Trinita est un vagabond paresseux et boulimique. Mais c'est aussi un redoutable tireur d'élite. En arrivant dans un
village, Trinita a la surprise de découvrir que son frère, Bambino, est devenu shérif. En fait, Bambino, oleur de chevaux, s'est échappé de prison et a emprunté l'identité d'un représentant de la
loi, rencontré en chemin et quelque peu malmené...
Le shérif Bambino n'est pas enchanté de revoir Trinita, son cadet, mais il juge opportun de s'assurer de son silence et de son concours. Car Bambino convoite les chevaux du Major, élégante
canaille qui veut chasser une colonie de Mormons installée, avec ses troupeaux, dans une fertile vallée voisine. (Résumé : Source : cinemotions.com)
A l'aube des années 70, le western spaghetti est déja en perte de vitesse. En effet, le genre commence un peu à tourner en rond et les entrées en salles s'en font ressentir. Faute à des films qui
se ressemblent beaucoup, tournés sur un ton résolument identique. Entre règlements de compte et fusillades, le public commence donc à se lasser et les scénaristes et réalisateurs Ã
éprouver de plus en plus de difficultés à trouver des producteurs pour financer leurs projets.
Le film de Enzo Barboni (vrai nom de E.B Clucher) n'y échappe pas. En effet, à l'époque, le cinéaste fait le tour de tous les financiers de la place de Rome sans succès. Il faut dire que le
script initial ne se détachait pas trop de se qui avait été déja fait auparavant. Sur un ton plutôt sérieux malgré quelques pointes d'humour, le film devait mettre en scène le couple
George Eastman, Peter Martell, deux figures du genre dans les années 60.
Sur le point d'abandonner, Barboni est contacté par Terence Hill qui, avec son compère Bud Spencer, les deux alors en pleine gloire, cherche une nouvelle orientation pour renouveller
le genre. Il se propose donc de remplacer, avec Spencer, le couple initial en emmenant l'histoire vers un terrain plus comique, où la violence laisserait place à une ambiance plus bon
enfant, fonctionnant sur l'opposition physique et de caractère des deux acteurs.
Toute l'équipe doit encore aujourd'hui, se réjouir de cette initiative, le film devenant l'un des plus grand succès de l'histoire du western spaghetti, créant à l'occasion, un sous-genre
parodique qui connu quelques années de beaux succès.
Ayant de nos jours, le statut de film culte, il attire toujours un public nombreux lors de chacune de ses diffusions TV mais ce plébicite est-il pour autant justifié ?...
Plein de bons sentiments et de valeurs simples, le film s'adresse tout d'abord à un public assez large. Barboni parvenant sans conteste à équilibrer une violence toute relative avec les
nombreux passages comiques par une approche cartoonesque parfaitement réussie. Ce qui permet dans un premier temps, aux réfractaires du western, d'y voir autre chose qu'une succession de duels
sans originalité, et dans un second temps, de fournir aux autres un excellent film, ultra rythmé malgré sa longueur avoisinant les deux heures où la complicité et le talent du duo Hill/Spencer
fait le reste.
En effet, on a beau souvent placer à tort, la paire dans la case nanar, il faut bien avouer que rares sont les duo comiques qui ont aussi bien fonctionné dans l'histoire du cinéma,
rassemblant autour d'eux, petits et grands.
D'une histoire simple, Barboni avec la complicité de ses deux acteurs, parvient à nous faire passer un excellent moment de détente, comique et divertissant, toujours aussi agréable à regarder au
fil des années.