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Horreur

Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 13:25

ring.jpg

Avec : 

  • Nanako Matsushima : Reiko Asakawa
  • Miki Nakatani : Mai Takano
  • Yuko Takeushi : Tomoko Oishi
  • Hitomi Sato : Masami

Origine : Japon

Durée : 96 Min

Une rumeur circule dans les cours d'école : une vidéo maudite provoquerait la mort pile une semaine après l'avoir regardée... Rumeur apparemment stupide mais non moins fondée puisqu'on lui impute déjà quatre morts. La tante d'une des victimes, journaliste de profession, décide de mener l'enquête, qui la mènera à une histoire de fantôme et de malédiction. (Source : wikipedia.fr).

Tous les fans du cinéma horrifique connaissent obligatoirement ce fameux «Ring», film devenu culte et toujours considéré comme la pierre fondatrice de la J-Horror.

Pour les non-initiés, la Japanese Horror est un genre désignant comme son nom l’indique, la littérature et le cinéma d’horreur japonais, caractérisés par son art extrêmement subtil de la suggestion, totalement à contre courant de la démonstration toute occidentale.

La volonté du réalisateur Hideo Nakata était ici de mélanger certaines tendances du cinéma de genre américain et italien (influencé notamment par «Poltergeist» ou «Suspiria») aux traditionnels films de fantômes chinois et japonais, les fameux Yurei Eiga.

Pour cela, il décide d’adapter librement avec la complicité de Hiroshi Takahashi, le roman éponyme de Koji Suzuki basé sur l’histoire vraie d’une voyante qui jugée comme une affabulatrice, se suicida en se jetant dans un volcan en irruption.

Une intrigue plus psychologique que réellement horrifique qui révèlera une véritable malédiction. Tout comme le roman, le film laisse ainsi totalement de côté les rituels effets de genre pour se concentrer uniquement sur l'enquête d’une journaliste et de son ex-mari, obligés de déjouer en moins d’une semaine cette malédiction qui les frappe.

«Ring» n’est donc pas à proprement parler, un film d’horreur mais plutôt un thriller dramatique teinté de fantastique, construit essentiellement sur une ambiance lourde et oppressante (Le travail sur le son est ici excellent).

Ne vous attendez donc pas à un rythme qui dépote et à subir quelques sursauts, Nakata filme son histoire de manière très calme et posée avec un vrai souci du cadre et de la lumière. A tel point que le film devient parfois même un peu trop soporifique. Il y a en effet dans «Ring», de nombreux moments statiques, de silence qui peuvent en faire décrocher certains.

A la fois effrayant et fascinant pour les uns, vain et ennuyeux pour les autres, «Ring» est un film qui divise indéniablement. Il ne laisse en tout cas, pas indifférent.

 


Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Les 3 M
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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 17:05

cold_prey_2.jpg

Avec : 

  • Ingrid Bolso Berdal : Jannicke
  • Marthe Snorresdotter Rovik : Camilla
  • Kim Wifladt : Ole
  • Johanna Morck : Audhild

Origine : Norvège

Durée : 86 Min

Pendant l'hiver 2006, quatre jeunes ont été sauvagement assassinés dans les montagnes norvégiennes de Jotunheimen. La seule femme ayant survécu au massacre est transférée dans un hôpital de la région. A son réveil, le lieu est plongé dans l'obscurité et le silence, sans âme qui vive... (Source : allocine.fr).

260 000, c’est le chiffre des entrées de «Cold Prey» sur le seul territoire norvégien. Un «score» sans précédent pour une production locale qui ouvrira naturellement la voie à une séquelle. Si la majorité de l’équipe rempile avec enthousiasme, le réalisateur Roar Uthaug préfère lui, céder sa place au cinéaste danois, Mats Stenberg. Uthaug reste tout de même présent à la production.

Ce changement sera t’il salutaire ? Il faut quand même admettre que le premier opus n’est  finalement rien de plus qu’une belle coquille vide. Un slasher tout ce qu’il y a de plus classique, aussi peu impressionnant que conventionnel. Seuls le décor et la très belle photographie sont à porter au crédit de ce film ô combien surestimé.

