Lundi 6 juillet 2009



Deux chasseurs sont attaqués par un mystérieux tueur. L'un d'eux est tué alors que l'autre perd la raison. Cinq jeunes gens en vacances dans la région décident de passer quelque temps dans la forêt en dépit des avertissements du shériff. Leur séjour va prendre une tournure dramatique lorsqu'ils sont attaqués par le tueur ou plus exactement deux tueurs, des jumeaux dégénérés issus d'une génération de paysans isolés. Le massacre commence... (Résumé : Source : devildead.com)

Alors que le cultissime "Delivrance" de John Boorman en 1972 avait déja ouvert la brèche, c'est le mythique "Massacre à la Tronçonneuse" de Tobe Hooper qui lança un nouveau genre dans le cinéma d'exploitation horrifique, celui qu'on appelle le "Survival". Souvent construits sur le même modèle, celui d'une bande d'individus (jeunes de préférences) débarquant dans un univers reculé et hostile, qui deviennent la proie d'habitants inquiétants voire psychopathes qui voient d'un mauvais oeil, l'arrivée de ces intrus, ces films succitent une angoisse non feinte, sans pour autant faire appel à des débordements gore qui caractérisent les autres sous genres du cinéma horrifique. Il suffit de se souvenir du film de Hooper, véritable perle effrayante et crade qui vous embarquent dans un voyage au bout de l'enfer avec l'inoubliable homme à la tronçonneuse, Leatheface sans qu'il y est presque une once de sang.
L'originalité et l'immense succès du film engendront donc une série de long métrages avoisinants comme le très bon "La Colline a des Yeux" de Wes Craven, basé lui aussi sur une histoire véridique, celle de la famille Beane, clan sauvage sévissant en Ecosse au 15ème siècle.
Il n'aura donc pas fallu longtemps pour voir poindre d'autres simili-métrages de plus ou moins bonne qualité. Et c'est en 1980, qu'apparut cet enième dérivé du genre, reprenant ouvertement le contexte de "Delivrance", la foret et l'histoire de "Massacre.." avec cette paire de tueurs psychopathes, frères dans une famille d'allumés.
On retrouve donc une mise en place copiée quasi à l'identique sur ces prédécesseurs avec ces 5 jeunes gens décidés à faire du camping au fin fond des montagnes. Comme chez Hopper, quelqu'un va les avertir de ne pas y aller (ici c'est le garde champêtre) mais bien sûr, ils ignoreront l'avertissement et iront s'installer en pleine foret.
Mais là où chez les autres, la tension commençait rapidement à monter, il ne se passe ici quasiment rien. On prend le temps de voir nos jeunes amis s'installer, se baigner, danser autour du feu...tout cela pendant presque une heure. Autant dire qu'on s'ennuie ferme et qu'il nous est difficile de lutter contre le sommeil ou l'envie de plus en plus pressante de quitter ce piètre spectacle. Et ce n'est pas la rencontre avec les deux tueurs, enfin décidés après tout ce temps à éliminer définivement nos pauvres touristes qui s'amusaient bien jusque là, qui va changer quelque chose, tellements effrayants qu'ils font passer Leatherface pour le père Noël. Les amateurs d'angoisse seront donc déçus, la mise en scène de Lieberman étant d'une faiblesse hallucinante, on ne sursaute absolument jamais devant des situations plus que téléphonées et emmenées de la façon la plus crétine qui soit. Bien qu'avertis, les amateurs de gore passeront aussi leur chemin, tout y est largement suggéré mais de la pire des manières.
On sauvera uniquement la scène finale, véritable symbole de l'emancipation féminine avec l'héroine qui, pour se défaire de l'un des deux tueurs qui tente de la violer, enfonce son poing puis son bras dans la gorge du psychopathe pour l'arrêter.
Une originalité perdue dans un océan de banalités et d'ennui qui font de ce film, un long métrage tout à fait dispensable.

