La cinquantaine fringante, Romain, patron d'une florissante agence de publicité, est un homme comblé. Après trois
mariages malheureux, il semble avoir enfin trouvé la femme idéale en la personne de Véra, son élégante maîtresse, et affiche sur le plan matériel une réussite insolente, comme en attestent sa
Jaguar dernier modèle, son vaste appartement parisien et son valet stylé. Un soir pourtant, au cours d'une réception mondaine, il perd son éternelle assurance devant la belle Eva, qui manifeste à
son égard une indifférence à laquelle il n'est guère habitué. Contrariété à laquelle s'ajoutent bientôt les perfides intrigues de Dany, un jeune et brillant publicitaire engagé voilà peu par
Romain...( Résumé : Source : wikipedia.fr)
Avant de passer derrière la caméra, Gérard Lauzier, qui nous a quitté en 2008, était avant tout, un auteur de bandes dessinées assez reconnu entre les années 70 et 80. A travers ses ouvrages, il
s'amusait à dénoncer les travers d'une certaine société grâce, surtout, à des dialogues parfaitement écrits, taintés d'un humour acerbe assez prononcé.
Egalement auteur de théatre, il adapte pour son premier film, l'une de ses pièces, la sympathique "T'empèche Tout le Monde de Dormir" avant d'enchainer avec deux films dont cette "Tête dans
le Sac".
Ce film, adaptation de sa BD publiée en 1980 devait être, à la base, la suite des aventures de Jérome Ozendron, incarné par Christian Clavier dans l'excellent "Je Vais Craquer", personnage à la
vie sentimentale, plus que houleuse qui, à l'approche de la cinquantaine, allait une nouvelle fois retomber dans ses travers amoureux. Pour son passage sur la toile, Lauzier change de personnage
(et d'acteur) mais pas d'histoire, avec cette fois-ci, un excellent Guy Marchand, riche publicitaire bien dans ses bottes qui va voir sa vie chamboulée après sa rencontre avec une jeune mannequin
manipulatrice.
On l'aura compris Lauzier s'attaque à la fameuse crise du quinca qui a besoin de tester sa virilité en séduisant de jeunes femmes d'apparence peu farouche ou en mattant d'éventuels jeunes
prétendants. Mais là, il va tomber sur un os ou plutôt, plusieurs. Et d'un ton plutôt bon enfant dans "Je Vais Craquer", Lauzier passe ici à l'offensive avec un durcissement de son discours.
Comme l'illustre parfaitement l'affiche du film, l'auteur dépeint son histoire comme un rituel animal avec ce personnage attaqué de toutes parts qui va vouloir défendre son territoire. Et d'un
pathétisme initial assez marqué, cet homme va dégager au fur et à mesure une sympathie de plus en plus grande, poussé malgré lui à se remettre en cause.
Par une mise en scène appliquée et sérieuse, Gérard Lauzier nous plonge aisément dans la vie de ce séducteur bousculé, reprenant aussi la fameuse voix off du personnage principal comme
dans..."Je Vais Craquer". Ce qui nous donne d'excellents moments de réflexion, à la fois acides et hillarants. Mais c'est surtout grâce à un casting de très haute tenue, que le film
prend toute son empleur. Comment ne pas souligner la partition quasi parfaite de Guy Marchand, à tel point qu'on croirait le rôle écrit pour lui. Mias il n'est pas le seul entre un
jeune Patrick Bruel, parfaitement arrogant, une Fanny Bastien plus que mystérieuse et une Marisa Bérenson superbe, on est plus que servis. Que dire de l'exceptionel Jacques François (encore une
fois) en amoureux transis d'un jeune garçon qui provoque l'hillarité à chacune de ses apparitions.
Bref, Gérard Lauzier fait mouche en restituant parfaitement son univers sur grand écran et en nous faisant passer un agréable moment de cinéma.
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