Comédies

Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 16:41

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L'équipe de baseball de Cleveland, Les Indians, est la risée du championnat, classée bonne dernière. Pour couronner le tout, le propriétaire de l'équipe d'un certain âge, s'est marié avec une danseuse exotique, et n'a pas survécu à la lune de miel. La veuve héritière de l'équipe, décide alors de s'en débarrasser en engageant les pires joueurs, pour ne pas avoir à renouveler leur contrat... (Résumé : cinémotions.com)

 

S’il y a bien un genre que seuls les américains savent faire, c’est bien le film de sport. Plus qu’un genre, c’est une véritable tradition pour un pays qui voue une certaine vénération pour bon nombres de disciplines. Du basket au foot US en passant même par le cyclisme ou carrément des sports farfelus (l’irrésistible DodgeBall), tout y passe.

Sport ultra populaire outre-atlantique, le Baseball ne pouvait certainement pas y échapper.

Parmi ces plus sympathiques représentants, difficile de faire l’impasse sur ces « Indians » qui, non seulement, dégagent une bonne humeur communicative mais surtout, relève le défi de ne pas mettre sur la touche, les nombreux novices de ce sport, dont les règles sont encore méconnues dans notre vieille Europe.

Partant d’un postulat de départ des plus simples, une équipe doit remporter le championnat pour ne pas être délocalisée, David Ward, spectateur aguerri de la discipline nous propose un film particulièrement bien construit, de la loose totale, à la succès story que même les non initiés n’auront aucune peine à suivre et à apprécier.

Gags efficaces, punchlines percutantes, personnages charismatiques, « Les Indians » réussissent sans conteste, leur mission de nous divertir, de nous faire rire et même de nous faire vibrer.

On se laisse porter, tel un supporter par la progression et les succès de cette équipe montée de bric et de broc avec des personnalités loufoques, incarnées par un casting aux petits oignons.

En tête, le toujours excellent Tom Berenger, leader sur le retour qui voit ici, sa dernière chance de finir sa carrière en beauté. Evolue autour de lui le débutant Wesley Snipes qui, avant de se perdre dans de négligeables séries Z musclées, montre ici, une certaine aptitude à la comédie qu’il n’a malheureusement pas su exploiter par la suite.

Mais la vraie star de l’équipe, c’est « Wild Thing », le lanceur le plus rapide du championnat mais qui s’avère être complètement bigleux. C’est le turbulent Charlie Sheen qui endosse le maillot de celui par qui le succès arrivera.

Pour compléter le cast, à noter la présence inoubliable de Dennis Haysbert (le président Palmer dans la série « 24 »), en batteur cubain allumé au culte vaudou, de René Russo ou encore de Corbin Bernsen…

Bref, une distribution première classe pour une comédie sans prétention, sans artifice et qui fait du bien.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 12:28

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Se référant constamment à l'éducation qu'il a reçue, Antoine Chevrier, flûtiste, disquaire, ne pense que dégradation des moeurs, perte du sens du devoir chez les jeunes de maintenant et disparition de la culture française. Le dialogue avec son fils Philippe, lycéen de dix-huit ans, est donc des plus limités. Et malgré son caractère accommodant, malgré les interventions de sa mère, il supporte de moins en moins ce père intransigeant. C'est ainsi qu'après une réaction plus vive qu'à l'ordinaire parce qu'il a été collé au bac, il quitte le cocon familial. Alors, sans argent, sans logement, il s'en tire grâce à l'amitié. Il s'installe chez Julien, l'un de ses copains, séducteur impénitent qui lui fait partager ses conquêtes, puis trouve, par l'intermédiaire d'une amie, une place de disc-jockey dans une boîte de nuit. Là, il rencontre un de ses professeurs, Philomène, dont il est amoureux. Et, à partir de ce jour, il prend chez elle, tous les matins, des cours de rattrapage un peu particuliers. A la grande joie de son père qui a eu vent de l'affaire et se félicite de voir son fils se mettre enfin au travail! Un peu plus tard, Philippe rencontre Marlène, une étudiante en architecture passionnée de moto. Avec elle il découvre un autre monde et... l'amour!!!  (Source : ciné ressources)

A la base, difficile de faire plus répulsif : prenez l’une des plus grandes stars des comédies nanardes des années 80, le réalisateur de « Prends ta Rolls et va pointer » ou le scénariste des « Bidasses en vadrouille », une affiche immonde et rajoutez y un titre complètement débile et vous êtes à peu prêt sûrs d’obtenir l’une des fine fleurs du pire de la production cinématographique française de l’époque.

