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Comédies

Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 22:32

Qui-veut-la-peau-de-Roger-Rabbit.jpg

Avec : 

  • Bob Hoskins : Eddie Valiant
  • Christopher Lloyd : Le Juge Demort
  • Joanna Cassidy : Dolores
  • Alan Tilvern : R.K Maroon

Origine : USA

Durée : 104 Min

Roger Rabbit est au trente-sixième dessous. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin blanc est fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le tromper. Le studio qui emploie Roger décide d'engager un privé, Eddie Valliant, pour découvrir ce qui se cache derrière cette histoire bien plus complexe qu'il n'y parait ! (Source : allociné.fr).

Peu de temps après la sortie du roman de Gary K.Wolf «Who Censored Roger Rabbit ?» en 1981, le président de Disney Ron W. Miller décide d’en acquérir les droits pour une adaptation cinématographique à gros budget. Les scénaristes Jeffrey Price et Peter S. Seaman sont alors engagés pour écrire une première mouture du script pendant que le réalisateur Robert Zemeckis se propose quant à lui d’en assurer la mise en scène.

En 1985, Miller quitte Disney et est remplacé par Michael Eisner qui décide de faire appel à Steven Spielberg pour assurer la production du film et remanier le scénario.

Une pointure car Disney voit en ce projet, l’occasion de relancer le département animation du studio, alors en plein déclin. Le budget est évalué à 50 M$ mais finalement jugé trop élevé. Spielberg doit revoir sa copie et parvient finalement à le ramener à 30M$.

Si le réalisateur n’est pas pressenti pour réaliser le film, il garde néanmoins un total contrôle artistique. Fort de sa notoriété, il réussi à convaincre (sous de très contraignantes conditions) d’autres studios de lui «prêter» certains de leurs personnages. Roger Rabbit pourra ainsi être entouré notamment de Bugs Bunny, Betty Boop ou Felix le chat. Spielberg échouera pourtant à «engager» Tom & Jerry ou Popeye.

Zemeckis, un temps écarté, est finalement confirmé à la réalisation après le refus de Terry Gilliam qui jugea le projet trop complexe.

7 mois de tournage et 14 autres de post production plus tard, le public assistera à une véritable révolution technologique et cinématographique qui reste toujours aussi époustouflante, plus de 25 ans après sa sortie.

Intelligent et d’une impressionnante maitrise, ce désormais classique pour petits et grands vous entraine pendant plus de 1H30, dans un véritable tourbillon ininterrompu de gags tous plus hilarants les uns que les autres.

Mais «Qui veut la Peau de Roger Rabbit ?», c’est aussi une réflexion éclairée sur la discrimination d’une population parquée dans une ville plus ou moins fermée vouée à la destruction. Cette population, c’est les Toons qui malgré leur position sociale toute particulière, ne demandent qu’à être heureux. Ils ont un coeur, une âme et ne sont finalement pas si différents de nous.

Rien d'étonnant donc à ce que l’on oublie vite cette improbable cohabitation tant tout ici est génialement mis en forme.

Attachant, parfois émouvant, toujours délirant, «Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ?» fera définitivement date dans l’histoire du cinéma.

 


Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 18:53

les-indians-2.jpg

Avec : 

  • Charlie Sheen : Rick Vaughn
  • Tom Berenger : Jack Taylor
  • Corbin Bernsen : Roger Dorn
  • Dennis Haysbert : Pedro Cerrano

Origine : USA

Durée : 105 Min

De nos jours aux Etats-Unis, une équipe de base-ball, aveuglée par son titre de champion la saison précédente, est retombée au bas du classement. Ses joueurs mènent des vies hasardeuses, qui les éloignent de toute chance de victoire. Seul Dorn s'efforce de remonter la pente en rachetant le club à Rachel Phelps. En vain. Heureusement, une nouvelle recrue d'origine japonaise vient redonner la rage de vaincre à toute l'équipe, qui parvient non sans mal à conserver son titre (Source : première.fr)

 

Si le Baseball reste l’un des sports les plus populaires aux Etats-Unis, à Cuba et au Japon, il est toujours pratiqué de manière très marginale en Europe. Plutôt statique, le BaseBall se caractérise notamment par des règles particulièrement compliquées, un temps de jeu aléatoire et quelques rituels singuliers.

