Comédies

Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 13:27


Au 18e siècle, le comte Dracula a enlevé une jeune femme dont il a eu un enfant. Dracula Junior a grandi, privé de l'affection de sa mère, surprise par le soleil alors qu'elle effectuait ses débuts de vampire. Les siècles passant, les temps sont devenus de plus en plus durs pour cette race maudite. Devant le communisme qui a gagné leur chère Transylvanie, les Dracula émigrent. Croyant son père noyé, Ferdinand Dracula débarque à Paris où il connaît le sort difficile des étrangers. Travaillant comme veilleur de nuit (et pour cause), dormant le jour dans un cercueil de fortune, Ferdinand a bien du mal à trouver du sang frais à se mettre sous la dent. Cette vie misérable dure jusqu'au jour où Ferdinand apprend que son père, loin d'avoir péri, est devenu une vedette du cinéma d'épouvante à Londres et qu'il s'apprête à tourner un film à Paris. (Résume : Source : les fiches cinéma)

Christopher Lee et Bernard Menez ou l'improbable rencontre entre le prince des ténèbres et l'un des papes du nanar franchouillard. C'est la surprenante idée qu'a eu le confirmé Edouard Molinaro en adaptant librement le roman de Claude Klotz, "Paris Vampire" pour cette parodie des films de vampires. Mais là où Roman Polanski avait réussi son pari avec son "Bal des Vampires" grace à un humour tainté de respect envers les classiques du genre, Molinaro se casse, quant à lui les dents avec ce film bizarroide et raté.
On pourrait penser que l'étrange association des deux (très) différents acteurs soit la cause de cet échec. Et bien non, c'est même ce qui marche le mieux dans ce néant comique. Christopher Lee s'amusant visiblement à s'auto parodier dans un français plus que parfait, accompagné par un Bernard Menez en grande forme, totalement convainquant dans l'éternel rôle de looser séducteur qu'il a souvent interprété chez Pascal Thomas et qui lui va comme un gant.
C'est donc au niveau du scénario et de la mise en scène que le bas blesse. On a effectivement connu Edouard Molinaro beaucoup plus inspiré auparavant qui, ici, peine à faire avancer son histoire.
Très avare de gags, l'intrigue qui se veut au départ, parodique, se dirige rapidement vers la critique sociale bancale. En effet, après des années de tranquillité en Transylvanie, la petite famille doit émigrer de force à l'arrivée des communistes. Le fils débarquant en France, va devoir faire face au racisme et au rejet des habitants du pays des Droits de l'Homme, l'obligeant à se réfugier auprès des immigrés maghrébins qui connaissent le même sort que lui. Difficile donc de faire rire avec un sujet comme celui-ci et on sent bien que Molinaro n'arrive pas à choisir définitivement sa direction. D'autant plus que cette critique, dès les retrouvailles entre le père et le fils survenues, s'efface au profit d'un étrange défi oedipien entre les deux hommes qui veulent séduire la même femme.
Bref, le film part donc dans tous les sens, soutenant une morale dans laquelle, pour s'intégrer et vivre normalement, il vaut mieux avoir la volonté d'être comme tout le monde, pas très convainquante.
Ceux qui s'attendait à une véritable comédie seront certainement déçus malgré les multiples tentatives d'un Bernard Menez qui y met pourtant, du sien. Pire, on s'ennuie vite et profondemment, pas aidés par une photographie sombre et laide.
Molinaro qui nous avait habitué à bien mieux ("Oscar" ou "La Cage aux Folles") reconnait aujourd'hui que ce film n'est pas sa meilleure réussite. On ne peut qu'être d'accord avec lui.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 18:09


La famille Griswold au grand complet prend place dans sa nouvelle auto et quitte Chicago pour des vacances très attendues. Malheureusement, malgré le soin minutieux avec lequel Clark, le chef de famille, croit avoir préparé leur périple, ils vont de catastrophe en déception. (Résumé : Source : cinemovies.fr).

