Horreur

Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 22:20

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Les Montelli s'installent dans leur maison d'Amityville. Tout se détraque bientôt : le sang coule des robinets et le frère abuse de la sœur puis assassine toute la famille. Convaincu qu'il est la proie du démon, le père Adamski exorcise le jeune homme, mais c'est lui dont le démon s'empare. (Source : Cinemovies)

 

C’est en 1974 que la véritable affaire d’Amityville défraya la chronique aux Etats-Unis : Le massacre d’une famille entière par l’un de ses membres, dans une maison proche de Long Island.

Le 13 Novembre, en pleine nuit, Ronald Jr tue ses parents, frères et sœurs dans leur sommeil. Il prétend alors qu’une voix qu’il assimile au diable, lui avait ordonné d’éliminer tous les membres de sa famille.

Cette histoire macabre ne décourage pas une nouvelle famille de s’installer dans la maison, plus d’une année après la tuerie. Pensant trouver la maison de leur rêve, les Lutz déchanteront très vite, déclarant subir des phénomènes paranormaux de plus en plus fréquents et surtout, entendant, eux aussi cette voix mystérieuse qui leur demande de partir.

Assez surprenant, c’est l’histoire des Lutz (romancée dans un livre de Jay Anson) qui sera d’abord adaptée au cinéma en 1979 par Stuart Rosenberg dans le premier opus d’une saga devenue interminable (bientôt 10 films…), plutôt efficace mais finalement assez soft, qui décevra les férus d’épouvante.

Malgré cela, le succès est au rendez vous et la mise en chantier d’un second opus ne se fait pas attendre. Naturellement, c’est une préquelle qui est lancée, basée cette fois-ci, sur le massacre de la famille Defeo.

Désireux de donner un coup de boost et de satisfaire les fans du genre, les producteurs s’adressent à Damiano Damiani, un réalisateur italien spécialisé dans le western musclé, espérant une approche plus frontale du projet.

Ce que l’on peut dire, c’est que la mission est en grande partie réussie. En effet, dans sa grande majorité, cette préquelle est tout simplement, supérieure à l’original.

Grace à une judicieuse utilisation de la camera subjective, Damiani propulse le spectateur au cœur de ses propres peurs. La tension est immédiate et omniprésente. Des scènes dans le sous sol de la maison, en passant par la visite du prêtre, jusqu’à la « possession » du jeune homme, l’ensemble fonctionne à merveille. On a tout simplement peur.

Jonglant avec la morale sociale et religieuse de manière parfois très limite (la relation incestueuse entre le possédé et sa sœur …), le réalisateur accentue sans conteste, le malaise du spectateur.

Bref, nous n’étions pas très loin de tenir l’un des classiques du genre jusqu’à la fin de cette (longue) première partie qui se conclue par le massacre de la famille.

Alors que le film aurait très bien pu se terminer là, Damiani enchaine sur une seconde partie consacrée à l’exorcisme du jeune homme.

Voulant à coup sûr surfer sur le succès du film de Friedkin, les producteurs ont donc eu la mauvaise idée de nous offrir une vingtaine de minutes supplémentaires repompées en grande partie sur « L’Exorciste ».

Quel dommage car le film perd en crédibilité et par la même, en efficacité, nous laissant sur un sentiment finalement assez mitigé.

Au final supérieur au film de Rosenberg, ce second film de la saga rate la dernière marche du panthéon des classiques du genre par excès d’opportunisme. Ca en est presque rageant.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Les 3 M
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 21:54

Alors qu'il est à la recherche de sa soeur disparue, Clay pénètre dans les mystérieux bois qui entourent le légendaire site de Crystal Lake pour y découvrir une cabane abandonnée, livrée au bon vouloir des arbres et plantes environnantes. Contre l'avis de la police locale, qui tente de l'avertir quant au drame s'étant déroulé en ces lieux des années auparavant, il poursuit son enquête avec le peu d'indices qu'il a en sa possession et fait bientôt la rencontre d'une jeune femme, venue avec ses amis pour vivre un week-end riche en sensations fortes. Machette bien aiguisée en main, Jason Voorhees se lance dans un nouveau jeu de massacre... (Résumé : Source : horreur.net)