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Dimanche 5 juillet 2009


Karen White, une présentatrice TV, fait une pause dans sa carrière à la suite d'un incident traumatisant avec un tueur en série. La police a pu la sauver en tuant le dangereux individu. Mais Karen est-elle réellement en sécurité ? Sur les conseils du Dr George Waggner, elle rejoindra 'La Colonie', un centre de repos où vivent toutes sortes d'énergumènes. Ses cauchemars lui rappellent sa rencontre avec le tueur... jusqu'à ce que celui-ci réapparaisse à la pleine lune... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

La lycanthropie (ou le mythe du loup-garou) fait partie de ces thêmes fondateurs du cinéma d'épouvante qui, au même titre que le film de vampires, ont alimenté de tous temps, les salles spécialisées. On se souviendra aisément de films comme "La Nuit de Loup Garou" de Terence Fisher, "Le Loup-Garou" de George Waggner(...) avec Lou Chaney ou plus recemment "Le Loup Garou de Londres" de John Landis avec la transformation qui reste, encore aujourd'hui, la plus impressionnante jamais filmée. Parmi les classiques du genre, on retrouvera sans conteste également, ce "Hurlements" du mythique réalisateur des "Gremlins", Joe Dante.
Après un fauché mais néanmoins réussi petit film d'épouvante, "Piranhas", Dante s'attaque donc à cette métaphore de la bestialité de l'être humain et du danger venant de l'extérieur avec un applomb et une originalité qui feront toute sa singularité.
Le film commence fort avec cette scène immersive dans les bas fonds d'une ville crasseuse où la présentatrice vedette du JT a rendez-vous avec le sérial killer qui l'avait contacté. Dante installe déja une ambiance malsaine et angoissante montrant un monde "humain" particulièrement peu fréquentable en totale opposition (apparente) avec la "colonie", située en pleine campagne, sorte de micro société dirigée par un psychiatre où vivent harmonieusement chacun de ses membres.
La comparaison avec une secte lambda serait des plus faciles mais c'est plus à une meute à laquelle nous somme confrontés ici qui, sous l'influence du chef, va accepter, non sans craintes, l'arrivée de deux nouveaux membres extérieurs et différents de leur monde. Une cohabitation qui va vite d'avérer difficile, où les nouveaux n'auront d'autres choix que d'être "convertis" ou éliminés. Et il faut bien avouer que Dante a vite choisi son camp, tout du moins avant la dernière partie. Ne présentant jamais le lycanthorpie comme quelque chose de mal, il nous fait aisément comprendre que cette communauté ne demande qu'à vivre en harmonie et qu'elle ne fait que se défendre face à l'agression extérieure. A contre courant donc de la légende qui assimile le loup garou au vampire comme un prédateur d'être humains. Ici, en temps normal, ils ne chassent que le gibier pour se nourrir et non pas l'homme.
Malgré un rythme assez lent, Dante parvient rapidement à nous emporter dans une intrigue bien ficelée, ponctuée par un lot de scènes assez marquantes comme celle de la transformation qui, bien qu'elle soit inférieure à celle du "Loup Garou de Londres" reste impressionnante grace aux fantastiques maquillages de Rob Bottin et à la qualité de la mise en scène de Joe Dante.
La dernière partie où l'instinct de survie animal reprend le dessus est toute aussi réussie avec un final parfaitement maitrisé.
Bref, malgré les années et quelques effets obsolètes, "Hurlements" reste encore aujourd'hui, l'un des films référence du genre difficilement égalable.

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Samedi 13 juin 2009


Rescapée du suicide collectif des membres d'une secte, Cynthia se réveille après 15 ans de coma. Harris, le gourou de la secte qui a péri dans les flammes avec le reste du groupe, continue à la hanter dans ses rêves. Placée dans une clinique psychiatrique, elle trouve de l'aide auprès du docteur Karman. Mais ce dernier, devant la persistance des psychoses de Cynthia et le suicide de nombreux malades, s'interroge sur les agissements du docteur Berrisford, directeur de la clinique. (Résumé : Source : cinemovies.fr).

