Index des Films
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Origine : Italie
Durée : 96 Min
Marc, jeune loup de la police doit démasquer un assassin connu sous le pseudonyme "Le Sphynx" dont l'ultime menace est de faire sauter toute la ville. (Source : première.fr)
Mark le flic beau gosse est de retour. Il n’aura pas fallu longtemps pour assister aux nouvelles aventures du charismatique commissaire Terzi sur le grand écran. Le premier épisode (Un Flic voit Rouge) ayant connu un tel succès en Italie, qu’il aurait été en effet surprenant de ne pas voir immédiatement pointer une suite que l’on qualifiera d’opportuniste.
Avec Mark, toujours interprété par Franco Gasperri, revient également le personnage du mafieux Benzi (Lee J. Cobb), ce même Benzi que notre flic avait pourtant arrêté à Milan à la fin du premier film.
Disculpé, notre méchant de service aspire désormais à débuter une carrière politique du côté de Gênes, sans pour autant avoir renoncé à ses activités occultes. Et c’est par un «heureux» concours de circonstances que Benzi va recroiser la route du commissaire Terzi, venu sur la côte Ligure pour enquêter sur une mystérieuse série de meurtres.
Après une première aventure réussie mais un peu simpliste, l’intrigue se veut ici un peu plus compliquée. Le bon Mark va ici également avoir à faire avec un tueur (inspiré très largement du Scorpio de «L’Inspecteur Harry) laissant derrière lui, les indices d’une énigme que notre flic devra résoudre.
Le film démarre fort avec une violente fusillade et une longue et spectaculaire course poursuite. Une excellente surprise qui va malheureusement vite retomber comme un soufflé. La suite va effectivement reprendre (mise à part une excellente séquence dans un cinéma) le rythme un peu trop pépère du premier opus et se perdre dans une intrigue mal construite et particulièrement brouillonne.
Entre une liste d’enlèvements impliquant Benzi et la poursuite de ce tueur à énigmes visant également à nuire à ce même Benzi, le scénario se perd souvent en tentant de jongler maladroitement entre ces deux affaires pas toujours intelligibles.
On sent donc clairement que le tout a été écrit un peu à la va-vite (certainement à cause de la précipitation de la production à vouloir monter cette suite). Dommage que le réalisateur pourtant chevronné Stelvio Massi ne parviennent jamais à mettre de l’ordre dans tout ça.
Si les habituels codes du genre sont tout de même respectés, on ne peut qu’être déçus par cette suite résolument bâclée.
NB : Sorti dans les salles françaises en 1979 sous le titre «Marc la Gâchette», ce film sera finalement renommé en «Justice sans Sommation» pour son exploitation video.
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Origine : France
Durée : 103 Min
L'indicateur de la 13e Brigade Territoriale a été assassiné. L'inspecteur en chef Palouzi doit absolument savoir pour pouvoir recruter en sécurité une nouvelle "balance", et enquêter sur les agissements du caïd Massina. Dédé, un ancien lieutenant du truand vivant avec une prostituée, semble être le bon choix.(Source : allociné.fr).
Américain installé à Paris depuis les années 60, Bob Swaim est un grand passionné de la capitale. Pas celle des cartes postales mais plutôt le Paris que l’on cache habituellement aux touristes. Après des études d’ethnologie, il rentre à l’école Louis Lumière pour transformer son intense fascination pour le cinéma en un véritable métier. Il réalise son premier film en 1977, «La Nuit de Saint-Germain-des-Près» qui passera malheureusement inaperçu. Toujours décidé à explorer les bas fonds de Paris, Swaim se penche alors sur le portrait d’une brigade de police du quartier de Belleville motivé par une profonde volonté de casser les codes traditionnels du polar français devenu à ses yeux, trop caricatural.
Un portrait sur fond d’histoire d’amour, dur, brutal, critique (donc pas forcément flatteur pour les forces de police), totalement à contre courant de la production habituelle.