Et malheureusement, pas de (bonne) surprise, cette suite est une nouvelle et véritable déception. Un film d’un vide et d’une crétinerie crasse. On retrouve ici exactement les mêmes défauts du long métrage original. Un scénario banal et creux bourré de références mal gérées, des invraisemblances plus débiles les unes que les autres, un casting composé d’acteurs insipides sans oublier un tueur pas impressionnant pour un sou... bref, on touche le fond. 

L’histoire reprend exactement là où elle s’était arrêtée. La survivante du premier film est retrouvée errante sur les routes enneigés de Norvège et emmenée dans le petit hôpital du coin. Après avoir raconter son aventure, la police récupère les corps du tueur et de ses précédentes victimes qui seront «stockées» dans le même hôpital.

Bien sûr, le psychopathe n’est pas mort et un nouveau carnage commence.

Les fans de la saga «Halloween» verront immédiatement la similitude avec la suite des aventures de Michael Myers réalisées par Rick Rosenthal. Côté originalité, on repassera donc.

Le reste ? Un enchainement de séquences molassonnes, vues et revues maintes et maintes fois, d’une incroyable sobriété et appuyées par un festival de «Fake Scares» des plus éculés. Ajouté à cela des personnages qui réagissent de manière bête et incohérente et d’autres totalement inutiles.

Un film plus mauvais que le pire des slashers américains. Il fallait le faire !

 


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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 13:22

xtro.jpg

Avec : 

  • Philip Sayer : Sam Phillips
  • Bernice Stegers : Rachel Phillips
  • Simon Nash : Tony Phillips
  • Maryam d'Abo : Analise Mercier

Origine : UK

Durée : 83 Min

Enlevé trois ans plus tôt par des extraterrestres, Sam Philips est de retour sur Terre. Bien décidé à retrouver sa femme Rachel et son fils Tony, l'homme met tout en œuvre pour les retrouver. Lorsque cela se produit, Sam est alors confronté à Joe, le nouveau compagnon de Rachel. Munis de pouvoirs surnaturels, Mr Philips a d'étranges projets pour le futur de cette famille (Source : allociné.fr).

En ce début des années 80, le cinéma de genre britannique est agonisant, les conséquences d’une économie véritablement à bout de souffle. Rappelons que nous sommes alors au coeur des heures noires de l’ère Thatcher.

Le réalisateur Harry Bromley Davenport est alors obligé de se tourner vers les Etats-Unis pour trouver le financement nécessaire à son nouveau projet, un film de science-fiction sombre, plus ou moins inspiré par les classiques SF des années 50 mais également par le chef d’oeuvre de son compatriote Ridley Scott, «Alien» et celui de Steven Spielberg «Rencontres du 3ème Type».

Davenport parvient à convaincre Robert Shaye, le patron de la toute jeune société de production New Line, de financer son film. Seule condition : Que le scénario soit partiellement remanié pour devenir celui d’un véritable film d’horreur.

Au final, le récit brasse large et mélange avec autant d’audace que de maladresse, un trop grand nombre de thèmes développés par ses illustres prédécesseurs, à tel point qu’il en devient un véritable fourre-tout bancal et confus, voire par moment, totalement barré.

Le cinéaste admettra même à ce propos que de nombreuses séquences ont été ajoutées à la va-vite pendant le tournage, suggérées ou imposées par la production.

Des scènes spectaculaires (certaines même assez choquantes) qui vont malgré elles, soulever des questions qui ne trouveront malheureusement jamais de réponses. Bref, à un certain point, on ne comprends plus grand chose. Et que dire de l'apparition du clown nain, du soldat-jouet géant, celle inexpliquée d’une panthère noire...

Dommage car il y avait pourtant des idées intéressantes dans le matériau de base. Celles d’aborder frontalement les traumatismes de l'enfance, la séparation de la famille ou la recherche de sa propre identité. Malheureusement, elles seront rapidement dissipées dans cette accumulation de grand n’importe quoi dont on ressort coi.