Parmi les nombreuses séries B horrifiques qui fleurissaient pendant les années 80, certaines ont eu les honneurs d'une sortie en salles dans notre pays. Pour un grand nombre, on se demande, encore aujourd'hui, ce qui a motivé les distributeurs français à leur offrir cette chance, les exemples de navets ne manquant pas. Pour d'autres, moins nombreuses, nous avons eu droit à quelques sympathiques surprises parmi lesquelles ce film méconnu oscillant entre le surnaturel et le psycho killer de base...comme un certain Freddy Krueger. Car, oui, il faut bien l'avouer, ce "Panics" lorgne aisément sur le troisième épisode des aventures du tueur de Elm Street sorti un an plus tôt. Souvenez vous ce bon vieux Freddy hanter de jeunes adolescents internés dans un hopital psychiatrique... On y retrouvait déja la jeune Jennifer Rubin qui tient le haut de l'affiche ici. Heureusement les apparentes similitudes vont se dissiper au fur et à mesure que le métrage avance pour se diriger vers une simple histoire de manipulation plutôt bien amenée.
Mais que les fans de meurtres sanglants se rassurent, ce film est avant tout un film d'horreur, par moments, assez violent et bénéficiant d'un suspens bien soutenu.
Le film débute par l'excellente introduction du personnage de l'intriguant Richard Lynch, vu notamment dans "Invasion USA", gourou d'une secte qui s'apprete lors d'un rituel, à disparaitre dans les flammes. Une mise en bouche brillamment mise en scène qui lance, de la meilleure des façons l'intrigue qui va voir la seule survivante de la communauté persécutée lors d'hallucinations par son ancien gourou. Intégrée dans un groupe de thérapie, elle va voir ses "camarades" disparaitre les uns après les autres lors de scènes assez réussies, persuadée que leur mort est causée par son ancien mentor...
Même si le déroulement reste classique, les personnages étant éliminés un par un, on se laisse facilement prendre au jeu grace à un rythme assez soutenu (malgré l'unité de lieu) et quelques scènes particulièrement bien senties, notamment celle de l'hallucination du docteur...
Reste un petit bémol lors d'un final malgré tout bien emballé avec le personnage du flic, particulièrement mauvais.
Vous l'aurez compris, ce film ne révolutionne à aucun moment le genre mais nous permet tout de même de passer un agréable moment grace aussi aux très bonnes compositions de Jennifer Rubin, bien moins hystérique que dans le "Freddy" et Bruce Abbott que les fans de "Re-Animator" auront reconnu. Plus de 20 ans après sa sortie, ce "Panics" tient encore bien la route, ce qui n'est pas donné à tout le monde.

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Samedi 6 juin 2009

La petite station balnéaire d'Amity a retrouvé son calme depuis quelques années. L'un des fils d'Ellen, la veuve du shérif a repris le poste de son père et, alors que plus personne ne croyait à la malédiction du grand requin blanc, celui-ci est attaqué et dévoré par un nouveau monstre. Ellen est persuadée que le requin en veut à sa famille... (Résumé : Source : cinemotions.com)

On avait touché le fond avec le troisième opus de la saga de la famille Brody. A la fois kitch et ridicule, il faisait presque insulte au film original de Steven Spielberg. On pouvait alors présager que la franchise allait être définitivement enterrée mais c'était sans compter sur le succès incompréhensible que connu cet épisode incitant donc à lancer, quelques années plus tard, la production d'un quatrième chapitre.
Après un passage inutile par le parc aquatique de Seaworld, la saga revient donc à Amity où l'on retrouve le plus jeune des fils Brody auprès de sa mère et qui a pris la succession de son sheriff de père. Mais pas pour longtemps car rapidement dévoré par le nouveau requin de passage. Traumatisée par la perte de son fils, Helen, sa mère part rejoindre son ainé Michael au Bahamas. Un départ qui va "énerver" le requin qui décide de poursuivre la petite famille aux Caraibes, décidé à "exterminer" définitivement les Brody.
Voici donc le scénario des plus débiles de ce que les producteurs ont voulu comme un retour aux sources. Car, oui, les références au premier film ne manquent pas, entre les flash backs et la scène de mimétisme entre le père et sa fille, identique au film de Spielberg où le jeune Michael imite les gestes de son père, prouvant une certaine volonté de se rapprocher du remarquable travail de Spielberg. Mais cette bonne volonté tombe rapidement à l'eau, plombée par un scénario affligeant où il ne se passe finalement pas grand chose. Passé l'introduction à Amity, les 40 minutes suivantes s'apparentent davantage à une promo touristique pour les Bahamas qu'à un film d'épouvante, notamment grace au personnage de Michael Caine venu cachetonner se demandant se qu'il fait là, nous faisant faire le tour de cet endroit paradisiaque. En effet, à défaut de nous susciter quelconque angoisse ou intéret, le film nous donne plutôt envie de nous baigner dans ces magnifiques eaux bleues turquoises.
De toute évidences, on se dirigait donc vers une catastrophe identique au précédent film. Heureusement, les 20 dernières minutes, aussi débiles qu'elles soient (la mère Brody décidant d'aller affronter le requin en pleine mer), vont tout de même nous sortir de notre torpeur. L'arrivée du requin sur les rivages des belles plages des Bahamas va donner un sérieux coup d'accélérateur à une intrigue sans intéret. Entre la traque et l'affrontement, le réalisateur Joseph Sargent (correct artisan nous ayant donné auparavant l'excellent "Pirates du Métro") s'en sort plutot bien en essayant, tant bien que mal de faire monter un semblant de tension, pas aidé par un script poussif. 20 minutes finales correctes malgré un happy end, une nouvelle fois affligeant, qui sauvent, malgré tout, le film du naufrage total.
Il était difficile de faire pire que le troisième épisode, celui-ci fait difficilement mieux...de peu.
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Samedi 6 juin 2009

