Policier / Thriller

Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 10:39

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Deux amis d'enfance, Maurice Meinard et Eric Chambon, se retrouvent par hasard après de nombreuses années. Le premier est écrivain, le second, habile perceur de coffres-forts. Leur amitié renaît et les deux hommes décident d'associer leurs talents complémentaires. L'écrivain imagine un hold-up dans une banque, tandis que le second s'occupe de la mise au point de l'opération. Au jour J, l'affaire, minutieusement préparée, semble se dérouler rondement. Malheureusement pour les deux compères, un impondérable, en la personne d'un photographe au déclencheur facile, posté aux environs de la banque, vient compromettre leur sécurité... (Source : téléloisirs.fr)


Il est de ces films qui, malgré un casting fourni et des plus solides, ont fini par tomber aux oubliettes. C’est typiquement le cas de cette « Part des Lions » dont les présences de Charles Aznavour, Robert Hossein, Michel Constantin ou encore Raymond Pellegrin,  n’auront pas suffi au film de continuer à exister à travers les années.

Il doit bien y avoir une raison à cela me direz vous…En tout cas, même si on est loin du chef d’œuvre méconnu, le film de Jean Larriaga est loin d’être mauvais. Mieux, il se laisse regarder sans déplaisir grâce, justement à son excellent casting et un scénario simple, peut être même un peu trop, mais efficace.

Dans la plus pure tradition du polar français de l’époque, Larriaga nous propose l’histoire assez classique de deux anciens amis qui, réunis à nouveau, décident de préparer le hold-up d’une banque, non sans accrocs.

Un postulat simple qui grâce au duo Aznavour/Hossein, admirable, prend, tout de suite, une valeur supplémentaire. Complété par deux « gueules » du cinéma populaire français de l’époque (Constantin et Pellegrin), le casting assure le boulot de la meilleure de manière, sans cabotinage mais avec un vraie intensité.

Dommage que tous ces personnages qui font l’intérêt principal de ce film,  soient, paradoxalement,  autant sous exploités au détriment d’une intrigue, pourtant mince. On aurait aimé plus de détails et de profondeur sur chacun des protagonistes. Malheureusement, on n’en saura pas plus sur le parcours de ces deux amis et le pourquoi de leur éloignement avant les retrouvailles et leur complicité retrouvée. Idem pour le seul personnage féminin, interprété par l’italienne Elsa Martinelli, plus ou moins attaché à l’énigmatique Hossein, il reste totalement superficiel voire, inutile.

Heureusement pour le spectateur, pour le reste, on ne s’ennuie pas. Les scènes s’enchainent à un bon rythme grâce à un montage serré et quelques moments plutôt bien menés, notamment une efficace course poursuite.

Pour tous les amateurs de polars 70’s à la sauce frenchie, le contrat est, malgré quelques réserves, assez bien rempli. Sans être inoubliable, le film de Larriaga mérite mieux que le placard dans lequel il semble avoir été placé.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : Les 3 M
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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 12:31

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Nick Chen est un bon flic. Véritable exemple pour ses collègues de la police de New York, il est expéditif, rusé et introduit dans le milieu des triades. Danny Wallace est un bleu mais il a une volonté de fer. Pourtant, lors de son baptême du feu, il fait preuve d'un manque de courage certain au devant d'une fusillade. Entre l'idéaliste et le corrupteur, s'engage une confrontation musclée...(Source : cinemovies.fr)

 

En ce milieu des années 90, le cinéma de John Woo connait une popularité internationale sans précédent. Le dyptique du « Syndicat du crime », « The Killer » ou « A toute épreuve »… Autant de films pour autant de succès, réveillant le polar d’action qui avait grand besoin d’un second souffle dans le paysage cinématographique mondial.

Sans surprise, Hollywood décide de débaucher l’acteur fétiche du réalisateur, Chow Yun Fat espérant profiter de la popularité grandissante de la star asiatique.

Après le sympathique « Un Tueur pour Cible » avec Mira Sorvino, il apparaitra donc dans un nouveau polar, « Le Corrupteur » aux côtés du « pas encore confirmé » Mark Wahlberg.

