Samedi 4 juillet 2009


JF partagerait appartement. Une petite annonce bien innocente mais qui va transformer la vie d'Allison en cauchemar... Après sa rupture avec Sam, Allison rencontre enfin une co-locataire idéale : la timide et réservée Hedra. Entre elles naît une solide amitié jusqu'au jour où le petit ami refait surface... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

C'est en 1987 que Barbet Schroeder, réalisateur français d'origine iranienne, fait ses débuts à Hollywood avec l'énigmatique "Barfly" après une carrière déja bien remplie dans nos contrées. Il suffit de voir sa riche filmographie pour s'en convaincre : "Tricheurs", "Maitresse" ou le mythique "More"... Après l'envoutante rencontre entre Mickey Rourke et Faye Dunaway, il enchaina avec l'excellent "Mystère Von Bulow" qui assoira sa très bonne réputation caractérisée par un parfait compromis entre un cinéma d'auteur européen et le cinéma de divertissement US.
Et c'est encore sous le signe de cette double identité qu'il signe par la suite, ce thriller de facture classique. Mais là où ce fameux double style s'était avéré auparavant, un avantage certain, il devient ici un handicap. C'est donc pourquoi, on peut aisément séparer le film en deux parties distinctes et inégales à l'image du personnage de Jennifer Jason Leigh, la colocataire à double identité.
La première partie, plus proche du style du cinéaste est indéniablement la plus réussie. De la rencontre aux développements de la relation entre les deux jeunes femmes, Schroeder fait mouche en s'attardant sur chacune d'entre elles, décortiquant à l'extrême leur profil psychologique avec, d'un côté, une jeune et séduisante jeune femme pas si bien dans ses bottes qu'elle veut bien nous le faire croire et d'un autre, la jeune paumée pas si innocente et timide que cela.
Certes, le rythme de cette première partie est excessivement lent, Schroeder prenant aussi son temps pour poser son intrigue et faire monter doucement mais surement une tension que l'on sent de plus en plus présente au fil des scènes. Ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas, impatients de voir comment vont évoluer les caractères et leur relation.
Mais c'est alors que le film bascule malheureusement vers une seconde partie proche de la série B US de base, et d'un film intelligent, on passe à une vulgaire série de rebondissements invraissemblables qui démolissent tout le travail accompli dans un premier temps. Schroeder laisse littéralement tomber l'évolution de ses personnages pour les balancer dans des scènes toutes droites sorties d'un mauvais téléfilm du samedi soir qui précipitent le film vers une conclusion grandguignolesque finalement classique et décevante.
On ressort donc frustrés par cette promesse non tenue et un résultat finalement assez banal. Et d'un film qui aurait pû largement se situer au dessus de la moyenne après une première heure maitrisée et parfaitement écrite, on se retrouve finalement devant un thriller dégageant une désagréable impression de déja-vu.
On se consolera quant même grace à l'excellente interprétation des deux "colocs", Bridget Fonda et Jennifer Jason Leigh, toutes deux simplement parfaites et la superbe photographie de Luciano Tovoli.
Mais même si le film se laisse regarder jusqu'au bout, il reste tout de même une deception certaine.

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Samedi 20 juin 2009

Marilyn et Richard vivent à cent à l'heure. Hold-up et vols divers les amusent beaucoup. Un jour le jeu tourne au drame et ils se retrouvent auteurs d'un meurtre. Deux policiers particulierement acharnés sont bien décidés à les retrouver... (Résumé : Source : cinemotions.com)

