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Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 17:41

Le-monstre-est-vivant.jpg

Avec : 

  • John P. Ryan : Frank
  • Sharon Farrell : Leonore
  • James Dixon : Lt Perkins
  • William Wellman Jr. : Charley

Origine : USA

Durée : 91 Min

 

Francis et Leonore Davies forment un couple heureux et attendent un deuxième enfant. Le soir de l'accouchement, Leonore endure des douleurs atroces et met au monde un monstre qui massacre tous ceux qui se trouvent dans la salle de maternité, n'épargnant que sa mère. Le monstre s'échappe et commet une série de meurtres sanglants. Francis, tenu pour responsable des actes de sa progéniture, perd son emploi et accepte de collaborer avec la police pour traquer "l'enfant" et l'éliminer... (source : première.fr).


Scénariste et réalisateur spécialisé dans la production de séries B à petit budget, Larry Cohen signe ici l’un des films les plus marquants de sa longue carrière. 

C’est après une incursion remarquée dans la «Blaxploitation» (Black Caesar, Hell Up in Harlem...) que Cohen parvient à convaincre la Warner de produire un petit film d’horreur «écolo-gynécologique» profitant de l’énorme succès de «Rosemary’s Baby».

Il écrit alors l’histoire de cette chasse au bébé monstrueux et meurtrier que l’on peut aisément traduire comme une dénonciation de l’impact des industries polluantes sur l'environnement. Cohen profite ainsi du courant de «l’Eco-Horror» alors en plein boom dans le cinéma d’exploitation pour se garantir un minimum de succès.

Bénéficiant d’un budget plus que réduit, le réalisateur choisit logiquement de ne quasiment jamais montrer sa créature et de jouer à fond la carte de la caméra subjective. Cohen préférera justifier ce choix en expliquant son envie de stimuler l’imagination du spectateur plutôt que de lui servir une «spectacle» balisé. Sacré Larry !

S’il parvient à instaurer un climat sombre et angoissant avec ses quelques dollars, Cohen nous livre au final un film assez décevant. Faute à un scénario beaucoup trop linéaire qui néglige malheureusement, les nombreux autres sous textes qu’il révèle (les méthodes et l’impunité des industries pharmaceutiques, les références oedipiennes...).

On se retrouve donc avec un film sans réelle inspiration, au rythme extrêmement lent qui abuse une nouvelle fois des traditionnels «Fake Scares» sans aucune imagination.

Dommage car avec un tel sujet aussi original, Cohen avait de quoi faire.

Pour la petite histoire, le film connaitra deux sorties à quelques années d’écart aux USA.

La Warner ne croyant pas au potentiel du film, elle le distribuera une première fois en catimini. Mais devant son succès en Europe et en Asie, le studio lui redonnera une seconde chance soutenue par une belle campagne promo. Bien lui en a pris, le film récoltant au final, une belle petite somme.

 

 

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Les 3 M
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