En 1989, le réalisateur David S. Ward nous contait la vie de la sympathique équipe des Indians, une belle bande de bras cassés qui parviendra à remporter contre toute attente, la championnat national. Une comédie réussie, sans prétention si ce n’est celle de divertir et de faire connaitre au monde entier, ce sport si particulier.

5 ans plus tard, Ward remet le couvert pour une suite revenant sur les conséquences de leur victoire historique.

En tête d’affiche, on retrouve avec plaisir Tom Berenger, Charlie Sheen, Corbin Bernsen et Dennis Haysbert. Seul Wesley Snipes, indisponible, manque à l’appel, remplacé par Omar Epps.

Que sont-ils alors devenus ? Et bien, ça ne va pas fort. Le succès leur est monté à la tête, l’équipe est au bord de la faillite, leur entraineur est malade... Bref, rien ne va plus.

Mais après une longue période de doutes, l’équipe va se mettre sur le droit chemin et prétendre à un nouveau titre de champion.

On l’aura compris, Ward reprend donc ici exactement le même schéma mais ne réédite malheureusement pas le même exploit. Cette séquelle n’est en effet, qu’une simple resucée du premier film, l'impertinence et l'énergie en moins.

Tout le monde à l’air (et nous avec) de s’ennuyer royalement, visiblement lassés de refaire (et revoir) exactement le même film. Et ce ne sont pas les quelques petites nouveautés (notamment des personnages supplémentaires totalement caricaturaux) qui parviendront à relever la sauce.

Même si l’ensemble fonctionne grâce à une mécanique parfaitement huilée, le film se regarde avec un certain détachement. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

 


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Dimanche 14 avril 2013 7 14 /04 /Avr /2013 21:07

erotissimo.jpg

Avec : 

  • Jean Yanne : Philippe Paquier
  • Annie Girardot : Annie Paquier
  • Francis Blanche : Butor
  • Venantino Venentini : Sylvio

Origine : France/Italie

Durée : 90 Min

Annie mène avec son mari Philippe une existence conjugale paisible, jusqu'au jour où un article de presse l'amène à se poser la question : « Est-elle à la hauteur ? ». Il y est dit que l'épouse moderne doit être érotique. Annie s'interroge, d'autant que Philippe, confronté à un polyvalent venu contrôler les comptes de son entreprise, elle va tout mettre en œuvre pour devenir l'épouse sexy tant vantée par la presse...(Source : wikipedia.fr).

Quelques ont été les conséquences sociologiques et culturelles de Mai 68 ? C’est le sujet de cette comédie sociale écrite par Nicole de Buron et réalisée par Gerard Pirès.

Pour son premier film, le réalisateur formé au cinéma des armées se voit proposer par le producteur Pierre Brauberger, cette histoire qui de premier abord, ne l’intéresse pas vraiment. Mais lassé d’attendre un projet qui l’emballe vraiment, accepte de se plonger dans cette farce féministe post soixante huitarde.

C’est l’époque de la révolution sexuelle, la nudité s’affiche partout, la société s’érotise à vitesse grand V en partie à cause des médias qui sont dirigés par les hommes... Pour toutes les femmes, une question se pose alors : «Suis-je à la hauteur ?». C’est devant la pression d’une «élite» phallocrate que les mouvements féministes vont ainsi voir le jour.

Au delà de la critique sexuelle, ce film est aussi l’occasion de dénoncer la menace fiscale, le consumérisme, l’endoctrinement des masses.

Une multitude de thèmes que Pirès va tenter de mélanger autour du portrait d’un couple de bobos en crise. D’un côté, il y a Anne (Annie Girardot). Femme au foyer, elle remplit ses journées en faisant du shopping, en papotant avec ses copines... Bref, elle s’ennuie mais s'inquiète surtout du désintérêt sexuel de son mari. Le mari, c’est Philippe (Jean Yanne), un PDG harcelé par un implacable inspecteur des impôts (Francis Blanche).

Si les trois acteurs nous offrent un formidable numéro, le reste laisse septique voire pire. Pires oublie ici rapidement le fond, visiblement pas très intéressé par ce qu’il doit raconter, pour s’aventurer dans un exercice de style totalement frénétique. Il ne se passe en effet, pas grand chose pendant tout le film, si ce n’est une succession de saynètes psychédéliques, souvent sans queue ni tête et montées n’importe comment.