Mais ce qui, sur le papier, apparait comme une évidence, l’est finalement, beaucoup moins sur l’écran. Loin d’atteindre des qualités insoupçonnées, le film de Balducci n’est tout de même pas la purge attendue.

Par une véritable volonté de se détacher des débilités éculées qui fleurissent à l’époque, Richard Balducci a décidé de nous proposer un sympathique portrait de la jeunesse de ce début des années 80 et son traditionnel décalage avec l’ancienne génération.

Un effort louable qui se traduit par un film inoffensif, tout à fait regardable qui, sans être d’une finesse folle, se suit sans ennui.

Bon, ne cherchez pas non plus une analyse profonde et subtile du conflit des générations, les clichés ont tout de même la part belle ici, ni une qualité de jeu et de mise en scène au dessus de la moyenne, mais l’initiative permet néanmoins, une certaine indulgence quant au résultat.

C’est l’un des fils Gélin, Manuel,  qui incarne le jeune héros au centre de cette histoire d’émancipation adolescente ultra light. Même si il est assez loin du talent de son père, celui qui animera une célèbre émission jeunesse dans les années 90 sur France 2, s’est sort pas trop mal.

Face à lui, c’est l’éternel Jean Lefebvre qui endosse le rôle du père borné qui va vouloir petit à petit retrouver l’affection de son fils. Ici, Lefebvre a enfin (un peu) mis de côté son cabotinage de boulevard habituel pour nous offrir un jeu plus soft qui, sans être exceptionnel, loin de là, n’est pas désagréable.

Autour d’eux, on remarquera les sympathiques présences de Jacques Legras, Denise Grey (toujours géniale),  Sabine Paturel, l’éternelle interprète des « Bétises » et même Brigitte Lahaie.

On pourra reprocher une approche assez superficielle et maladroite du sujet (aujourd’hui bien datée) ou une qualité technique plus que moyenne, ce petit film, plutôt méconnu, est loin de la catastrophe à laquelle on pouvait s’attendre.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 22:42

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Georges Le Roi vit de petits boulots et sa vie sentimentale se partage entre deux petites amies jusqu'au jour où il tombe amoureux de la belle Sophie, employée par un institut de sondage. Georges enregistre une déclaration à son intention mais la cassette est par erreur diffusée dans toute l'entreprise. Le succès est immédiat et Sophie commercialise la prose romantique de son soupirant. (Source : cinémovies.fr)

 

Parmi les effets salutaires des évènements de 68, on peut assurément y associer une certaine idée d’expression libertaire liée à l’émancipation sexuelle de l’époque.

Wolinski fait parti de ces auteurs dessinateurs qui symbolisent cet élan sans précédent avec ses compères Reiser, Cavanna ou Siné.

Se définissant lui-même comme un machiste féministe, il est un passionné des femmes, véritable source d’inspiration de son œuvre complète.

Au milieu des années 70, avec son compère Claude Confortès, il crée ce personnage insolite du roi des cons, sorte de dragueur looser, plein d’humour et pas vraiment méchant, taraudé entre le sentiment amoureux et l’amour du sexe.

Vous l’aurez compris, finalement, le roi des cons, c’est Wolinski lui-même.

Après une première apparition au théâtre synonyme de succès, une adaptation au cinéma s’impose rapidement et c’est Francis Perrin, dont c’est le véritable premier rôle en tête d’affiche, qui est choisi pour incarner ce roi.