Les années ont passé pour Michael et Sean Brody, les deux fils de Martin Brody, chef de la police d'Amity. Ils se sont installés en Floride. Michael travaille comme ingénieur pour un parc aquatique dirigé par Calvin Bouchard : le Sea World. Quelque temps avant l'ouverture, à l'issue d'une répétition d'un numéro de ski nautique en vue de l'inauguration du parc, les portes qui ferment l'entrée du lagon se bloquent. Le plongeur qui était chargé de les réparer disparaît mystérieusement. Son cadavre est retrouvé le lendemain, partiellement dévoré. Un jeune requin, à l'origine de l'incident, est récupéré en mer avant de mourir sur les tables du laboratoire scientifique du parc. Sa mère décide de s'introduire dans le parc et de rechercher son petit, semant la panique et prête à tout pour le récupérer ou se venger... (Résumé : Source : wikipédia)

Encore aujourd'hui, il est impossible de passer à côté de l'un des plus grands films d'épouvante de l'histoire du cinéma, le chef d'oeuvre de Steven Spielberg, "Les Dents de la Mer", premiers du nom. Toujours considéré comme l'un des meilleurs films du cinéaste et ayant connu un succès sans précédent à l'époque, il engendra donc, une suite réalisée par le réalisateur français exilé aux USA, Jeannot Szwarc. Bien que très en dessous de son illustre predecesseur, cette séquelle se regarde comme une bonne série B assez rythmée où on a plaisir à retrouver l'excellent Roy Sheider. Un autre succès qui lança la production de cette seconde suite et là...ça se gate sérieusement.
Exit le chef Brody, on récupère ses deux films devenus adultes, malmenés dans le second film, dont l'un travaille au parc aquatique SeaWorld en Floride. Endroit authentique, le film est donc, avant tout, monté, comme une énorme pub pour le parc. En effet, dans sa première partie, outre la mise en place des personnages, on assiste à travers leurs activités, à une longue et ennuyeuse suite de prestations proposées par le parc où s'intercallent de pauvres bleuettes particulièrement insipides et inutiles. On se rend donc vite compte qu'il y a tromperie sur la marchandise car ceux qui étaient venus voir un film d'angoisse avec un requin semant la terreur dans la lignée des deux premiers épisodes sont rapidement déçus par cette très laborieuse entame où il ne se passe absolument rien...
La suite ne va pas s'arranger car même si le requin décide enfin de pointer son museau, le film ne va pas, pour autant, passer à la vitesse supérieure. En effet, là où la situation (un parc d'attraction aquatique bourrée de touristes où rode un requin blanc) aurait pû faire rapidement monter la tension et le danger, l'absurdité des évènements et l'absence totale de mise en scène réduisent rapidement à néant les espoirs du spectateur qui assiste au final, à un spectacle fauché, les effets spéciaux sont à hurler de rire, et ennuyeux où jamais on a le moindre sentiment d'angoisse. Pire, on a qu'une envie, c'est que cela se finisse au plus vite...
Joe Alves dont c'est le premier et dernier film (il conçu le requin du premier film et fut assistant réalisateur sur le second) a surement compris qu'il n'a définitivement aucun talent de mise en scène, tellement elle est, ici, inexistante. De plus, tourné en 3D, ses effets sont, on ne peut plus mal exploités, rendant le procédé totalement inutile. Que dire du nullissime scénario écrit, entre autres, par Richard Matheson. Comment le fantastique auteur de "Je suis une Légende" a pu se fourvoyer dans un projet aussi ridicule...
On sauvera tout de même le casting où Dennis Quaid, Bess Armstrong et Simon Mac-Corkindale font le boulot à l'exception de Louis Gosset Jr qui cachetonne plus qu'il ne joue.
Bref, un opus à éviter soigneusement.