C'est en 1970 que voit le jour, le magazine humoristique américain "National Lampoon", publication hornée de succès et véritable référence du genre pendant presque 30 ans. A l'intérieur, on y trouvait toutes sortes d'histoires sous formes écrites ou dessinées qui ont fait longtemps, le bonheur des grands et des moins grands. Et c'est au sein du magazine que le scénariste et réalisateur phare des comédies adolescentes des années 80, John Hughes fit ses débuts en participant régulièrement à l'écriture de ces histoires.
La Warner, désireuse de profiter de l'aura du magazine et du succès du film "American Collège", (déja inspiré du mag), décide à l'époque d'adapter l'une de ces fameuses histoires, celle du périple d'une famille traversant les Etats-Unis pour visiter le parc de Disney Land dans les années 50. Cette histoire écrite par John Hugues, c'est naturellement lui qui fut choisi pour l'adapter sur grand écran en la situant, cette fois-ci, dans les années 80. Autre changement, Disney refusant le tournage au sein de son parc, la production dut se rabattre sur un autre parc en Californie, renommé pour le film, Walley World.
Hugues, encore inexpérimenté, c'est Harold Ramis, l'acteur réalisateur que l'on a pu notamment voir dans le dyptique "Ghostbusters", qui est choisi pour être derrière la caméra. Pour compléter le projet, c'est l'une des stars du plus grand show humoristique de l'époque, le "Saturday Night Live" qui est appelée en la personne de Chevy Chase pour prendre la tête du casting.
Bref, tout était réuni pour obtenir une excellente comédie....
Sans être inoubliable, il faut bien avouer que ce road movie nous reserve quelques bons gags aux références bien venues comme celle des "Chariots de Feu". Le scénario les enchaine à un rythme régulier ce qui évite l'ennui de guetter. On passe facilement un moment agréable à défaut d'être désopilant, parfait pour se changer les idées.
Chevy Chase est parfait en père de famille maladroit et dragueur (voir les scènes avec la fille à la Ferrari, hillarantes) accompagné d'une famille toute aussi loufoque que lui. On remarquera dans le rôle du fils Griswold, Anthony Michael Hall qui retrouvera quelques années plus tard et quelques tailles de plus, John Hughes pour "Une Créature de Rêve" et deviendra, par la suite, le héros de l'adaptation télévisée du roman de Stephen King, "Dead Zone".
Un film sympathique donc, qui connaitra comme prévu, un immense succès outre-Atlantique. Naturellement, une suite encore plus loufoque verra le jour, voyant la famille Griswold traverser cette fois-ci, l'Europe.

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 14:27


Accusé à tort d'avoir commis un hold-up, Aldo n'a pas d'autre solution que de fuir. Il part en Afrique du Nord retrouver son ami Prosper, mais la femme de son ami les jette dehors tous les deux. Chacun de leur côté, l'inspecteur Tétard et Marco, prêtre mais aussi frère d'Aldo, se lancent à sa recherche, l'un pour le rendre à la justice, et l'autre pour lui faire entendre raison...
  (Résumé : source : cinemovies.com)