Cette toute première collaboration cinématographique entre Wolinski et Confortès se renouvellera par 2 fois par la suite avec le très sympathique « Vive les Femmes » et le raté « Paulette »

Au final, le sentiment général est mitigé. D’un côté, on ne peut que se satisfaire de cette liberté de ton qui a presque disparue aujourd’hui. En effet, on ne cherche pas ici à être fédérateur mais juste à faire marrer les amoureux de l’univers de Wolinski par cette réflexion non dissimulée sur la place de chacun dans le couple.

En cela, le film est plutôt réussi. Grace à une bonne humeur générale, un casting en forme et un nombre conséquent de guests (Berry, Rego, Giraud, Aumont…), on adhère sans trop de soucis à l’ensemble.

Francis Perrin est plus qu’à l’aise dans la peau de ce lover au cœur d’artichaut, manipulé par les femmes que lui-même manipule. Autour de lui, on retrouve Bernadette Lafont, Evelyne Buyle, Fanny Cottençon ou encore la très belle Marie-Christine Descouard que l’on reverra, un an plus tard dans « Le Professionnel » au côté de Jean Paul Belmondo.

Là où le bas blesse, c’est assurément au niveau du scénario. Le passage du théâtre au grand écran est ici,  assez difficile. Le script n’étant finalement qu’une succession de saynètes inégales, le film souffre dans l’ensemble de liant et d’un manque de rythme flagrant.

Sans  être ennuyeux, le tout rame un peu pour atteindre un épilogue simpliste.

C’est bien dommage car l’entreprise ne manque pas de qualités. Des qualités que le public avait su reconnaitre à l’époque, le film cumulant près de 2 millions d’entrées en fin d’exploitation.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 14:32

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Les diamants de Lady Holiday, créatrice de mode, ont été dérobés, et les reporters Kermit et Fozzie décident de mener l'enquête. Alléchés par un grand scoop, ils partent pour Londres, ne sachant guère par où commencer. L'histoire se complique vite quand les diamants refont surface autour du cou de Miss Piggy, un top model de Lady Holiday. Kermit et son équipe de détectives Muppet doivent se dépêcher pour piéger les vrais voleurs...(Source :Cinémovies.fr)

 

On ne présente plus le show de marionnettes en mousse le plus célèbre du monde, créé par Jim Henson et qui a fait la joie des grands et des petits dans les années 70 à la télévision.

Fort de ce succès, c'est tout naturellement qu'une adaptation cinématographique à gros moyens, est mise en chantier,  sortie en France en 1979 sous le titre "Les Muppets, ça c'est du cinéma". Résultat : Un nouveau triomphe pour la joyeuse bande menée par le désormais mythique Kermit la grenouille.

Henson ne perd pas de temps et lance la seconde aventure de ses marionnettes en les "délocalisant", cette fois-ci, pour une nouvelle série de péripéties, au coeur de la capitale de la perfide albion, Londres.

Difficile de faire la fine bouche devant la débauche d'énergie et de bonne humeur communicative que nous livrent une nouvelle fois les Muppets.

On passera sur un scénario prétexte pour se délecter des nombreux gags toujours réussis et des numéros musicaux dans la pure tradition du show. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde devant ce spectacle parfaitement réglé

Une nouvelle fois, les Muppets s'entourent de guests impeccables de drôlerie avec la superbe Miss Diana "Emma Peel" Rigg, Peter "Hercule Poirot" Ustinov, Charles Grodin et surtout, le Monty Python, John Cleese dans une scène absolument hilarante.

Au final, tout est fait pour que le spectateur de tout âge s'amuse et c'est réussi. Enjoy Dear !!!