On ne comprend finalement plus trop ce qui se passe (le montage nous donnant rapidement un sacré mal de tête) et surtout où tout cela va nous mener. Et bien nulle part. La critique ? Oubliée. Le film se finit dans une ultime pirouette qui clôt ce festival déchainé d’absurdités.

Restent trois acteurs géniaux un peu livrés à eux-même, entourés par un nombre hallucinant de têtes connues qui font de rapides apparitions : Gainsbourg, Higelin, Rufus, Daniel Prevost, Fabrice, Patrick Topaloff, Jacques Martin, Jacques Balutin... 

Un film à la fois fou et insupportable.

 


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Vendredi 5 avril 2013 5 05 /04 /Avr /2013 15:57

attention-les-degats.gif

Avec : 

  • Terence Hill : Eliot Vance/ Bastiano Coimbra 
  • Bud Spencer : Greg Wonder/ Antonio Coimbra
  • April Clough : Olympia Chavez
  • Nelo Pazzafani : Tango

Origine : Italie

Durée : 105 Min

Un cascadeur et un musicien sont engagés pour remplacer pendant une semaine deux milliardaires brésiliens dont ils sont les sosies et qui désirent s'éclipser quelques jours avant de signer un gros contrat que certains voudraient voir échouer (Source : Wikipedia).

«Attention les Dégâts» est la quinzième des 17 collaborations entre Mario Girotti et Carlo Pendersoli alias Terence Hill et Bud Spencer.

Après une longue incursion dans le Western Spaghetti, le duo a su rapidement rebondir suite au déclin du genre, pour se consacrer totalement au cinéma purement comique.

S’ils s’exilent aux Etats-Unis et sont désormais connu dans le monde entier, il continueront pourtant de tourner des productions aux financements 100% italien, leur humour étant tout de même assez excluant pour une grande partie du public international.

Après autant de films pour la plupart, assez réussis, on pouvait craindre un essoufflement de cette sympathique mais limitée mécanique comique à base de bastons et gags potaches. Et bien pas du tout !

Le scénario de Marco Barboni (le propre fils du réalisateur de ce film) a la bonne idée de renouveler efficacement les aventures de nos 2 compères autour d’une hilarante histoire de doubles sosies que tout séparent.

Certes, ceci n’a rien de bien nouveau, on a en effet, déjà vu cela maintes et maintes fois, mais la complicité toujours intacte du duo donne une saveur toute particulière à l’ensemble.

Les ressorts comiques sont aussi tout ce qu’il a de classique mais fonctionnent ici parfaitement. Entre une succession de quiproquos quasi ininterrompue, basés sur l’extrême antagonisme culturel et comportemental des 2 «paires», un lot conséquent de bagarres (dont une dans un bar absolument mythique) et la bonne humeur générale (Bud Spencer semble enfin avoir retrouver la forme), ajoutés aux superbes décors brésiliens, on passe à nouveau un grand moment de comédie loufoque et sans prétention qui ne pourra que ravir les fans du duo italien.

Certainement le dernier bon film du couple le plus célèbre du cinéma transalpin qui terminera malheureusement sur 2 ultimes collaborations de sinistre mémoire : «Les Deux Super Flics à Miami» et un «Petit Papa Baston» absolument indigeste.

 


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Mardi 2 avril 2013 2 02 /04 /Avr /2013 13:55

fletch aux trousses

Avec : 

  • Chevy Chase : Irwin Fletcher
  • Joe Don Baker : Jerry Karlin
  • Dana Wheeler-Nicholson : Gail Stanwyk
  • Richard Libertini : Frank Walter

Origine : USA

Durée : 98 Min

Irwin Fletcher, dit Fletch, est un journaliste qui enquête discrètement sur un trafic de drogue en bord de mer. Il est contacté sur la plage par Alan Stanwyk, un homme riche qui prétend être atteint d'un cancer des os et lui demande de mettre fin à ses jours à une date convenue, contre une forte somme d'argent. Fletch accepte le marché mais a quelques doutes quant aux motivations réelles de Stanwyk ...(Source : wikipedia).