A la lecture du résumé, la première chose évidente que l'on se dit est : "C'est tout ?". Et bien oui, c'est tout. C'est à dire presque rien. Premier et dernier film de Marc Angelo qui a poursuivit à sa carrière à la télévision avec une certaine réussite, "Tir à Vue" n'est en effet, qu'un banal polar poussif et dénué d'intéret, tellement visible est la difficulté pour l'auteur de meubler les 1h25 d'une intrigue complètement vide.
Tout commence par l'errance d'un jeune paumé qui, ayant perdu son frère tué par la police, alimente une haine grandissante qui va le pousser à commettre le bracage d'un magasin d'armes. 1er acte d'une série de méfaits qui lui redonneront une certaine confiance. Bien évidemment la police va se mettre rapidement à ses trousses sans pour autant avoir la moindre idée de celui qu'ils traquent. Dans cette première partie, Angelo laisse véritablement de côté le pur aspect policier, l'enquête étant releguée à quelques scènes sans queue ni tête tournées sans aucune conviction, pour se consacrer au portrait de cet ecorché vif. Par de longs gros plans sur la visage et les yeux de ce jeune homme perdu, Angelo tente de nous faire partager ses blessures. Malheureusement pour lui, on reste complètement hermétique à cette tentative, à cause d'un manque de consistance flagrante et d'une mise en scène des plus simpliste. 
Puis, au détour de ces errances, Richard rencontre Marilyn. Une jeune fille tout aussi paumée que lui, qui va immédiatement partager son parcours de braqueur. Grande gueule mais profondemment desespérée elle aussi, elle le poussera à commettre des actes de plus en plus risqués qui les pousseront jusqu'au meurtre. Et la police dans tout ça, et bien, pas grand chose. Toujours sur la trace de ces "Bonnie and Clyde" du pauvre, on l'entrevoit explorer quelques pistes limites hors sujet, tellement Angelo a du mal à faire vivre un semblant de traque...et on s'ennuie ferme.
Entre une accumulation de scènes de cul vites lassantes, une absence quasi total de péripéties et un scénario qui tourne rapidement en rond, on se demande vers quoi on se dirige.
En outre, pourtant focalisé par son couple de choc, Angelo oublie de s'intéresser à  leur évolution à leurs doutes, leurs espoirs. Au lieu de cela, l'auteur nous expédie tout cela en 5 minutes dans un final très faible marqué par un certain manque de conviction.
Bref, on l'aura compris, il n'y a pas grand chose à sauver de ce film raté et mal écrit qui s'oublie immédiatement après avoir été vu. On regrettera aussi la cruelle maladresse de la direction d'acteurs avec d'un côté, l'eternel espoir aujourd'hui oublié, Laurent Malet qui en fait des caisses dans le mal être et une Sandrine Bonnaire vulgaire, obligée de débiter des dialogues d'une bétise hallucinante De l'autre, un Jean Carmet interpréte un commissaire ennuyé et ennuyeux qui se demande visiblement ce qu'il fait là, assisté par un Michel Jonasz pas du tout à l'aise. Sans parler de l'abandon flagrant des second rôles qui servent de bouche trous...
Les années 80 nous ont donné une floppée de polars tout à fait corrects dont malheureusement, celui-ci ne fait pas parti. On oublie...
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Dimanche 14 juin 2009


Paul, dont la femme vient de mourir dans un accident de voiture, doit faire face à Anne, soeur de la défunte, qui le croit coupable de la mort de sa soeur. Il est également harcelé par un maître chanteur affirmant avoir toutes les preuves pour l'accuser. Tentant de se débarasser de ce dernier, Paul le trouve mort. Le piège particulièrement sophistiqué, se referme sur le jeune veuf...  (Résumé : Source : premiere.fr).