Un duo qui pouvait laisser craindre un mauvais buddy movie comme Hollywood sait les faire.

Heureusement, il n’en sera rien.

Au contraire, le réalisateur James Foley nous propose un vrai polar, pur et dur avec, en toile de fond, l’immigration clandestine, la guerre de gangs que se livre la communauté chinoise de New-York ou encore la corruption policière.

Un scénario riche qui ne néglige aucun de ses axes, réservant même son lot de surprises…mis en image sans artifice mais avec beaucoup de rythme.

A l’heure où tout est effet de style, influencé justement par un cinéma asiatique omniprésent de nos jours (Takashi Miike, Johnnie To ou bien sûr John Woo), Foley décide d’en prendre le contre pied et choisit un classicisme qui fait du bien aux yeux et aux oreilles, préférant se baser sur son duo excellent d’acteurs.

Entre méfiance, complicité naissante et trahison, le duo, bien dirigé, fonctionne à merveille.

Presque facile avec de tels grands acteurs

Pour les amateurs d’adrénaline, ne vous alarmez pas, le film réserve quant même, quelques scènes d’action particulièrement réussies, notamment une course poursuite des plus efficaces.

Sans atteindre le talent d’un James Gray, l’éclectique réalisateur du très bon « Comme un Chien Enragé » ou du nullissime « Who’s That Girl » nous livre assurément l’une des meilleures rencontres entre le néo policier asiatique et le polar US de la plus grande tradition de ces dernières années

Dommage que « Le Corrupteur » n’ai pas connu le grand succès escompté (le film étant à peine rentré dans ses frais grâce aux recettes mondiales) et qu’il soit tombé, depuis, dans un certain oubli.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : Les 3 M
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 16:15

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Flambeur repenti, l'inspecteur principal Simon est l'ami du commissaire Tramoni. Lorsqu'il découvre que ce dernier entretient des relations troubles avec la pègre par l'intermédiaire d'un indicateur, Simon décide de mener une enquête qui le conduira de nouveau dans les salles de jeux. (Source : cinemovies.fr)

 

Le polar français a toujours eu une renommée internationale plus que méritée. De Melville à Deray en passant par Clouzot ou Verneuil, notre cinéma peut se vanter d’avoir parmi ces films du genre, de véritables chefs d’œuvres.

Malheureusement, depuis 20 ans, le genre se fait plus rare et la qualité de la production s’en ressent même si actuellement, une génération de cinéastes (Marchal, Cavayé et quelques autres) tente de lui redonner son éclat avec un talent certain.

En cette fin des années 80, le déclin est déjà bien entamé et le polar français, bien moribond.

C’est en 1987 que sort le (seul) film de l'acteur Jacques Santi qui, loin de l’idée de le mettre au même niveau de ses prédécesseurs, renoue avec certitude, avec le haut du panier.

Noir c’est noir et tous pourris ou presque. Santi nous peint un portrait peu reluisant des hauts fonctionnaires et de leur rapport avec la pègre, entre corruption et laxisme. 

Certes, ce thême n'est pas des plus originaux mais grâce à une belle galerie de personnages soutenue par un excellent trio d'acteurs, Santi s'en sort plutôt bien malgré une mise en scène passe partout.

Richard Bohringer, d'abord. Un flic sur le retour découvrant les liens étroits qu'entretient son ami de patron avec le milieu, obligé de retrouver ses vieux démons pour mener son enquête. Un personnage constamment sur la corde raide fait pour un Bohringer lui-même hanté par de vieux combats personnels.

L'ami, c'est Pierre Arditi qui l'incarne, un beau pourri bien propre sur lui. L'acteur prouve une nouvelle fois qu'il peut tout jouer avec la même crédibilité.

Julien Guiomar prend, quant à lui, le rôle du caid de service. Celui que le grand public nomme Tricatel, en souvenir de son rôle inoubliable dans "L'aile ou la Cuisse", interprète avec aisance mais aussi un certaine ironie, ce mafieux des plus classiques.