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 13:27


Au 18e siècle, le comte Dracula a enlevé une jeune femme dont il a eu un enfant. Dracula Junior a grandi, privé de l'affection de sa mère, surprise par le soleil alors qu'elle effectuait ses débuts de vampire. Les siècles passant, les temps sont devenus de plus en plus durs pour cette race maudite. Devant le communisme qui a gagné leur chère Transylvanie, les Dracula émigrent. Croyant son père noyé, Ferdinand Dracula débarque à Paris où il connaît le sort difficile des étrangers. Travaillant comme veilleur de nuit (et pour cause), dormant le jour dans un cercueil de fortune, Ferdinand a bien du mal à trouver du sang frais à se mettre sous la dent. Cette vie misérable dure jusqu'au jour où Ferdinand apprend que son père, loin d'avoir péri, est devenu une vedette du cinéma d'épouvante à Londres et qu'il s'apprête à tourner un film à Paris. (Résume : Source : les fiches cinéma)

Christopher Lee et Bernard Menez ou l'improbable rencontre entre le prince des ténèbres et l'un des papes du nanar franchouillard. C'est la surprenante idée qu'a eu le confirmé Edouard Molinaro en adaptant librement le roman de Claude Klotz, "Paris Vampire" pour cette parodie des films de vampires. Mais là où Roman Polanski avait réussi son pari avec son "Bal des Vampires" grace à un humour tainté de respect envers les classiques du genre, Molinaro se casse, quant à lui les dents avec ce film bizarroide et raté.
On pourrait penser que l'étrange association des deux (très) différents acteurs soit la cause de cet échec. Et bien non, c'est même ce qui marche le mieux dans ce néant comique. Christopher Lee s'amusant visiblement à s'auto parodier dans un français plus que parfait, accompagné par un Bernard Menez en grande forme, totalement convainquant dans l'éternel rôle de looser séducteur qu'il a souvent interprété chez Pascal Thomas et qui lui va comme un gant.
C'est donc au niveau du scénario et de la mise en scène que le bas blesse. On a effectivement connu Edouard Molinaro beaucoup plus inspiré auparavant qui, ici, peine à faire avancer son histoire.
Très avare de gags, l'intrigue qui se veut au départ, parodique, se dirige rapidement vers la critique sociale bancale. En effet, après des années de tranquillité en Transylvanie, la petite famille doit émigrer de force à l'arrivée des communistes. Le fils débarquant en France, va devoir faire face au racisme et au rejet des habitants du pays des Droits de l'Homme, l'obligeant à se réfugier auprès des immigrés maghrébins qui connaissent le même sort que lui. Difficile donc de faire rire avec un sujet comme celui-ci et on sent bien que Molinaro n'arrive pas à choisir définitivement sa direction. D'autant plus que cette critique, dès les retrouvailles entre le père et le fils survenues, s'efface au profit d'un étrange défi oedipien entre les deux hommes qui veulent séduire la même femme.
Bref, le film part donc dans tous les sens, soutenant une morale dans laquelle, pour s'intégrer et vivre normalement, il vaut mieux avoir la volonté d'être comme tout le monde, pas très convainquante.
Ceux qui s'attendait à une véritable comédie seront certainement déçus malgré les multiples tentatives d'un Bernard Menez qui y met pourtant, du sien. Pire, on s'ennuie vite et profondemment, pas aidés par une photographie sombre et laide.
Molinaro qui nous avait habitué à bien mieux ("Oscar" ou "La Cage aux Folles") reconnait aujourd'hui que ce film n'est pas sa meilleure réussite. On ne peut qu'être d'accord avec lui.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 18:09


La famille Griswold au grand complet prend place dans sa nouvelle auto et quitte Chicago pour des vacances très attendues. Malheureusement, malgré le soin minutieux avec lequel Clark, le chef de famille, croit avoir préparé leur périple, ils vont de catastrophe en déception. (Résumé : Source : cinemovies.fr).