Véritable film culte de l’autre côté de l’Atlantique, «Fletch aux Trousses» est l’adaptation cinématographique d’une série de romans populaires écrits par Gregory MacDonald narrant les aventures mouvementées d’un journaliste d’investigation particulièrement loquace.

Cela faisait un moment qu’Hollywood cherchait à mettre en image les tribulations de cet inénarrable énergumène. Durant les années 70, Burt Reynolds et Mike Jagger sont pressentis l’incarner mais essuient le refus catégorique de l’auteur, pas vraiment convaincu par ces prétendants. MacDonald ayant en effet, conservé le droit d’approuver le choix de l’acteur.

Le temps passe, les candidats se succèdent jusqu’à ce que MacDonald accepte enfin le choix de Chevy Chase. Mais ceci plutôt par dépit, effrayé à l’idée de ne finalement jamais voir son personnage apparaitre sur un grand écran.

Le scénario écrit en 4 petites semaines par Andrew Bergman, va provoquer les foudres de MacDonald, estimant qu’il n’avait rien à voir avec ses livres. L’auteur va donc rapidement se désolidariser du projet en apprenant également que le réalisateur Michael Ritchie a décider de donner à Chevy Chase une large liberté d’improvisation.

Et ce dernier ne va pas s’en priver, nous offrant un festival hallucinant et quasi ininterrompu de vannes et de déguisements tous plus hilarants les uns que les autres qui vampirise (dans le bon sens du terme) presque entièrement le film.

Ritchie se met donc totalement au service de son personnage sans pour autant négliger son récit. L’humour omniprésent s’intègre parfaitement à cette intrigue policière où le suspense, les rebondissements et même quelques moments graves ne manquent pas.

«Fletch aux Trousses» se classe ainsi dans la même catégorie que «Le Flic de Beverly Hills», celle de la comédie policière décontractée (la liberté de ton est ici totale), sans prétention et particulièrement efficace (le rythme ne retombe jamais). Un cinéma qui fait malheureusement un peu défaut de nos jours, plombé par des impératifs de production (les dérives du politiquement correct) toujours plus pesants.

A noter le doublage français, pour une fois exceptionnel qui rend honneur au génialissime numéro de Chevy Chase.

Une suite sera tournée près de 4 ans plus tard, certes moins réussie mais une nouvelle fois divertissante.

 


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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 15:45

tete-a-claques.jpg

Avec : 

  • Francis Perrin : Alex Berthier
  • Fanny Cottençon : Sandrine Crispin-Vautier
  • Antoire Bessis : Bruno Berthier
  • Jacques François : Mr Crispin-Vautier

Origine : France

Durée : 92 Min

Auteur de chansons sans éditeur, anar et poète, Alex vit seul avec son jeune fils, Bruno. Chauffeur de taxi, il ramène un jour dans un commissariat un sac oublié par une cliente: il se retrouve attaché par des menottes à une fille à papa. À partir de cet instant, le destin d'Alex sera lié à celui de cette miss catastrophe, qui va totalement chambouler sa vie...(Source : wikipedia).

C’est sur le tournage du «Roi des Cons» que le producteur Paul Claudon propose à Francis Perrin de réaliser son premier film. Passionné depuis toujours par les divers processus de fabrication d’un film (ses parents étaient techniciens du cinéma), Perrin accepte.

Avec l’accord de Claudon, il décide d’adapter le roman d’Alex Varoux «Pas ce soir, Chérie» avec la collaboration de l’auteur. Au final, Perrin endosse donc la lourde casquette de réalisateur, co-producteur, co-scénariste et interprète. Une charge pesante pour l’une des plus grandes stars de la comédie française du début des années 80. Ancien assistant de Yves Robert et Pierre Richard, Daniel Janneau est alors engagé pour l’épauler, une aide précieuse qui va permettre à Perrin de se consacrer plus précisément à la direction des acteurs.

Pour le casting, le cinéaste-comédien a carte blanche. Il choisit Fanny Cottençon qu’il a déjà croisé sur le film de Confortès et son propre beau-fils pour lui donner la réplique.

Bénéficiant de l’énorme popularité de l’acteur à cette époque, le film connaitra un énorme succès : Plus de 6 millions d’entrées au total. Un chiffre rarement atteint depuis, pour un film finalement un peu tombé aux oubliettes.