Bref, on pourra aujourd'hui reprocher à ce film, une facture classique, voire un aspect "téléfimesque", il n'en demeure pas moins un bon polar.

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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 14:28


Sully, vidangeur de fosses septiques et futur père, est prêt à tout pour assurer l'avenir de son fils. Jasper, modeste épicier, a une qualité primordiale aux yeux de la mafia pour qui il travaille : il est sourd-muet. Parmie Tarzo, chef de la mafia locale, se verrait bien éliminer la concurrence. Tous trois vivent à Staten Island, sous l'ombre écrasante de Manhattan. Leurs chemins vont se croiser, a priori pour le pire... (Résumé : Source : premiere.fr)

Mais qui est James deMonaco ? Avant de réaliser ici son premier film, ce jeune cinéaste a été l’heureux scénariste de quelques bons polars comme « Négociateur » ou le remake de « Assaut » mis en scène par le frenchie, Jean François Richet. Fort d’une expérience supplémentaire en télévision, Demonaco décide donc de passer derrière la caméra en mettant en image un nouveau polar aux influences multiples.

Au delà de l’histoire de ce mafieux qui veut prendre le pouvoir unique sur l’île de Staten Island à New-York, fief de nombreux malfrats, c’est surtout à une intéressante galerie de portraits auquel nous convie le cinéaste. En effet, son intrigue devient rapidement le prétexte à nous présenter trois personnages différents en apparence mais, finalement pas si éloignés que cela.

Suivant un schéma particulier, Demonaco va donc axer ses trois personnages autour d’une histoire finalement assez simple que l’on suivra de trois points de vue différents. Un mode de construction scénaristique déjà vu chez Tarantino dans l’excellent « Jackie Brown ».

On commence donc avec Parmie Rizzo, un petit mafieux en mal de reconnaissance, qui, pour passer de l’ombre à la lumière, va vouloir étendre son territoire. Rapidement trahi par le siens, il n’aura d’autre choix que de rallier une cause écologique de manière personnelle pour passer sous les feux de la rampe.

Parallèlement, dans un second temps, le spectateur va faire connaissance avec Sully. Un jeune éboueur pauvre qui n’aura d’autre choix que de braquer Rizzo pour financer une opération permettant à sa femme d’avoir un enfant génétiquement supérieur. Là encore, c’est à un personnage en mal de reconnaissance auquel nous faisons face, espérant à travers son enfant à venir, devenir quelqu’un de reconnu.

Troisième personnage, celui de Jasper. Un Charcutier sourd, muet et solitaire qui cherche depuis des années à remporter le jackpot aux courses et qui va se retrouver sans qu’il le cherche, au centre de l’histoire. Sorte d’antithèse des deux autres, il préfère lui, rester discret, coute que coute.

Difficile donc d’imbriquer trois histoire en une sans qu’il y ait confusion ou maladresse. Mais Demonaco réussi parfaitement son pari grâce un montage limpide qui rend l’entreprise passionnante malgré l’absence quasi-totale d’action.

Sur un rythme résolument lent, le cinéaste parvient peu à peu à faire monter la tension jusqu’au climax fort et inattendu.

Côté casting, on a droit à une brochette de choix. Tout d’abord, un excellent Vincent d’Onofrio, incarnant à la perfection, ce mafieux pateaux et malheureux, toujours dans les jupes de sa mère.

C’est Ethan Hawke qui se met de la meilleure des façons, dans la peau de cet éboueur écorché vif, toujours sur la corde raide.

Mais c’est Seymour Cassel qui remporte l’adhésion la plus totale dans son rôle à la fois fort et attachant de ce charcutier particulier. Par son simple regard, il partage avec nous des sentiments passant de la soumission à la vengeance.

Ne trouvant aucun financement aux USA, c’est grâce aux français de Why Not et Europa Corp que Demonaco put faire son film en totale liberté. Une chance quand on voit le résultat de ce film noir, intriguant et passionnant.