Dans la grande famille du nanar franchouillard, Aldo Maccione fait, sans conteste, partie des grandes stars du genre. Les entrées engendrées par des films comme "Tais toi Quand tu Parles" ou "Te Marre pas, C'est pour Rire" en attestent : de 2 à 3 millions de spectateurs à l'époque, des chiffres qui feraient beaucoup d'envieux aujourd'hui, pourtant loins de boxer dans la même catégorie.
De toute évidence, les gouts du public ont changé et c'est tant mieux pour notre cinéma. En effet, on se demande encore ce qui est passé par la tête des plus de 3 millions de personnes qui sont allés voir ce gigantesque nanar tellement la vision de celui-ci est un véritable calvaire.
Retour en 1981. La carrière de Aldo Maccione atteint son apogée avec "Tais Toi Quand tu Parles", première collaboration entre l'acteur italien et l'un des artisants les plus actifs de la comédie de bas étage française, Philippe Clair, auteur de "Comment se Faire Réformer" ou "Rodriguez au Pays des Merguez" entre autres.... Résultat, un succès sans précédent pour un film d'une lourdeur extrême, où, entre deux blagues foireuses, Aldo nous assène son légendaire déhanché devant un parterre de belles filles sous le soleil de la Tunisie avec la complicité lourdingue de Clair, s'improvisant aussi acteur.
2 millions d'entrées plus tard, rebelotte, on prend les mêmes et on recommence et c'est reparti pour de nouvelles aventures tunisiennes à l'accent pied-noir prononcé pour Maccione et Clair. Ils remettent donc le couvert avec cette histoire invraisemblable qui donne l'impression d'avoir été improvisée pendant le tournage tellement, après une mise en place à peu près logique, le tout part dans tous les sens, pour se finir dans la plus grande confusion.
Cela démarre pourtant bien avec cette histoire de jumeaux, l'un curé, propre sur soi et l'autre délinquant et éternel dragueur, qui pouvait promettre un lot de quiproquos conséquents si Philippe Clair s'était donné la peine d'écrire un minimum son script. Au lieu de cela, il préfère mettre immédiatement le personnage du Aldo curé de côté pour se focaliser sur l'autre Aldo, lui permettant de déployer tout son "art" de la blague et de la séduction. Inutile de préciser que l'intrigue principale est reléguée très loin derrière, on est là pour satisfaire les fans de la star et de son humour particulier et on ne va pas s'en priver. On repart donc dans le même schéma que le film précédent avec un retour en Tunisie, théatre encore, des pitreries lourdingues de nos deux compères.
C'est donc à un spectacle affligeant auquel nous assistons, véritable succession de situations éculées, pretextes, une nouvelle fois à montrer des jolies filles autour d'un Maccione visiblement persuadé de son pouvoir comique et de séduction. Ce qui sur 5 minutes pourrait à la rigueur, passer, devient insupportable sur 1h45.
Malgré cela et pour sa défense, c'est un esprit bon enfant qui domine sur l'ensemble malgré la tension, hors des caméras entre un Aldo capricieux et un Philippe Clair caractériel qui ne transparait à aucun moment à l'écran. Ce qui fait certainement qu'encore aujourd'hui, ce film a un nombre conséquent de fans absolus qui se délectent avec beaucoup de recul, de ce spectacle pesant. Il en faut bien pour tout le monde...

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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 12:49

Chargé de la maintenance des systèmes électroniques d'un grand magasin, "G" est renvoyé, car sa distraction est la cause de grandes perturbations... Un accident de voiture le met en "contact" avec Dumoulin, le grand éditeur, qui lui procure un emploi afin qu'il puisse rembourser les dégâts causés à sa voiture. "G" devient un peu l'homme à tout faire de l'entreprise...(Résumé : Source : allocine.fr)

Adapter une BD s'avère être l'un des exercices les plus casses gueules du cinéma. Il suffit de voir la longue liste des ratages pour s'en persuader. Seuls quelques exemples américains ont réussi jusqu'ici à sauver l'ensemble du naufrage intégral grace à des héros justiciers charismatiques comme Batman ou Superman.
En France, cela s'est toujours avéré beaucoup plus compliqué. Avant les énormes succès des aventures "live" de Astérix, les producteurs, conscient des risques, n'avaient jamais mis beaucoup d'ambitions dans les divers projets d'adaptations. Le résultat des passages sur la grande toile des aventures de Tintin ou de Lucky Luke sont là pour s'en convaincre.
Agé d'à peine 22 ans à l'époque, le jeune Paul Boujenah (frère de l'illustre Michel) qui signe ici son premier film, ne se démonte pas devant la difficulté et, grace à la collaboration du comédien Francis Lax, décide de son côté d'adapter les aventures du plus grand gaffeur de la bande dessiné, le mythique Gaston Lagaffe.
Au-dela de la difficulté, il se trouve confronté à un premier handicap de taille avec la non approbation de l'auteur, Franquin, qui, peu convaincu lui-même de la qualité du projet, refuse de collaborer à la mise en image. Au final, il acceptera à contre coeur, l'adaptation unique de certains éléments et gags mais pas des personnages qui devront obligatoirement changer de nom. Gaston devient donc....G, Mademoiselle Jeanne s'appellera Pénélope, etc...
Boujenah illustrera ce refus sous la forme d'un clin d'oeil dans le prologue de son film où on le voit face à une silhouette refusant de cautionner l'adaptation.
Au final, après les 1h20 de visionnage, on ne peut que donner raison à Franquin devant ce résultat affligeant, tellement éloigné de la qualité des albums de l'auteur. Commençons par le casting avec un Roger Mirmont absolument pas convainquant dans la peau de l'illustre gaffeur. Visiblement peu à l'aise avec son personnage, il traverse le long métrage avec une certaine envie d'aller voir ailleurs. Daniel Prevost dans le rôle du son supérieur (Mr Prunelle dans la BD originale) en fait des tonnes, à l'image des innombrables nanars qu'il a tourné. Seule Marie Anne Chazel dans le rôle de Pénélone s'en sort à peu près bien au milieu de personnages secondaires anecdotiques et clairement négligés.
Mais tout ceci n'est rien devant le marasme provoqué par la ratage complet de la mise en image des gags. Oubliant totalement l'univers BD, la réalisation de Boujenah provoque irrémédiablement la chute à plat de tous les moments comiques. On ne peut donc qu'être affligés devant ce résultat qui frise la catastrophe, peinés de voir ridiculisé l'un des personnages les plus illustres de la bande dessinée francophone.
Heureusement presque oublié de nos jours, ce véritable nanar ne mérite pas de sortir de l'anonymat dans lequel il se trouve.