Après la réussite et le succès du remake de "Massacre à la Tronçonneuse" et le semi-échec de celui de "Amityville", Michael Bay reprend sa casquette de producteur et poursuit sa quête de remise au gout du jour des classiques de l'épouvante des années 70, 80. Tout comme Michael Myers avec "Halloween", Jason Voorhees a donc droit aussi à un relooking pour, ce qui va être, sa douzième aventure. En effet, au dela de sa modernisation, les scénaristes ont finalement décidé d'expédié l'histoire du premier opus dans le prégénérique, pour nous proposer, à la place, une nouvelle aventure reprenant plusieurs évènements survenus dans les second, troisième et quatrième épisodes de la saga originale.
Un choix somme toute logique car, Jason étant le véritable héros de la série, il aurait été surprenant que ce "remake" revienne entièrement sur un premier chapitre axé uniquement sur la mère du tueur. Rappelons que Jason fait sa première véritable apparition dans le second film...
Echaudé par la déception "Amityville", Michael Bay rappelle derrière la caméra Marcus Nispel qui avait fait un excellent boulot sur "Massacre...", assuré qu'il ne trahirait ni le "mythe", ni ses fans.
Et une nouvelle fois, Nispela accomplit sa tache de la meilleure des manières. On y retrouve sans conteste ce qui faisait l'essence de la saga. Mieux, grace encore à une photographie magnifique de Daniel Pearl, il nous apporte une ambiance à la fois angoissante et craspec qui faisait souvent défaut dans les épisodes précédents. On découvre aussi enfin que Jason n'est pas uniquement une machine à tuer. Il est plus rapide, malin, méthodique, réfléchit et finalement, encore plus dangereux.
C'est donc une toute nouvelle approche du personnage "iconique" que nous proposent les scénaristes Damian Shannon et Mark Swift en créant un véritable univers autour de lui à l'image de cette antre dans les sous-sol du camp abandonné de Crystal Lake où il entretient ses armes et entrepose ses victimes.
Si l'intrigue reste traditionnelle pour coller à la saga (Jason va, une nouvelle fois, s'attaquer à une bande de jeunes décervelés venus passer du bon temps sur son territoire), on ne peut qu'être séduit et emballé par ce véritable travail plus que réussi fait sur et autour ce mythique personnage.
Pour le reste, Nispel assure avec des scènes de meurtres assez violentes, voire impressionnantes sans, pour autant, tomber dans la surenchère gore à la mode en cette fin des années 2000. Une initiative appréciable, Nispel parvenant très bien sans ça, à créer une ambiance angoissante suffisamment oppressante.
Plus qu'un remake, ce nouveau "Vendredi 13" est donc un excellent slasher dans la plus pure tradition du genre qui relance à merveille (dans sa version longue de 106 min) une saga à bout de souffle.
Vivement le....treizième épisode !!!
Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 08:15


Pour fêter la fin de l'année scolaire, Wendy et ses amis ont décidé de se retrouver dans un parc d'attractions. La soirée s'annonce comme la plus fun de l'année. Pourtant, au moment d'embarquer dans un immense roller coaster, Wendy a un terrible pressentiment. Alors que tous les autres se moquent d'elle, elle quitte l'attraction avec Kevin.
Quelques instants plus tard, horrifiée, la jeune fille voit les wagons lancés à toute allure sortir des rails à une hauteur vertigineuse, tuant ses amis. Elle et quelques autres viennent de manquer le rendez-vous que leur avait fixé la mort. Ils vont découvrir que ce n'est pas forcément une chance.
Peu de temps après, le destin rattrape brutalement l'un des survivants. Wendy comprend que, sur les photos qu'elle a prises lors de cette tragique soirée, certains indices semblent désigner les prochaines victimes et ce qui les attend... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Et oui, jamais deux sans trois...pour remplir les caisses. C'est ce que ce sont surement dit les producteurs de cette franchise qui, forts d'un nouveau succès, lancent donc un troisième opus dans la droite lignée des deux premiers films.
Même si David R.Ellis avait fait plutôt du bon boulot sur le chapitre précédent, c'est James Wong, le réalisateur du premier film que reprend ici la caméra. Les deux cinéastes ayant eu une approche assez différente, on aurait pu penser que Wong serait revenu à un ton plus sérieux et plus sombre qu'est le sien. Et bien non...La production, visiblement séduite par le travail de Ellis, oblige finalement Wong à s'alligner, en rendant une copie à tendance fun et speed totalement axée pour les adolescents cette fois-ci.
La cible est donc claire : satisfaire un public plus jeune en lui resservant le même plat pour la troisième fois sans chercher une once d'originalité. Ceux qui s'attendait à voir évoluer le concept en seront pour leurs frais. Ils vont à peu près revoir ce qu'ils ont déja vu...en moins bien.
En effet, il était déja difficile de passer après la gigantesque scène introductive du second avec ce carambolage aussi spectaculaire qu'effrayant. Ici, on a choisi le déraillement d'un grand huit pour présenter la prémonition de notre nouvelle jeune héroine. Beaucoup moins impressionnante, voire totalement invraisemblable, la scène soutient mal la comparaison avec sa "prédécesseure", lançant donc le film...sur de mauvais rails.
Décidée, une nouvelle fois, à accomplir son plan, la Mort s'est prend ici à une bande de jeunes ados venus fêter la fin de l'année scolaire au parc d'attraction du coin. Au contraire des deux premiers opus, ces nouvelles proies de la faucheuse ne nous provoquent ni intéret, ni compassion. On se moque de leur sort, tellement peu charismatiques sont-ils.
Rajouté à cela un James Wong, visiblement peu à l'aise avec le ton qu'il doit adopter. L'humour noir n'atteint ici jamais sa cible. Pire, il plombe un rythme que Wong a vraiment du mal à emballer. Certes on ne s'ennuie pas, certains meurtres restent sympathiques, mais on n'est pas plus excités que cela. Wong n'ayant pas à coup sûr, le même punch que David R.Ellis. 
Après un second opus plus que plaisant, on ne peut qu'être déçu par ce film parfaitement inutile, remplissant à peine le cahier des charges.
Initialement prévu à être filmé en 3D, l'idée fut reportée pour le quatrième (encore ?!!) épisode (avec le retour de David R.Ellis, derrière la caméra) d'une franchise bien partie pour durer... 
Faut-il s'en réjouir ?