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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 13:09


Une fin d'après-midi à Orly. Un ressortissant soviétique demande asile aux U.S.A. Il est intercepté par les services secrets français, qui espèrent en obtenir des renseignements. Après un essai de chantage raté, les Français doivent s'incliner, et le remettre à l'ambassadeur des U.S.A. Le colonel Vlassov pénètre donc au coeur de l'imposante machine qu'est la C.I.A. (Résumé : source : cinema.encyclopédie).

Transfuge : personne qui change de parti, qui trahit une cause. C'est sur cette simple définition que Henri Verneuil va construire l'un des films majeurs de sa filmographie en adaptant librement, avec la complicité de Gilles Perrault, le roman de Pierre Nord : Le Treizième Suicidé.
A l'issue du succès du "Casse" avec Jean Paul Belmondo, Verneuil décide d'aborder un genre plus sérieux, plus austère en s'attaquant au film d'espionnage dans la plus pure tradition américaine, exposant avec moults détails, le fonctionnement des services secrets internationaux. Un sujet ambitieux qui pourrait s'avérer lourd et difficile d'approche. Mais Verneuil et Perrault ne se démontent pas et parviennent à écrire une intrigue simplifiée tout en étant riche en évènements et bouleversements.
C'est donc l'histoire d'un tranfuge sovietique, décidé à passer à l'Ouest car déçu par l'ignorance de ses compétences par le régime. En échange de l'asile politique aux USA, il se propose donc de démonter tout un réseau de renseignements souterrain, impliquants de hauts fonctionnaires allemands, anglais et français. Verneuil permet donc au spectateur de le plonger dans les mécanismes d'interrogation et d'investigation de la CIA à la manière proche du documentaire. Il y décortique à merveille une organisation forte d'une technologie à la pointe pour l'époque avec, à sa tête, un chef aiguisé.
Dépourvu d'action, l'ensemble peut paraitre rébarbatif mais grace au talent narratif de Verneuil, on se laisse rapidement emporter par cette intrigue fictionnelle qui se regarde comme un long reportage qu'on aurait pu intituler : Inside the CIA. Sans pour autant opter pour la caméra à l'épaule, le réalisateur parvient parfaitement à donner au spectateur, une impression de prise de vue en temps réel. On a vraiment l'impression d'assister aux côtés des protagonistes aux évènements d'une intrigue passionnante, accompagnés par une voix off remarquablement intégrée.
Pour un tel projet à l'allure toute américaine, Verneuil se devait de faire appel à des acteurs d'envergure pour rendre un maximum crédible son entreprise. Fort d'une double collaboration avec de grands comédiens américains, Charles Bronson et Anthony Quinn sur "La Bataille de San sebastian", le cinéaste convainc les immenses Henry Fonda, Yul Brynner et Dirk Bogarde de participer au film, lui donnant une caution non négligeable. Accompagnés des français, Philippe Noiret et Michel Bouquet, ils nous offrent de grand numéros d'acteurs, à la hauteur de leurs carrières respectives.
Au final, Verneuil réussi un film à la fois sobre et tendu parfaitement maitrisé, rappelant les heures sombres de la situation géopolitique mondiale de la seconde moitié du vingtième siècle.

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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 17:09


Toni Veronese est bien décidé à asseoir son autorité au sein de la pègre. Il lui faut pour cela se débarrasser des frères Perez, dont l'influence grandissante fait de l'ombre à ses affaires. Il leur livre une guerre sans merci, qui commence par l'attaque de leurs boîtes de nuit et de leurs hôtels de passe. Après quelques morts violentes, les deux clans sont disposés à dialoguer autrement que par les armes. Au moment où la paix est sur le point d'être signée, deux policiers sont tués à la suite d'un fâcheux concours de circonstances. Cet incident ravive les tensions et les règlements de comptes reprennent avec plus de violence...(Résumé : Source : programme-tv.com)