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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 16:40


Thornton Melon est un battant, qui a reussit dans la vie. Il possède sa propre affaire de confection. Son fils Jason est un véritable cancre, ce qui désapointe son père. Pour montrer l'exemple à son fils, il s'inscrit en 1ere année de fac, séduit la prof de français et remporte le championnat de natation... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Alors que John Hughes lance avec succès la mode des teen movies avec le cultissime "Breakfast Club" en ce milieu des années 80, il ne faudra pas longtemps pour que d'autres productions du genre voient le jour, cherchant pour chacune d'entre-elles, à se démarquer à leur façon du modèle fondateur de Hughes. On se souviendra de "Soul Man" où un étudiant se doit de changer de couleur de peau pour intégrer la fac prestigieuse de Harvard. Ici, c'est l'arrivée d'un ancien sur les banc de la fac, venu remotiver son fils en mal de résultats qui fait la particularité de ce film.
Et c'est Rodney Dangerfield, grande figure du stand-up américain aujourd'hui disparu, qui interprète ce riche homme d'affaire, véritable self made man, révolutionnant presque sans le vouloir, le fonctionnement de toute une institution pour faire plaisir à son fils. Habitué  à la jungle des affaires, il utilisera les mêmes méthodes au sein de la fac, soulevant la morale toute américaine plus que douteuse du "tout s'achète". En effet, ne disposant d'aucun diplôme, il va tout d'abord acheter son admission en versant une grosse somme pour le financement d'une section de cette fac. Par la suite, il ne se gènera pas pour soudoyer un scientifique, un grand écrivain ou les membres de son conseil d'administration pour obtenir les meilleurs notes. Alors oui, il y a quelque chose de gênant dans cette complaisance à cautionner ces méthodes qui décrédibilisent l'enseignement et son institution. Il ira même "demander" à la police de l'approvisionner en alcool pour une énorme fête...Bref, le contexte est evidemment plus que criticable mais, celui-ci mis de côté, on est obligé de reconnaitre que le film se laisse agréablement regarder. Porté par un Rodney Dangerfield attachant, même s'il n'a pas perdu ses tics du stand-up et qu'il en fait parfois beaucoup trop, le film, aussi prévisible qu'il soit, n'est pas avare en situations comiques réussies. On s'amuse à suivre les aventures mouvementées de cet homme d'affaire pas comme les autres, véritable adepte de la cool attitude, encore plus fêtard que les autres étudiants au sein d'une fac presque toute acquise à sa cause.
Assez rythmée, la réalisation de Alan Metter, metteur en scène issu de la pub, ne laisse place à aucun temps mort, privilégiant les cadres en mouvements, un montage rapide et une bande son 80's toujours efficace. On ne s'ennuie donc jamais devant ce festival de bons sentiments typique des années 80.
Autour de l'envahissant Dangerfield, le reste du casting ne fait pas mauvaise figure. Composé de second couteaux expérimentés, ils participent sans conteste à la réussite de l'ensemble. Entre Ned Beatty, Adrienne Barbeau, Burt Young (le Paulie de "Rocky), Sally Kellerman (l'inoubliable "Lèvres de Feu" de "Mash") et Keith Gordon (L'ado amoureux de sa voiture dans "Christine"), on est véritablement servi.
Sans arriver à la hauteur des productions Hughes, cette comédie demeure une divertissement sympathique qu'il serait dommage de bouder.