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 08:09


Kimberly Corman et ses amis partent en vacances pour Daytona Beach. Sur la route, une prémonition soudaine les sauvent d'un accident qui aurait dû leur coûter la vie. Mais peu de temps après le drame, ses amis commence à mourrir dans d'étranges circonstances. Kimberly décide alors de rencontrer les réscapés du vol 180 (du premier opus), Thomas Burke et Clear Rivers. Ensemble, ils devront trouver un moyen de stopper le cycle infernale de la "mort" avant que ce ne soit leur tour ! (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Il fallait s'y attendre. Avec des recettes mondiales dépassant aisément les 100 millions de dollars, il n'en fallait pas moins aux producteurs du premier film, pour mettre rapidement en chantier une séquelle. Assez cadenassé par les décideurs sur le premier opus (notamment sur le final cut), James Wong cède donc sa place derrière la caméra au réalisateur cascadeur (eh oui...) David R. Ellis. Un technicien polyvalent à qui l'on doit, depuis, certaines oeuvres placée sous le signe du spectacle et du fun comme l'hallucinant "Des Serpents dans l'Avion".
C'est donc une toute nouvelle approche que va nous proposer Ellis, laissant clairement de côté, le sérieux et l'ambiance sombre du travail de Wong pour le réorienter par un penchant pour le spectacle cartoonesque tainté d'humour parfaitement assumé.
Côté scénario, on ne change pas une équipe qui gagne, on repart donc sur un canevas similaire au premier avec, cette fois-ci, la prémonition d'une jeune femme qui voit un terrible carambolage l'impliquant elle et ses amis. Bien sûr, elle parviendra à échapper à l'accident avec quelques autres mais pas à la mort qui, une fois encore, a décidé d'appliquer son plan jusqu'au bout .
Absolument rien d'original donc, c'est bien évidemment sur le spectacle promis que l'on va se focaliser. Et il faut dire que l'on n'est pas déçu. Difficile de faire la fine bouche devant, tout d'abord, cette scène d'introduction, celle du fameux accident qui nous en met plein les yeux et les oreilles, presque à en faire rougir le roi du blockbuster explosif, Michael Bay.
Comme pour le premier film, la suite n'est qu'une simple succession de décès, la mort accomplissant à merveille son travail. Mais là où Wong préférait un certain réalisme (toute proportion gardée) et une certaine retenue, Ellis lui, y va à fond, cherchant la manière la plus spectaculaire et la plus graphique pour faire disparaitre les victimes de la faucheuse, donnant au film, un rythme soutenu plus qu'agréable.
Ceux qui ont vu la première partie retrouveront la belle Ali Larter (vue aussi dans la série "Heroes"), finalement seule rescapée qui est obligée de vivre dans une chambre capitonnée pour échapper à la mort, mais aussi le grand Tony Todd qui refait une apparition ici.
La jeune héroine est, quand à elle, incarnée par A.J Cook que les fans de la série "Esprits Criminels" reconnaitront sans problème...
Plus speed, plus fun, plus gore, cette suite, à défaut d'être originale, ne souffre donc pas au final de la comparaison avec son précesseur même si certains pourront cependant préférer l'ambiance du film de Wong à la demonstration spectaculaire de Ellis.
Une nouvelle approche qui n'empêchera pourtant pas James Wong de revenir aux affaires pour un troisième film moins réussi.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 23:24