C'est en 1970 que voit le jour, le magazine humoristique américain "National Lampoon", publication hornée de succès et véritable référence du genre pendant presque 30 ans. A l'intérieur, on y trouvait toutes sortes d'histoires sous formes écrites ou dessinées qui ont fait longtemps, le bonheur des grands et des moins grands. Et c'est au sein du magazine que le scénariste et réalisateur phare des comédies adolescentes des années 80, John Hughes fit ses débuts en participant régulièrement à l'écriture de ces histoires.
La Warner, désireuse de profiter de l'aura du magazine et du succès du film "American Collège", (déja inspiré du mag), décide à l'époque d'adapter l'une de ces fameuses histoires, celle du périple d'une famille traversant les Etats-Unis pour visiter le parc de Disney Land dans les années 50. Cette histoire écrite par John Hugues, c'est naturellement lui qui fut choisi pour l'adapter sur grand écran en la situant, cette fois-ci, dans les années 80. Autre changement, Disney refusant le tournage au sein de son parc, la production dut se rabattre sur un autre parc en Californie, renommé pour le film, Walley World.
Hugues, encore inexpérimenté, c'est Harold Ramis, l'acteur réalisateur que l'on a pu notamment voir dans le dyptique "Ghostbusters", qui est choisi pour être derrière la caméra. Pour compléter le projet, c'est l'une des stars du plus grand show humoristique de l'époque, le "Saturday Night Live" qui est appelée en la personne de Chevy Chase pour prendre la tête du casting.
Bref, tout était réuni pour obtenir une excellente comédie....
Sans être inoubliable, il faut bien avouer que ce road movie nous reserve quelques bons gags aux références bien venues comme celle des "Chariots de Feu". Le scénario les enchaine à un rythme régulier ce qui évite l'ennui de guetter. On passe facilement un moment agréable à défaut d'être désopilant, parfait pour se changer les idées.
Chevy Chase est parfait en père de famille maladroit et dragueur (voir les scènes avec la fille à la Ferrari, hillarantes) accompagné d'une famille toute aussi loufoque que lui. On remarquera dans le rôle du fils Griswold, Anthony Michael Hall qui retrouvera quelques années plus tard et quelques tailles de plus, John Hughes pour "Une Créature de Rêve" et deviendra, par la suite, le héros de l'adaptation télévisée du roman de Stephen King, "Dead Zone".
Un film sympathique donc, qui connaitra comme prévu, un immense succès outre-Atlantique. Naturellement, une suite encore plus loufoque verra le jour, voyant la famille Griswold traverser cette fois-ci, l'Europe.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéculte
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 14:27


Accusé à tort d'avoir commis un hold-up, Aldo n'a pas d'autre solution que de fuir. Il part en Afrique du Nord retrouver son ami Prosper, mais la femme de son ami les jette dehors tous les deux. Chacun de leur côté, l'inspecteur Tétard et Marco, prêtre mais aussi frère d'Aldo, se lancent à sa recherche, l'un pour le rendre à la justice, et l'autre pour lui faire entendre raison...
  (Résumé : source : cinemovies.com)