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Dimanche 24 mai 2009

Enfermée dans un asile psychiatrique après s'être aperçu de son erreur en ayant décapité un innocent et non Michael Myers, Laurie Strode attend le retour de son frère. Encore une fois, sa crainte est justifiée. Bien décidée à ne plus fuir, elle engage la lutte qui tourne à son désavantage. Après ce prologue, on retourne à Haddonfield où s'organise un reality show à l'occasion d'Halloween dans la demeure délabrée de Michael Myers. Les participants portent sur eux des caméras en plus de celles disposées dans la maison. Un faux Michael Myers entre en scène mais le vrai Michael Myers rentre chez lui. Difficile dans ce cas de distinguer qui est le tueur de son imitateur. (Résumé : Source : wikipédia).

Quatre ans se sont écoulés après le retour raté de la franchise "Halloween" dans "H20" avec ce coup de jeune voulu par la production qui s'est finalement révélé être un véritable fiasco, tellement éloigné de ce qui faisait l'essence de l'oeuvre de John Carpenter (Sans parler du fait que les 4ème, 5ème et 6ème épisodes ont été complètement occultés dans cette nouvelle mouture).
Mais malgré une qualité plus que discutable, la cible recherchée par les producteurs a été atteinte, le film fut un succès honorable, déplaçant le public adolescent en masse. On remet donc cela avec une nouvelle aventure qui va s'avérer tout aussi navrante que la précédente.
Kevin Williamson étant passé du statut de scénariste star à celui de ringard, on a donc droit à une nouvelle équipe au scénario mais aussi derrière la caméra où Rick Rosenthal, réalisateur du second opus remplace un Steve Miner peu inspiré. Ce double changement aurait pu laisser augurer un meilleur résultat, il n'en sera malheureusement rien. Au contraire, on frole ici, l'absurde absolu avec une histoire en deux actes distincts où dans un premier temps, Myers va (enfin) accomplir ce qu'il essaie en vain de faire depuis 25 ans, eliminer sa soeur Laurie Strode. Enfermée dans un hopital psychatrique après le précédent épisode, Myers ne tarde pas pour la retrouver et lui faire sa fête illico presto, rayant définitivement en 20 petites minutes, l'enjeu véritable des précédents films. Un véritable affront pour les inconditionnels des 2 premiers opus qui voient balayer d'un coup d'un seul, la véritable génèse de "Halloween".
Passé ce long prologue totalement stupide, le scénario nous ramène à Haddonfield où pour coller à la mode actuelle, on va suivre une bande de jeunes cons, engagés pour participer à une emission de télé réalité dont le principe est d'enfermer ces jeunes gens dans la maison d'enfance de Michael Myers afin de comprendre ce qui l'a poussé à tuer sa première soeur. Après un premier acte limite blasphématoire, c'est à un second acte encore plus débile auquel nous avons droit avec un Myers, mécontent de voir des intrus à la maison, qui va les trucider un par un. Inutile de préciser que le niveau tombe rapidement très bas entre un producteur d'emission incarné par le rappeur Busta Rhymes qui se prend lui-même pour Myers pour faire monter l'audience, assisté par le mannequin Tyra Banks... et la banalité des situations impliquants les participants de l'emission interprétés par un casting totalement transparent. Ajouté à cela une lisibilité des scènes réduites à cause de l'obscurité ambiante et des images issues des caméras miniatures que portent ces participants, annihilant d'emblée, toute forme de terreur.
Bref, on ne peut qu'être consterné devant ce slasher lamentable qui s'octroie même le droit, dans son epilogue, de nous faire une leçon de morale mal venue sur le voyeurisme de notre société, et qui enterre définitivement la franchise.
Heureusement que Michael Myers n'a pas dit, à cette occasion, son dernier mot en revenant, grace à Rob Zombie pour un remake écrasant sans peine ces 2 derniers épisodes à vite oublier.

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Dimanche 24 mai 2009

 



Vingt ans après les terribles événements d'Haddonfield qui ont vus le massacre de jeunes lycéens et de personnels hospitaliers par Michael Myers, sa sœur Laurie Strode, vit sous une fausse identité, sous le nom de Keri Tate. Elle enseigne dans un lycée privé sous le soleil de la Californie. Avec son fils, John, elle ne cesse d'être obsédée par la sécurité et se réfugie dans l'alcool. Devenant un jeune homme, son fils commence à s'émanciper et se décide à organiser la fête d'Halloween comme il se doit, malgré les avertissements de sa mère. Cette dernière a bien raison de s'inquiéter car Michael Myers vient de retrouver sa trace...(Résumé : Source : wikipedia)