Une belle galerie de "Gueules" (Duval, Pellegrin, Périer, Guiomar, Willson et un tout jeune Christophe Lambert tout jeune et encore méconnu), une intrigue classique mais efficace et une réalisation carrée, voici les ingrédients de cet excellent polar du début des années 80 clairement inspiré du travail du grand Jean Pierre Melville. En effet, le script de Claude Néron prend une couleur résolument noire avec cette histoire de guerre des gangs qui va tourner au massacre.
Le film débute avec deux intrigues parallèles : l'une qui voit un caid (Duval) défier le milieu parisien sur son propre terrain et devenant rapidement encombrant, l'autre nous présentant un groupe de jeunes loubards de banlieue commentant sans scrupules, une longue série de hold up.
Deux intrigues qui, au départ, n'ont absolument rien à voir, se déroulant distinctement sans encombre jusqu'au moment où, bien évidemment, elles se rejoindront pour les besoins de l'intrigue : les jeunes fous furieux étant engagés par le milieu pour éliminer le caid au fameux bar du téléphone.
Avant d'être un thriller de très haute tenue grace à une réalisation efficace, une interprétatioon au couteau et un rythme plus que soutenu, ce film est avant tout, un excellent portrait d'un milieu vieillissant qui voit émerger une nouvelle génération de malfaiteurs encore plus implacable et dangereuse. Là où les anciens avaient tout de même certaines valeurs, une certaine classe même, les petits nouveaux ne s'encombrent pas, eux, de quelconques stratégies et foncent dans le tas comme s'ils n'avaient plus rien à perdre. Reflet d'une jeune génération désabusée, ce groupe, avec à leur tête un dangereux personnage (joué à merveille par Christophe Lambert) fait de la violence son sacerdoce. C'est donc à un intéressant contraste auquel nous assistons à l'écran avec d'un côté, des anciens qui préfèrent discuter avant d'agir et de l'autre, des jeunes qui s'en prennent directement à l'humain, non sans excès comme en atteste la violente fusillade du bar du téléphone.
Une approche originale qui place immédiatement ce film parmi les meilleurs du genre dans la droite lignée des classiques noirs des années 50, 60.
Daniel Duval en caid solitaire dégage un charisme impressionnant avec, face à lui les toujours bons, Raymond Pellegrin, Julien Guiomar, George Wilson et François Périer dans le rôle du commissaire au centre de cette guerre. Côté "jeunes", outre l'excellente interprétation d'un Christophe Lambert complètement habité, on retrouve un Richard Anconina convainquant en obsédé de la gachette.
Bref, "Le Bar du Téléphone" reste, encore aujourd'hui, un polar indispensable de très haute tenue que les fans su genre se doivent d'avoir vu.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : Planète Cinéphile
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 13:22

A la suite de l'évasion d'un dangereux gangster, le FBI envoie un tandem de flics de Seattle chargés de mettre l'appartement de Maria McGuire, l'ex-petit amie de celui-ci sous surveillance. Mais l'affaire se complique lorsque l'un des deux inspecteurs tombe amoureux de la belle. Leurs ennuis ne font que commencer... (Résumé : Source : cinemotions.com)

 Parmi les cinéastes véritables touche à tout du cinéma de divertissement américain des années 80, on ne peut évidemment pas faire l'impasse sur John Badham. Un réalisateur qui, tout au long de sa carrière, a cherché à explorer un maximum de genres comme en atteste sa riche filmographie. On n'oubliera pas qu'après avoir révélé John Travolta au monde entier dans "La Fièvre du Samedi Soir", il s'essaiera à adapter le fameux héros de Bram Stoker, dans un "Dracula" assez surprenant. Malgré cela, c'est le Buddy Movie qui deviendra sa véritable spécialité. Un genre qui voit deux personnes totalement différentes, obligées de faire équipe, bon gré, mal gré, le plus souvent sous le signe de la comédie policière. Très à la mode dans les années 80, Badham allait l'aborder de la meilleure des manières avec cet excellent "Etroite Surveillance" mettant en scène un duo de flics en planque, devant la maison de la petite amie d'un criminel en cavale.

C'est Richard Dreyfuss et Emilio Estevez qui forment ce couple loufoque et hillarant, l'un, plus occupé à draguer la "surveillée", l'autre à trouver la prochaine blague à faire à ses collègues.