Que retenir alors de cette étrange expérience ? Un film qui ressemble à tout et à rien d’autre à la fois, qui peut fasciner autant qu’il peut rebuter. Il aurait au moins le mérite de nous surprendre, c’est déjà ça.

 


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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 19:56

chucky-2.jpg

Avec : 

  • Alex Vincent : Andy Barclay
  • Jenny Agutter : Joanne Simpson
  • Gerrit Graham : Phil Simpson
  • Christine Elise : Kyle

Origine : USA

Durée : 84 Min

Alors qu'Andy en a terminé avec sa première poupée psychopathe et qu'il est accueilli par une famille calme, les Simpson, les fabricants de Chucky tentent de redorer le blason de leur jouet pour le remettre sur le marché. Las, l'âme damnée de Chucky est toujours là et la poupée, après s'être débarrassée de ses réparateurs, s'introduit chez les Simpson pour retrouver Andy (Source : Allociné).

Malgré le succès des premières aventures du maléfique Chucky, le studio MGM refuse de produire une séquelle, pas vraiment remis des polémiques et des attaques dont le film a été victime.

Rappelons que de nombreuses associations se sont longtemps opposées à la sortie de Chucky premier du nom, dénonçant le caractère violent et ambigu de cette poupée tueuse.

C’est donc Universal qui reprendra les reines de la production de cette suite, mise très rapidement en chantier avec pratiquement la même équipe.

Derrière la caméra, Tom Holland laisse sa place au scénariste John Lafia, co-auteur du script d’origine. Don Mancini se met donc seul à l’écriture de cette suite qui se voudra un peu plus délirante.

Deux ans après, on retrouve donc le petit Andy, désormais séparé de sa mère qui a été internée. Personne n’ayant finalement cru à son histoire de poupée possédée par l’esprit d’un tueur psychopathe. Le personnage du flic a quant à lui disparu sans aucune explication (Un temps prévu, il fut écarté du script final à cause du désistement de l’acteur Chris Sarandon).

Andy vit désormais en famille d’accueil, toujours traumatisé par ce qui lui est arrivé. De manière totalement incompréhensible et invraisemblable, Chucky qui rappelons-le avait pourtant été totalement mis hors d’état de nuire, est remis sur pied par son «créateur» et se remet tout de suite en chasse du petit garçon.

La suite ? Rien de très original; Chucky éliminant sans hésitation tous les malheureux qui croisent son chemin, toujours aussi déterminé à prendre possession du corps de Andy.

Le brave gars est ici la véritable vedette du film. Omniprésent, il vampirise totalement l’ensemble, ne laissant aucune place à une quelconque opposition.

Si cette suite s’avère divertissante (le rythme est soutenu et l’humour fait mouche), on ne peut pas dire que l’on soit assommé par les rebondissements. Tout est ici extrêmement prévisible, sans parler des nombreuses invraisemblances totalement navrantes (comme font-ils notamment pour débarquer si facilement dans l’usine de fabrication des Brave Gars ?).

Une suite opportuniste, un peu écrite à la va vite mais qui reste suffisamment fun pour passer un relatif bon petit moment.

 


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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 18:18

la-creature-du-cimetiere.jpg

Avec : 

  • David Andrews : John Hall
  • Kelly Wolf : Jane Wisconsky
  • Stephen Macht : Warwick
  • Brad Dourif : Tucker Cleveland

Origine : USA/Japon

Durée : 89 Min

 

Le propriétaire d'une vieille usine de textile décide d'engager quelques ouvriers pour nettoyer la cave, encombrée d'un bric-à-brac et envahie par les rats. Mais l'un des travailleurs, effrayé par quelque chose, trébuche et périt broyé dans une machine. Un singulier dératiseur, Tucker Cleveland, entre alors en action...(Source : allociné.fr).

Après avoir travaillé à la production de l'excellente adaptation cinématographique du livre de Stephen King «Simetierre», Ralph Singleton décide de mettre lui-même en scène une courte nouvelle du célèbre auteur issue de son recueil «Danse Macabre».

Le défi du scénariste John Esposito sera donc d’étirer cette histoire courte de rat mutant et baveux sur près de 90 minutes.

