Samedi 20 juin 2009
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Marilyn et Richard vivent à cent à l'heure. Hold-up et vols divers les amusent beaucoup. Un jour le jeu tourne au drame
et ils se retrouvent auteurs d'un meurtre. Deux policiers particulierement acharnés sont bien décidés à les retrouver... (Résumé : Source : cinemotions.com)
A la lecture du résumé, la première chose évidente que l'on se dit est : "C'est tout ?". Et bien oui, c'est tout. C'est à dire presque rien. Premier et dernier film de Marc Angelo qui a
poursuivit à sa carrière à la télévision avec une certaine réussite, "Tir à Vue" n'est en effet, qu'un banal polar poussif et dénué d'intéret, tellement visible est la difficulté pour l'auteur de
meubler les 1h25 d'une intrigue complètement vide.
Tout commence par l'errance d'un jeune paumé qui, ayant perdu son frère tué par la police, alimente une haine grandissante qui va le pousser à commettre le bracage d'un magasin d'armes. 1er acte
d'une série de méfaits qui lui redonneront une certaine confiance. Bien évidemment la police va se mettre rapidement à ses trousses sans pour autant avoir la moindre idée de celui qu'ils
traquent. Dans cette première partie, Angelo laisse véritablement de côté le pur aspect policier, l'enquête étant releguée à quelques scènes sans queue ni tête tournées sans aucune conviction,
pour se consacrer au portrait de cet ecorché vif. Par de longs gros plans sur la visage et les yeux de ce jeune homme perdu, Angelo tente de nous faire partager ses blessures. Malheureusement
pour lui, on reste complètement hermétique à cette tentative, à cause d'un manque de consistance flagrante et d'une mise en scène des plus simpliste.
Puis, au détour de ces errances, Richard rencontre Marilyn. Une jeune fille tout aussi paumée que lui, qui va immédiatement partager son parcours de braqueur. Grande gueule mais
profondemment desespérée elle aussi, elle le poussera à commettre des actes de plus en plus risqués qui les pousseront jusqu'au meurtre. Et la police dans tout ça, et bien, pas grand chose.
Toujours sur la trace de ces "Bonnie and Clyde" du pauvre, on l'entrevoit explorer quelques pistes limites hors sujet, tellement Angelo a du mal à faire vivre un semblant de traque...et
on s'ennuie ferme.
Entre une accumulation de scènes de cul vites lassantes, une absence quasi total de péripéties et un scénario qui tourne rapidement en rond, on se demande vers quoi on se dirige.
En outre, pourtant focalisé par son couple de choc, Angelo oublie de s'intéresser à leur évolution à leurs doutes, leurs espoirs. Au lieu de cela, l'auteur nous expédie tout cela en 5
minutes dans un final très faible marqué par un certain manque de conviction.
Bref, on l'aura compris, il n'y a pas grand chose à sauver de ce film raté et mal écrit qui s'oublie immédiatement après avoir été vu. On regrettera aussi la cruelle maladresse de la direction
d'acteurs avec d'un côté, l'eternel espoir aujourd'hui oublié, Laurent Malet qui en fait des caisses dans le mal être et une Sandrine Bonnaire vulgaire, obligée de débiter des dialogues d'une
bétise hallucinante De l'autre, un Jean Carmet interpréte un commissaire ennuyé et ennuyeux qui se demande visiblement ce qu'il fait là, assisté par un Michel Jonasz pas du tout à
l'aise. Sans parler de l'abandon flagrant des second rôles qui servent de bouche trous...
Les années 80 nous ont donné une floppée de polars tout à fait corrects dont malheureusement, celui-ci ne fait pas parti. On oublie...
Par exterminator
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Publié dans : Policier / Thriller
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