Partager l'article ! Sept Winchester pour un Massacre de Enzo G. Castellari 1967: Alors que la guerre de Sécession touche à sa fin, le colonel Blake, à la ...
Alors que la guerre de Sécession touche à sa fin, le colonel Blake, à la tête d'une horde
de soldats sudistes et de pillards, se livre à de nombreuses exactions contre les Nordistes. Un jour, Blake apprend qu'il existe un trésor de guerre amassé pour financer l'insurrection des
Confédérés. Seul problème : Stuart, un chasseur de prime, leur tend un piège...(Résumé : Source : l'internaute)
On connait surtout Enzo G.Castellari comme l'un des cinéastes les plus reconnus du cinéma d'exploitation italien. Ayant touché à presque tous les genres (hormis le film d'horreur),
Castellari a toujours fait preuve d'une maitrise technique et visuelle qui a fait que, depuis un moment, beaucoup de cinéastes contemporains se revendiquent son influence dans leur
travail, à commencer par Quentin Tarentino, "remakant" recemment sa "Poignée de Salopards" Aussi reconnu pour nous avoir offert quelques nanars post nuke mémorables tels que "Les Guerriers du
Bronx" à l'aube des années 80 qui font le bonheur des fans, Castellari est avant tout un excellent réalisateur de Western, genre dans lequel il a fait ses premières armes auprès de son père,
Marino Girolami en devenant son assistant.
Après un premier long tout à fait convainquant : "Je vais, Je tire, Je reviens" et profitant donc de la vague de succès des westerns spaghetti, Castellari nous propose donc un
autre film du genre tout aussi réussi même si ce n'était pas forcément gagné...
En effet, d'un postulat de départ des plus simples, le scénario ne dépasse pas la surface d'un timbre poste : Un chasseur de prime, pour les anéantir, s'allie à une bande de pillards en
leur promettant de récuperer un trésor enterré...Rien de plus...
Heureusement, Castellari, par un montage très rythmé et un nombre conséquent de scènes d'action, va nous offrir un film divertissant à la technique admirable. Cela commence par la présentation de
chaque membre de bande du colonel Blake, toutes ponctuées par leur fiche proposant une récompense pour leur capture, montée à un rythme effreiné, posant parfaitement les bases d'un métrage sans
prétentions, si ce n'est celui de nous distraire.
C'est à ce moment que va apparaitre le "héros" de l'histoire, celui qui, par un fin stratagème, va tenter de mettre fin aux exactions de la bande de malfrats. Cet homme, physiquement à mi-chemin
entre Clint Eastwood et Terence Hill, mode oblige, est interprété par l'acteur américain Edd Byrnes qui avait déja sévi dans bon nombre de western auparavant. Pour l'anecdote, Byrnes n'était pas
le premier choix de Castellari qui avait jetté son dévolu sur le tout jeune Robert Redford. Mais les producteurs estimants que l'acteur n'était pas encore assez aguerri pour le genre,
préférirent enroler Byrnes.
Dès sa rencontre avec le colonel et sa troupe, le film passe à la vitesse supérieure avec cette chevauchée mouvementée pour atteindre l'endroit où se cache ce fameux trésor. Embuscades,
fusillades, Castellari enchaine avec talent les scènes d'action sans aucun temps mort jusqu'au final, tout aussi réussi.
Même s'il na pas forcément le talent d'un Leone ou d'un Valerii, Castellari n'a pas à rougir, maniant avec un certain talent, sa caméra et faisant de ce "Sept Winchester pour un Massacre", un
film tout à fait recommandable.