Etienne Perier fait partie de ces cinéastes méconnus, à la carrière pourtant riche de quelques films assez remarquables, typiques d'une certaine période. En effet, connaissant une vraie popularité dans les années 70, le cinéma du réalisateur belge nous a apporté quelques très bons long métrages tels que "Un si Joli Village" avec Victor Lanoux et Jean Carmet, "La Main à Couper" avec Michel Bouquet et Bernard Blier ou "la Part du Feu" avec Michel Piccoli et Claudia Cardinale.
Vous l'aurez compris, c'est sous le signe du polar qu'oeuvre cet intéressant cinéaste, abonné depuis aux films de télévision.
C'est en 1972 que Perier nous offre ce polar à la mi-chemin entre le giallo italien, très en vogue cette année-là et le thriller "Chabrolien". En effet, l'ombre du célèbre Claude plane tout le long de ce film par une galerie de personnages proche de son univers et par la présence mystérieuse de sa femme Stéphane Audran. Une ombre qui va se matérialiser par l'apparition même de Chabrol dans le petit rôle d'un controleur de la SNCF.
Tout commence par la mort de la femme d'un notable d'une petite ville. Cet homme qui vit une aventure avec une jeune femme sera rapidement soupçonné par la police mais sans qu'aucune preuve ne vienne etayer la théorie du meurtre conjugal. L'homme, c'est Jean Claude Brialy, parfait de maitrise et de sobriété qui sera rapidement au coeur d'une manipulation orchestrée par un intriguant maitre chanteur superbement interprété par un grand Robert Hossein. Une arrivée qui va multiplier habilement les pistes sans jamais perdre le fil de l'intrigue. Le scénario est, en cela, parfaitement maitrisé.
Pris en tenaille par le personnage de Hossein, Brialy va devoir faire aussi avec l'arrivée de sa belle soeur, presque jumelle avec sa défunte femme (également interprétée par Stephane Audran) qui l'accuse directement du meurtre de sa soeur et les soupçons du commissaire qui prend les traits ici, d'un Michel Serrault, toujours égal à lui-même.
"Un Meurtre est un Meurtre" avant donc d'être un polar, est avant tout un film de personnages, tellement difficiles à cerner que le doute nous envahit pour chacun d'eux jusqu'à l'ultime minute. Par une subtile utilisation de certains codes du Giallo (caméra subjectives, travail sur le son...), Perier parvient sans peine à entretenir un suspens qui s'avère soutenu et passionnant malgré un rythme plutot lent.
Grace à un canevas original qui dénote du polar traditionnel, Perier nous propose ici un très bon film de genre, malheureusement oublié de nos jours.

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Lundi 1 juin 2009

Le Marseillais, un repris de justice, tue par vengeance la jeune femme du commissaire Vanni. En forçant un peu la décision du procureur de la république, Vanni obtient l’autorisation de constituer une section spéciale composée de 4 jeunes champions de moto, tireurs d’élite et munis du nouveau revolver P. 38 avec lequel ils ne ratent jamais leur coup. (Résumé: Source : devildead.com)

Décédé peu de temps après le tournage d'un accident de voiture, ce "Quelli della Calibro 38" (titre original) marque la fin de carrière de l'un des artisans les plus contreversé du cinéma bis transalpin, Massimo Dallamano. Débutant sa carrière comme directeur photo pour notamment Sergio Leone (il signera sous le pseudo de Jack Dalmas l'image de "Pour une Poignée de Dollars), il poursuivra derrière la caméra, mettant en scène des films qui déchaineront les affres de la censure. Du Western au drame érotique en passant par le Giallo et le Poliziesco, il signera des oeuvres qui ne laisseront pas indifférents. Comme tout cinéaste bis italien, il succombera donc à la mode des sirènes policières en commettant deux polizieschi nerveux dont cette "Section de Chocs" avec, en tête d'affiche, l'acteur français, Marcel Bozzuffi.
Plutôt habitué à jouer les second rôles, Bozzuffi mène ici, dans le rôle du commissaire Vanni, une section parallèle de la police montée pour lutter contre une criminalité grandissante. Longtemps réfractaires à une telle "équipe", les responsables de la police vont finalement l'autoriser suite au violent meurtre de la femme du commissaire par le malfrat local, le surnommé "Marseillais" incarné par Ivan Rassimov, bien connu des amateurs de bisseries italiennes.
Reprenant entièrement les codes du genre (fusillades, poursuites automobiles), le film surfe, encore une fois, sur la vague de violence qui a marqué l'Italie dans les années 70 pour nous narrer une simple histoire de vengeance personnelle sur fond de terrorisme avec attentats dans une gare ou sur un marché. Comme certains autres films du genre, le film se classe donc entre le poliziesco et le vigilante flick avec une position pronant clairement l'auto-justice et qui peut s'avérer plus que douteuse.
Heureusement, Dallamano ne nous laisse pas le temps d'y refléchir en nous proposant un film ultra nerveux, rythmé et violent avec un succession hallucinante de scènes d'action spectaculaires superbement mises en scène et parfaitement découpées. En effet, dès les première secondes, on retrouve Marcel Bozzuffi au coeur d'une fusillade tendue et terriblement efficace, point de départ d'une traque sans merci qui, entre affrontements, explosions et poursuites, nous fera passer un excellent moment sans aucun temps mort.
L'interprétation y est, pour une fois dans le poliziesco, d'une sobriété bienvenue, ce qui atteste de la solidité et du sérieux de l'entreprise, classant ce film parmi les meilleurs du genre.
Connaissant un énorme succès lors de sa sortie, le film connaitra une suite plus ou moins éloignée : "Ritornano Quelli della Calibro 38" qui ne lui arrive pas à la cheville. Bozzuffi connaitra, quand à lui, un rôle similaire un an plus tard dans le très bon "Equipe Spéciale" de Domenico Paolella.
En attendant, aucune raison donc de se priver de cet excellent poliziesco qui fut l'un des rares à connaitre une sortie en salles françaises.
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Jeudi 28 mai 2009