Pour le petit groupe d'étudiants, le voyage à Paris s'annonçait bien. Mais peu avant le décollage de leur avion, Alex a soudain une vision fulgurante : l'appareil va exploser en vol. Parce qu'il va tenter d'alerter les passagers, il sera expulsé de l'avion avec cinq de ses camarades et son professeur. Lorsque, quelques minutes plus tard, l'appareil explose, ils seront les seuls survivants... Pour Alex, ce don de voyance qui lui a sauvé la vie est aussi une malédiction. Comment expliquer ses visions ? D'ou lui vient ce fascinant pouvoir ? (Résumé : Source : cinemovies.fr).

Longtemps, le cinéma américain a cherché l'incarnation la plus horrifiante du serial killer. Souvent surhumains, possédant des pouvoirs de survie incroyables, les scénaristes ne se sont jamais privés de les plonger dans une surenchère de plus en plus invraisemblable. Les exemples de Jason Voorhees, Michael Myers ou Freddy Krueger sont là pour le confirmer. Mais aussi impressionnants et quasi invincibles sont-ils, il y a toujours un moyen de les éliminer (même un temps), chacun ayant un minimum de failles.
Mais alors comment trouver le monstre absolu, celui qui, quoi qu'il advienne, accomplira ses desseins...
Désireux de surfer sur le retour à la mode du slasher en ce début des années 2000, James Wong se devait de trouver une idée originale pour se démarquer des autres productions. Cette idée fut que, cette fois-ci, c'est la mort elle-même qui allait endosser le rôle de sérial killer. Une excellente idée qui permettait une nouvelle approche du genre, beaucoup plus excitante. Impersonnelle, invisible, invincible, il est en effet impossible de savoir quand elle va frapper et qui elle va frapper. Ici, sa cible sera six jeunes gens qui ont osé la défier en survivant à un crash aérien mais qui ne tarderont pas à être rattrapés les uns après les autres.
Le film s'ouvre donc sur cette longue et excellente séquence qui voit nos six "héros" rescaper à une catastrophe aérienne après que l'un d'eux en eu la prémonition. Le décor est planté. Ils ont réussi à echapper à la mort, à déjouer son "plan", ils devront payer.
Le fait que l'on ne puisse, à aucun moment, anticiper la suite des évènements, à savoir, sur qui, quand et comment, la mort va t-elle s'abattre, participe sans contexte à la réussite du film. Par la surprise, Wong distille parfaitement un sentiment d'angoisse tout au long du métrage, soutenue par le fait qu'il est finalement, impossible de lutter. La réalisation efficace du cinéaste permet donc aux diverses séquences, à l'image de la scène d'ouverture, d'être assez spectaculaires voire impressionantes.
On regrettera cependant, les trop nombreuses scènes explicatives qui ralentisssent un rythme pourtant assez soutenu mais c'est surtout le final particulièrement raté qui provoque le plus de déception. Imposé par la production, il n'apporte absolument rien à un récit qui aurait pu se terminer sans encombre sur la séquence précédente. Sans décrédiliser le reste du long métrage, il ne ponctue pas de la meilleure des manières (il faut voir aussi la vision toute américaine de Paris) ce sympathique film d'épouvante qui, plus que divertir, provoque une reflexion intéressante sur la possibilité d'un destin auquel on ne peut échapper.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 21:32

L'implantation d'un hôtel ultra-moderne dans une région sauvage des tropiques entrave la vie de la tribu des Kuma. La légende locale veut que le lagon libère le Dieu Alligator, pour détruire les intrus. Un grand banquet sur un radeau au milieu du lagon leur est offert. A la tombée de la nuit, les indigènes encerclent le lagon et obligent tout le monde à se réfugier dans l'eau. Un alligator gigantesque surgit alors des profondeurs du lagon et extermine ses victimes impitoyablement. David et Alli, jeunes touristes, réussiront-ils à tuer le monstre ; sa fin est aussi celle de leur cauchemar. (Résumé : Source : fluctuat.net)

