Partager l'article ! Les Indians de David S.Ward 1989: L'équipe de baseball de Cleveland, Les Indians, est la risée du championnat, clas ...
L'équipe de baseball de Cleveland, Les Indians, est la risée du championnat, classée bonne dernière. Pour couronner le tout, le propriétaire de l'équipe d'un certain âge, s'est marié avec une danseuse exotique, et n'a pas survécu à la lune de miel. La veuve héritière de l'équipe, décide alors de s'en débarrasser en engageant les pires joueurs, pour ne pas avoir à renouveler leur contrat... (Résumé : cinémotions.com)
S’il y a bien un genre que seuls les américains savent faire, c’est bien le film de sport. Plus qu’un genre, c’est une véritable tradition pour un pays qui voue une certaine vénération pour bon nombres de disciplines. Du basket au foot US en passant même par le cyclisme ou carrément des sports farfelus (l’irrésistible DodgeBall), tout y passe.
Sport ultra populaire outre-atlantique, le Baseball ne pouvait certainement pas y échapper.
Parmi ces plus sympathiques représentants, difficile de faire l’impasse sur ces « Indians » qui, non seulement, dégagent une bonne humeur communicative mais surtout, relève le défi de ne pas mettre sur la touche, les nombreux novices de ce sport, dont les règles sont encore méconnues dans notre vieille Europe.
Partant d’un postulat de départ des plus simples, une équipe doit remporter le championnat pour ne pas être délocalisée, David Ward, spectateur aguerri de la discipline nous propose un film particulièrement bien construit, de la loose totale, à la succès story que même les non initiés n’auront aucune peine à suivre et à apprécier.
Gags efficaces, punchlines percutantes, personnages charismatiques, « Les Indians » réussissent sans conteste, leur mission de nous divertir, de nous faire rire et même de nous faire vibrer.
On se laisse porter, tel un supporter par la progression et les succès de cette équipe montée de bric et de broc avec des personnalités loufoques, incarnées par un casting aux petits oignons.
En tête, le toujours excellent Tom Berenger, leader sur le retour qui voit ici, sa dernière chance de finir sa carrière en beauté. Evolue autour de lui le débutant Wesley Snipes qui, avant de se perdre dans de négligeables séries Z musclées, montre ici, une certaine aptitude à la comédie qu’il n’a malheureusement pas su exploiter par la suite.
Mais la vraie star de l’équipe, c’est « Wild Thing », le lanceur le plus rapide du championnat mais qui s’avère être complètement bigleux. C’est le turbulent Charlie Sheen qui endosse le maillot de celui par qui le succès arrivera.
Pour compléter le cast, à noter la présence inoubliable de Dennis Haysbert (le président Palmer dans la série « 24 »), en batteur cubain allumé au culte vaudou, de René Russo ou encore de Corbin Bernsen…
Bref, une distribution première classe pour une comédie sans prétention, sans artifice et qui fait du bien.