On l'aura compris, ce film est avant tout une véritable comédie, loin d'être lourdingue. Au contraire, on se laisse complètement aller à rire devant les agissements et la complicité de nos deux héros qui enchainent les bons mots de manière effrénée. Conscient de tenir là une mécanique parfaitement huilée, Badham laisse donc l'action un peu de côté au profit de nos deux compères sans pour autant que cela ne se ressente plus que cela. Les quelques scènes de poursuites suffisent parfaitement à ne pas laisser le rythme retomber tout au long de ces presque deux heures, menées tambour battant.
Bref, on ne s'ennuie pas une seconde devant ce spectacle alliant parfaitement, action, humour et suspense sans se prendre trop au sérieux. On a rarement vu Richard Dreyfuss en aussi grande forme, prenant visiblement beaucoup de plaisir à interpréter ce personnage un peu looser mais terriblement efficace. Un plaisir qui semble partagé par Emilio Estevez, l'un des membres de la famille Sheen (Frère de Charlie et Fils de Martin) qui repond parfaitement à l'interprétation de son illustre collègue. Ils s'amusent autant qu'ils nous amusent, faisant assurément de ce Buddy Movie, l'un des meilleurs du genre.
Une réussite récompensée par un énorme succès au box office US qui engendra, quelques années plus tard, une suite où les deux acolytes se verront adjoindre un troisième larron féminin interprété par Rosie O'Donnell mais qui peinera à retrouver l'énergie et l'efficacité de celui-ci.
Pour se remonter le moral ou simplement, passer un très bon moment devant son écran, "Etroite Surveillance" est le film idéal.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 11:32


Foxy Brown, une très belle jeune femme de couleur, ne se console pas de la disparition de son petit ami Michael, un agent du gouvernement. Elle est bien décidée à tout faire pour retrouver ceux qui l'ont assassiné et venger sa mort. Mais elle ne peut le faire seule. Elle rend visite à son frère. Comme celui-ci trempe dans un trafic de drogue, Foxy lui demande de se renseigner dans le milieu. Peu de temps après, son frère revient avec des informations de premier choix. Katherine Wall et son proxénète, Steve Elias, auraient commandité l'assassinat. Foxy Brown décide de les retrouver. Pour cela, elle se fait passer pour une prostituée... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Des nombreux films qui ont inspirés l'hommage à la blaxploitation de Quentin Tarentino (même s'il est, tout d'abord l'adaptation d'un roman de Elmore Leonard) dans "Jackie Brown", il y a bien sûr au premier rang de ceux-ci, ce "Foxy Brown" de Jack Hill, véritable film phare d'un genre prolifique dans les années 70.
Au départ pourtant, ce film était destiné à devenir la suite du premier grand succès de la paire Jack Hill/Pam Grier, "Coffy, la Panthère Noire de Harlem", tourné un an auparavant et qui fut un hit sans précédent pour le genre. Mais les producteurs changèrent d'avis à la veille du tournage et décidèrent de faire vivre une nouvelle héroine de caractère. Les scénaristes n'ayant pas eu le temps de remanier le script, obligèrent donc l'équipe à faire l'impasse sur de nombreuses scènes, ce qui explique certainement, la durée particulièrement courte du métrage qui ne dépasse pas les 1h20.
Et il faut bien avouer que ce revirement de dernière minute se ressent particulièrement à l'écran. Tout d'abord à cause d'une intrigue qui, au dela de sa banalité typique au cinéma d'exploitation pur, est, au final, assez bancale. En effet, on a rapidement l'impression que l'histoire avance à l'aveuglette, tellement les situations s'enchainent assez mal. On est plus d'une fois, destabilisés par des ellipses étranges qui nous font perdre, au fur et à mesure, le fil d'une intrigue, pourtant pas très compliquée. D'où une impression omniprésente d'un montage de situations particulièrement étrange, entre une baston dans un bar lesbien qui n'a rien à voir avec l'histoire et un exil forcé dans un ranch que l'on peut qualifier d'inutile.
Heureusement, la présence charismatique de la plantureuse Pam Grier efface sans mal ces défauts structurels grace à une incontestable présence, entre charme et détermination. Elle nous fait presque oublier le reste du casting où l'on croise pourtant Antonio Fargas, le fameux "Huggie" de la série "Starsky et Hutch" en petite frappe, frère de Foxy.
On notera aussi le score génialement funky de Willie Hutch, l'auteur de l'un des plus grands hits du genre : "Brother's Gonna Work It Out".
Plus que Coffy, le personnage de Foxy Brown fait toujours partie aujourd'hui des symboles de l'emancipation de la femme black dans les années 70, souvent citée depuis, dans de nombreuses oeuvres comme exemple. Aussi classique et bancal qu'il soit, ce film aura au moins servi à faire bouger les mentalités.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : Cinéculte
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 00:24