Après une longue période consacrée au Giallo, Sergio Martino, grand artisan du cinéma d'exploitation italien des années 70, 80, succombe à son tour, à la mode des aventures exotiques rendues populaires grace aux succès des films de cannibales de ses "collègues", Ruggero Deodato et Umberto Lenzi. C'est d'abord avec le sympathique "La Montagne du Dieu Cannibale" qu'il aborde le genre avec un certain succès. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, il enchaîne avec le nanardesque "Le Continent des Hommes Poissons", veritable ovni SF au budget plus que limité qui soulève plus la consternation que toute autre chose. Cela ne l'empêche pas d'embarquer dans la foulée, toute son équipe pour une dernière aventure sur fond de crocodile géant, profitant au passage de l'énorme succès mondial des "Dents de la Mer". En effet, cet "Alligator" n'est pas moins qu'une honteuse copie de l'excellent film de Steven Spielberg, avec cet énorme reptile qui va semer la terreur au sein d'un club de vacances au fin fond de la foret africaine (même si le film a été tourné au Sri-Lanka...).
Il faut bien avouer que le résultat est particulièrement ennuyeux, voire, par moments, assez risible. On commence par une longue exposition qui voit l'inauguration d'un grand complexe hotelier en Afrique par un promotteur peu scrupuleux d'avoir envahi le territoire d'une tribu locale. Pour se venger, celle-ci va lancer à l'encontre de tous ces intrus, un gigantesque alligator pour faire le ménage. On a donc droit à un scénario de timbre poste qui aurait pu au moins laisser augurer quelques scènes spectaculaires rendant l'entreprise, un minimum attrayante. Il n'en sera malheureusement rien. Pendant presque une heure, Martino enchaine des scènes de dialogues particulièrement insipides et inutiles sur fond de discours écolo avec le thême déja abordé par ses prédecesseurs sur la civilisation occidentale détruisant l'environnement à de fins commerciales. Rajoutés à cela, quelques moments de couleurs locales, histoire de faire patienter le spectateur avant la grande attaque de l'alligator, on s'ennuie ferme à l'image de ce pauvre Claudio Cassinelli, habitué du poliziesco, en train de photographier chaque recoin de cette "jungle" pour passer le temps, en constatant aussi que Barbara bach traverse l'écran en se demandant ce qu'elle fait là et en subissant le jeu peu inspiré d'un Mel Ferrer, venu ici un nouvelle fois cachetonner.
On aurait pu se consoler grace au grand final tant attendu voyant l'assaut du gros reptile sur tous ces envahisseurs mais la deception sera à la hauteur de l'attente. Visiblement limité par un budget plus réduit et malgré une bonne utilisation du scope, Sergio Martino ne peut limiter les dégats entre un Alligator en carton pâte qui soulève plus de rires que de frissons, des maquettes ridicules et des acteurs peu inspirés. Bref, on plonge en plein nanar.
On est forcément déçu pour un réalisateur qui pourtant loin d'être mauvais. On oubliera donc vite cet accident de parcours dans une filmographie bien remplie. 