Londres. Philippe, 10 ans, héritier d'une riche famille se trouve seul avec son Grand-père Howard, dans la demeure familiale, tandis que ses parents sont à Rome. Louise, la gourvernante, et Dave, chauffeur de la maison, saisissent cette opportunité pour tenter d'enlever l'enfant. Or, ce dernier, passionné par les animaux, ramène ce jour-là un mamba noir, serpent très dangereux qu'on lui a vendu par erreur. La police, prévenue par la boutique, est dépèchée sur les lieux, mais le reptile a déjà mordu Louise et erre à présent dans la villa... (Résumé : Source : premiere.fr)

Souvent classé dans la catégorie des films d'épouvante de part son titre et les apparitions du reptile, ce film est avant tout, un thriller classique et efficace au tournage difficile. En effet, c'est le réalisateur de "Massacre à la Tronçonneuse", Tobe Hooper qui débuta le tournage mais qui, après seulement quelques jours, quitta le plateau pour "divergences artistiques", préférant s'attaquer à "Massacre dans le Train Fantôme". La production fit donc appel en catastrophe au cinéaste britannique Piers Haggard, réalisateur du quatrième épisode de la saga Quatermass, célèbre pour les puristes de la SF des années 50. A peine débarqué sur le tournage, Haggard dut affronter la "guerre" que se livrèrent ses deux acteurs principaux, Oliver Reed et Kaus Kinski qui se détestaient ouvertement. Entre un remplacement de dernière minute et une querelle d'acteurs, le projet semblait sacrément mal engagé. Au final, il n'en sera rien. A aucun moment, le film ne souffre de ces divers problèmes, au contraire, "Venin" est bel et bien, un intéressant et solide long métrage. Mais ne vous méprenez pas, ceux qui viennent y voir un film d'horreur avec multitudes attaques de reptiles seront déçus car c'est avant tout l'histoire d'une prise d'otage qui tourne mal et du siège par la police de la maison où sont bloqués les malfaiteurs. Il s'avère alors qu'un mamba noir, l'un des serpents les plus dangereux au monde, va se balader allègrement dans les entrailles de cette maison. Il est donc facile de deviner que le reptile sera relégué au second plan, Haggard privilégiant la tension emanant de cette prise d'otage.
La première partie est plutôt bien rythmée par une présentation claire et efficace des personnages avec la mise en place de l'intrigue : préparation de la prise d'otage et arrivée du serpent dans la maison. S'en suit donc la première attaque du serpent sur l'un des preneurs d'otage, d'une certaine violence et filmée efficacement en caméra subjective. A partir de ce moment, l'intrigue se divise en deux avec, d'un côté, les malfrats assiégés par la police et de l'autre, le serpent qui menace à chaque instant. Visiblement conscient que la tension qui régnait entre ses deux acteurs principaux allait transparaitre à l'écran, le réalisateur délaisse donc son serpent, le laissant arpenter les galeries d'aeration de la maison, préférant privilégier le suspens de la prise d'otage. Aucune raison de s'en pleindre, on est happé par les affrontements et les évènements ponctués par les attaques du reptile jusqu'au final qui ne déçoit pas, largement à la hauteur de ce que nous avons vu jusque là.
Inutile de dire que le casting est au niveau du reste avec un Oliver Reed borderline et un Klaus Kinski, toujours aussi inquiétant, sans parler du score au diapason de Michael Kamen.
Thriller teinté d'une dose d'épouvante, "Venin" est un sympathique film qui, bien que n'étant pas très original, mérite d'être découvert. 