Dix ans ont passé depuis que le Dr. Hannibal Lecter s'est évadé de la clinique psychiatrique. Libre, après avoir changé d'identité, il a trouvé refuge à Florence, la ville qui sied le mieux à ses goûts cruels et raffinés. Il s'adonne à ses recherches et paraît avoir effacé ses abominables forfaits. Mais Clarice, n'a rien oublié, la voix glacée de Lecter hante ses rêves ! Mason, la sixième victime, en a gardé un souvenir bien plus cuisant. Et pour attirer Hannibal il connaît un appât irrésistible : Clarice ! (Résumé : Source : cinemotions.com)

Après le succès international du livre "Le Silence des Agneaux" et de son adaptation sur grand écran, l'écrivain Thomas Harris se devait d'écrire une seconde suite aux aventures gustatives du célèbre Hannibal Lecter dit le cannibale, ce tueur en série intelligent et ultra cultivé qui aida un jeune agent du FBI a résoudre une affaire de kidnapping du fin fond de sa cellule avant de prendre la poudre d'escampette.
Prévoyant donc immédiatement une adaptation cinématographique de cette nouvelle suite, Harris l'écrit en songeant déja au casting du long métrage. Persuadé que le grand Anthony Hopkins ne reprendrait pas son rôle, il fit subir à son personnage une opération de chirurgie esthétique, le rendant méconnaissable. A contrario, il pensait que Jodie Foster reprendrait sans hésitation son rôle de l'agent Clarice Starling.
Bien évidemment, ce fut le contraire qui se produisit, Hopkins réendossant son costume de sérial killer et Julianne Moore devenant l'agent du FBI à la place de Foster, obligeant David Mamet et Steven Zaillian en charge de l'adaption, de revoir entièrement l'écriture des personnages.
Force est de constater que cela n'entache en rien à la réussite du film, mené de main de maitre par un Ridley Scott en grande forme qui met en scène cette véritable histoire d'amour improbable entre deux personnages irrémédiablement attirés l'un vers l'autre, avec une grace certaine.
Après une réalisation très américaine de Jonathan Demme pour "Le Silence des Agneaux", le britannique Ridley Scott choisit, quand à lui, de donner une couleur toute européenne à son film, épaulé par la superbe photographie de son compatriote John Mathieson. En s'inspirant clairement du cinéma de genre du vieux continent (on est proche du Giallo par moments), Scott installe rapidement une atmosphère intriguante et brumeuse claire obscure, oscillant contammment entre beauté et laideur profonde, entre bien et mal. Visiblement intrigué voire admiratif par le caractère de son personnage, le réalisateur préfére se consacrer entièrement à la "légende" du mythique sérial killer, plus qu'à l'intrigue en elle-même. En effet, même quand il n'apparait pas à l'écran, Lecter reste omniprésent, tel un fantôme hantant tous les esprits et centralisant les intérets de tous : ceux du flic italien qui cherche à toucher à la récompense pour sa capture, ceux du FBI soudoyé par un riche homme d'affaire, ancienne victime du cannibale qui veut sa mort et enfin, ceux de l'agent Starling qui voue, malgré elle, une véritable admiration pour le tueur. A travers des références culturelles et religieuses évidentes, Scott en fait donc une sorte d'icone, presque pour mieux expliquer l'attirance réciproque grandissante entre une Clarice Starling perdue, lachée par sa hierarchie et le tueur humanisé qui la protègera jusqu'au bout, quitte à sacrifier une "partie" de soi.
On l'aura compris, Ridley Scott signe ici une oeuvre romantico horrifique magnifique incarnée à merveille par un grand Anthony Hopkins, une Julianne Moore qui reprend à merveille le personnage de l'agent Starling, sans oublier un Gary Oldman surprenant et méconnaissable dans la peau de la victime avide de vengeance.
Plus qu'une suite, ce film reste une oeuvre majeure dans la carrière déja riche de l'excellent Ridley Scott.
Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 10:48


