Rescapée du suicide collectif des membres d'une secte, Cynthia se réveille après 15 ans de coma. Harris, le gourou de la
secte qui a péri dans les flammes avec le reste du groupe, continue à la hanter dans ses rêves. Placée dans une clinique psychiatrique, elle trouve de l'aide auprès du docteur Karman. Mais ce
dernier, devant la persistance des psychoses de Cynthia et le suicide de nombreux malades, s'interroge sur les agissements du docteur Berrisford, directeur de la clinique. (Résumé : Source :
cinemovies.fr).
Parmi les nombreuses séries B horrifiques qui fleurissaient pendant les années 80, certaines ont eu les honneurs d'une sortie en salles dans notre pays. Pour un grand nombre, on se demande,
encore aujourd'hui, ce qui a motivé les distributeurs français à leur offrir cette chance, les exemples de navets ne manquant pas. Pour d'autres, moins nombreuses, nous avons eu droit à quelques
sympathiques surprises parmi lesquelles ce film méconnu oscillant entre le surnaturel et le psycho killer de base...comme un certain Freddy Krueger. Car, oui, il faut bien l'avouer, ce "Panics"
lorgne aisément sur le troisième épisode des aventures du tueur de Elm Street sorti un an plus tôt. Souvenez vous ce bon vieux Freddy hanter de jeunes adolescents internés dans un hopital
psychiatrique... On y retrouvait déja la jeune Jennifer Rubin qui tient le haut de l'affiche ici. Heureusement les apparentes similitudes vont se dissiper au fur et à mesure que le métrage avance
pour se diriger vers une simple histoire de manipulation plutôt bien amenée.
Mais que les fans de meurtres sanglants se rassurent, ce film est avant tout un film d'horreur, par moments, assez violent et bénéficiant d'un suspens bien soutenu.
Le film débute par l'excellente introduction du personnage de l'intriguant Richard Lynch, vu notamment dans "Invasion USA", gourou d'une secte qui s'apprete lors d'un rituel, à disparaitre dans
les flammes. Une mise en bouche brillamment mise en scène qui lance, de la meilleure des façons l'intrigue qui va voir la seule survivante de la communauté persécutée lors
d'hallucinations par son ancien gourou. Intégrée dans un groupe de thérapie, elle va voir ses "camarades" disparaitre les uns après les autres lors de scènes assez réussies, persuadée que leur
mort est causée par son ancien mentor...
Même si le déroulement reste classique, les personnages étant éliminés un par un, on se laisse facilement prendre au jeu grace à un rythme assez soutenu (malgré l'unité de lieu) et quelques
scènes particulièrement bien senties, notamment celle de l'hallucination du docteur...
Reste un petit bémol lors d'un final malgré tout bien emballé avec le personnage du flic, particulièrement mauvais.
Vous l'aurez compris, ce film ne révolutionne à aucun moment le genre mais nous permet tout de même de passer un agréable moment grace aussi aux très bonnes compositions de Jennifer Rubin, bien
moins hystérique que dans le "Freddy" et Bruce Abbott que les fans de "Re-Animator" auront reconnu. Plus de 20 ans après sa sortie, ce "Panics" tient encore bien la route, ce qui n'est pas
donné à tout le monde.