Après avoir assisté au massacre de sa femme et de plusieurs membres de sa famille par les guerriers Ninja, Osaki et son
fils Kane partent à Los Angeles sur les conseils de leur ami Braden pour y ouvrir une galerie de poupées japonaises. le magasin n'est en fait qu'une couverture à un trafic de drogue organisé par
Braden avec la complicité de sa maitresse Cathy (Résumé : Source : la revue cinématographique)
Après une première tentative (Enter the Ninja) d'une qualité plus que limite (il faut voir Franco Nero affublé d'un costume de Ninja) mais qui connu un certain succès dans le circuit bis,
les deux papes de la fameuse "Cannon", Golan et Globus, décidèrent de remettre le couvert du film de ninja dans une fausse suite.
Fausse suite car hormis le retour du japonais Sho Kosugi à l'affiche, passant du rôle de méchant de service à celui de héros, ce film n'a absolument rien à voir avec l'opus précédent. C'est
donc par total opportunisme que ce long métrage est mis en chantier pour satisfaire un nouveau public avide de guerriers japonais.
Passons rapidement sur la crétinerie du scénario avec sa classique histoire de vengeance pretexte à justifier certains actes pour se contenter d'apprécier un temps soit peu un spectacle tout à
fait correct qui, sans être d'une qualité exceptionnelle, n'ennuie pratiquement jamais.
Cela commence pourtant mal, avec le massacre de la famille du héros, mise en scène avec des mouffles. Les combats étant d'une mollesse et d'un artifice hallucinants, on est rapidement
affligé par cette introduction laborieuse qui laisse augurer une suite des plus difficiles.
Heureusement, dès l'arrivée aux USA du héros et de son fils, les choses s'arrangent même si il aurait été difficile de faire pire. Un mieux grace à un Sam Firstenberg qui retrouve
un peu de souffle à filmer toute une série d'affrontements d'une manière plus crédible notamment lors de la scène de la camionnette contre un Indien (??!!) et ses accolytes.
Pas de quoi se taper les fesses par terre, mais au moins, on se laisse facilement divertir et c'est déja pas mal, même si malgré cela, on est toujours pas à l'abris de quelques séquences
ridicules, notamment celles mettant en scène le propre fils de Sho Kosugi en train de s'agiter vainement. Mais le nombre et la variété des combats plus la multitude de gadgets qui
feront malheureusement défaut dans les films suivants, les font rapidement oublier.
Alors oui, c'est très souvent joué avec les pieds, certains moments sont à la limite du risible et il n'y a absolument rien d'original ici, mais Firstenberg réussi tout de même à garder notre
attention pour nous laisser, au final, une impression plutôt positive. Surtout quand on compare ce film à certains de ses homologues difficilement regardables.
Au final, les amateurs y trouveront donc facilement leur compte. Par contre, pour les autres, c'est une autre histoire...