Après le meurtre impuni de sa femme, l'inspecteur Daniel Pratt s'est exilé en Afrique pendant dix ans. Sa fille, qui poursuit ses études en France, est assassinée à son tour et Pratt entreprend de la venger. Il découvre au cours de son enquête que les meurtres sont commis par une milice parallèle de 'justiciers'.  (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Après plusieurs incursions dans un cinéma plus intimiste ("Un Amour de Swann" et "Notre Histoire" de Bertrand Blier) qui s'avèreront autant d'echecs publics, Alain Delon décide de revenir au polar pur et dur qui a fait son succès entre les années 70 et 80, faisant, dans le même registre, presque jeu égal avec les énormes cartons de Jean Paul Belmondo. Comme il l'expliquait à l'époque, il voulait casser net cette image auteurisante qui pointait et refaire tout de suite un film d'action et d'aventures, permettant aux spectateurs de revoir le Delon qu'ils avaient réellement envie de voir. Il endosse donc à cette occasion le costume de producteur-acteur en nous livrant, avec la complicité de José Pinheiro, un film uniquement centré sur sa personne. Aucun plan n'échappe à Delon, filmé sous toutes les coutures pour mieux le mettre en valeur que cela en devient rapidement ridicule. Le voir enchainer les séances de musculation pour mieux constater sa forme physique prête en effet, plus à rire qu'à l'admiration.
Mais tout cela n'est rien devant l'un des scénario les plus stupides de sa carrière, avec un postulat de départ honteusement pompé sur la seconde aventure de l'inspecteur Callahan "Magnum Force" avec cette milice sous l'ordre d'un flic qui fait régner une justice expéditive. Malheureusement celle-ci va se mettre à travers le chemin d'un Delon caricatural en assassinant par mégarde sa fille.Et forcément, tel une machine, il va tout écraser sur son passage...
Bref, ceux qui étaient venus chercher une once d'originalité passeront leur chemin, pire ils auront l'occasion de s'offrir un bon moment de fous rires malgré eux, tellement le film recèle de moments hallucinants qui l'envoient irrémédiablement dans la grande famille du nanar.
A force de vouloir mettre en valeur le "grand" Delon, Pinheiro en fait des tonnes en cadrages et lumières appuyés qui décrédibilisent rapidement l'entreprise. Et cela commence dès les premières minutes avec ces séquences africaines sans intéret qui nous permettent "d'admirer" un Delon en train de se battre, pêcher, faire du charme...bref, on commence déja à rire devant un tel parti pris. Le retour en France ne va pas changer la donne, l'omniprésence de Delon ne s'affaiblissant pas, on n'echappera pas à l'indigestion. Ajouté à cela, des dialogues ridicules, des scènes d'actions faiblardes, une partition ringarde, un casting aux ordres de la star et une intrigue plate et sans surprise, il n'y a pratiquement rien à sauver devant ce festival assez affligeant qui propulsent les précédents polars de la star, "Pour le Peau d'un Flic" ou "Le Battant" au rang de chefs d'oeuvre. C'est dire...
Parfait pour une soirée thématique entre amis, ce film n'est donc, ni plus ni moins, qu'un énorme nanar qui, à force de vouloir promouvoir la star Delon, la ridiculise sur tous les points. Au final, on en a presque de la peine.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : ciné-blogs
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