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Mercredi 27 mai 2009


Le lieutenant-colonel Caldwell et l'inspecteur Jay Austin ne s'apprécient guère. Depuis le jour où Caldwell a viré Austin de la police militaire, ils détestent. Ces deux ennemis doivent faire équipe pour enquêter sur un meurtre qui a eu lieu dans la base militaire Présidio. Pour ne rien arranger, Austin est tombé amoureux d'une superbe jeune femme, la fille du colonel. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Peter Hyams, c'est l'un des réalisateurs qui symbolise le mieux le cinéma hollywoodien des 80's. Des films de commandes sympathiques et divertissants, qui n'ont jamais révolutionné l'industrie cinématographique mais qui ont diverti toute une génération qui fréquentait de manière assidue les video-clubs à l'époque. Parmi ses films les plus réussis, on retiendra le très bon thriller spacial "Outland", déja avec Sean Connery, "La Nuit des Juges" avec Michael Douglas et "Deux Flics à Chicago" l'un des meilleurs buddy movies typiquement marqué années 80. Mais Hyams, c'est aussi "Mort Subite" avec Jean Claude Van Damme ou ce "Présidio", un paresseux thriller, aussi banal qu'un mauvais téléfilm du samedi soir. Car, oui, ce film, malgré une affiche alléchante est une énorme déception, limite un navet.
Presque embarrassé par son casting, Hyams ne parvient jamais à faire décoller une intrigue sans surprise et sans originalité, la passant même au second plan en devenant le pretexte à un affrontement entre les deux acteurs principaux, Sean Connery et Mark Harmon. D'un côté, un militaire rigide qui se fait un honneur de respecter les protocoles, de l'autre, un jeune flic feu-follet ancien disciple du premier, les deux étant obligés de faire équipe pour résoudre une énigme impliquant leur juridiction respective. Au milieu, la fille du militaire, interprétée par Meg Ryan qui tombe amoureuse du flic.
Cet affrontement qui se devait de rester secondaire pour laisser l'intrigue s'installer et la servir prend finalement le dessus, nous imposant d'interminables discussions inintéressantes entre les trois protagonistes. La fille qui se dispute avec son père, le père qui se dispute avec le flic, le flic qui couche avec la fille...Bref, des scènes sans intéret, uniquement là pour faire briller un casting de choix mais définitivement trop imposant. Hyams délaisse donc au fil du film totalement son histoire qu'il résoudra quand même dans les 10 dernières minutes, mais de manière expéditive. Autant dire qu'au final, on s'ennuie ferme devant ce pseudo polar. Seules quelques scènes sauvent le film de la purge définitive : une honnête course poursuite dans le Chinatown de San Francisco qui nous reveille un court moment et surtout une chaude scène entre Harmon et Meg Ryan en pleine rue sur le capot d'une voiture.
En dehors de cela, c'est le néant absolu, on a presque de la peine de voir Sean Connery dans un tel film, même si le fringant écossais ne se démonte pas et dégage toujours autant de classe même dans un mauvais film comme celui-ci. Heureusement pour eux, Marc Harmon et Meg Ryan s'en sortent aussi plutôt bien. Pour le reste, il vaut mieux passer son chemin.