Et bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que le défi n’est absolument pas relevé. Il ne se passe en effet, pas grand chose dans cet interminable et invraisemblable film d’atmosphère humide et putride, réalisé sans aucune inspiration.

Il y avait pourtant de quoi faire avec cette intrigue où apparaissent les thèmes de l’exploitation ouvrière, des conséquences écologiques désastreuses des activités de certaines industries, voire même des codes sociaux de l’Amérique profonde. Ici, rien de tout cela. On a même pas droit à un début d’explication sur les origines de la créature.

Pour tenter de compenser le manque de contenu, le scénario tente pourtant de développer timidement la caractérisation de certains personnages (voir l’étonnant monologue de Brad Dourif, vétéran de la guerre du Vietnam devenu dératiseur) mais malheureusement, Singleton les balaye rapidement au profit de séquences chocs absolument ridicules.

Le cinéaste qui signe ici son premier film de cinéma, choisit donc d’enchainer les morts de la manière la plus classique possible, à grand coup d’effets gores vu, revus et re-revus.

On soulignera tout de même l’effort fait sur l’animation de cette bestiole absolument répugnante, plutôt bien faite.

«La Créature du Cimetière», c’est la typique petite série B sans surprise que l’on regarde d’un oeil distrait, histoire de meubler une soirée creuse. Et encore...

 

 

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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 19:02

jeu-d-enfant.jpg

Avec : 

  • Catherine Hicks : Karen Barclay
  • Chris Sarandon : Mike Norris
  • Alex Vincent : Andy Barclay
  • Brad Dourif : Charles Lee Ray/Chucky

Origine : USA

Durée : 87 Min

Pour ses six ans, Andy Barclay est comblé, sa mère lui fait cadeau d'une poupee parlante, joufflue à souhait nommée Chucky. Andy est fou de sa poupée et lui seul connait son secret. Chucky sait faire bien des choses, elle est même capable de tuer...(Source : allocine.fr)

Au milieu des années 80, le scénariste Don Mancini se met en tête d’écrire une satire dénonçant les effets pervers de la publicité et de la télévision sur les enfants. Mais après réflexion, il décide finalement d’en faire un polar horrifique mettant en scène une poupée tueuse particulièrement sadique.

L’idée était de proposer un Whodunit original dans lequel l’identité du tueur ne serait dévoilée que vers la fin du film, laissant jusqu’au bout le doute sur la culpabilité du petit Andy. Jugée trop «extrême», cette idée sera finalement abandonnée au profit d’une histoire beaucoup plus classique. Autre intention mise au placard, celle de voir Chucky grandir rapidement et reprendre l’apparence du tueur qui la possède.

Malgré toutes ces précautions, le film suscitera tout de même de nombreuses polémiques lors de sa sortie. Des manifestants ont à l’époque protesté en appelant à l’interdiction du film, prétextant qu’il incitait les enfants à la violence.

Même si la MGM productrice du film, ne céda pas à la pression, elle décida tout de même de revendre les droits à Universal, gênée par ce sujet qu’elle estime délicat.

Tant pis pour eux car «Jeu d’Enfant» connaitra un énorme succès qui se poursuivra au travers de 4 autres films.

Un premier épisode particulièrement efficace car bien écrit (le scénario parvient à nous faire facilement accepter cette idée saugrenue de poupée psychopathe) et très rythmé.

Tom Holland alterne sans aucun temps morts les moments de suspense et les séquences choc réussies grâce notamment à l’excellent travail de l'équipe des effets spéciaux.

Près de 25 ans après sa sortie, l’animation de Chucky reste toujours aussi bluffante.

Le réalisateur n’oublie pas pour autant de traiter avec une certaine finesse et beaucoup d’ironie les dommages de la télévision et de ses influences. On notera aussi une vision critique des nouvelles technologies qui peuvent devenir dangereuses dans les mains d’un enfant.

Bref, un film plus intelligent qu’il n’en parait et plutôt réussi.

