Jeudi 21 mai 2009
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A Londres, le cerveau, génial organisateur du fameux hold-up du train postal Glasgow-Londres, met au point un nouveau coup
: l'attaque du train spécial transportant les fonds secrets de quatorze nations. Or, Arthur, un petit truand évadé de prison, a la même idée et se prépare à cambrioler le train...(Résumé : Source :
cinemovies.fr)
Aujourd'hui encore, Gérard Oury fait des envieux. Non seulement car il a été et reste toujours le cinéaste populaire français de réference avec des comédies d'une qualité quasi inégalée pour
certains mais aussi pour des records d'entrées que seuls Dany Boon avec ses "Ch'tis" et le "Titanic" ont réussi à dépasser jusqu'à aujourd'hui.
En 1964, c'est 11 millions d'entrées pour "Le Corniaud". Deux ans plus tard, c'est 17 Millions pour "La Grande Vadrouille". Deux films qui consacrèrent définitivement Bourvil et Louis de Funès au
rang de star. C'est donc tout naturellement que Oury décide à l'époque de passer à la vitesse supérieure avec une volonté, cette fois-ci, de s'ouvrir à l'international.
Outre son désormais complice Bourvil, il rappelle Jean Paul Belmondo avec qui il avait déja tourné dans "Un Drôle de Dimanche" et qu'il va entourer de deux stars internationales, Eli Wallach et
David Niven pour l'adaptation cinématographique d'un fait divers réel, l'attaque du train postal Glasgow-Londres.
Un casting international qui engeandra quelques contraintes, comme un équilibrage des dialogues entre les quatres protagonistes et Oury dût, aussi, tourner chaque scène, deux
fois, en français et en anglais pour faciliter la vente du film à l'étranger.
Bénéficiant d'un budget conséquent, produit par Alain Poiré et distribué dans le monde par Paramount, "Le Cerveau" avait de quoi marquer l'entrée du cinéma populaire français dans la cour
internationale des grands.
Mais comme souvent, un film qui génère autant d'attente produit une relative deception, et, malheureusement, ce film ne déroge pas à la règle. Tout d'abord parce qu'il n'arrive pas à la
cheville de ses prédécesseurs. Oury se perd ici dans une intrigue bancale, bourrée de clichés sensés faire rire les spectateurs étrangers et peine à choisir entre le film d'aventures et la
comédie pure. Visiblement dépassé par l'ambitieuse entreprise, Oury a du mal à nous convaincre provoquant plus l'ennui que l'amusement. il n'est pas le seul, tant le célèbre casting a l'air lui
aussi de s'ennuyer malgré les déclarations de Oury sur le tournage qui confiait s'amuser comme un petit fou.
D'une durée de 2 heures, le film avance péniblement dans des situations souvent ratées et surtout, pas drôles. Tout y est tellement hénaurme dans le sens le plus exagéré du terme que plus le film
avance, plus on a du mal à cacher son agassement devant les tentatives desespérément vaines de nous divertir.
A l'époque, malgré le dépaysement, le film ayant été tourné entre Paris, Londres, New York et La Havre, Oury ne parvient pas à réitérer ses précedents "exploits".
Sorti dans une version tronquée aux USA, le film est un énorme echec et dépasse seulement les 5,5 millions d'entrées en France. C'est déja pas mal me direz vous mais cela reste une
déception par rapport au "Corniaud" et "La Grande Vadrouille" mais aussi aux films suivants.
En effet, Oury va vite se rattraper en retrouvant Louis de Funès et en nous donnant ces deux "classiques" que sont : "La Folie des Grandeurs" et "Rabbi Jacob".
Par exterminator
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Publié dans : Comédies
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