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Mercredi 27 mai 2009


Rusty Sabich est un procureur qui fait honneur à la justice, et ses réquisitoires sont célèbres. Aujourd'hui, Rusty est chargé d'enquêter sur le meurtre d'un de ses collègues. Mais l'enquête s'annonce périlleuse car Rusty sait déjà que les indices qu'il va trouver désignent un coupable inattendu : lui-même ! Et cette fois il risque fort d'être confronté à un jury non en tant que procureur mais en tant qu'accusé... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Grand classique des années 90, le film de "tribunal" connait avec cette adaptation du livre de Scott Turow, disons le d'emblée, l'un de ses meilleurs représentants. Pourtant ce n'était pas forcément gagné avec cette histoire austère et peu cinématographique. Adapté par Pakula lui-même et Franck Pierson, le roman de Turow nous narrait à la première personne et tout en Flash Back, l'histoire de ce procureur pris malgré lui dans un piège qui se referme petit à petit sur lui. Pour son passage à l'écran, Pakula a décidé de ramener l'histoire dans un ordre chronologique classique, ne gardant la narration à la première personne que pour l'introduction et l'épilogue du film et les flash back, uniquement pour présenter et cerner le personnage de la victime, interprétée par la superbe et trop rare Greta Scacchi.
Par cela, Pakula prend le parti, par une mise en scène des plus classique et neutre, de raconter cette histoire à la manière la plus académique qui soit, comme une sorte d'immersion au sein des diverses étapes d'une enquête classique débouchants sur le sempiternel procès sans chercher à developper une quelconque reflexion sur les failles d'une justice gangrénée par la politique. (Elle est juste à peine amorcée...)
Histoire austère, mis en scène neutre, absence de réelle reflexion, tout avait de quoi rebuter un maximum. Mais c'était sans compter sur le talent de narration de Pakula qui a su donner un rythme à une suite de scènes statiques où discussions succèdent à d'autres discussions sans une ombre d'action, faisant monter petit à petit une tension qui ne retombera jamais. On suis avec passion et avec un certain intéret, malgré une durée de plus 2 heures, l'enquete et les rebondissements qui jallonnent le film et qui ne tombent jamais dans le piège de l'invraisemblance. Harrison Ford qui incarne ce fameux "présumé innocent" est une nouvelle fois magistral, entre colère, peur et suspiscion, entouré par un casting de second couteaux de très haut de gamme où se retrouvent les excellents Brian Dennehy, Paul Windfield et le regretté Raul Julia.
Présumé innocent ou réel coupable, Pakula ne nous livre que très peu d'indices jusqu'au final faisant de ce film, un divertissement formellement classique mais passionnant à suivre.

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Lundi 18 mai 2009

Une antique confrérie secrète parmi les plus puissantes de l'Histoire, les « Illuminati », qui s'était juré autrefois d'anéantir l'Eglise catholique, est de retour. Cette fois, elle est sur le point de parvenir à son but : Robert Langdon, expert en religions d'Harvard, en a la certitude.
Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une course contre la montre et contre les tueurs qui démarre tel un jeu de piste : des églises romaines aux cryptes enfouies, des catacombes les plus profondes aux majestueuses cathédrales...
Pour l'aider à comprendre toutes ces énigmes, Langdon va rencontrer Vittoria Vetra, une scientifique aussi belle que mystérieuse.
Cette fois, il sait à qui il se confronte. Cette enquête diabolique est un piège, chaque secret est une clé, chaque révélation un danger...(Résumé : Source : cinemotions.com)