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 09:52


À deux jours de se marier, Doug fi le à Las Vegas enterrer sa vie de garçon avec ses trois meilleurs copains. Les joyeux drilles se promettent une teuf inoubliable, mais, le lendemain, les trois garçons d'honneur se réveillent avec une phénoménale gueule de bois… et pas le moindre souvenir de leur nuit d'enfer. Que fait donc ce tigre dans la salle de bains de leur suite ? Et ce bébé dans l'armoire ? Et, surtout, qu'est devenu Doug ? Les trois fêtards n'auront que quelques heures pour résoudre l'énigme, récupérer le futur marié et l'amener dare-dare à l'église… (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Tu t'es vu quand t'as bu ? On se souvient facilement de ce slogan marquant de la prévention contre l'alcoolisme. C'est tout le problème des personnages de ce film à la fois fun, rythmé mais quand même un peu frustrant qui vont devoir reconstituer le puzzle d'une nuit de folie à Las Végas.
Des films de potes qui font des virées, on en a vu des floppées depuis les années 80 avec une recrue d'essence dans les années 2000, mais là, c'est l'une des premières fois qu'elle concerne de jeunes adultes, signe d'une tendence vers l'adulescence de notre société qui tarde de plus en plus à passer vers l'age adulte.
Cette fois-ci, c'est donc quatre potes qui décident de "descendre" à Las Vegas pour une nuit de virée à l'occasion de l'enterrement de vie de garçon de l'un d'entre eux. Bien sûr les choses vont rapidement dégénérer. Mais là où on s'attendait à suivre le déroulement de cette fameuse nuit avec tous les évènements, les excès et les délires de nos joyeux drilles, on se retrouve directement à leur reveil dans leur chambre d'hotel dévastée. Le film prend donc une tournure tout à fait inattendue car, complètement amnésiques de leur nuit passée, il vont, comme nous, devoir découvrir ce qui s'est passé, d'autant plus que l'un d'entre eux à disparu, à savoir, le futur marié.
De comédie, le film devient presque une intrigue policière, les personnages étant obligés de se mettre à la recherche d'indices leur permettant de reconstituer les quelques heures passées et surtout, de retrouver la trace de leur ami disparu. C'est toute l'originalité d'un scénario peu avare en situations originales et amusantes impliquant chacun des personnages. Même si on echappe pas à un humour regressif propre à ce genre de productions, on se laisse facilement prendre au jeu. Tellement, qu'on en demanderait encore plus...En effet, on a souvent la sensation que certaines situations pouvant être extrêmes sont souvent désamorcées, comme auto censurée par une production désireuse tout de même, de ne pas choquer le large public. Rassurez-vous, le film n'est pas des plus soft non plus même si l'on reste persuadés qu'il en a encore sous la semelle.
Ce qui fait que le film, aussi original et appréciable qu'il soit, par un très bon scénario, un montage extrêmement rythmé et une bande son à la mode parfaitement raccord, reste un peu trop gentillet et loin d'être inoubliable, à l'image du final, sans surprises et rapidement expédié.
Ne gachons tout de même pas notre plaisir car, malgré cette petite frustration, ce long métrage fait incontestablement partie du haut du panier de la production du genre, devenant presque un véritable symbole de l'affirmation masculine devant l'indépendance de plus en plus prononcée des femmes dans notre société.
Décidément, les temps changent...

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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 11:34

La cinquantaine fringante, Romain, patron d'une florissante agence de publicité, est un homme comblé. Après trois mariages malheureux, il semble avoir enfin trouvé la femme idéale en la personne de Véra, son élégante maîtresse, et affiche sur le plan matériel une réussite insolente, comme en attestent sa Jaguar dernier modèle, son vaste appartement parisien et son valet stylé. Un soir pourtant, au cours d'une réception mondaine, il perd son éternelle assurance devant la belle Eva, qui manifeste à son égard une indifférence à laquelle il n'est guère habitué. Contrariété à laquelle s'ajoutent bientôt les perfides intrigues de Dany, un jeune et brillant publicitaire engagé voilà peu par Romain...( Résumé : Source : wikipedia.fr)