Avant le récent remake de Rob Zombie qui revenait sur les origines du croquemitaine, donnant une dimention humaine à l'un des serial killer les plus célèbres du cinéma, la franchise "Halloween" avait déja connu une seconde jeunesse à la fin des années 90 après presque trois ans de silence. En effet, après un sixième opus plus que controversé en 1995, on imaginait mal Michael Myers revenir une septième fois même si, au même moment, son "collègue" Jason, enchainait de son côté, les chapitres de "Vendredi 13" quasi sans interruption.
Survint alors l'enorme succès de "Scream" qui relança la mode du slasher qui paraissait, depuis la fin des années 80, plus que sur le déclin. Il n'en fallait pas plus pour l'historique producteur de "Halloween", Mustapha Akkad de remettre Myers sur les rails avec la collaboration des frères Weinstein, les mêmes qui venait de commettre le choc "Scream".
Mais alors, comment relancer l'intéret de la franchise ? c'est simple ! On demande à l'un des réalisateur de la série des "Vendredi 13" de passer derrière la caméra. On reprend le scénariste de "Scream", Kevin Williamson, on rajeunit le tout avec un casting de post adolescents avec notamment l'héroine de l'une des séries ados  les plus populaire de l'époque, "Dawson", écrite par....Kevin Williamson pour ramener un jeune public et surtout, on rappelle l'actrice principale des deux premiers films, Jamie Lee Curtis qui va devoir, une nouvelle fois, affronter le tueur fou.
Autant dire que, mise à part le retour du personnage de Laurie Strode, l'univers qu'avait construit John Carpenter autour de son personnage et qui fait qu'aujourd'hui, l'original est toujours considéré comme un chef d'oeuvre du genre, disparait totalement ici au profit d'un slasher tout ce qu'il y a de traditionnel et d'inoffensif. Trop occupé à réintroduire les personnages et surtout à ne pas trop effayer les jeunes spectateurs, le scénario de Williamson est avare de situations horrifiques. En effet, mis à part une introduction à peu près correcte, la suite est d'un ennui profond. On redécouvre une Lauris Strode directrice d'école privée, mère d'un jeune adolescent, donnant des cours, vivant une relation cachée avec l'un de ses salariés ou faisant la leçon à son fils... Bref on attend presque une heure sur les 1h22 que fait le film pour voir Michael Myers se mettre en action. Et ces 20 dernieres minutes n'ont d'intêret que l'affrontement tant attendu après presque 20 ans entre Laurie et son frère. Malheureusement, le duel va tourner court. Ce qui devait être le "clou" du film se résume à quelques coups échangés et un final sans surprises rapidement expédié.
Le retour tant annoncé de Michael Myers accouche finalement d'un gros pétard mouillé pour pré ados qui fait presque insulte à l'original de John Carpenter. Le pire c'est que la production remettra cela quatre ans plus tard pour un nouveau navet : "Halloween Resurrection".

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Dimanche 24 mai 2009

 

Le docteur Phibes, célèbre organiste, est rongé par la douleur depuis la mort prématurée de sa jeune épouse, décédée lors d'une intervention chirurgicale. Phibes lui-même est considéré comme mort, ayant eu un grave accident de voiture alors qu'il se rendait à l'hôpital où était opérée sa femme. Brûlé vif, il n'a plus l'usage de la parole et dissimule son visage derrière un masque. Caché dans une immense demeure, il prépare depuis des années sa vengeance envers les médecins qui n'ont pas réussi à sauver son épouse. Se servant de la Bible et plus particulièrement des Dix Plaies d'Egypte, il va orchestrer des meurtres monstrueux et assassiner un à un les médecins. La police enquête mais ne parvient pas à localiser le coupable. Et les morts continuent de s'accumuler... (Résumé : Source : Horreur.com)

