Partager l'article ! Les Rats de Manhattan de Bruno Mattei 1984: Peu après l’holocauste atomique, des survivants errent sur les routes à bord de leurs mot ...
Peu après l’holocauste atomique, des survivants errent sur les routes à bord de leurs motos. Ils
débarquent dans ce qui semble être un reste de civilisation et s’installent dans un étrange bâtiment désaffecté. Hôtel ? Restaurant ? Immeuble ? Non rien de tous ça mais un laboratoire (comme par
hasard bien sûr !) presque en état de marche. Mais une meute de rats attaquent et défient le groupe, bien décidés à les dévorer un par un… (Résumé : Source : horreur.com)
De nos jours encore, on qualifie le sinistre cinéaste Ed Wood de plus mauvais réalisateurs de tous les temps. Certes ses films ultra fauchés n'évitaient pas le ridicule mais avaient au moins le
mérite de véhiculer un minimum d'idées. Ce n'a jamais été le cas de Bruno Mattei, le pire tacheron du cinéma bis italien qui, malgré, une filmographie conséquente, a réalisé un nombre
hallucinant de navets phénoménaux, copies lamentables de films à succès de qualité, rendant même un semblant de noblesse aux films de Ed Wood. Absolument mauvais, le pseudo cinéma de Mattei
prête tellement à rire qu'un culte lui est voué par tous les amateurs de nanars qui se réunissent pour des séances spéciales, c'est dire...
Les connaisseurs se souviendront des "perles" suivantes : "Pénitentier de Femmes", "Robowar" ou "Virus Cannibale". Mais la "star" des "stars", c'est ce "Rats de Manhattan". Suivant la mode Post
Nuke inspirée par l'excellent "Mad Max 2"" et déja recopiée par ses collègues transalpins (Les Nouveaux Barbares, 2019 après la chute de New-York...), Bruno Mattei ne pouvait pas passer à côté du
fillon en nous proposant 1h35 de fous rire nerveux où la nullité devient un art. En effet, ici tout est nul dans le sens le plus littéral du terme. A commencer par son histoire (scénario est
un gros mot ici), celle d'une bande de nazes à motos qui vont s'enfermer dans un local à l'abandon pour fricoter avec des rats inoffensifs. Et oui, faute de budget minimum, point
de Manhattan ici, mais simplement un bout de rue en studio avec des facades en carton et un entrepot dévasté en guise de décor et quelques rats lancés de manière alléatoire par de pauvres
assistants sur ceux qui composent le plus improbable des castings. Des acteurs (?!!) plus tartes tu meurs, qui vont devoir lutter au sens propre comme au sens figuré, à éviter le
ridicule pendant toute le durée du film. Malheureusement, dès le départ, c'est peine perdue à les voir gesticuler dans tous les sens et à déblaterer des lignes de dialogues plus bêtes qu'un
sinistre mode d'emploi.
Tellement con, le film aurait pu être un minimum divertissant...même pas. On a malheureusement le droit à une succession de scènes risibles où les bras cassés "luttent" contre les rats pour
s'echapper du local où ils se sont enfermés et où les filles participent au concours de celle qui criera le plus fort. Ces rats qui sont tout sauf inquiétants, c'est plutôt la santé
mentale des responsables de cette entreprise qui nous inquiète...Bref, entre deux fous rires, on s'ennuie ferme, attendant avec empressement la fin du calvaire. Visiblement conscient (ou pas...)
de la purge absolue qu'il est en train de commettre, Mattei nous offre un baroud d'honneur, le twist le plus tarte (et culte) de l'histoire du cinéma qui donne à ce film, un statut de nanar
galactique plus que mérité.
Entre fous rires et consternation, ce film a tout de même le mérite de vous remonter le moral en toute circonstance. "Les Rats de Manhattan", un film thérapeutique ?
Merci Bruno !