Partager l'article ! Motel de Nimrod Antal 2007: En panne de voiture, David et Amy, un jeune couple au bord du divorce, se retrouvent obligés de passer la nu ...
En panne de voiture, David et Amy, un jeune couple au bord du divorce, se retrouvent obligés de passer la nuit dans un
motel miteux éloigné de tout. Par hasard, ils découvrent des cassettes vidéo montrant plusieurs meurtres commis dans la chambre qu'ils occupent. Terrifiés par la réalité des scènes, David et Amy
comprennent que s'ils ne font rien, ils seront très bientôt les stars du prochain film...
Face à l'horreur et aux cinéastes maniaques du motel, David et Amy ne peuvent compter que l'un sur l'autre pour survivre à ce qui risque fort d'être leur dernière nuit...(Résumé : Source :
cinemovies.fr)
Une route abandonnée, un motel en décrépitude, un gérant des plus inquiétants...bien sûr, on a tout de suite à l'esprit le célèbre chef d'oeuvre de Alfred Hitchcock, "Psychose". En 1998, Gus Van
Sant s'était malheureusement fourvoyé dans un remake aussi intéressant qu'inutile. Le piège était donc de tomber dans un énième copie à tendence moderne qui n'aurait rien opporté de plus. Par
chance, ce film du jeune réalisateur hongrois, Nimrod Antal, en est plus un évident hommage, on y retrouve tout de même les thématiques développées par le maitre dans son long métrage qu'une
ressucée sans intéret. Dès le générique, les références sont là avec un thême que Bernard Herrman, compositeur de la musique de "Psychose" ne renierait pas et un graphisme quasi identique au film
de Hitchcock. Mais la comparaison s'arrête là. Antal prend tout de suite ses distances en imposant son style par une mise en scène carrée apportant une tension immédiate. Non pas par l'action
car, malgré les apparences, l'intrigue prend son temps pour s'installer mais à travers ce couple, à la limite de la rupture, qui, de reproches en reproches, se voit obliger de passer la nuit dans
le fameux motel. Le réalisateur installe donc tranquillement ses personnages dans une nervosité palpable qui capte immédiatement l'attention du spectateur. Rajouté à cela
une ambiance oppressante et on a tout pour passer un excellent moment d'angoisse. Et Antal ne nous trompera pas sur ses intentions car, dès la découverte par le couple des cassettes
montrant les meurtres ayant eu lieu dans leur chambre, le film passe à la vitesse supérieure pour ne plus s'arrêter jusqu'au générique de fin.
Grace à une réalisation subtile qui évite le grand guignol (les amateurs de gore passeront leur chemin), l'auteur nous embarque littéralement dans le cauchemar de ces deux "victimes",
véritablement pourchassée dans chaque recoin du motel. Le fait de ne pas chercher à expliquer réellement les motivations des meurtriers (processus de déshumanisation), le soucis du détail et
l'utilisation juste du hors champs permettent au spectateur de subir un stress intense qui ne connaitra aucune interruption, Antal évitant à merveille les moindres temps morts.
Bref, on ne peut qu'être emballé par la vision de cet excellent film d'angoisse qui oscille sans conteste entre le thriller et le film d'horreur, parfaitement interprété aussi bien par un
surprenant Luke Wilson, plutôt habitué à la comédie qu'une Kate Beckinsale particulièrement convainquante et un Frank Whaley totalement allumé qui nous permettent définitivement, de classer ce
film parmi les meilleurs modèles de suspens. En effet, même si le scénario n'a absolument rien d'original, ce long métrage se contente de la meilleure des façons de nous fournir une
grosse dose d'adrénaline et, en cela, la mission est plus que réussie.