Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 13:18


Un bateau espion du Royaume-Uni, sombre dans les eaux albanaises après avoir heurté une mine, engloutissant avec lui l'ATAC, système top secret de lancement de missiles. Les services secrets britanniques déclenchent une opération sous-marine discrète pour récupérer l'appareil. L'opération est conduite par un couple d'archéologues marins, Timothy et Iona Havelock. Mais le tueur cubain Hector Gonzalès interrompt brutalement les recherches en assassinant le couple sous les yeux de sa fille Mélina. James Bond entre alors en scène et s'en va enquêter, secondé de la séduisante et vengeresse Mélina, sur les liens de Gonzalès avec le système ATAC... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Douzième épisode de la saga Bond, cet opus marque un tournant dans la franchise. Depuis 1962, le célèbre agent secret de sa majesté a vu son personnage et son environnement évoluer, tout d'abord par le changement d'acteur en 1973 avec le passage de témoin entre Sean Connery et Roger Moore pour "Vivre et Laisser Mourir" qui, même si il n'a jamais eu les faveurs des fans purs et durs, reste encore aujourd'hui un Bond convainquant avec son flegme typiquement british. Ensuite, d'une saga d'aventure plutôt sérieuse et spectaculaire, la série plonge peu à peu vers une invraisemblance et un décalage exagéré limite parodique qui arrive à son apogée en 1979 avec "Moonraker", épisode fourre tout avec personnages improbables (Jaws) et situations rocambolesques (la station spaciale...) faisant basculer la saga vers une direction qui s'éloigne de ses fondamentaux. Et malgré un succès mondial incontestable avec plus de 200 millions de dollars de recette à travers la planète, les producteurs décident de revenir aux sources pour l'épisode suivant, menacés également par un Roger Moore tout prêt de quitter la série.
C'est donc sur un registre beaucoup plus traditionnel que se joue cette aventure numéro 12 qu'est ce "Rien que pour vos Yeux". Basé sur deux courtes nouvelles écrites par Ian Fleming, le film met aux prises un James Bond plus posé aux prises avec un méchant des plus sobres comparer à ses prédécesseurs, désireux de revendre aux ennemis russes, un système électronique de l'armée britannique. Dès les premières images, cette volonté de retrouver les racines du personnage est flagrante avec la visite de Bond au cimetierre où est enterré sa femme, décédée à la fin de "Au Service Secret de Sa Majesté". S'en suit un retour en forme de clin d'oeil de Bloefeld, son ennemi juré qui tente une nouvelle fois de l'éliminer sans succès. Et après un générique toujours aussi réussi de Maurice Binder où, pour la première fois dans l'histoire de la saga, apparait la chanteuse interprète de ce générique, l'intrigue démarre avec l'apparition de la nouvelle James Bond girl en la personne de notre Carole Bouquet nationale. D'un rythme assez élévé, soutenu par une intrigue simple mais néanmoins intéressante, le film se regarde avec un plaisir retrouvé, notamment grace à un très bon casting et d'excellentes scènes d'action. On se souviendra de l'énorme course poursuite dans la campagne espagnole à bord de la mythique 2CV jaune mais aussi de toutes les scènes à ski dans la station italienne de Cortina d'Ampezzo ou des divers combats sous marins réalisés avec talent par l'équipe de Remy Julienne. Bref, le film reste riche en péripéties de bonne tenues, mis en scène pour la première fois par John Glen, jusqu'alors monteur et réalisateur de la seconde équipe sur les épisodes précédents, qui insuffle un renouveau salvateur pour une saga qui semblait se perdre. Malheureusement, ce second souffle sera de courte durée, les films suivants retomberont rapidement dans des travers qui nous feront regretter à jamais, les premières aventures de 007.

Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure - Communauté : Les Cinéphiles Associés
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