Avant de passer derrière la caméra, Gérard Lauzier, qui nous a quitté en 2008, était avant tout, un auteur de bandes dessinées assez reconnu entre les années 70 et 80. A travers ses ouvrages, il s'amusait à dénoncer les travers d'une certaine société grâce, surtout, à des dialogues parfaitement écrits, taintés d'un humour acerbe assez prononcé.
Egalement auteur de théatre, il adapte pour son premier film, l'une de ses pièces, la sympathique "T'empèche Tout le Monde de Dormir" avant d'enchainer avec deux films dont cette "Tête dans le Sac".
Ce film, adaptation de sa BD publiée en 1980 devait être, à la base, la suite des aventures de Jérome Ozendron, incarné par Christian Clavier dans l'excellent "Je Vais Craquer", personnage à la vie sentimentale, plus que houleuse qui, à l'approche de la cinquantaine, allait une nouvelle fois retomber dans ses travers amoureux. Pour son passage sur la toile, Lauzier change de personnage (et d'acteur) mais pas d'histoire, avec cette fois-ci, un excellent Guy Marchand, riche publicitaire bien dans ses bottes qui va voir sa vie chamboulée après sa rencontre avec une jeune mannequin manipulatrice.
On l'aura compris Lauzier s'attaque à la fameuse crise du quinca qui a besoin de tester sa virilité en séduisant de jeunes femmes d'apparence peu farouche ou en mattant d'éventuels jeunes prétendants. Mais là, il va tomber sur un os ou plutôt, plusieurs. Et d'un ton plutôt bon enfant dans "Je Vais Craquer", Lauzier passe ici à l'offensive avec un durcissement de son discours. Comme l'illustre parfaitement l'affiche du film, l'auteur dépeint son histoire comme un rituel animal avec ce personnage attaqué de toutes parts qui va vouloir défendre son territoire. Et d'un pathétisme initial assez marqué, cet homme va dégager au fur et à mesure une sympathie de plus en plus grande, poussé malgré lui à se remettre en cause.
Par une mise en scène appliquée et sérieuse, Gérard Lauzier nous plonge aisément dans la vie de ce séducteur bousculé, reprenant aussi la fameuse voix off du personnage principal comme dans..."Je Vais Craquer". Ce qui nous donne d'excellents moments de réflexion, à la fois acides et hillarants. Mais c'est surtout grâce à un casting de très haute tenue, que le film prend toute son empleur. Comment ne pas souligner la partition quasi parfaite de Guy Marchand, à tel point qu'on croirait le rôle écrit pour lui. Mias il n'est pas le seul entre un jeune Patrick Bruel, parfaitement arrogant, une Fanny Bastien plus que mystérieuse et une Marisa Bérenson superbe, on est plus que servis. Que dire de l'exceptionel Jacques François (encore une fois) en amoureux transis d'un jeune garçon qui provoque l'hillarité à chacune de ses apparitions.
Bref, Gérard Lauzier fait mouche en restituant parfaitement son univers sur grand écran et en nous faisant passer un agréable moment de cinéma.

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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 10:55

Étienne (Jean Rochefort), la quarantaine, marié, fidèle, heureux père de famille (marié à Marthe), tombe amoureux fou de Charlotte (Anny Duperey), une jeune femme, juste entraperçue, vêtue de rouge. Il partage la passion du tennis avec ses trois meilleurs amis, Simon, Daniel et Bouly. Simon (Guy Bedos) est médecin et étouffé par les perpétuelles intrusions de sa mère (Marthe Villalonga), caricature de mère pied-noire abusive, dans sa vie. Daniel (Claude Brasseur), garagiste, ne parvient plus longtemps à cacher à ses amis qu'il est homosexuel. Bouly (Victor Lanoux), séducteur impénitent, tombe de haut quand il découvre que sa femme a quitté le domicile conjugal avec meubles et enfants. Étienne, bien que méprisant les coureurs, succombe finalement aux charmes de sa belle inconnue mais celle-ci lui fait vite comprendre que ce sera une aventure sans lendemain.