Polémiques, scandale et succès phénoménal, c'est le cocktail détonant qui marqua la carrière littéraire du désormais incontournable roman de Dan Brown, le "Da Vinci Code". On ne va pas revenir sur le débat qu'a soulevé le livre partageant les catholiques et les autres, notons simplement que l'adaptation cinématographique déchaina les foudres des critiques qui assimila le film de Ron Howard à un sinistre navet. Avec un peu de recul, même si le film est loin d'être un chef d'oeuvre, il ne méritait pas un tel déferlement de haine.
Juste une année après la sortie du roman, Dan Brown remettait ça avec la suite des aventures du professeur Robert Langdon qui s'était définitivement faché avec l'Eglise. Nouveau succès en librairie pour l'auteur américain qui plonge cette fois-ci son personnage en plein centre du Vatican. Nouveau succès et nouvelle adaptation avec la même équipe, Ron Howard retournant derrière la caméra, Tom Hanks reprenant le rôle du professeur Langdon.
Il fallait s'y attendre, ce nouvel opus a les mêmes qualités, notamment un rythme soutenu et un casting solide mais aussi les mêmes gros défauts que son prédecesseur. Comme pour le "Da Vinci Code", il faut, tout d'abord, faire totalement abstraction de toute vraissemblance pour apprécier un temps soit peu ce film. Les ficelles y sont énormes et très appuyées, les situations souvent difficilement crédibles et les rebondissements, pour la plupart, attendus. C'est déja beaucoup me direz vous...Surtout que les métaphores ne font pas non plus dans la dentelle, notamment dans la dernière partie qui voit le camerlingue arriver des airs après avoir sauter en parachute d'un hélicoptère, tel Dieu descendant sur Terre pour sauver les hommes, puis ce nouveau Jésus fendant la foule hystérique en pleine place Saint Pierre...On peut quand même juger cela "Too Much"...
Heureusement, grace à une intrigue qui s'échappe un peu du livre de Dan Brown, le film est définitivement tourné vers le divertissement et, en cela, il s'avère très efficace. Libéré des polémiques qui plombait le premier long métrage, Ron Howard a tout le loisir de nous livrer un spectacle rythmé et prenant avec cette course contre la montre où le professeur n'a que quelques heures pour sauver le Vatican et par extention, la religion catholique. D'une durée approchant les 2h20, le film tient constamment en haleine, Howard enchainant les scènes à une vitesse folle, alimentant une tension toujours présente.
Tom Hanks fait le boulot, bien entouré par un excellent casting où l'on retrouve Ewan McGregor, Stellan Skarsgard, Armin Mueller Stahl et la très belle Ayelet Zorer mais la véritable star du film, c'est la ville de Rome, magnifiée par la caméra de Ron Howard, le cité éternelle reste définitivement la plus belle ville du monde.
Bien que n'étant pas exempt de tout reproche, bien au contraire, cet "Anges et Demons" n'en demeure pas moins un très bon divertissement qu'il faut savoir apprécier avec un certain recul.
Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 17 mai 2009

 

Michael et Karen Carr sont victimes d'un cambriolage à main armée. Les deux officiers de police qui viennent prendre leur déposition semblent apporter une présence réconfortante, surtout pour Karen, violemment choquée. Mais l'un des policiers, Pete, est en réalité un être violent et dérangé. Il va s'immiscer dans le couple et l'entraîner dans une explosion de violence. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Avant de devenir un réalisateur producteur de renom pour la TV, associé notamment à des séries à succès comme "Without a Trace" (FBI Portés Disparus) ou "Urgences", Jonathan Kaplan était déja un honnête metteur en scène de long métrages, touchant aussi bien à la blaxploitation avec "Truck Turner" au drame oscarisable avec "Les Accusés" où Jodie Foster connaitra l'un des rôles les plus marquants de sa carrière.
A la suite de ce film difficile, Kaplan s'offre une petite récréation en mettant en scène un thriller de facture ultra classique que cette "Obsession Fatale". Classique parce que l'histoire de l'intrus dérangé qui tente, coute que coute, de s'immiscer dans l'intimité d'un couple pour le détruire et récuperer la femme a été vue et revue un certain nombre de fois dans d'innombrables mauvais téléfilms alimentant les après-midis télévisuels.
Qu'apporte donc de plus cette production ? Outre le fait que le but de divertir est aisément atteint, le scénario soulève, une nouvelle fois, le débat de l'auto-défense. Un couple menacé dans sa propre maison , a t'il le droit de se défendre à n'importe quel prix ? Kaplan ne laissera pas laisser planer le doute bien longtemps tellement il pousse loin, presque à la limite du vraisemblable, les agissements du flic psychopathe qui voudra accomplir à tout prix sa quête et les sentiments vengeurs de l'homme du couple. Mais faut-il pour autant cautionner une issue..."fatale" pour cette histoire ? Le débat reste toujours ouvert...
Du côté formel, ce film reste un honnête divertissement qui rempli largement son cahier des charges avec une tension qui va crescendo grâce à une succession de scènes de plus en plus intenses jusqu'au final attendu. Le casting est, lui aussi, au diapason avec un très bon Kurt Russell en yuppie de banlieue, blessé dans sa virilité qui va devoir sortir de sa reserve pour récuperer sa femme, interprété par la très belle Madeleine Stowe. Ray Liotta est, quand à lui, à la fois inquiétant et detestable à souhait dans le rôle du flic aux apparences trop propres mais qui s'avère être un véritable psychopathe. Bref, il assure à merveille le boulot.
Même si le fond peut paraitre discutable, Kaplan nous livre un thriller tout à fait regardable et jamais ennuyeux. Le principal est atteint.