Dans la grande famille du nanar franchouillard, Aldo Maccione fait, sans conteste, partie des grandes stars du genre. Les entrées engendrées par des films comme "Tais toi Quand tu Parles" ou "Te Marre pas, C'est pour Rire" en attestent : de 2 à 3 millions de spectateurs à l'époque, des chiffres qui feraient beaucoup d'envieux aujourd'hui, pourtant loins de boxer dans la même catégorie.
De toute évidence, les gouts du public ont changé et c'est tant mieux pour notre cinéma. En effet, on se demande encore ce qui est passé par la tête des plus de 3 millions de personnes qui sont allés voir ce gigantesque nanar tellement la vision de celui-ci est un véritable calvaire.
Retour en 1981. La carrière de Aldo Maccione atteint son apogée avec "Tais Toi Quand tu Parles", première collaboration entre l'acteur italien et l'un des artisants les plus actifs de la comédie de bas étage française, Philippe Clair, auteur de "Comment se Faire Réformer" ou "Rodriguez au Pays des Merguez" entre autres.... Résultat, un succès sans précédent pour un film d'une lourdeur extrême, où, entre deux blagues foireuses, Aldo nous assène son légendaire déhanché devant un parterre de belles filles sous le soleil de la Tunisie avec la complicité lourdingue de Clair, s'improvisant aussi acteur.
2 millions d'entrées plus tard, rebelotte, on prend les mêmes et on recommence et c'est reparti pour de nouvelles aventures tunisiennes à l'accent pied-noir prononcé pour Maccione et Clair. Ils remettent donc le couvert avec cette histoire invraisemblable qui donne l'impression d'avoir été improvisée pendant le tournage tellement, après une mise en place à peu près logique, le tout part dans tous les sens, pour se finir dans la plus grande confusion.
Cela démarre pourtant bien avec cette histoire de jumeaux, l'un curé, propre sur soi et l'autre délinquant et éternel dragueur, qui pouvait promettre un lot de quiproquos conséquents si Philippe Clair s'était donné la peine d'écrire un minimum son script. Au lieu de cela, il préfère mettre immédiatement le personnage du Aldo curé de côté pour se focaliser sur l'autre Aldo, lui permettant de déployer tout son "art" de la blague et de la séduction. Inutile de préciser que l'intrigue principale est reléguée très loin derrière, on est là pour satisfaire les fans de la star et de son humour particulier et on ne va pas s'en priver. On repart donc dans le même schéma que le film précédent avec un retour en Tunisie, théatre encore, des pitreries lourdingues de nos deux compères.
C'est donc à un spectacle affligeant auquel nous assistons, véritable succession de situations éculées, pretextes, une nouvelle fois à montrer des jolies filles autour d'un Maccione visiblement persuadé de son pouvoir comique et de séduction. Ce qui sur 5 minutes pourrait à la rigueur, passer, devient insupportable sur 1h45.
Malgré cela et pour sa défense, c'est un esprit bon enfant qui domine sur l'ensemble malgré la tension, hors des caméras entre un Aldo capricieux et un Philippe Clair caractériel qui ne transparait à aucun moment à l'écran. Ce qui fait certainement qu'encore aujourd'hui, ce film a un nombre conséquent de fans absolus qui se délectent avec beaucoup de recul, de ce spectacle pesant. Il en faut bien pour tout le monde...

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 12:49

Chargé de la maintenance des systèmes électroniques d'un grand magasin, "G" est renvoyé, car sa distraction est la cause de grandes perturbations... Un accident de voiture le met en "contact" avec Dumoulin, le grand éditeur, qui lui procure un emploi afin qu'il puisse rembourser les dégâts causés à sa voiture. "G" devient un peu l'homme à tout faire de l'entreprise...(Résumé : Source : allocine.fr)

Adapter une BD s'avère être l'un des exercices les plus casses gueules du cinéma. Il suffit de voir la longue liste des ratages pour s'en persuader. Seuls quelques exemples américains ont réussi jusqu'ici à sauver l'ensemble du naufrage intégral grace à des héros justiciers charismatiques comme Batman ou Superman.
En France, cela s'est toujours avéré beaucoup plus compliqué. Avant les énormes succès des aventures "live" de Astérix, les producteurs, conscient des risques, n'avaient jamais mis beaucoup d'ambitions dans les divers projets d'adaptations. Le résultat des passages sur la grande toile des aventures de Tintin ou de Lucky Luke sont là pour s'en convaincre.
Agé d'à peine 22 ans à l'époque, le jeune Paul Boujenah (frère de l'illustre Michel) qui signe ici son premier film, ne se démonte pas devant la difficulté et, grace à la collaboration du comédien Francis Lax, décide de son côté d'adapter les aventures du plus grand gaffeur de la bande dessiné, le mythique Gaston Lagaffe.
Au-dela de la difficulté, il se trouve confronté à un premier handicap de taille avec la non approbation de l'auteur, Franquin, qui, peu convaincu lui-même de la qualité du projet, refuse de collaborer à la mise en image. Au final, il acceptera à contre coeur, l'adaptation unique de certains éléments et gags mais pas des personnages qui devront obligatoirement changer de nom. Gaston devient donc....G, Mademoiselle Jeanne s'appellera Pénélope, etc...
Boujenah illustrera ce refus sous la forme d'un clin d'oeil dans le prologue de son film où on le voit face à une silhouette refusant de cautionner l'adaptation.
Au final, après les 1h20 de visionnage, on ne peut que donner raison à Franquin devant ce résultat affligeant, tellement éloigné de la qualité des albums de l'auteur. Commençons par le casting avec un Roger Mirmont absolument pas convainquant dans la peau de l'illustre gaffeur. Visiblement peu à l'aise avec son personnage, il traverse le long métrage avec une certaine envie d'aller voir ailleurs. Daniel Prevost dans le rôle du son supérieur (Mr Prunelle dans la BD originale) en fait des tonnes, à l'image des innombrables nanars qu'il a tourné. Seule Marie Anne Chazel dans le rôle de Pénélone s'en sort à peu près bien au milieu de personnages secondaires anecdotiques et clairement négligés.
Mais tout ceci n'est rien devant le marasme provoqué par la ratage complet de la mise en image des gags. Oubliant totalement l'univers BD, la réalisation de Boujenah provoque irrémédiablement la chute à plat de tous les moments comiques. On ne peut donc qu'être affligés devant ce résultat qui frise la catastrophe, peinés de voir ridiculisé l'un des personnages les plus illustres de la bande dessinée francophone.
Heureusement presque oublié de nos jours, ce véritable nanar ne mérite pas de sortir de l'anonymat dans lequel il se trouve.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : ciné-blogs
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 16:40


