Deux chasseurs sont attaqués par un mystérieux tueur. L'un d'eux est tué alors que l'autre perd la raison. Cinq jeunes
gens en vacances dans la région décident de passer quelque temps dans la forêt en dépit des avertissements du shériff. Leur séjour va prendre une tournure dramatique lorsqu'ils sont attaqués par
le tueur ou plus exactement deux tueurs, des jumeaux dégénérés issus d'une génération de paysans isolés. Le massacre commence... (Résumé : Source : devildead.com)
Alors que le cultissime "Delivrance" de John Boorman en 1972 avait déja ouvert la brèche, c'est le mythique "Massacre à la Tronçonneuse" de Tobe Hooper qui lança un nouveau genre dans le cinéma
d'exploitation horrifique, celui qu'on appelle le "Survival". Souvent construits sur le même modèle, celui d'une bande d'individus (jeunes de préférences) débarquant dans un univers reculé et
hostile, qui deviennent la proie d'habitants inquiétants voire psychopathes qui voient d'un mauvais oeil, l'arrivée de ces intrus, ces films succitent une angoisse non feinte, sans pour
autant faire appel à des débordements gore qui caractérisent les autres sous genres du cinéma horrifique. Il suffit de se souvenir du film de Hooper, véritable perle effrayante et crade qui vous
embarquent dans un voyage au bout de l'enfer avec l'inoubliable homme à la tronçonneuse, Leatheface sans qu'il y est presque une once de sang.
L'originalité et l'immense succès du film engendront donc une série de long métrages avoisinants comme le très bon "La Colline a des Yeux" de Wes Craven, basé lui aussi sur une histoire
véridique, celle de la famille Beane, clan sauvage sévissant en Ecosse au 15ème siècle.
Il n'aura donc pas fallu longtemps pour voir poindre d'autres simili-métrages de plus ou moins bonne qualité. Et c'est en 1980, qu'apparut cet enième dérivé du genre, reprenant ouvertement le
contexte de "Delivrance", la foret et l'histoire de "Massacre.." avec cette paire de tueurs psychopathes, frères dans une famille d'allumés.
On retrouve donc une mise en place copiée quasi à l'identique sur ces prédécesseurs avec ces 5 jeunes gens décidés à faire du camping au fin fond des montagnes. Comme chez Hopper, quelqu'un va
les avertir de ne pas y aller (ici c'est le garde champêtre) mais bien sûr, ils ignoreront l'avertissement et iront s'installer en pleine foret.
Mais là où chez les autres, la tension commençait rapidement à monter, il ne se passe ici quasiment rien. On prend le temps de voir nos jeunes amis s'installer, se baigner, danser autour du
feu...tout cela pendant presque une heure. Autant dire qu'on s'ennuie ferme et qu'il nous est difficile de lutter contre le sommeil ou l'envie de plus en plus pressante de quitter
ce piètre spectacle. Et ce n'est pas la rencontre avec les deux tueurs, enfin décidés après tout ce temps à éliminer définivement nos pauvres touristes qui s'amusaient bien jusque là,
qui va changer quelque chose, tellements effrayants qu'ils font passer Leatherface pour le père Noël. Les amateurs d'angoisse seront donc déçus, la mise en scène de Lieberman étant d'une
faiblesse hallucinante, on ne sursaute absolument jamais devant des situations plus que téléphonées et emmenées de la façon la plus crétine qui soit. Bien qu'avertis, les amateurs
de gore passeront aussi leur chemin, tout y est largement suggéré mais de la pire des manières.
On sauvera uniquement la scène finale, véritable symbole de l'emancipation féminine avec l'héroine qui, pour se défaire de l'un des deux tueurs qui tente de la violer, enfonce son poing puis son
bras dans la gorge du psychopathe pour l'arrêter.
Une originalité perdue dans un océan de banalités et d'ennui qui font de ce film, un long métrage tout à fait dispensable.
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