Il faut dire que malgré l'énergie toujours intacte qui se dégage de l’ensemble, «Tête à Claques» n’est finalement qu’une petite comédie un peu bancale qui a pris tout de même, un sacré coup de vieux.

Perrin interprète une nouvelle fois ici, ce personnage de français moyen un peu candide qui a façonné son succès dans cette comédie légère qui pêche surtout par son manque de cohérence. Si la rencontre entre cet auteur un peu anar sur les bords et cette jolie folle dingue fonctionne assez bien, rythmée par une succession de mésaventures plutôt drôles et agréables, la suite s’enlise malheureusement un peu vite. L’histoire peine en effet à trouver un second souffle dans son dernier tiers, le rythme ralentit et on ne comprend pas trop où on va jusqu’au final qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.

Si Perrin confirme son talent de comédien et se montre capable de diriger à merveille ses acteurs (superbe Cottençon), il a également plus de mal à se jouer de la faiblesse de son scénario.

Tout ceci ne nous empêche pas d’éprouver une certaine tendresse pour ce petit film sans prétention qui a tout de même certaines qualités.

 


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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 01:58

la-castagne.jpg

Avec : 

  • Paul Newman : Reggie Dunlop
  • Strother Martin : Joe McGrath
  • Michael Ontkean : Ned Braden
  • Jennifer Warren : Francine Dunlop

Origine : USA

Durée : 123 Min

Reggie est l'entraineur d'une équipe de hockey sur glace. Il apprend avec étonnement que son manager vient d'engager trois joueurs, malgré la situation financière désastreuse du club. Lors d'un match, alors que l'équipe perd, les trois nouveaux rentrent sur le terrain... C'est le retour de la gloire pour l'équipe de Reggie, grâce aux méthodes des trois "cracks", quelque peu singulières (Source : Première.fr).

 

Basé sur un scénario original de Nancy Dowd, «La Castagne» s’inspire de l’expérience de son propre frère Ned, joueur de Hockey dans une ligue mineure des Etats-Unis dans les années 70. Evoluant au sein des Jets de Johnstown, il apprend un jour que l’équipe est à vendre, victime de la crise économique qui frappe les USA.

Pour ne rien arranger, ce sport ultra populaire de l’autre côté de l’Atlantique traine également une mauvaise réputation. A cette époque, la ligue fermait les yeux sur la violence de plus en plus grandissante qui gangrénait chaque match, estimant que c’était bon pour la vente des billets.

Ned et Nancy Dowd décident alors de raconter tout cela dans un scénario de fiction au ton plutôt léger sans pour autant occulter la sévérité du contexte. Universal, séduit par le projet, décide de lancer la production au début de l’année 76. Problème : Où trouver des acteurs qui sachent jouer correctement au Hockey ? Après moult difficultés pour compléter le casting, le studio décide finalement de mélanger acteurs professionnels (Newman suivra une longue préparation de 7 semaines pour être suffisamment crédible) et véritables joueurs. Derrière les fameux frères Hanson se cachent ainsi d’authentiques Hockeyeurs.

Le réalisateur George Roy Hill retrouve ici pour la troisième fois, Paul Newman pour un film qui deviendra un véritable succès populaire malgré les différentes polémiques qu’il a du subir. Accusé de vulgarité, «La Castagne» a également été taxé d’oeuvre misogyne, vue comme une ode grossière à la virilité et à l’esprit de compétition.

Sans aller jusque là, il faut bien avouer qu’à première vue, suivre une belle bande de loosers donner un sens à leur vie (comprendre, dépasser leurs frustrations) en refilant des coups gratuitement avec une certaine jubilation, n’a rien de très classe.

Mais quand on y regarde de plus près, le film ne se résume pas uniquement à ce vulgaire raccourci.

George Roy Hill dépeint surtout ici les conséquences dramatiques d’un système particulièrement pervers. A travers le parcours de ces joueurs paumés, le cinéaste dénonce en effet avec talent, un contexte socio-économique tragique, toujours terriblement d’actualité aujourd’hui. La course à la rentabilité, un public toujours plus avide de sensations fortes et responsables de certaines dérives financières, des médias toujours plus racoleurs... Bref, Roy Hill fait mouche.