Premier plan : un homme en cape cagoulée, filmé de dos, joue de l'orgue dans un environnement art déco ultra stylisé, accompagné par un orchestre de pantins à l'allure humaine. Fuest plante immédiatement le décor de ce mythique récit de vengeance baroque mené par un symbole du cinéma d'épouvante : le légendaire Vincent Price. Il incarne ce docteur meurtri par la mort de sa femme, tenant les neuf médecins qui l'ont soignée pour responsables de sa disparition et décidé de la venger.
Un scénario simple et linéaire, le docteur tuant ses victimes une par une suivant une certaine logique, mais qui va se revéler plein de bonnes surprises. Cela commence par l'idée de faire appliquer par le docteur dans le cadre de sa vengeance, les fléaux inspirés de l'Ancien Testament destinés aux pharaons. D'où une succession de meurtres variés et originaux, tous plus sadiques les uns que les autres, commis par le Dr Phibes pendant que son assistante joue du violon à ses côtés. Une symbolique baroque appuyée qui cohabite avec un humour totalement british. En effet, face aux froids méfaits du docteur, on retrouve un enquêteur de Scotland Yard, obstiné et un peu gaffeur qui va suivre petit à petit les traces du dangereux docteur. Mais là où le film réussit d'être à la fois original, passionant voire même inquiétant à travers la vengeance du docteur, il est d'un autre côté, beaucoup plus laborieux dans son axe policier. Les ficelles de l'enquête étant assez grosses, on est malheureusement peu surpris par le déroulement de l'intrigue, plus impatient à voir le docteur commettre un nouveau meurtre que de savoir comment la police va le retrouver.
Heureusement, cette faiblesse est compensée par la présence charismatique du grand Vincent Price qui, malgré un rôle quasi-muet, impressionne à chacune de ses apparitions, créant une atmosphère toute particulière. Il est évident que son personnage a inspiré le "Phantom of the Paradise" de De Palma, tant on retrouve des similitudes entre Anton Phibes et Winslow Leach. De toutes évidences, d'autres ont été sensibles au personnage et à ses méfaits. En effet, comment ne pas penser à "Saw" devant  cette vengeance et le sadisme des meurtres du docteur. Il suffit de voir celui du bal masqué...
Autour de Vincent Price, on retrouve un acteur anglais habitué des bisseries italiennes, le sympathique Joseph Cotten et, plus original, on reconnaitra parmi les docteurs victimes, l'acteur Terry Thomas, le fameux "Big Moustache" de "la Grande Vadrouille".
Par un superbe final, ce film d'épouvante aux forts accents british nous laisse définitivement une excellente impression, savoureux mélange d'humour et de folie baroque.

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Jeudi 14 mai 2009

 


La petite ville minière d'Harmony fut autrefois le théâtre d'un effroyable drame. L'erreur commise par le jeune Tom Hanniger, un mineur débutant, provoqua la mort de cinq hommes. L'unique survivant, Harry Warden, resta d'abord dans un profond coma mais exactement un an après, le jour de la Saint-Valentin, il se réveilla soudain et, ivre de vengeance, massacra vingt-deux personnes à coups de pioche avant d'être abattu.
Dix ans plus tard, toujours hanté par la catastrophe, Tom Hanniger revient à Harmony en espérant pouvoir enfin tourner la page. Il retrouve son premier amour, Sarah, qui a épousé depuis son meilleur ami, Axel, chef de la police.
Mais quelque chose a surgi du passé, et de nouveaux meurtres ensanglantent la ville. Un tueur armé d'une pioche est en chasse, et chaque pas le rapproche de Tom, Sarah et Axel. Tous trois commencent à croire que Harry Warden est revenu se venger… (Résumé : Source : cinemovies.fr)

1981, c'est l'année de sortie de "Meurtres à la Saint Valentin", premier du nom, un petit slasher plus que moyen où un minier revenait se venger après un accident l'ayant épargné. Rien d'extraordinaire sur le papier, ni à l'écran, surtout quand on le compare à ses "collègues", Jason, Michael ou Freddy.
Les deux premiers ayant déja eu droit à leur remake recemment, on s'attendait à tout sauf à voir surgir une nouvelle version du tueur de la fête des amoureux. De premier abord, rien d'alarmant, l'original étant loin d'être inoubliable, peu de risques d'être déçu, la pression étant quand même beaucoup moins pesante à remaker les aventures du minier qui compte beaucoup moins de fans à son actif que le tueur au masque de Hockey ou le célèbre croquemitaine.
Et bien, au final, on est loin d'être déçu...Aucune ironie à l'horizon, ce remake étant, en effet, largement supérieur à l'original, pour une fois, surpassant même, pas mal de productions du genre. Intégralement filmé en 3D, ce film est un véritable régal pour les yeux, procurant un lot plus que conséquent de frissons. Cette 3D qui fut souvent mal utilisée par le passé, rendant le procédé peu attractif, est parfaitement mise en valeur ici car, même si elle ne se justifie que rarement, elle augmente de manière conséquente l'impact des scènes violentes, nous les faisant vivre comme si on y était. Dès la première apparition du meurtrier, l'effet est immédiat et impressionnant apportant une réelle valeur ajoutée à l'entreprise.
Concernant le film lui-même, il ne perd pas une seconde pour nous mettre dans le bain, là où la majorité des slashers mettent un long moment à demarrer leur intrigue, faute à la sempiternelle trop longue présentation des personnages, le réalisateur choisit une double scène d'introduction parfaitement gore et suffisamment claire pour nous introduire les personnages que nous suivront par la suite. Reprenant logiquement les codes du genre (même si les habituels adolescents sont remplacés par de jeunes gens), Lussier cherche avant tout à satisfaire le spectateur, amateur de slasher, en ne trahissant jamais le genre.
S'éloignant de manière significative du film original, le réalisateur distille de manière régulière un nombre conséquent de scènes horrifiques, plutôt gore, faisant monter parfaitement la tension.
Mais il fallait bien un bémol à tout cela et celui-ci n'est pas négligeable. En effet, le final est loin d'être à la hauteur du reste. Plutôt rapidement expédié, il est surtout plombé par son manque de surprises et d'originalité. Mais pas de quoi gacher son plaisir à, enfin, revoir, un slasher digne de ce nom, emmené de jeunes acteurs issus de séries TV (Dawson, Supernatural....) et de vieilles gloires du bis comme Tom Atkins (Halloween III...).
Même si le genre ne regorge pas de grands films, celui-ci en est une incontestable réussite.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 10 mai 2009

