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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 11:10

Prince-des-tenebres-6760.jpg

Avec : 

  • Donald Pleasence : Le Prêtre 
  • Jameson Parker : Brian Marsh
  • Victor Wong : Professeur Birack
  • Lisa Blount : Catherine Danforth

Origine : USA

Durée : 102 Min

Un prêtre, des étudiants et quelques scientifiques entreprennent de mettre à jour le secret contenu dans un mystèrieux coffret gardé depuis des siècles par une secte religieuse. A l'intérieur un troublant liquide vert va vite mettre toute l'humanité en péril. (Source : Allociné).

Après l’échec aussi surprenant qu’immérité de « Jack Burton… », John Carpenter n’a plus la confiance des grands studios d’Hollywood. Lui-même exprimant un ras le bol des contraintes que lui imposent les producteurs de ces majors.

C’est donc tout naturellement que « Big John » retourne vers le cinéma indépendant où malgré des budgets beaucoup plus réduits, il jouit d’une quasi-totale liberté.

Toujours sous le coup de la difficile expérience de son film précédent, Carpenter va signer ici l’un des films les plus sombres de sa carrière mais aussi l’un de ses meilleurs.

Passionné par la mécanique quantique (l’explication de l’infiniment petit), le réalisateur nous propose ici, après « Assault » et « The Thing », un nouveau huis-clos en forme de siège autour de l’arrivée prochaine sur Terre de l’anti-Dieu. Comprenez une entité diabolique qui pourrait être Satan en personne. C’est donc pour lui l’occasion d’opposer une nouvelle fois, le rationnel à l’irrationnel, la science au spiritisme.

Dès le départ, Carpenter, comme à ses plus grandes heures, instaure une ambiance particulièrement angoissante dominée par cette musique omniprésente qui entretient cette tension qui ne nous quittera jamais. On est happés, scotchés, effrayés devant ce savant équilibre technique (la gestion du format scope y est exemplaire) et horrifique qui n’use, ni n’abuse jamais d’artifices inutiles.

Carpenter l’a toujours compris, il n’y a rien de plus effrayant que le vide, le silence, l’inexpliqué, l’inexplicable. Tout comme ces scientifiques dépassés par les évènements, on ne sait pas et on a peur avec eux.

Près de 25 ans après, le film n’a rien perdu de son impact et vaut largement mieux que bon nombre de productions « modernes » montées sur des concepts que l’on devine déjà bientôt dépassés.

On l’aura compris « Prince des Ténèbres » fait partie de ces indéniables réussites qui bâtiront le statut de grand maître de l’épouvante de John Carpenter.

« Big John » prouve ici qu’avec peu de moyens mais avec beaucoup de talent, on peut faire un grand, un très grand film d’horreur.

 

 

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Les 3 M
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Commentaires

100 % d'accord avec toi, l'ami ! Et cette fin ouverte est toujours aussi déstabilisante. Le doute, voilà une notion qui fout vraiment les jetons et qui n'a plus cours dans le cinéma d'horreur actuel.
Commentaire n°1 posté par Dirty Max 666 le 08/12/2012 à 08h59

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