Plus intelligent qu’il n’en parait et superbement interprété (Tout le cast est ici au top), «La Castagne» est une incontestable réussite.

 


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Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 16:57

frankenstein-90.jpg

Avec : 

  • Jean Rochefort : Victor Frankenstein
  • Eddy Mitchell : Franck
  • Fiona Gelin : Elizabeth
  • Herma Vos : Adelaide

Origine : France

Durée : 90 Min

Après bien des péripéties, Victor Frankenstein, un cybernéticien de génie, crée Frank, une créature à visage humain et cerveau électronique. Le résultat est inespéré et Frank s'adapte bien à la vie moderne. Le seul problème, c'est sa force. Ainsi, son créateur doit faire disparaître quelques cadavres. Il a également un appétit sexuel hors du commun. Victor Frankenstein décide alors de lui créer la femme idéale (Source : lefigaro.fr)

Quelle drôle d’idée ! Vouloir proposer une nouvelle variation parodique du célèbre mythe de Mary Shelley après le génialissime «Frankenstein Junior» de Mel Brooks est ce que l’on peut appeler, un sacré défi.

Pour le relever, Jessua va avoir la bonne (?) idée de s’approprier totalement cette fable déjà maintes et maintes fois adaptée sur grand écran, de tenter d’en faire une relecture moderne et insolite à la fois tendre, amusante et divertissante.

Mais tenter n’est pas forcément réussir et Jessua qui nous avait habitué à beaucoup mieux, va malheureusement ici, se prendre les pieds dans le tapis.

On le pensait pourtant apte à revisiter à sa manière, le mythe de l’apprenti-sorcier. Il suffit de se souvenir avec quelle justesse il avait traité dans «Traitement de Choc», la question des manipulations génétiques, de cette folie de certains scientifiques qui se croient plus forts que la nature. 

Incapable de se jouer de l’énorme poids des personnages de Mary Shelley, il est ici complètement dépassé et tombe trop vite dans la gaudriole la plus poussive et grossière qui soit. Les gags sont ratés, le script bourré d’incohérences hallucinantes (la dernière partie semble même improvisée)... Bref, on est pas loin du bon vieux nanar à la française.

Même les acteurs semblent regretter de s’être embarqué dans une telle aventure. Jean Rochefort apathique est bien peu crédible en docteur Frankenstein du pauvre, Eddy Mitchell compose quant à lui avec difficulté, une créature ridicule et pataude. Que dire de Fiona Gelin et Herma Vos qui jouent comme un pied...

Dommage car en y regardant de plus près, le film recèle tout de même quelques bonnes intentions malheureusement peu ou pas exploitées : la créature au coeur tendre en quête de reconnaissance et d’amour, la question du lourd héritage de Rochefort ou les clins d’oeil à Boris Karloff.

Indigne du talent de Jessua, ce «Frankenstein 90» est à oublier définitivement.

 


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Mercredi 27 mars 2013 3 27 /03 /Mars /2013 18:31

Belles-blondes-et-bronzees.jpg

Avec : 

  • Xavier Deluc : Marc
  • Philippe Klébert : Alain
  • Michel Vocoret : Le balafré
  • Ticky Holgado : Gus

Origine : France/RFA/Espagne

Durée : 84 Min

Marc et Alain sont deux amis qui vont se retrouver impliqués malgré eux dans une histoire de braquage, se retrouvant avec le butin. Poursuivis aussi bien par la police que par les vrais braqueurs qui veulent récupérer le fruit de leur forfait, ils vont se mêler à une troupe de danseuses qui partent en tournée dans un grand hôtel touristique du Maghreb. Le patron de la troupe, homosexuel, va les accepter pour leur charme et leur confier les filles pendant les répétitions. Ce qui va leur permettre de tisser des liens plus que proches avec deux d'entre elles… (Source : wikipedia).

On ne présente plus Max Pecas, le pape du nanar paillard à la française, disparu en 2003, laissant derrière lui une filmographie définitivement «culte».

Après un début de carrière sous le signe du polar, il profite de la libération des moeurs post Mai 68 pour se diriger un temps vers un cinéma sexy soft.

