Le milliardaire Philip Stevens a décidé de transformer sa villa de Palm Beach en musée où il présentera sa fabuleuse
collection d'oeuvres d'arts. Pour le voyage, il a convié tous ses amis et la presse à embarquer à bord de son Boeing 747 personnel. Mais deux malfrats sont bien décidés à dérober la fabuleuse
cargaison. Tandis que l'avion vole tranquillement vers le petit paradis, la tempête se lève. D'un côté comme de l'autre, les projets vont être chamboulés. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Depuis la fin des années 90, le film catastrophe est de retour après un creux de plus de 15 ans. En effet, les "Armagueddon", "Twister" ou autres "Deep impact" ont succédé aux "Airport" ou
"Poseidon" à coup d'effets spéciaux de plus en plus spectaculaires, générant un succès toujours grandissant. Mais là où, de nos jours, la part belle est réservée au spectacle à la limite du
vraisemblable, leurs "ancètres" misaient sur une recette bien précise basée sur les peurs collectives les plus courantes. Parmi celles-ci, la simple peur de l'avion...C'est en 1970 qu'apparait le
premier film "aérien", le fameux "Airport" mettant en scène les stars de l'époque, Burt Lancaster et Dean martin. L'énorme succès du film engeandra en 1974 un nouveau long
métrage du genre, "747 en péril" où Charlon Heston tenait cette fois-ci, le haut de l'affiche. Forts d'un nouveau succès, c'est logiquement que Hollywood lança une nouvelle production, 3 ans plus
tard avec ces "Naufragés du 747", modestement intitulé "Airport 77" dans son pays d'origine.
Peu décidée à bousculer des codes bien définis, la production en reprend ici fidèlement les principaux fondements, ceux là même qui ont fait le succès des précédents long métrages. Un
groupe de gens parfaitement définis, à la limite de la caricature, isolés à cause de circonstances particulières où les véritables caractères de chacun vont se révéler face au danger.
On l'aura compris, la présentation des personnages est donc primordiale avec le risque de devenir longue voire interminable suivant le nombre d'intervenants. Ici, pas de chances, c'est plus de
dix personnages qui l'on va suivre à travers cette aventure, ce qui implique une difficile première heure où il ne se passe quasiment rien, si ce n'est à naviguer d'un personnage à l'autre à
bord du 747. On reconnaitra entre autres Jack Lemmon, Olivia de Haviland et autres Christopher Lee, déambuler dans les allées du paquebot des airs, sans oublier le vétéran James
Stewart. Heureusement, les choses s'accélèrent ensuite avec l'amérissage forcé de l'avion qui va couler en pleine mer avec tous ses passagers. Le principal suspens étant de savoir
comment il vont pouvoir remonter à la surface et combien de temps vont-ils pouvoir tenir dans une carcasse qui fuit de tous les côtés. Grace à une série de rebondissements et de péripéties assez
conséquente, le suspens et le rythme restent, dans cette seconde partie, suffisamment soutenus pour nous tenir en haleine jusqu'au final particulièrement halletant et original. En effet, dans ses
20 dernières minutes, le film prend une tournure quasi documentaire avec la mise en place puis le déroulement de l'opération de sauvatage par la Navy. Plus que tout le reste du film, cette
dernière partie est particulièrement passionante, relevant largement le niveau du film qui s'avérait, jusque là, plutôt moyen.
Bref, un divertissement honnête bien que carburant au diesel mais qui grace à une dernière partie intéressante, se place du bon côté de la production du genre.