Bénéficiant d’un casting quatre étoiles, Bob Swaim nous livre ici un polar cru, glaçant, violent, non pas dans l’action mais à cause surtout de son ambiance particulièrement sombre. Une sorte de docu-fiction où les flics ne sont pas tout roses et agissent parfois comme les voyous qu’ils traquent. Swaim joue ici parfaitement sur l’ambiguité des rapports entre cette police parfois bestiale et le «milieu».
Au coeur de cet affrontement équivoque, on retrouve un couple de paumés, Dédé, un petit mac amoureux de sa «pute», Nicole, pris tous les deux dans un engrenage (obligés d’un côté de collaborer avec les flics, de l’autre de gagner la confiance des truands) qui leur sera fatal.
C’est véritablement la forte et impressionnante caractérisation de ces deux personnages qui donne une sensibilité et une dimension supplémentaire à ce film froid et distant. Portée par l’interprétation impressionnante de Philippe Léotard et Nathalie Baye (récompensés par 2 César) sans oublier celles de Richard Berry, Tcheky Karyo ou Maurice Ronet, cette «Balance» secoue, bouleverse, impressionne et réussi surtout le pari de renouveler un genre de la plus belle de manière.
Avec :
Origine : France/Italie
Durée : 97 Min
Ancien truand retiré des « affaires », Denis Ferrand, dit « Le Fignoleur », coule des jours paisibles avec son épouse Marie-Jeanne dans une ville de province où l'on ignore tout de son passé. Il y est propriétaire d'un bar tranquille, le « Domino », géré par la ravissante Betty, et d'une auberge confortable, « La Chaumière »...
En face du bar se trouve une agence du Crédit Industriel du Nord et en bon voisin, Ferrand est témoin de toutes les allées et venues. Par désœuvrement et surtout par nostalgie, il décide de mettre au point le braquage. Le sexagénaire a en effet remarqué qu'à date fixe, un convoi venait chercher la paye des ouvriers du centre nucléaire de Farville. Alors qu'il peaufine les diverses étapes de son hypothétique cambriolage, Ferrand reçoit la visite impromptue d'un ancien ami, Jim Beckley. Rencontré jadis à Saïgon, cet Américain est pour l'heure traqué par une bande de trafiquants. Denis va alors faire d'une pierre deux coups : cacher Beckley chez lui et profiter de son aide pour monter le « coup ». (Source : wikipedia.)
En cette fin des années 60, Jean Gabin continue à enchainer les tournages de manière quasi frénétique. Des comédies («Le Tatoué», «Le Jardinier d’Argenteuil»...) et mais surtout des polars, un genre qui a fait de lui, l’un des acteurs les plus populaires et charismatiques du cinéma français.
Après «Du Rififi à Paname» réalisé par l’un de ses complices de toujours, Denys de la Patellière, Gabin retrouve un autre de ses amis, Jean Delannoy pour un nouveau film noir à la française, l’adaptation d’un roman de J.M Flynn, «The Action Man».
Une histoire classique de casse de banque qui tourne mal.
Aux côtés de Gabin, on retrouve la star américaine Robert Stack, l’inoubliable interprète de Elliot Ness dans la série des «Incorruptibles». Une rencontre inattendue, presque improbable tant on connait le caractère solitaire et «cannibale» du grand Gabin qui n’a pas l’habitude de partager facilement le haut de l'affiche. On se souviendra notamment, des relations difficiles entre Gabin et De Funes sur le tournage du «Tatoué».
Point de tension ici, le duo fonctionne parfaitement, les hommes ne cachant pas une admiration réciproque et une véritable complicité.
Pour le reste, pas de véritable surprise. Le film de facture très classique, fonctionne également grâce à son scénario solide (écrit par Delannoy et Alphonse Boudard) et sa mise en scène carrée et sans artifices (la longue séquence du casse est à elle seule, particulièrement admirable).
Parmi les quelques bémols, on regrettera que les seconds rôles soient à ce point aussi inconsistants (pauvre Suzanne Flon, véritablement sous employée ici), quelques baisses de rythme et un petit manque général d’originalité.