 


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Dimanche 14 avril 2013 7 14 /04 /Avr /2013 14:55

frombeyond.jpg

Avec : 

  • Jeffrey Combs : Crawford Tillinghast
  • Barbara Crampton : Dr Katherine McMichaels
  • Ken Foree : Bubba Brownlee
  • Ted Sorel : Dr Edward Pretorius

Origine : USA

Durée : 86 Min

Deux chercheurs en paranormal, le Dr Pretorius et son assistant Crawford Tillinghast, mettent au point un appareil censé stimuler la glande pinéale (ou épiphyse), organe peu connu situé dans le cerveau. Lors de la première expérimentation du résonateur, d'étrange formes apparaissent, flottant dans les airs. Celles-ci attaquent les deux scientifiques et seul Crawford s'en sort indemne. Interné après avoir voulu raconter son histoire, une jeune psychiatre décide de s'occuper de lui et lui demande de retourner dans la maison du Dr Pretorius afin de reconduire l'expérience (Source : wikipedia.fr).

Heureux du succès de son désormais mythique «Re-Animator», Stuart Gordon avec la complicité des producteurs Charles Band et Brian Yuzna, enchaine très rapidement avec une nouvelle adaptation d’une courte (7 pages) histoire de H.P. Lovecraft : «From Beyond». L’idée est d’entamer une longue série de films autour de l’oeuvre du célèbre écrivain américain spécialisé dans la littérature fantastique.

Fidèle à ses acteurs (une habitude qui remonte à ses débuts au théâtre), Gordon rappelle en tête d’affiche, Jeffrey Combs et Barbara Crampton pour selon lui, créer des automatismes et poursuivre une relation de confiance. Un choix qui se comprend d‘autant plus qu’ils ne seront pas ménagés dans ce film particulièrement givré.

Avec un budget limité à 5M$, le réalisateur se voit obligé de tourner son film en Italie pour laisser libre court à ses débordements horrifiques. Il estime en effet qu’il lui aurait fallu le triple de cette somme pour le faire comme il le voulait aux Etats-Unis.

Si Gordon nous propose une nouvelle fois quelques envolées singulièrement imaginatives et saisissantes, il faut bien avouer que ce voyage aux portes de l’au-delà se situe bien en dessous de son précédent film. Il manque ici ce degré de folie extrême qui régnait sur «Ré-Animator».

Bon, «From Beyond» reste un film tout de même bien à part. Non pas pour son histoire somme toute, assez simpliste et répétitive, ni pour ses innombrables invraisemblances (Comment Miss Crampton se procurent t’elle la bombe ? Pourquoi n’ont-ils jamais le réflexe d’éteindre le résonateur tant qu’il en est encore temps ? A quoi sert le personnage de Ken Foree ?...) mais pour certaines de ses séquences particulièrement marquantes. Les plus libidineux apprécieront les nouvelles tendances SM du docteur Crampton, les autres retiendront les impressionnantes et répugnantes transformations, incroyablement stylisées et bourrées de symboliques sexuelles.

Si le film reste divertissant et plutôt agréable à suivre (notamment grâce à son ton parodique), il reste finalement sans véritable surprise.

 


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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 15:27

frankenstein-s-est-echappe.jpg

Avec : 

  • Peter Cushing : Victor Frankenstein
  • Christopher Lee : La Créature
  • Hazel Court : Elizabeth
  • Robert Urquhart : Paul Krempe

Origine : UK

Durée : 80 Min

En partant du corps d'un voleur, des mains d'un sculpteur et du cerveau d'un savant, le docteur Frankenstein veut créer un être humain personnifiant l'homme idéal. Mais il va donner vie à une créature monstrueuse doué d'une force surhumaine qui va semer la terreur autour de lui (Source : wikipedia).

«Frankenstein s’est Echappé !» est le premier long métrage tourné en couleur par le mythique studio britannique de la Hammer. C’est aussi le premier d’une longue série de films mettant en scène la célèbre créature crée par Mary Shelley.

A l’origine, le studio veut profiter du fait que le roman de Shelley soit tombé dans le domaine public pour produire à un moindre coût, sa propre adaptation.

Un tournage en noir et blanc avec Boris Karloff dans le rôle de la créature, est alors envisagé mais le studio Universal qui estime que ce projet est trop proche de l'univers de ses classiques des années 30, menace la Hammer d’un procès.