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 09:06


Voilà bien longtemps que Freddy ne hante plus les nuits des jeunes de Elm Street. Les drogues secrètement administrées aux adolescents par leurs parents empêchent tous les cauchemars et le condamnent à l'impuissance. Pourtant, non loin de là, l'instrument de sa vengeance attend... Jason, le tueur maniaque enterré, n'est pas tout à fait mort. Freddy le sait et décide de pénétrer son esprit. Il va faire de lui le bras armé de son terrifiant retour. Bientôt, Elm Street redevient un enfer. La jeune Lori Campbell et ses amis voient les morts violentes se multiplier autour d'eux. Entre Freddy et Jason, c'est à celui qui saisira ses victimes le plus rapidement. Très vite, ils deviennent concurrents. L'affrontement est inévitable. Lequel des deux monstres triomphera ? Nul ne le sait. Une chose est certaine : si certains survivent à ce choc, ils n'oublieront jamais... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Cela faisait longtemps qu'on l'attendait cette rencontre au sommet sur grand écran. Un projet qui faisait saliver tous les geeks de la terre depuis presque 20 ans, date de la première rumeur d'un long métrage commun pour relancer les deux franchises qui, déja à l'époque, commençait à s'essouffler. Problème : les droits des deux sagas n'appartenaient pas aux mêmes studios. Jason étant la propriété de la Paramount, Freddy celui de la New Line, le projet avait peu de chance de voir le jour. Mais au début des années 90, la donne allait changer. La Paramount, désireuse de se débarrasser de son tueur au masque de hockey, revend les droits à la New Line après un 8ème opus plus que décévant. Le projet est donc réactivé en parallèle de la poursuite respective des deux sagas. Mais d'écriture en réécriture et faute d'une conjoncture peu favorable pendant un temps, le film ne vit réellement le jour qu'en 2003, profitant d'un retour à la mode du slasher initié par le succès de "Scream" réalisé par le "père" de Freddy, Wes Craven...
C'est donc avec une impatience certaine que les fans absolus des deux mythiques héros se sont rués sur ce film tant espéré, mais comme dans tous les cas similaires d'attente presque passionnelle, c'est la déception qui a dominé à la sortie des salles. A chaud, les fans reprochant au film de retarder la fameuse rencontre qui s'avèrera, à leur yeux, loin de leurs espérences.
Bon...Avec un certain recul, il faut tout de même avouer que le métrage est loin d'être mauvais. En effet, même si il est vrai que le film ne transcende pas le genre, il se situe malgré tout, loin devant un certain nombre de films de même catégorie, dépassant largement au passage, certains opus de leurs propres sagas.
Ronny Yu, précedemment réalisateur de l'excellent "Fiancée de Chucky" étant loin d'être un manche, il nous livre un film à la fois rythmé et fun avec ce qu'il faut de gore. Ne s'attardant pas à nous présenter longuement ses personnages, il rentre rapidement dans le vif du sujet en se basant sur un script assez original qui voit un Freddy oublié de tous, faisant appel aux services de Jason pour pouvoir revenir aux affaires. Jusqu'au moment où il va devoir se débarrasser de cet "ami" encombrant...Dans un premier temps, c'est donc ce bon vieux Jason qui occupe l'écran, profitant au passage, d'augmenter son compteur de victimes grâce à son éternelle machette. Visiblement habité par un esprit BD plutôt fun, Yu s'en donne à coeur joie...Ca bouge, ça vole, ça tranche, bref, le réalisateur se fait plaisir et nous fait plaisir. L'entrée en scène de Freddy ne ralentissant pas le rythme, bien au contraire, on s'achemine vitesse grand V vers le fameux affrontement. On a d'abord droit à un premier aperçu dans l'éternelle fonderie, terrain de chasse préféré de Freddy, totalement barré mais c'est à Crystal Lake que les deux monstres font finalement s'expliquer dans un final assez réussi quoique un peu court.
Bref, on est quand même loin de la catastrophe entendue, au contraire, plutôt contents de voir la réussite de cette double resurrection décontractée et divertissante.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 00:32


Pour sa thèse sur la violence audiovisuelle, Ángela Márquez (Ana Torrent) sollicite l'aide de Chema (Fele Martínez), un autre étudiant, spécialiste du cinéma "extrême". À la mort du professeur Figueroa (Miguel Picazo), son directeur de recherche, elle découvre une cassette vidéo montrant la torture et la mutilation d'une jeune fille, et la présente à Chema. Celui-ci reconnaît Vanessa (Olga Margallo), une étudiante disparue deux ans auparavant. Ensemble, ils mettent à jour un trafic de snuff movies au sein même de leur université. Au cours de leur enquête, ils font la connaissance de Bosco (Eduardo Noriega), un ami de Vanessa. Celui-ci serait-il plus impliqué qu'il ne semble dans cette histoire ? Et que penser de Chema qui a un comportement plus qu'étrange ? Ángela devra savoir se jouer des apparences... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