Pas vraiment motivé par le genre, il bifurque une nouvelle fois pour s’installer définitivement dans la comédie populaire teintée d’érotisme qui lui donnera ses plus grands succès. Des films pas très fins (c’est le moins que l’on puisse dire) à base de gags lourdingues et de quiproquos improbables aux titres hallucinants : «Marche pas sur mes Lacets», «On est pas Sorti de l’Auberge» ou «Deux Enfoirés à Saint-Tropez» pour ne citer qu’eux. Qualifiés de navets par certains, ils font tout de même l’objet d’une véritable vénération par d’autres.

«Belles, Blondes et Bronzées» fait également partie de ces «oeuvres» à la fois navrantes et attachantes, sans véritable prétention si ce n’est de tenter de divertir un public très indulgent. On échappe donc pas ici aux habituels gags débiles, dialogues vulgaires, clichés éhontés (la folle de service....) et j’en passe.... Mais à la différence d’un Philippe Clair, Pecas filme tout ça avec un certain savoir faire.

On a beau être affligés par le spectacle proposé, on ne s’ennuie pas une seconde. Pas de faux raccords, pas de montage approximatif, Pecas enchaine avec fougue et maitrise, ses situations burlesques.

Pas la peine par contre, de s’attarder sur un scénario des plus tartes, prétexte surtout à nous montrer de belles filles dénudées sous le soleil du Maroc.

Entouré par de nombreux fidèles (Xavier Deluc, Michel Vocoret, Ticky Holgado, Olivia Dutron ou Muriel Montossé), Pecas prend visiblement du plaisir à filmer les aventures aussi stupides que graveleuses de toute sa bande. Nul mais fun.

 


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Vendredi 15 mars 2013 5 15 /03 /Mars /2013 00:42

Les-Charlots-contre-Dracula.jpg

Avec : 

  • Gérard Filipelli : Phil
  • Gérard Rinaldi : Gérard
  • Jean Sarrus : Jean
  • Andréas Voutsinas : Le comte Dracula

Origine : France

Durée : 85 Min

Le comte Dracula a besoin d'un sosie de sa mère pour pouvoir boire sans danger la potion qui lui permettra d'obtenir ses pouvoirs de vampire. Ce sosie est justement l'amie d'un des Charlots, que Dracula fait enlever par un détective privé nommé Lepope. Les Charlots partent à sa rescousse et se retrouvent dans le château du comte Dracula. (Source : wikipedia).

Après avoir été la troupe préférée des français pendant près d’une décennie, les Charlots subissent de plein fouet en cette fin des années 70, l'émergence d’un toute nouvelle génération de comédiens issus du café théâtre. Le café de la Gare, le Splendid, ce sont eux les nouvelles stars.

La situation s’aggrave par une succession de mauvais choix et des tentions toujours plus vives avec leur manager de l’époque (Bezu). Bref, rien ne va plus pour le groupe. Les échecs s’enchainent et le public se fait de plus en plus rare.

Jean Jacques Beineix prépare alors son premier film et contacte les Charlots par le biais de leurs nouveaux producteurs pour y participer. Peu emballés par le projet, ils refusent poliment. Une erreur qu’ils vont vite regretter. Ce film, c’est «Diva» qui connaitra le succès que l’on connait.

Ce refus les oblige à s’engager contractuellement à écrire très rapidement un nouveau film : «Les Charlots contre Dracula». Résultat, un nouvel échec, le film atteignant péniblement les 500 000 entrées.

Dire que cet échec est injuste serait tout à fait déplacé, la qualité du film étant plus que relative et loin d’atteindre le niveau de leurs plus grands succès. Mais on a tout de même largement vu pire. Quelques (rares) gags réussis, des seconds rôles sympathiques (Voutsinas et Jugnot en tête), un montage assez rythmé sauvent le film du marasme.

Paradoxalement, les Charlots semblent eux, subir la situation. Effacés, peu inspirés, il n’ont pas vraiment l’air convaincu par l'intérêt de cette pseudo parodie.

Dans le fond, on peut les comprendre. On est quand même ici dans le fond du panier de la comédie franchouillarde rigardisée par l’arrivée des «Bronzés» et consort.

Une curiosité devenue rare (le film n’étant quasiment jamais diffusé) illustrant parfaitement le déclin des Charlots.

 


Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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