Le studio britannique décide donc d'écarter Karloff, de remanier totalement le script et de le filmer en couleur.

Tourné au coeur des années 50, ce film marque les débuts de la longue et fructueuse collaboration entre Peter Cushing, Christopher Lee et la Hammer.

Cushing est alors une énorme star de la télévision et se montre immédiatement intéressé pour incarner le célèbre baron. Cette popularité donnera un énorme coup de pousse au studio qui en avait à cette époque, bien besoin.

Pour remplacer Karloff, Christopher Lee est lui choisi non pas pour ses qualités d’acteur mais uniquement pour sa grande taille.

Terriblement en avance sur son temps, «Frankenstein s’est Echappé !» installe avec un certain brio, cet univers gothique qui donnera au studio, ses lettres de noblesse.

Pour son premier film d’épouvante, le réalisateur Terence Fisher profite pleinement de l’utilisation de la couleur et décide de repousser les limites d’alors en filmant le sang sans aucune retenue. La violence et l’horreur sont en effet, ici montrés pour la première fois de manière aussi explicite. On est encore loin des débordements gores actuels mais cette audace du réalisateur aura véritablement son effet à l’époque.

Peter Cushing est déjà entièrement habité par son rôle de docteur/baron se prenant pour Dieu et tient véritable le haut de l’affiche. Plus que le monstre incarné par un Christopher Lee pas vraiment à l’aise ici. Il souffre notamment d’un maquillage assez affreux crée un peu à la va vite. Rappelons que la Hammer ne pouvait pas reproduire celui célèbre de Boris Karloff à cause des menaces d’Universal.

Une relecture respectueuse, mise en scène de manière irréprochable... Pour ceux qui ne connaitraient pas encore le fameux cinéma de la Hammer, «Frankenstein s’est Echappé !» est le film idéal pour commencer.

 


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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 21:26

massacres_dans_le_train_fantome.jpg

Avec : 

  • Elizabeth Berridge : Amy Harper
  • Cooper Huckabee : Buzz Dawson
  • Largo Woodruff : Liz
  • Miles Chapin : Ritchie

Origine : USA

Durée : 96 Min

C'est la fête ! Un parc d'attraction vient de s'installer en ville. Quatre adolescents délurés décident de passer la nuit à l'intérieur du manège le plus imposant de la fête : un mystérieux train fantôme. Alors que le parc ferme, les ennuis commencent pour nos quatre héros (Source : wikipedia.fr).

Après avoir quitté prématurément le tournage de «Venin» pour divergences artistiques, Tobe Hooper est contacté par Steven Spielberg par réaliser «E.T». Le réalisateur de «Massacre à la Tronçonneuse» refuse et préfère s’attaquer à ce petit slasher pour le compte d’Universal.

Petit car il faut bien avouer que ce film est une véritable déception, loin de la folie et des excès de ses premières oeuvres. Hooper n’a surtout pas réussi à transcender un scénario particulièrement creux et insignifiant. Non pas qu’il ait traité son sujet par dessus la jambe, loin de là mais force est de constater que le choix d’une mise en scène caractérisée par une surprenante et totale absence de démesure (un comble chez un réalisateur comme lui), ne joue définitivement pas en sa faveur.

Hormis une première scène hommage à «Halloween» et «Psychose», on s’ennuie à mourir pendant les 3/4 de ce film où il ne se passe quasiment rien et ce ne sont pas les quelques scènes finales qui parviendront à nous secouer.

Peut être sommes nous trop habitués aujourd’hui à un cinéma parfois trop rentre-dedans pour apprécier ce petit spectacle désuet tout en retenue ? C’est possible...

Bon, malgré son intérêt plus que limité, le film recèle pourtant quelques points intéressants. On retrouve tout de même ici, les traditionnelles obsessions du réalisateur : L'enfermement (l’unité de lieu) ou le portrait de cette Amérique profonde en totale régression sociale (illustrée par la supposée consanguinité de ces inquiétants forains)...

