Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /2009 19:09


A Los Angeles, le FBI est sur les dents : pour la 26ème fois, une banque a été cambriolée par le même gang, portant des masques de présidents américains, du travail de pro, réalisé en 90 secondes sans violence, ni bavure... et sans laisser de traces. Pourtant à l'aide d'infimes détails, un jeune agent du FBI, Johnny Utah découvre que les gangsters sont probablement des pros du surf. Il décide d'infiltrer ce milieu étrange et violent, composé de clans. Il va y rencontrer Bodhi, un pro parmi les pros, qui va l'initier au goût du danger, à la recherche de la parfaite maîtrise de soi. Pris entre sa mission et son attirance pour l'aventure et le risque ultime, Johnny va-t-il dépasser le point de non-retour ? (Résumé : cinemovies.fr)

Chaque génération a son film symbole. Un culte voué à certains métrages qui profitent d'une mode, d'un contexte pour centraliser tous les sentiments, toutes les aspirations de toute une catégorie de jeunes gens à une époque donnée. Ce fut le cas du "Grand Bleu" à la fin des années 80, qui, sans être un chef d'oeuvre absolu, symbolisait, à merveille, la recherche éternelle de cette liberté d'être et de penser au milieu d'une société aux moults règles.
C'est un peu sur le même message que se situe le film de Kathryn Bigelow sous couvert d'une intrigue policière classique. En effet, "Point Break" est, avant tout le portrait d'une tribu, celle des surfeurs, toujours en quête de la sensation de liberté extrême. Une tribu dans laquelle il est extrêmement difficile d'y entrer, tel un clan où chaque individu en recherche de son identité cherche à y adhérer pour commencer à exister ou du moins, à en avoir la sensation.
Le parallèle avec le parcours classique de l'adolescent lambda est donc évident.
C'est donc tout naturellement que toute une génération s'est identifiée à ce héros surfeur qui braque des banques sans violence pour lutter contre la société et l'ordre établi. Jusqu'au jour où il va trouver sur son chemin, un jeune loup du FBI, tout frais sorti de sa formation. Lui aussi se cherche. Insolent, il ne supporte pas non plus l'autorité. Il est donc le candidat idéal pour infiltrer la tribu au risque de prendre gout à la philosophie du "gourou" braqueur incarné par Patrick Swayze. Mais le jeune flic a des principes. Et même s'il est peu à peu attiré par cette "vague" libertaire, il a une mission et compte bien la mener à bien.
Déja bien rodée sur de petits films réussis (Aux Frontières de l'Aube et Blue Steel), Kathryn Bigelow s'attaque donc à un film plus conséquent et s'en sort plus que bien. Outre une mise en scène stylisée mais pas trop, toujours agréable, elle rythme parfaitement son film à coup de scènes spectaculaires. Epaulée à la production par son (désormais ex) mari, James Cameron, Bigelow rend un film fort et viril mais qui ne tombe jamais dans l'excès de testosterone gràce à une approche aussi bien axée sur l'action que sur la psychologie de ses personnages.
On ressort donc avec le sentiment d'un film complet, avec une mise en scène plus que solide qui passe parfaitement le fil des années.
"Point Break", c'est aussi le film qui consacra Keanu Reeves au rang d'icone pour une jeune génération aussi bien féminine que masculine, parfait dans son rôle de jeune flic toujours en quête de soi. Face à lui, on retrouve donc un excellent Patrick Swayze, plus que convainquant dans la peau du leader de la tribu des surfeurs. Sans oublier Lori Petty et l'eternel second couteau, Gary Busey qui complètent à merveille le casting.
Presque 20 ans après sa sortie, le film de Kathryn Bigelow ne se démode pas, ni dans son fond, ni dans sa forme. Une qualité dont peuvent se vanter, très peu de blockbusters de l'époque.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Cinéculte
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