Thornton Melon est un battant, qui a reussit dans la vie. Il possède sa propre affaire de confection. Son fils Jason est un véritable cancre, ce qui désapointe son père. Pour montrer l'exemple à son fils, il s'inscrit en 1ere année de fac, séduit la prof de français et remporte le championnat de natation... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Alors que John Hughes lance avec succès la mode des teen movies avec le cultissime "Breakfast Club" en ce milieu des années 80, il ne faudra pas longtemps pour que d'autres productions du genre voient le jour, cherchant pour chacune d'entre-elles, à se démarquer à leur façon du modèle fondateur de Hughes. On se souviendra de "Soul Man" où un étudiant se doit de changer de couleur de peau pour intégrer la fac prestigieuse de Harvard. Ici, c'est l'arrivée d'un ancien sur les banc de la fac, venu remotiver son fils en mal de résultats qui fait la particularité de ce film.
Et c'est Rodney Dangerfield, grande figure du stand-up américain aujourd'hui disparu, qui interprète ce riche homme d'affaire, véritable self made man, révolutionnant presque sans le vouloir, le fonctionnement de toute une institution pour faire plaisir à son fils. Habitué  à la jungle des affaires, il utilisera les mêmes méthodes au sein de la fac, soulevant la morale toute américaine plus que douteuse du "tout s'achète". En effet, ne disposant d'aucun diplôme, il va tout d'abord acheter son admission en versant une grosse somme pour le financement d'une section de cette fac. Par la suite, il ne se gènera pas pour soudoyer un scientifique, un grand écrivain ou les membres de son conseil d'administration pour obtenir les meilleurs notes. Alors oui, il y a quelque chose de gênant dans cette complaisance à cautionner ces méthodes qui décrédibilisent l'enseignement et son institution. Il ira même "demander" à la police de l'approvisionner en alcool pour une énorme fête...Bref, le contexte est evidemment plus que criticable mais, celui-ci mis de côté, on est obligé de reconnaitre que le film se laisse agréablement regarder. Porté par un Rodney Dangerfield attachant, même s'il n'a pas perdu ses tics du stand-up et qu'il en fait parfois beaucoup trop, le film, aussi prévisible qu'il soit, n'est pas avare en situations comiques réussies. On s'amuse à suivre les aventures mouvementées de cet homme d'affaire pas comme les autres, véritable adepte de la cool attitude, encore plus fêtard que les autres étudiants au sein d'une fac presque toute acquise à sa cause.
Assez rythmée, la réalisation de Alan Metter, metteur en scène issu de la pub, ne laisse place à aucun temps mort, privilégiant les cadres en mouvements, un montage rapide et une bande son 80's toujours efficace. On ne s'ennuie donc jamais devant ce festival de bons sentiments typique des années 80.
Autour de l'envahissant Dangerfield, le reste du casting ne fait pas mauvaise figure. Composé de second couteaux expérimentés, ils participent sans conteste à la réussite de l'ensemble. Entre Ned Beatty, Adrienne Barbeau, Burt Young (le Paulie de "Rocky), Sally Kellerman (l'inoubliable "Lèvres de Feu" de "Mash") et Keith Gordon (L'ado amoureux de sa voiture dans "Christine"), on est véritablement servi.
Sans arriver à la hauteur des productions Hughes, cette comédie demeure une divertissement sympathique qu'il serait dommage de bouder.