Rien de très grave, «Le Soleil des Voyous» reste tout de même un polar sympathique et agréable qui connut à l’époque, un véritable succès en salles. Près de 2,5 Millions de spectateurs sont venus voir les exploits d’un Gabin pourtant vieillissant.
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Origine : USA
Durée : 97 Min
Un tueur qui menotte ses victimes fait son apparition en ville. L'affaire est suivie par deux amis : un policier qui ne rêve que de réussir dans le café-théâtre, et un journaliste de télévision qui voudrait bien en profiter pour lancer sa carrière. Cependant, une étudiante en arts plastiques retranscrit les meurtres dans ses dessins. Les deux amis s'intéressent à elle, mais le tueur se rapproche... (Source : wikipedia.fr).
Si à première vue, ce film américain lorgne clairement du côté du Giallo italien, il n’est en réalité, qu’un simple et banal polar teinté de fantastique, aussi sobre qu’ennuyeux.
Tout commence avec une rapide série de meurtres, tous commis par un tueur non identifié avec le même mode opératoire. Chaque victime est en effet, retrouvée attachée avec des menottes. Alors que la police patauge, un journaliste TV peu scrupuleux décide d’en faire ses choux gras en mettant en panique toute la population de New-York. Jusqu'au jour où une jeune étudiante en arts plastiques se manifeste, prétendant parvenir grâce à ses visions, à «croquer» tous les meurtres passés et à venir du serial-killer.
D’un côté un flic un peu con-con passionné de stand-up à ses heures perdues, de l’autre l'ambitieux journaliste vont alors tout faire, aidés par les fréquentes hallucinations de la jeune femme, pour être les premiers à résoudre cette affaire.
Et malheureusement, à cause d’un scénario véritablement incapable de brouiller les pistes, on comprend assez vite que le coupable se trouve finalement parmi ces trois personnages assez ambigus. Reste à savoir lequel...
L’intrigue s’enlise alors et souffre d’un manque cruel de rythme. Passés les premiers meurtres, il ne se passe en effet plus vraiment grand chose jusqu’à la révélation finale, Mastroianni ne lâchant que trop peu d’indices pour que le spectateur puisse réellement se prêter au jeu du «Whodunit». Ajouté à cela, des acteurs pas vraiment convaincants (seul Perry King apporte un plus à son personnage, et encore...). Bref, on s’ennuie finalement pas mal devant ce polar austère et poussif, caractérisé par une absence totale de violence. Les rares scènes de meurtres sont en effet d’une sobriété rare.
Les amateurs de polar seront donc déçu par ce film modeste et inoffensif (il n’a même pas été distribué en salles aux USA), moins intéressant que le plus mineur des Giallo italiens.
Avec :
Origine : USA
Durée : 91 Min
Un médecin psychologue, excellent mari et père de famille, va exercer, par un amour excessif, une autorité abusive sur l'éducation de sa fille et revivre les traumatismes de sa propre enfance qui vont le transformer en être maléfique (Source : première.fr).
Après l’échec de «Outrages» et du «Bucher des Vanités», Brian de Palma décide de revenir au polar dit «à suspense», ce genre qui inspira quelqu’unes de ses plus grands réussites artistiques. «Pulsions», «Blow Out» ou «Body Double», des films «néo-hitchkockiens» permettant au cinéaste d’obtenir auprès du public, le statut de réalisateur culte.
Pour ce retour, De Palma nous propose une intrigue qu’il décrira lui-même comme une cascade de retournement de situations, successivement effrayantes et grotesques autour du dédoublement... Bref, un nouvel affrontement entre le bien et le mal comme il les affectionne tant. Un bon présage ? Pas vraiment.
Quand un réalisateur à tendance à ressasser les mêmes thèmes et reproduire systématiquement les mêmes effets de mise en scène (on a encore droit ici à un très long plan séquence, l’une de ses marques de fabrique), c'est généralement mauvais signe. C’est surtout la conséquence de la dangereuse incapacité d’un cinéaste en manque d’inspiration, à se renouveler.