 


Dans un village de Grande Bretagne, la photographe Jill Travers rencontre un inquiétant individu précédé d'une réputation sulfureuse, Robert Miles. Passionné de sciences occultes, Miles hante les cimetières et lieux de sépulture, communiquant avec l'au-delà par l'intermédiaire d'un chat noir dont les apparitions constituent autant de rencontres mortelles. Alertés par une cascade de morts violentes, Jill Travers et l'inspecteur Gorley mènent l'enquête sur les activités réelles de Miles et de son sinistre animal de compagnie... (Résumé : Source : dvd)

Sortant du tournage de "Frayeurs" qui connaitra le succès que l'on connait encore aujourd'hui, Lucio Fulci a toujours une forte envie de tourner. Fort du succès mondial de "L'Enfer des Zombies", il accepte ce film de commande, une très libre adaptation d'une courte nouvelle de Edgar Allan Poe, auteur qu'il apprécie particulièrement.
Un sacré défi que d'étirer une courte histoire sur presque 1h30, que Fulci va avoir beaucoup de mal à relever. Epaulé au scénario par Ennio Onorati, Fulci va pondre un scénario assez éloigné de l'histoire originale, basé en partie sur les obsessions du cinéaste mais, finalement peu inspiré, même confu et, surtout, vide de contenu. D'un côté, on retrouve, en effet, las ambiances chères à Fulci : les sous-sols inquiétants, les sombres rues brumeuses, une campagne hostile, mais aussi certains de ses thêmes favoris comme la mutilation ou la séquestration : les attaques en plein visage et en gros plans du chat contre Patrick Magee et David Warbeck, la décomposition de Daniela Doria ou Mimsy Farmer, emmurée vivante, rappelant...."l'Emmurée Vivante" ou "Frayeurs". Fulci s'applique donc à rendre un travail correctement mis en images mais malheureusement plombé par un scénario plus que leger.
Pourtant, le début est prometteur avec le personnage mystérieux de Patrick Magee, communiquant avec l'au-dela et propriétaire d'un chat propageant la mort partout où il passe. Mais Fulci n'exploite en rien la piste du médium préférant enchainer les "meurtres" du chat, se qui entraine une enquête molassonne d'un couple habitué du genre, Mimsy Farmer et David Warbeck. Pas de surprises, ni de rebondissements, la suite laisse poindre un certain ennui, laissant rapidement voir que Fulci a enormément de mal à faire avancer son récit.
On aurait pû être rassurés en se consolant devant quelques grands moments horrifiques dont Fulci a le secret lors des meurtres, mais le souci, c'est que Fulci est ici assez avare en sensations fortes et surtout que le fameux chat noir ne suscite jamais la peur.
Le final logique et rapidement expédié achèvant la frustration des fans de Fulci, le film laisse un fort sentiment mitigé.
Certes, Fulci a assuré son boulot en nous livrant un film techniquement correct (sans oublier la photo de Sergio Salvati) mais on est obligés de constater qu'il ne se passe pas grand chose d'intéressant à l'écran.
Tourné entre "Frayeurs" et "L'Au-dela", ce film s'est fait peu à peu oublier dans la filmographie du cinéaste. Pas bien grave pour un métrage au manque flagrant d'intéret.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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