Par exterminator - Publié dans : Comédies
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 09:52


À deux jours de se marier, Doug fi le à Las Vegas enterrer sa vie de garçon avec ses trois meilleurs copains. Les joyeux drilles se promettent une teuf inoubliable, mais, le lendemain, les trois garçons d'honneur se réveillent avec une phénoménale gueule de bois… et pas le moindre souvenir de leur nuit d'enfer. Que fait donc ce tigre dans la salle de bains de leur suite ? Et ce bébé dans l'armoire ? Et, surtout, qu'est devenu Doug ? Les trois fêtards n'auront que quelques heures pour résoudre l'énigme, récupérer le futur marié et l'amener dare-dare à l'église… (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Tu t'es vu quand t'as bu ? On se souvient facilement de ce slogan marquant de la prévention contre l'alcoolisme. C'est tout le problème des personnages de ce film à la fois fun, rythmé mais quand même un peu frustrant qui vont devoir reconstituer le puzzle d'une nuit de folie à Las Végas.
Des films de potes qui font des virées, on en a vu des floppées depuis les années 80 avec une recrue d'essence dans les années 2000, mais là, c'est l'une des premières fois qu'elle concerne de jeunes adultes, signe d'une tendence vers l'adulescence de notre société qui tarde de plus en plus à passer vers l'age adulte.
Cette fois-ci, c'est donc quatre potes qui décident de "descendre" à Las Vegas pour une nuit de virée à l'occasion de l'enterrement de vie de garçon de l'un d'entre eux. Bien sûr les choses vont rapidement dégénérer. Mais là où on s'attendait à suivre le déroulement de cette fameuse nuit avec tous les évènements, les excès et les délires de nos joyeux drilles, on se retrouve directement à leur reveil dans leur chambre d'hotel dévastée. Le film prend donc une tournure tout à fait inattendue car, complètement amnésiques de leur nuit passée, il vont, comme nous, devoir découvrir ce qui s'est passé, d'autant plus que l'un d'entre eux à disparu, à savoir, le futur marié.
De comédie, le film devient presque une intrigue policière, les personnages étant obligés de se mettre à la recherche d'indices leur permettant de reconstituer les quelques heures passées et surtout, de retrouver la trace de leur ami disparu. C'est toute l'originalité d'un scénario peu avare en situations originales et amusantes impliquant chacun des personnages. Même si on echappe pas à un humour regressif propre à ce genre de productions, on se laisse facilement prendre au jeu. Tellement, qu'on en demanderait encore plus...En effet, on a souvent la sensation que certaines situations pouvant être extrêmes sont souvent désamorcées, comme auto censurée par une production désireuse tout de même, de ne pas choquer le large public. Rassurez-vous, le film n'est pas des plus soft non plus même si l'on reste persuadés qu'il en a encore sous la semelle.
Ce qui fait que le film, aussi original et appréciable qu'il soit, par un très bon scénario, un montage extrêmement rythmé et une bande son à la mode parfaitement raccord, reste un peu trop gentillet et loin d'être inoubliable, à l'image du final, sans surprises et rapidement expédié.
Ne gachons tout de même pas notre plaisir car, malgré cette petite frustration, ce long métrage fait incontestablement partie du haut du panier de la production du genre, devenant presque un véritable symbole de l'affirmation masculine devant l'indépendance de plus en plus prononcée des femmes dans notre société.
Décidément, les temps changent...

Par exterminator - Publié dans : Comédies
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