Après un contact avec une mystérieuse substance chimique, quatre tortues vivant dans les canalisations new-yorkaises se
transforment en tortues géantes. Formés par un vieux rat sage, Leonardo, Michaelangelo, Donatello et Raphael, par ailleurs amateurs de pizzas, apprennent les techniques des guerriers ninjas afin
d'affronter le terrible Shredder dans le but avoué est d'asservir les mondes. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
C'est en 1984 que Kevin Eastman et Peter Laird décident de créer un nouveau comic destiné à parodier plusieurs grandes figures de la BD, notamment les aventures de Darevevil et
de son accolyte Elektra. Il met en scène quatre tortues mutantes, spécialistes des techniques ninja qui font régner la justice dans un New York gangréné par une forte délinquance
et qui sont entrainées par un rat, lui aussi, mutant.
Cette BD violente destinée aux adolescents et aux jeunes adultes ne tardera pas à connaitre un succès certain, amenant logiquement, le projet d'une adaptation télévisée sur la table.
Touchant un plus large public, cette adaptation qui verra le jour en 1987 prendra immédiatement ses distances avec le comic original. Exit la violence, c'est à un jeune, voire très
jeune public qu'elle est finalement adressée. Malgré cela, ce changement de direction n'empêchera pas un nouveau succès qu'Hollywood se devait de transposer sur écran
géant. Passant de studios en studios, c'est finalement le pape du cinéma Hong Kongais, Raymond Show associé à la New Line qui héritera du projet cinématographique pour une version
live ambitieuse et risquée.
En effet, en ce début des années 90, l'informatique ne permettait pas encore une intégration parfaite de personnages virtuels dans un univers réel. Les producteurs ont donc fait appel au savoir
faire de Jim Henson et son équipe pour créer des personnages et des costumes parfaitement réalistes. Fort de son expérience sur le "Muppet Show" puis sur des films comme "Dark Crystal", Henson
parvient à rendre crédible ces fameuses créatures en relevant de la meilleure des manières, ce véritable défi.
Pour mettre en images les aventures des quatre tortues, les producteurs font appel à l'un des plus habile réalisateur de clips des années 80, Steve Barron qui avait déja mis en scène le
sympathique "Electric Dreams" en 1984.
Gardant le ton résolument comique et enfantin de la version animée, Barron s'en sort plutôt pas mal malgré un script des plus simplistes. Un peu con-con, le film dégage une bonne humeur et
un ton bon enfant qui rendent le film au final, attachant. Aguerri à l'exercice du clip, le réalisateur parvient aisément à installer un rythme dynamique qui ne faiblit quasiment
jamais. Mieux, il réussi à préserver une ambiance très BD qui permet quelques excès fun particulièrement plaisants.
Quelques bémols : une BO particulièrement ringuarde et quelques combats assez mal réglés. Rien de grave donc pour un film sympatique qui supporte finalement plutôt bien le poids des
années. Cowabunga !!!!