Si il y a un genre que le cinéma français maitrise plutôt pas mal, c'est bien le film de "potes". Ces films où chaque homme, en pleine crise de la quarantaine (ou moins), peut aisément s'amuser à se reconnaitre dans ses diverses galeries de personnages confrontées à toutes sortes de questionnements et de remises en cause. On se souvient recemment des aventures des Lavoine, Darmon, Daroussin et Campan dans l'excellent dyptique de Marc Esposito, "Le Coeur des Hommes" tiraillés entre leur peur de vieillir, de ne plus plaire, de s'enfermer dans un train train qui peut d'avérer définitif...Deux films symboles d'une génération qui succèdent au film de Jean Marie Poiré, réalisé 15 ans plus tôt, "Mes Meilleurs Copains", autre chronique de copains à l'aube de leur passage à l'age mûr, où cette fois-là c'était les Bacri, Clavier, Lanvin et (encore) Daroussin qui subissaient de plein fouet la crise du quadra.
Mais avant eux, c'est Yves Robert grace à un très bon scénario de Jean Loup Dabadie qui, en 1976 allait lancer cette "mode" du film de "potes" avec ce portrait de quatre amis, tous très différents mais extremement soudés. D'abord focalisé sur les envies d'adultère d'un Jean Rochefort qui, entre un boulot qui l'ennuie et une femme trop occupée à reprendre ses études, rêve d'une jeune femme mystérieuse entrecroisée dans un parking souterrain, le film va donc s'ouvrir rapidement vers les autres membres de sa "bande". Tout d'abord, il y a Bouly, joué par Victor Lanoux, coureur de jupons qui va découvrir un matin que sa femme s'en est allée avec les enfants et les meubles. Puis, c'est Claude Brasseur qui cache son homosexualité en draguant à tout va des jeunes femmes devant ses potes. Et enfin,  il y a le personnage de Guy Bedos, celui d'un médecin hypocondriaque sous influence castratrice d'une mère possessive admirablement jouée par l'excellente Marthe Villalonga.
Le piège le plus dangereux que Robert et Dabadie ont admirablement évité, c'est celui de la caricature. En effet, on aurait pu facilement tomber dans la comédie de boulevard la plus vulgaire avec notamment, l'histoire d'adultère de Rochefort mais les deux auteurs, par une série de situations cocasses et des dialogues savoureux, parviennent à traiter le sujet grace à une finesse tout à fait appréciable. Il en est de même avec les histoires de Lanoux et Bedos qui sont abordées avec la même justesse et la même tendresse.
On regrettera cependant la manière trop superficielle avec laquelle est amenée puis traitée l'homosexualité du personnage de Claude Brasseur. Visiblement mal à l'aise avec le sujet, Robert et Dabadie, qui ont tout de même le mérite de l'introduire dans une société qui le rejette encore en bloc, peinent à faire exister ce membre parmi les autres.
Rien de bien grave tant cette chronique fonctionne avec une dynamique à toute épreuve, se détachant aisément d'une grande partie de la production de l'époque. Après moults visionnages, on ne s'en lasse toujours pas.

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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /2009 09:48


Le personnage de l'humoriste Reiser, un homme gros, sale, rustre et vulgaire, aborde des passants et leur assène quelques vérités salaces.  (Résumé : Source : premiere.fr)

Avant de devenir un "film", "Gros Dégueulasse" est avant tout l'une des BD les plus célèbre du caricaturiste disparu en 1983, Jean Marc Reiser. Co-Fondateur du journal "Hara-Kiri", Reiser n'a jamais brillé par sa finesse mais plutôt par un humour très acerbe et critique envers le quotidien de ses semblables. Souvent considéré comme lourd et vulgaire, il aura eu le mérite de toujours proposer une véritable reflexion sans aucune fioriture et un certain sacarsme à travers des personnages certes peu recommandables mais véhiculants une certaine réalité.
L'adaptation d'une bande dessinée sur grand écran s'est toujours avéré un exercice ultra périlleux. Il suffit de voir le peu de réussites pour s'en rendre compte.
Ce "Gros Dégueulasse" ne déroge pas à la règle, pire, il représente à coup sûr, le degré zéro du cinéma. Personnage sale, laid et méchant, le film l'est tout autant, sale et laid par une image immonde et d'une pauvreté confondante, et méchant d'escroquer le spectateur devant ce "divertissement" confondant de bétise et d'ennui à la technique plus que douteuse qui trahit définitivement l'esprit du dessinateur.
Même si, à la lecture de la bande dessinée, on pouvait prévoir l'enjeu de taillle d'adapter un recueil à priori inadaptable, on reste affligé dès les premières minutes devant cette succession inepte de saynètes sans aucun liant qui tombent affreusement à plat.
Quid de l'humour acerbe, de la reflexion et de la représentation du mal-être voulue par Reiser, rien ne transparait à l'écran, si ce n'est les déambulations d'un personnage repoussant et antipathique qui, même s'il nous assène, face caméra, les répliques écrites par Reiser, elles finissent ici littéralement dans le vide.
Si l'inadaptabilité de la BD est certainement en cause avec un univers qui visiblement ne pouvait définitivement pas passer sur grand écran, l'absence totale de mise en scène, la photographie vomitive et les quelques effets ringards n'arrangent rien. Et ce n'est pas le défilé de belles filles qui eveillera quelconque intéret.
Entouré d'un casting conséquent (Mairesse, Lamotte, Maman Sardou, Laspalès...) mais qui à l'air visiblement de se demander ce qu'il fait là, Maurice Risch qui incarne le "Gros Dégueulasse" surnage quand à lui dans ce marasme. En effet, dans la peau d'un personnage plus que difficile, l'acteur s'en sort vraiment bien même si ses efforts sont vains devant une telle catastrophe.
Plus qu'un navet, cette "chose" vulgaire et ennuyeuse est définitivement à éviter.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /2009 17:20