De tous temps, les légendes urbaines ont alimenté l'imaginaire des hommes, répendants des histoires, telles des rumeurs à travers le monde. Du bouche à oreille aux emails, chaque jour voit naitre une nouvelle histoire montée de toute pièces, alimentant la curiosité du tout un chacun.
C'est au milieu des années 70 que la légende du snuff movie, sorte de film clandestin montrant des meurtres réels, fait son apparition. La rumeur de l'existence grandissante de tels films s'est tellement répendue à l'époque qu'on a même soupçonné Ruggero Deodato, le réalisateur de "Cannibal Holocaust" d'avoir réelement tué ses acteurs sur le tournage. Un procès plus tard, le réalisateur a été blanchi et on a jamais pu prouver l'existence de tels films.
Et c'est sur cette légende que se base le scénario du premier film remarqué du prodige espagnol, Alejandro Amenabar qui pointe de manière brillante le pouvoir des images et la curiosité humaine.
Entre thriller et film d'horreur, Amenabar installe rapidement une ambiance oppressante où une jeune étudiante préparant une thèse sur la violence audiovisuelle, va être prise dans un engrenage dangeureux entre curiosité et obsession.
Dès le départ, Amenabar tisse une toile, multipliant habilement les pistes où chaque personnage est soupçonnable. Grace à une utilisation subtile du hors champs et des décors (il n'y a quasiment aucune scène extérieure), la tension est omniprésente, emportant sans conteste le spectateur dans ce jeu de pistes intelligent. On retiendra notamment, la superbe scène des allumettes dans les entrailles de l'université, véritable modèle de mise en scène. Le travail sur le son participe, lui aussi à la réussite du long métrage, laissant constamment planer un sentiment qui met mal à l'aise. Le casting n'est, quant à lui, pas en reste, chacun jouant sa partition avec brio, parfaitement dirigés par le jeune réalisateur.
On ne peut qu'être admiratif devant ce premier film réalisé à l'age de 20 ans qui traite son sujet sans excès, distillants les scènes horrifiques par petites doses et suscitant chez le spectateur la même curiosité que ses personnages en se posant la question suivante : Doit-on regarder ou pas ?
En effet, au-dela de l'intrigue, Amenabar propose une vraie reflexion sur le pouvoir d'attraction des images violentes. Comme l'affirme l'un de ses personnages, chaque être humain a une part de violence innée mais doit-il pour autant le développer ? La dérive à laquelle nous sommes confrontés tous les jours devant nos écrans ne fait malheureusement qu'alimenter cette reflexion.
D'une intelligence et d'une qualité cinématographique exceptionnelle pour un premier film, "Tesis" est assurément, un classique instantané marquant à l'époque, le renouveau d'un cinéma espagnol qui écrase sans hésitation ses voisins européens.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 23:09


La découverte des corps atrocement mutilés de deux adolescents, victimes d'un tueur psychopathe, plonge une petite ville des Etats-Unis en état de choc. Et tandis que la presse, toujours avide de faits divers sanglants, investit les lieux, le shérif Burke et son adjoint, Dewey, interrogent les camarades de classe de l'une des victimes. Parmi eux, Sidney, dont la mère a été assassinée un an plus tôt. Le soir même, son père étant en voyage d'affaires, cette dernière se retrouve une fois encore seule chez elle. Une proie rêvée pour le tueur... (Résumé : Source : cinemovies.fr).

Entre la fin des années 80 et le milieu des années 90, le film d'horreur connut une période difficile. La production transalpine ayant quasiment disparue, les rares films provenants des USA n'étaient destinés qu'au marché de la vidéo, obligeant les fans à revoir en boucle, leurs classiques devant leur téléviseurs. On pensait donc le temps des "Vendredi 13", "Halloween" et consort, définitivement révolu, jusqu'au jour où les frères Weinstein, alors tout auréolés par le succès de "Pulp Fiction", décident de produire le script d'un tout nouveau scénariste Kevin Williamson et de mettre derrière la caméra un excellent artisan en la personne de Wes Craven, le fameux réalisateur des "Griffes de la Nuit", pour relancer le genre avec cette histoire de meurtres en série dans une petite bourgade américaine.
Ce qui aurait pu devenir un slasher de plus et enterrer définitivement ce genre de cinéma, va, au contraire, s'avérer une véritable renaissance. La bonne idée de Williamson aura tout d'abord été d'intégrer dans son script la véritable culture du genre en bombardant le scénario de références, presque à l'excès, ne reniant aucunement ce qui avait déja été fait et permettant de raccrocher les fans de la première heure. Evitant donc toute trahison, il a donc le champs libre pour installer son histoire au milieu d'une bande de lycéens, victimes un par un, du sceau d'un meurtrier non indéntifié. Malgré tout cela, certains pourront reprocher une certaine ironie qui peut être mal interprétée par les amateurs du genre. Il suffit de voir le masque du tueur et son évidente maladresse pour s'en convaincre. On est quand même loin des "indestructibles" tels que Jason Voorhees de "Vendredi 13", Michael Myers de "Halloween" ou de Freddy Krueger du même Wes Craven. La question mérite d'être posée...
Revenons au film en lui-même qui, au dela du fait qu'il remit sur pied un genre quasiment mort, s'avère être un slasher de bon cru, multipliant les pistes de manière classique mais subtile, permettant de laisser planer le suspens quant à l'identité du meurtrier jusqu'au très long, mais néanmoins réussi, final. La violence graphique reste sobre par rapport à la production actuelle ("Hostel" et compagnie...) mais garde un impact tout à fait intact. On pourra cependant regretter les effets sonores abondants destinés à soulever inutilement une quelconque peur. A force, cela devient viter lassant.
Au nombre de pistes développées par le script, le casting se veut donc riche avec une nouvelle génération d'acteurs qui ont, par la suite, poursuivi leur carrière avec plus ou moins de réussite. De Neve Campbell à Rose McGowan en passant par Courteney Cox, David Arquette et les autres, chacun campe un suspect potentiel tout à fait crédible.
Bref, même si avec le recul, le film n'a rien de révolutionnaire en soi (on a quand même vu mieux depuis), il s'avère être un slasher tout à fait solide et agréable à suivre, se permettant même de souveler le débat de l'influence soit disant néfaste des film d'horreur sur les adolescents. On saluera cet effort.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 17:53