Et c’est ici bien le problème. A force de s’auto-parodier, De Palma nous exaspère et nous laisse ici un thriller totalement absurde et honteusement mal écrit. A tel point qu’on pourrait finalement le prendre comme une impressionnante entreprise d’auto-destruction.
Le final concentre à lui tout seul toute l’impuissance de De Palma. Le cinéaste y mélange de nombreux éléments de ses précédents films de manière totalement absurde (le travesti de «Pulsions», le landau des «Incorruptibles» et même le motel de «Psychose» (encore !)...), achevant un mauvais film construit sur un scénario bourré de trous et extrêmement mal dirigé.
John Lithgow est ici en totale roue libre. Pas effrayant pour un sou, il suscite à force de cabotinage, une totale exaspération. A l’opposé, Lolita Davidovich est elle, totalement transparente.
On l’aura compris, «L’Esprit de Cain» est une véritable catastrophe, indigne d’un tel réalisateur. Assurément son plus mauvais film.
Avec :
Origine : USA
Durée : 110 Min
Claire et Michael Bartel forment un couple uni. Enceinte de son second enfant, Claire consulte un gynécologue mais celui-ci a une attitude équivoque : Claire porte plainte avec d'autres patientes et elles obtiennent gain de cause. Le praticien se suicide et Peyton, sa veuve, fait une fausse couche qui la rend stérile. Désespérée, elle veut se venger de Claire. Sous une fausse identité, elle se fait engager comme baby-sitter par les Bartel et tente de détruire leur famille, éliminant ceux qui trouvent ses agissements suspects (Source : wikipedia).
Cinq ans avant d'adapter le chef-d'œuvre de James Ellroy, «L.A Confidential», Curtis Hanson s’offre une petite escapade dans le genre ultra balisé du thriller psychologique mettant en scène une baby sitter déséquilibrée, déterminée à tuer une gentille mère de famille.
Claire et Michael Bartel (Annabella Sciorra et Matt McCoy) forment un couple de la middle class américaine tout ce qu’il y a de plus classique, avec une jeune fille et attendant la prochaine arrivée d’un petit garçon. Après avoir été subi les attouchements de son gynécologue, Claire porte plainte. Le médecin se suicide, laissant sa femme enceinte Peyton (Rebecca De Mornay) sans sou et déprimée, à tel point qu’elle fait une fausse couche. Pendant sa convalescence, Peyton n’a qu’une obsession, se venger de la femme qui a ruiné sa vie de famille. Six mois passent et Peyton parvient à se faire engager en tant que nounou au sein du petit foyer de Claire et Michael. Tout en gagnant leur confiance, elle fomente alors un long et méthodique plan de destruction.
Une intrigue des plus conventionnelle qui présente de nombreux points communs avec celle de «Liaison Fatale» (la folle blonde solitaire à la fois victime et coupable, l’intrusion «domestique»...) mais jouant ici encore plus sur la fibre et les peurs féminines.
La maternité, l’équilibre et la protection du foyer, l’affirmation de la féminité sont en effet les thèmes clefs de ce film. Hanson parvient ici parfaitement à capturer les aspirations et les angoisses des femmes contemporaines.
Dommage que tout cela soit finalement balayé par une hallucinante accumulation d’invraisemblances et l’utilisation systématique de ficelles éculées. Voir Peyton parvenir peu à peu à ses fins sans aucun accroc, ne provoquant jamais aucune suspicion et aidée à chaque fois par un extraordinaire concours de circonstances, devient rapidement ridicule. Et ce ne sont pas les nombreux efforts de mise en scène de Hanson qui parviendront à nous faire passer la pilule.
Seule véritable satisfaction, la performance de Rebecca de Mornay, géniale en perverse manipulatrice, alternant avec une formidable justesse, le chaud et le froid.
A noter également les présences convaincantes de Ernie Hudson et Julianne Moore.
Malgré ses limites, ce film sera pourtant maintes et maintes fois plagié dans un nombre incalculable de téléfilms de mauvaise qualité, destinés à la fameuse ménagère.