Cinq acteurs vont se rendre sur le lieu d'un tournage dans la jungle pour un film de guerre. Pour cela, ils doivent suivre une formation de deux semaines d'entraînement intensif à la vie de camp. L'expérience va se révéler utile, car, arrivés sur le lieu de tournage, ils se trouvent immergés dans un réelle situation de guerre. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Méfiez vous des apparences !! Après avoir donné une bonne claque au monde de la mode dans le cultissime "Zoolander", Ben Stiller revient 7 ans après derrière la caméra en remettre une couche sur le cinéma hollywoodien cette fois-ci. En effet, ce "Tonnerre sous les Tropiques", sous couvert d'une comédie, est avant tout une critique acerbe de l'industrie cinématographique américaine et de ses acteurs dans le sens le plus commercial qui soit.
Ben Stiller cracherait-il dans la soupe ? C'est quand même ce même Ben Stiller que l'on voit dans d'innombrables produits calabrés made in Hollywood : "1 Duplex Pour 3", "Mon Beau-Père et moi" et j'en passe....
Et bien non...Comme dans "Zoolander", c'est sans méchanceté gratuite (uniquement ciblée) que Stiller tire à boulet rouge, par extention, sur une société de dupes, dominée par les apparences, avec une grosse dose d'humour noir. Et là encore, c'est terriblement jouissif.
Le film commence très fort avec une succession de 4 bandes annonces et pub fictives (heureusement), hillarantes et pas si exagérées que cela, qui plantent immédiatement le décor. Elles nous permettent aussi de faire connaissance avec les futurs protagonistes de cette aventure improbable qui verra 5 acteurs lachés dans la jungle vietnamienne pour sauver le tournage d'un blockbuster. 5 personnages complètement déconnectés de la réalité, il suffit de voir le personnage déja culte de Robert Downey Jr qui n'hésite pas de changer de couleur de peau pour endosser le personnage black, tellement habitués à être assistés qu'ils se retrouvent complètement perdus lorsque ces pseudos gros bras sont livrés à eux-même.
Le décor planté, c'est parti pour une vraie comédie d'aventure au rythme soutenu mais surtout, aux personnages excellement écrits. Outre Robert Downey Jr, Ben Stiller et Nick Nolte en vétéran du dimanche, on retrouve un Jack Black toujours aussi déjanté, accro à la dope qui va complètement partir en sucette. La suite est du même calibre avec l'apparition surprise et, oh combien, géniale d'un Tom Cruise complètement inattendu en producteur antipathique, inhumain amateur de bling bling et de R'NB, pret à laisser mourir un de ses acteurs sur le déclin pour toucher son assurance vie. Bref, les acteurs nous réservent tous de grands moments de comédie ponctués par quelques scènes d'actions particulièrement réussies. On ne s'ennuie pas une seconde devant ce festival qui peut parfois, il faut l'admettre, tirer vers le mauvais gout mais rien de grave tellement on est emporté à repérer les nombreuses références aux films de guerres. "Apocalypse Now", "Platoon" et même "Rambo 2", bref, tous y passent.
De la pure déconne communicative, à voir et revoir pour se faire du bien à la tête.

Par exterminator - Publié dans : Comédies
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