pretexte à justifier certains actes pour se contenter d'apprécier un temps soit peu un spectacle tout à fait correct qui, sans être d'une qualité exceptionnelle, n'ennuie pratiquement jamais.
Cela commence pourtant mal, avec le massacre de la famille du héros, mise en scène avec des mouffles. Les combats étant d'une mollesse et d'un artifice hallucinants, on est rapidement affligé par cette introduction laborieuse qui laisse augurer une suite des plus difficiles.
Heureusement, dès l'arrivée aux USA du héros et de son fils, les choses s'arrangent même si il aurait été difficile de faire pire. Un mieux grace à un Sam Firstenberg qui retrouve un peu de souffle à filmer toute une série d'affrontements d'une manière plus crédible notamment lors de la scène de la camionnette contre un Indien (??!!) et ses accolytes.
Pas de quoi se taper les fesses par terre, mais au moins, on se laisse facilement divertir et c'est déja pas mal, même si malgré cela, on est toujours pas à l'abris de quelques séquences ridicules, notamment celles mettant en scène le propre fils de Sho Kosugi en train de s'agiter vainement. Mais le nombre et la variété des combats plus la multitude de gadgets qui feront malheureusement défaut dans les films suivants, les font rapidement oublier.
Alors oui, c'est très souvent joué avec les pieds, certains moments sont à la limite du risible et il n'y a absolument rien d'original ici, mais Firstenberg réussi tout de même à garder notre attention pour nous laisser, au final, une impression plutôt positive. Surtout quand on compare ce film à certains de ses homologues difficilement regardables.
Au final, les amateurs y trouveront donc facilement leur compte. Par contre, pour les autres, c'est une autre histoire...

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : ciné-blogs
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 23:37


Alerte au Pentagone ! Une des plus dangereuses organisations terroristes au monde a pris en otages les passagers d'un Boeing 747. Pour David Grant, des services de renseignements, cette action n'est qu'un leurre cachant le vrai but des terroristes : faire exploser l'avion au dessus de Washington pour répandre un gaz mortel. Aidé du Colonel Travis, Grant va tenter l'impossible : intercepter le 747 en vol avec un commando d'élite avant que l'irréparable ne se produise... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Un produit estampillé Joel Silver, producteur majeur de blockbusters made in Hollywood, peut réserver des bonnes (L'Arme Fatale, Matrix ou Piège de Cristal) comme de mauvaises surprises (Ricochet, Fair Game...). A la simple lecture du scénario, on aurait tendance à penser à classer ce film du côté des mauvaises surprises...Et bien, pas tout à fait. Sans être à la hauteur des aventures de Martin Riggs ou John McClane, cette production s'avère être une plutôt bonne surprise.
Comme souvent dans ce genre de production, ne cherchez aucune vraisemblance dès le départ, sinon, impossible d'apprécier un temps soit peu, ce divertissement généreux en tension et en action sans aucun temps mort. Dès le générique, on est déja au parfum avec l'assaut d'une propriété par un commando de l'armée US avec à sa tête...Steven Seagal. Oui, celui qu'on se plait à brocarder car, devenu depuis, l'un des rois du nanar à petit budget.
Que les réfractaires du bonhomme se rassurent, il a encore, ici, toutes ses capacités motrices (il a du prendre plus de 20 kilos depuis) et surtout, il ne tient pas le haut de l'affiche, rapidement relégué au second plan par un Kurt Russel qui va devoir, au sein du même commando, neutraliser une bande de terroristes menaçant de faire exploser un avion de ligne en plein Washington. Nous sommes encore loin du 11 septembre mais la menace terroriste est déja bien présente depuis la première attaque du World Trade Center en 1993 et Hollywood compte bien "profiter" de cette actualité.
Alors oui, on est face à un produit pro-US où les méchants ont la peau matte, où les défenseurs de la liberté et de la démocratie ont une bannière étoilée cousue à leur poitrine, bref, où les clichés se succèdent à un rythme soutenu alimentant un sentiment de patriotisme exacerbé et indigeste...Heureusement, grace au savoir faire de Stuart Baird, monteur dans l'écurie Silver passé à la réalisation, on laisse rapidement de côté le contexte pour se laisser aller à apprécier ce divertissement de bonne tenue. Entre le film catastrophe et le film d'action pur, ce long métrage ne ménage pas nos nerfs en enchainant les rebondissements comme on enfile les perles, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Entre des terroristes à neutraliser, une bombe qui menace d'exploser à tout moment et un taupe impossible à trouver, les évènements ne manquent pas, apportant leur lot de suspense de manière convainquante. Il est donc difficile de faire la fine bouche devant ce spectacle très bien maitrisé mené par un excellent casting car, outre Russel et Seagal, il y a aussi la très belle Halle Berry, parfaite en hotesse rebelle.
Bref, même s'il n'y a pas de quoi sauter au plafond, "Ultime Décision" reste un très bon divertissement du samedi soir.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Critiques
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