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Samedi 16 mai 2009

Le commissaire Betti a perdu son frère au cours d’un hold-up meurtrier. Endurci par ce drame, il tente de mener un combat exemplaire contre le crime. Cependant, peu de jours après, un jeune homme est abattu dans un autobus, en plein centre ville. Cet événement ravive son traumatisme. Désireux de châtier les coupables sans délais, les méthodes expéditives de Betti finissent par lui coûter son poste. Renvoyé de la police, il rejoint un comité de citoyens-justiciers désireux, tout comme lui, d’en découdre avec l’impunité dont jouissent les criminels. (Résumé : Source : wikipedia)

En ce milieu des années 70, l'insécurité et la délinquance règnent dans les grandes villes italiennes. Entre mafia et brigades armées, les fameuse brigades rouges, les pouvoirs politiques et la police restent impuissants devant un tel déferlement de violence, ces fameuses "années de plombs" marquant une étape importante dans l'histoire de la société italienne. En effet, à cette époque, l'Italie est marquée par une forte recession accompagnée d'une faillite politique conséquente qui ne se s'appaisera réellement qu'au début des années 80.
L'opportuniste cinéma populaire italien ne pouvait pas passer à côté de cet état de fait de société, rajouté à cela l'énorme succès de l'autre côté des Alpes des aventures de l'inspecteur Harry Callahan incarné par Clint Eastwood, on verra naitre un nouveau genre, le fameux "poliziesco", surfant sur ce sentiment d'insécurité, mettant en scène, la plus part du temps, un flic marginal décidé à faire régner l'ordre au dessus des lois.
Parmi les nombreuses productions qui verront le jour, ce "Roma Violenta" fait parti, encore aujourd'hui, des pierres angulaires du genre.
Enorme succès en Italie, ce film est d'une efficacité redoutable. Partant d'un script classique qui voit le héros policier personnellement investit à faire le ménage dans les rues après la mort brutale de son frère, le film enchaine de manière quasi ininterrompue les scènes d'action, faisant passer les 1h25 du métrage, à une vitesse folle.
Du point de vue la forme, le film se situe donc largement au dessus de la moyenne par une réalisation très nerveuse de Girolami, qui signe ici le film sous le pseudo de Franco Martinelli et qui s'avère être le père d'un autre réalisateur de genre italien, Enzo G Castellari. On notera une des scènes de poursuite automobile les plus halletantes de la production, presque un modèle qui n'a rien à envier aux productions US.
Mené par le regretté Maurizio Merli dont c'est l'un de ses premiers films, le film contient son lot de "Gueules" habituées du genre : Ray Lovelock, John Steiner et Richard Conte, le "Barzini" du "Parrain" de Coppola.
Du côté du fond, le film est beaucoup plus contestable. A la limite d'être réac, le film bascule du poliziesco classique vers le "vigilante flick" assumé, pronant ouvertement l'auto-justice dès lors où, devant l'impuissance de la police, le personnage de Merli rejoint une milice qui décide d'aller taper du déliquant dès la nuit tombée. Là où Lenzi frôle souvent la limite dans ses films, Girolami joue, lui, la carte à fond en assumant pleinement la carte de l'auto-justice et ce n'est pas le timide discours final de Ray Lovelock qui nous fera changer d'avis.
Bref, malgré un positionnement discutable, "Roma Violenta" reste, quand même, un grand classique du genre.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : Cinéculte
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