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La découverte des corps atrocement mutilés de deux adolescents, victimes d'un tueur psychopathe, plonge une petite ville
des Etats-Unis en état de choc. Et tandis que la presse, toujours avide de faits divers sanglants, investit les lieux, le shérif Burke et son adjoint, Dewey, interrogent les camarades de classe
de l'une des victimes. Parmi eux, Sidney, dont la mère a été assassinée un an plus tôt. Le soir même, son père étant en voyage d'affaires, cette dernière se retrouve une fois encore seule chez
elle. Une proie rêvée pour le tueur... (Résumé : Source : cinemovies.fr).
Entre la fin des années 80 et le milieu des années 90, le film d'horreur connut une période difficile. La production transalpine ayant quasiment disparue, les rares films provenants des USA
n'étaient destinés qu'au marché de la vidéo, obligeant les fans à revoir en boucle, leurs classiques devant leur téléviseurs. On pensait donc le temps des "Vendredi 13", "Halloween" et consort,
définitivement révolu, jusqu'au jour où les frères Weinstein, alors tout auréolés par le succès de "Pulp Fiction", décident de produire le script d'un tout nouveau scénariste Kevin Williamson et
de mettre derrière la caméra un excellent artisan en la personne de Wes Craven, le fameux réalisateur des "Griffes de la Nuit", pour relancer le genre avec cette histoire de meurtres en série
dans une petite bourgade américaine.
Ce qui aurait pu devenir un slasher de plus et enterrer définitivement ce genre de cinéma, va, au contraire, s'avérer une véritable renaissance. La bonne idée de Williamson aura tout d'abord été
d'intégrer dans son script la véritable culture du genre en bombardant le scénario de références, presque à l'excès, ne reniant aucunement ce qui avait déja été fait et permettant de
raccrocher les fans de la première heure. Evitant donc toute trahison, il a donc le champs libre pour installer son histoire au milieu d'une bande de lycéens, victimes un par un, du sceau d'un
meurtrier non indéntifié. Malgré tout cela, certains pourront reprocher une certaine ironie qui peut être mal interprétée par les amateurs du genre. Il suffit de voir le masque du tueur et son
évidente maladresse pour s'en convaincre. On est quand même loin des "indestructibles" tels que Jason Voorhees de "Vendredi 13", Michael Myers de "Halloween" ou de Freddy Krueger du même Wes
Craven. La question mérite d'être posée...
Revenons au film en lui-même qui, au dela du fait qu'il remit sur pied un genre quasiment mort, s'avère être un slasher de bon cru, multipliant les pistes de manière classique mais subtile,
permettant de laisser planer le suspens quant à l'identité du meurtrier jusqu'au très long, mais néanmoins réussi, final. La violence graphique reste sobre par rapport à la production actuelle
("Hostel" et compagnie...) mais garde un impact tout à fait intact. On pourra cependant regretter les effets sonores abondants destinés à soulever inutilement une quelconque
peur. A force, cela devient viter lassant.
Au nombre de pistes développées par le script, le casting se veut donc riche avec une nouvelle génération d'acteurs qui ont, par la suite, poursuivi leur carrière avec plus ou moins de réussite.
De Neve Campbell à Rose McGowan en passant par Courteney Cox, David Arquette et les autres, chacun campe un suspect potentiel tout à fait crédible.
Bref, même si avec le recul, le film n'a rien de révolutionnaire en soi (on a quand même vu mieux depuis), il s'avère être un slasher tout à fait solide et agréable à suivre, se permettant
même de souveler le débat de l'influence soit disant néfaste des film d'horreur sur les adolescents. On saluera cet effort.