Partager l'article ! Héros d'Apocalypse de Antonio Margheriti 1980: Après avoir assisté au suicide brutal de son ami Steve dans un café mal famé de Saï ...
Après avoir assisté au suicide brutal de son ami Steve dans un café mal famé de Saïgon, le capitaine Harry Morris se voit
confié la mission de détruire une antenne de radio qui sert à diffuser continuellement des messages défaitistes déprimants aux soldats américains combattant au Vietnam. Étant donné que la mission
est secrète, Morris est parachuté discrètement en pleine jungle derrière les lignes ennemies. Alors qu'il se dirige vers son objectif, Morris rencontre des compatriotes américains en difficulté
dans la région. Ceux-ci viennent cependant en aide à Morris lorsque celui-ci se trouve en danger à quelques reprises. Une journaliste, Jane Foster, accompagne Morris dans son aventure et des
sentiments d'amour commencent même à naître entre eux. Quand Morris trouve enfin le camp où se trouve l'antenne radio qu'il doit détruire, il découvre avec surprise l'identité de la personne qui
lit les fameux messages démoralisants adressés aux troupes américaines. ce qui l'amène à mieux comprendre les motifs ayant poussé son ami Steve au suicide.(Résumé : Source : club des
monstres.com).
Parmi les plus actifs des artisants transalpins du cinéma d'exploitation (Castellari, Fulci, D'Amato...), qui vit son apogée entre le début des années 70 jusqu'au milieu des années 80, l'un
d'entre eux avait déja bien roulé sa bosse à cette époque dans de nombreuses bisseries depuis déja deux bonnes décennies. Souvent crédité sous le nom de Anthony M.Dawson, se cache sous ce pseudo,
Antonio Margheriti, l'un des plus prolifiques réalisateurs de genre que connut l'Italie. Véritable touche à tout, il fut tout de même plus souvent capable du pire que du meilleur, se contentant
trop souvent, à l'instar de ses collègues, de repomper allègrement les grands succès populaires américains.
Ce film ne déroge pas à la règle, faisant suite au succès de "Apocalypse Now", il en recopie largement son scénario et nombre de ses scènes. On est au parfum dès le générique avec un petit voyage
en hélicoptère au son d'une resucée au synthétiseur de poche de la chevauchée de Walkirie entendue dans l'une des plus mythique scène du chef d'oeuvre de Coppola. Sans honte, Margheriti "épaulé"
au scénario par l'eternel pompeur, Dardano Sacchetti, reprend ensuite la trame de l'original US avec les aventures d'un commando à travers la jungle vietnamienne qui aura pour mission cette fois,
non pas de retrouver le colonel Kurtz, mais simplement de détruire un emetteur qui balance des appels à la desertion pour les soldats américains. Le but de cette mission étant la seule
originalité de cette série B d'aventure qui a, tout de même le mérite d'être divertissante, assez spectaculaire, bref jamais ennuyeuse. En effet, même si, pour avoir ne serais-ce qu'un seul
rebondissement, on repassera, Margheriti visiblement doté d'un budget confortable pour une telle production, ne nous prive pas de scènes d'action assez réussies, entre un assaut de village
vietnamien, un autre d'un camp US par les vietcong sans oublier deux belles séquences d'attaques où fleurissent nombre d'explosions spectaculaires. Peu préoccupé cette fois-ci à reprendre les
messages sur les atrocités d'une telle guerre du film de Coppola, Margheriti privilégie donc l'action dès qu'il le peut, fort d'une maitrise apparente qui a fait souvent défaut chez nombre de ses
compatriotes. Il suffit de comparer ce film aux nazeries guerrières de Bruno Mattei pour faire passer le long métrage de Margheriti pour un chef d'oeuvre.
Côté casting, on retrouve des habitués de l'exploitation italienne avec en tête, le regretté David Warbeck vu dans le classique de Lucio Fulci "L'Au-Dela" et Tisa Farrow, passée la même année
entre les mains de l'"Anthopophagous" de Joe D'Amato et accessoirement, soeur de Mia Farrow...
Au final, même s'il en a les ingrédients, "Heros d'Apocalypse" est tout sauf un nanar de plus, se plaçant sans honte dans le haut du panier de la carrière du réalisateur et de la production bis
transalpine.