Avec :
Origine : France
Durée : 97 Min
Des gangsters notoires sont sauvagement assassinés par des policiers, menés par le commissaire principal Roger Scatti. Ces extrémistes, organisés sous la bannière Fidélité de la police, entendent appliquer la loi du talion et renverser l'ordre ancien. Chargé de l'enquête sur ces meurtres, le commissaire divisionnaire Grindel — aidé de ses adjoints Lutz et Péret — se met en quête de témoins, dont Pierre Stadler, un ancien terroriste d'extrême-gauche qui est aussitôt supprimé par Scatti et ses acolytes, Valles, Spiero et Latueva. Grindel rencontre secrètement au jardin des Buttes-Chaumont son vieil indicateur, le Stéphanois, et ne peut lui éviter d'être abattu d'une flèche d'arbalète (Source : wikipedia).
Le milieu des années 80 marque le début du déclin des plus grands champions du box office français. A cette époque, les attentes du public commencent à changer, les comédies de Pierre Richard, Aldo Maccione..., les polars de Jean-Paul Belmondo et Alain Delon ne font plus recettes. Tous sont donc obligés de se renouveler sous peine de disparaitre définitivement des écrans.
En cette année 1988, la carrière de Bebel connaitra ainsi un second souffle devant la caméra de Claude Lelouch dans «Itinéraire d’un Enfant Gâté», l’un de ses plus beaux rôles pour un film qui deviendra un immense succès. La même année, Delon persiste lui à vouloir jouer au flic justicier dans «Ne Réveillez pas un Flic qui Dort». Mal lui en a pris car le film sera un échec cuisant pour l’acteur qui devra définitivement ranger ses flingues au placard. Le début d’une longue traversée du désert.
Il faut dire qu’il l’a un peu cherché tant ce film est mauvais, un véritable nanar monté et réalisé avec les pieds par un José Pinheiro bien fatigué.
Adaptation fidèle du roman de Frédéric Fajardie («Clause de Style»), ce long métrage se veut dénonciateur de la mouvance d’extrême droite qui sévit au sein de la police française. Soit. Pourquoi pas et même, tant mieux mais pourquoi le faire de manière si bête et caricaturale ? Ce qui aurait pu être une intéressante critique sociale (plus que jamais d’actualité d’ailleurs) ne se résume finalement qu’à un banal affrontement entre une bande d’allumés totalement grotesques et improbables et un flic honnête et droit, décidé à faire le ménage. Un nouveau prétexte pour mettre en avant, les exploits d’un Delon plus aussi fringant qu’auparavant.
Le problème est qu’ici, tout est tellement ridicule que cela en devient drôle. Des dialogues impossibles aux (rares) scènes d’action montées n'importe comment, en passant par une catastrophique direction des acteurs, difficile de garder son sérieux devant ce pseudo spectacle totalement affligeant.
La rencontre entre Delon et Serrault (qu’on a rarement vu aussi mauvais) accouche d’une souris, expédiée vite fait bien fait dans une résolution totalement bâclée à l’image d’un scénario qui navigue à vue de bout en bout.
Nul, nul, nul...
Avec :
Origine : USA
Durée : 102 Min
Sam Petersen, riche homme d'affaires new-yorkais, meurt brutalement d'un arrêt cardiaque, tout comme, quelques semaines plus tard, un riche fabricant de jouets puis un anthropologue réputé de Seattle. Le point commun de ces trois hommes est de léguer une coquette fortune à leur épouse. L'agent Alexandra Barnes est persuadée que ces morts brutales sont liées. Troublée par les similitudes entre ces trois décès, elle se met en quête de leurs veuves, et s'aperçoit bientôt qu'une seule et même femme se cache derrière elles, la mystérieuse Catharine.
Elle retrouve cette dernière à Hawaï, où elle s'apprête à épouser Paul, un riche hôtelier... Elle va se lier d'amitié avec Catharine et Paul pour tenter de contrer la meurtrière. (Source : Wikipedia).