Le chef opérateur Andrew Laszlo crée lui, un très belle ambiance à la fois sombre et colorée, parfait paradoxe d’un univers à la fois amusant et effrayant.

On saluera enfin le travail de Rick Baker qui nous propose ici, une créature particulière repoussante.

Mais tout ceci ne suffit pas à relever un sauce bien fade.

Hooper se rattrapera un an plus tard avec le mythique Poltergeist (chapeauté tout de même par Steven Spielberg) qui sera malheureusement, son dernier grand film.

 


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Samedi 6 avril 2013 6 06 /04 /Avr /2013 14:58

silent_hill.jpg

Avec : 

  • Radha Mitchell : Rose Da Silva 
  • Sean Bean : Christopher Da Silva
  • Laurie Holden : Cybil Bennett
  • Deborah Kara Hunger : Dahlia Gillespie

Origine : Canada/France/Japon/USA

Durée : 125 Min

De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d'une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l'étrange mal dont souffre son enfant, décide de l'accompagner sur place. Alors qu'elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d'étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu'elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets...
Avec l'aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D'indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu'elle représente dans une malédiction qui dépasse tout... (Source : allociné.fr)

Passionné par l’univers de ce jeu devenu légendaire crée par Akira Yamaoka, Christophe Gans propose à son complice et producteur Samuel Hadida d’en faire une version live. Un exercice difficile qui peut vite s’avérer extrêmement périlleux. On ne compte plus en effet, les adaptations cinématographiques de jeux vidéo complètement ratées (Street Fighter, Doom, Hitman...).

Nous sommes alors sur le tournage du «Pacte des Loups» et Gans contacte la société Konami pour la convaincre de lui céder les droits de «Silent Hill». Sur une vidéo, le cinéaste explique sa passion pour le sujet et démontre sa parfaite culture cinématographique. Conscient également des énormes enjeux esthétiques et commerciaux d’un tel projet, Gans parvient à persuader la compagnie japonaise qu’il est l’homme de la situation.

Roger Avary (l’ami d’enfance de Quentin Tarantino) est alors contacté pour écrire le scénario. Son défi sera de construire une intrigue entière et surtout logique tout en respectant l’univers tout particulier du jeu. Pour cela, il va s’inspirer de l’histoire réelle de la ville de Centralia, une cité de Pennsylvanie abandonnée suite aux émanations toxiques (toujours présentes actuellement) liées à ses activités minières pour construire la base de son récit. Fan lui aussi de cette immense saga du jeu vidéo, il va piocher tous ses éléments référentiels dans les nombreux opus qui la compose.

Attendu au tournant par une horde de gamers impitoyables (menaçant même de mort le réalisateur si le résultat n’était pas la hauteur de leurs attentes), Gans bénéficie d’un budget confortable (50 M$) pour réussir là où les autres se sont souvent plantés.

Résultat : Mission accomplie ! On est soulagé de voir qu’au delà de cette impressionnante réussite formelle (magnifique direction artistique), notre frenchy parvient à nous offrir une adaptation aussi fidèle qu’angoissante de la fameuse version jouable.

Plus que ça, ce film se veut être aussi une véritable dénonciation du fanatisme religieux (complètement à contre courant du cinéma américain actuel) et provoque un malaise permanent notamment dans sa fabuleuse partie surréaliste (représentation de l’Enfer sur Terre), appuyé par une climat anxiogène particulièrement terrifiant. L’influence de «Se7en» et de l’oeuvre de Clive Barker (les créatures mutantes) se fait parfois un peu trop ressentir mais Gans ne se laisse jamais dépasser par ces lourdes références pour nous proposer un univers cauchemardesque bien à lui.

Que ceux qui ne connaissent pas le jeu se rassurent, ce film est avant tout une lourde charge contre toute forme de fanatisme illustrée par cette histoire finalement simple de chasse aux sorcières et de l’atroce vengeance d’une petite fille injustement condamnée.

Gans et Avery nous laissent finalement un film surréaliste, parfaitement encré dans une actualité de plus en plus alarmante (la fameuse montée des fanatismes).

Un seul mot : Bravo !

 


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