En panne de voiture, David et Amy, un jeune couple au bord du divorce, se retrouvent obligés de passer la nuit dans un motel miteux éloigné de tout. Par hasard, ils découvrent des cassettes vidéo montrant plusieurs meurtres commis dans la chambre qu'ils occupent. Terrifiés par la réalité des scènes, David et Amy comprennent que s'ils ne font rien, ils seront très bientôt les stars du prochain film...
Face à l'horreur et aux cinéastes maniaques du motel, David et Amy ne peuvent compter que l'un sur l'autre pour survivre à ce qui risque fort d'être leur dernière nuit...(Résumé : Source : cinemovies.fr)

Une route abandonnée, un motel en décrépitude, un gérant des plus inquiétants...bien sûr, on a tout de suite à l'esprit le célèbre chef d'oeuvre de Alfred Hitchcock, "Psychose". En 1998, Gus Van Sant s'était malheureusement fourvoyé dans un remake aussi intéressant qu'inutile. Le piège était donc de tomber dans un énième copie à tendence moderne qui n'aurait rien opporté de plus. Par chance, ce film du jeune réalisateur hongrois, Nimrod Antal, en est plus un évident hommage, on y retrouve tout de même les thématiques développées par le maitre dans son long métrage qu'une ressucée sans intéret. Dès le générique, les références sont là avec un thême que Bernard Herrman, compositeur de la musique de "Psychose" ne renierait pas et un graphisme quasi identique au film de Hitchcock. Mais la comparaison s'arrête là. Antal prend tout de suite ses distances en imposant son style par une mise en scène carrée apportant une tension immédiate. Non pas par l'action car, malgré les apparences, l'intrigue prend son temps pour s'installer mais à travers ce couple, à la limite de la rupture, qui, de reproches en reproches, se voit obliger de passer la nuit dans le fameux motel. Le réalisateur installe donc tranquillement ses personnages dans une nervosité palpable qui capte immédiatement l'attention du spectateur. Rajouté à cela une ambiance oppressante et on a tout pour passer un excellent moment d'angoisse. Et Antal ne nous trompera pas sur ses intentions car, dès la découverte par le couple des cassettes montrant les meurtres ayant eu lieu dans leur chambre, le film passe à la vitesse supérieure pour ne plus s'arrêter jusqu'au générique de fin.
Grace à une réalisation subtile qui évite le grand guignol (les amateurs de gore passeront leur chemin), l'auteur nous embarque littéralement dans le cauchemar de ces deux "victimes", véritablement pourchassée dans chaque recoin du motel. Le fait de ne pas chercher à expliquer réellement les motivations des meurtriers (processus de déshumanisation), le soucis du détail et l'utilisation juste du hors champs permettent au spectateur de subir un stress intense qui ne connaitra aucune interruption, Antal évitant à merveille les moindres temps morts.
Bref, on ne peut qu'être emballé par la vision de cet excellent film d'angoisse qui oscille sans conteste entre le thriller et le film d'horreur, parfaitement interprété aussi bien par un surprenant Luke Wilson, plutôt habitué à la comédie qu'une Kate Beckinsale particulièrement convainquante et un Frank Whaley totalement allumé qui nous permettent définitivement, de classer ce film parmi les meilleurs modèles de suspens. En effet, même si le scénario n'a absolument rien d'original, ce long métrage se contente de la meilleure des façons de nous fournir une grosse dose d'adrénaline et, en cela, la mission est plus que réussie.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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