Avant toute chose, cette «Veuve Noire» n’a aucun rapport avec le film du même nom réalisé en 1954 mettant en scène la sublime Ginger Rogers.
Dans ce film noir, Bob Rafelson nous raconte l’histoire de Catharine, une femme fatale qui séduit des hommes extrêmement riches, les tue, hérite et disparait sans laisser de traces.
A ses trousses, Alex, une autre femme, un agent fédéral à la vie personnelle solitaire et monotone, véritable garçon manqué, à la fois déterminée à mettre fin aux agissements de la veuve et obsédée (voire jalouse) par la sensualité et le pouvoir de séduction de sa proie.
Et c’est là tout l'intérêt de ce polar qui repose moins dans la résolution de l’énigme (la culpabilité de Catharine est dès le départ, claire et précise, sans aucune équivoque) que sur les rapports ambigus qui vont peu à peu se créer entre ces deux femmes fondamentalement opposées.
Alors que Catharine est sur le point de faire une nouvelle victime, Alex va en effet se rapprocher d’elle et séduire le même homme. Vont alors se développer une complicité et des sentiments brumeux teintés d’érotisme, sources de nombreuses péripéties tout à fait imprévisibles.
Theresa Russell et Debra Winger nous offrent ici, deux superbes performances. L’une si douce et si perverse à la fois, crevant l’écran à chacune de ses apparitions, l’autre énigmatique et impénétrable. Deux femmes de caractère parfaitement dirigées par un excellent cinéaste.
«La Veuve Noire» marquant le retour de Rafelson après une pause de presque six ans (depuis la sortie du «Facteur sonne Toujours deux Fois»), reste sans atteindre des sommets, un polar psychologique agréable à suivre et plutôt bien fait, bénéficiant également de la très belle photographie de Conrad Hall (notamment dans toute la partie Hawaïenne) et d’un fabuleux casting de seconds rôles (Sami Frey, Dennis Hopper, Diane Ladd et même David Mamet).
Avec :
Origine : France
Durée : 113 Min
L'inspecteur Maugin fait la chasse aux petits trafiquants de drogue. Au cours d'une descente de police, il rencontre Noria, la petite amie d'un dealer, et tombe amoureux d'elle. Elle devient sa maitresse et est désormais en danger de mort. La rencontre choc de Sophie Marceau, troublante, et Gerard Depardieu, attachant en flic abusif. (Source : gaumont.)
Après une première tentative de collaboration finalement avortée, Maurice Pialat recontacte Catherine Breillat pour l’écriture d’un polar adapté d’un roman de P.J. Wolfson.
Mais rapidement, l’idée d’un scénario original fait son chemin et Breillat part en immersion sur le terrain à la rencontre de policiers et trafiquants de toutes sortes avec l'intention de peindre un portrait âpre et réaliste du «milieu» parisien.
Régulièrement, elle rapporte les avancées de son script à un Pialat de moins en moins emballé par son travail. A tel point que les deux en arrivent à se fâcher définitivement.
Breillat mise sur la touche, le cinéaste demande alors à sa compagne Sylvie Danton de reprendre immédiatement le scénario, pressé de mettre en chantier son film.
Gérard Depardieu est entre temps approché pour faire partie du casting mais toujours marqué par le tournage extrêmement difficile de «Loulou», il refuse. Ce sera seulement grâce à la force de persuasion de Daniel Toscan du Platier que Depardieu reviendra finalement sur sa décision.
Reste à trouver le reste du casting. Sous la pression d’une production de poids (Gaumont, TF1, Canal+) qui permettra au réalisateur de bénéficier du plus gros budget de sa carrière, Pialat se voit alors contraint d'accepter la présence de Sophie Marceau, étoile montante du cinéma français et de Richard Anconina, révélé par «Tchao Pantin».
Le tournage commence alors que le scénario n’est toujours pas définitif. Sylvie Danton pas vraiment aguerrie à l’exercice, patauge et doit faire appel à Jacques Fieschi pour l’aider en urgence. Il devra à cette occasion, s’adapter à l'obsession de Pialat de ne pas être dépendant d’un récit figé.
Comme à chaque fois, le tournage s’avèrera extrêmement houleux. Si les relations entre le cinéaste et Depardieu sont au beau fixe, Marceau, Anconina et Sandrine Bonnaire souffriront du mépris de Pialat qui sera à la fois distant et méprisant avec eux. Les prises de vues seront ponctuées de «clashs» excessivement violents qui donneront au film, un réalisme et une intensité rarement atteints.
Résultat : Pialat réinvente le polar dans ce film dur, brutal, envoutant, éprouvant. Un film qui démarre sur une enquête classique sur fond de trafic de drogue pour bifurquer peu à peu sur le portrait d’une galerie de personnages blessés, perdus qui vont s’aimer, se mentir, se trahir. Le cinéaste prouve ici une nouvelle fois qu’il ne cherche pas à raconter une histoire balisée mais cherche surtout à sensibiliser à sa manière si particulière, le spectateur sur le destin de ces gens peu recommandables. Une véritable mise à nu qui ne laissera personne indifférent.
En flic à la fois bourru et tendre, Depardieu est magistral. Ici, il ne joue pas. Ce flic, c’est Gégé, tout simplement. Si ce tournage sera l’un de ses pires souvenirs, Sophie Marceau signe elle, l’une de ses meilleures interprétations. Sensible, désespérée, elle crève littéralement l’écran. Un duo qui écrase le reste du casting, un peu trop en retrait.
En un mot : prodigieux.
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Origine : Hong Kong
Durée : 101 Min
L'inspecteur de la police de Hong Kong Chan Ka Kui se voit confier la protection d'une femme, assistante d'un parrain de la mafia que Chan essaye de mettre sous les verrous depuis plusieurs mois. En moins de 48h, il va devoir faire face à cette mission, à sa fiancée qui le croit infidèle et à la horde de mafieux qui veut le mettre hors-circuit. (Source : wikipedia.fr)
1985, c’est l’année de la première incursion hollywoodienne de Jackie Chan qui tourna aux côté de Danny Aiello «Le Retour du Chinois». Une expérience difficile pour la star asiatique qui s’est vu imposer des méthodes de production radicalement différentes et surtout, beaucoup moins confortables qu’à Hong Kong.
Peu satisfait du résultat qu’il jugera trop violent (il remontera lui-même une version plus «légère» pour le marché asiatique), il rentre avec la ferme intention de réparer ce qu’il estime être une erreur de carrière.
Il décide donc dans la foulée de réparer cette erreur en tournant un nouveau film policier mais cette fois-ci, à son image. Un mélange d’action spectaculaire (mais non violente) et de gags potaches qui lui a toujours réussi. Jackie Chan s’investit à fond en exerçant un total contrôle dans ce projet qu’il réalise lui-même.
Résultat : Un polar kung-fu à la fois impressionnant et particulièrement stupide.
Impressionnant car le film repose sur deux longues scènes d’action (introduction et finale) absolument remarquables.
La première montre la destruction intégrale d’un bidonville suivie d’un course poursuite assurée par un Jackie Chan plus sautillant que jamais et qui se terminera avec pertes et fracas. D’entrée, on est soufflé pour un tel déferlement d’action frénétique, parfaitement découpé. Une partie de cette scène sera d’ailleurs reprise quelques années plus tard dans le sympathique «Tango et Cash» avec Sylvester Stallone.
La seconde, c’est un longue «bataille» dans un centre commercial qui sera totalement démoli dans un déchainement hallucinant de combats.
Jackie Chan assurant lui-même toutes les cascades, sera gravement blessé lors du tournage de cette scène extrêmement dangereuse.
Mais ces deux scènes mythiques ne parviennent pas à nous faire oublier un scénario simpliste et bancal, prétexte à de nombreux gags totalement débiles. Si le public asiatique est très friand de ce genre d’humour, il reste difficilement appréciable pour les non-initiés.
Bon, l’ensemble reste suffisamment énergique pour ne pas s’ennuyer et c'est déjà bien.