Lundi 18 mai 2009
1
18
/05
/2009
23:11
Une antique confrérie secrète parmi les plus puissantes de l'Histoire, les «
Illuminati », qui s'était juré autrefois d'anéantir l'Eglise catholique, est de retour. Cette fois, elle est sur le point de parvenir à son but : Robert Langdon, expert en religions d'Harvard, en
a la certitude.
Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une course contre la montre et contre les tueurs qui démarre tel un jeu de piste : des
églises romaines aux cryptes enfouies, des catacombes les plus profondes aux majestueuses cathédrales...
Pour l'aider à comprendre toutes ces énigmes, Langdon va rencontrer Vittoria Vetra, une scientifique aussi belle que mystérieuse.
Cette fois, il sait à qui il se confronte. Cette enquête diabolique est un piège, chaque secret est une clé, chaque révélation un danger...(Résumé : Source : cinemotions.com)
Polémiques, scandale et succès phénoménal, c'est le cocktail détonant qui marqua la carrière littéraire du désormais incontournable roman de Dan Brown, le "Da Vinci Code". On ne va pas
revenir sur le débat qu'a soulevé le livre partageant les catholiques et les autres, notons simplement que l'adaptation cinématographique déchaina les foudres des critiques qui
assimila le film de Ron Howard à un sinistre navet. Avec un peu de recul, même si le film est loin d'être un chef d'oeuvre, il ne méritait pas un tel déferlement de haine.
Juste une année après la sortie du roman, Dan Brown remettait ça avec la suite des aventures du professeur Robert Langdon qui s'était définitivement faché avec l'Eglise. Nouveau succès en
librairie pour l'auteur américain qui plonge cette fois-ci son personnage en plein centre du Vatican. Nouveau succès et nouvelle adaptation avec la même équipe, Ron Howard retournant
derrière la caméra, Tom Hanks reprenant le rôle du professeur Langdon.
Il fallait s'y attendre, ce nouvel opus a les mêmes qualités, notamment un rythme soutenu et un casting solide mais aussi les mêmes gros défauts que son prédecesseur. Comme pour le "Da
Vinci Code", il faut, tout d'abord, faire totalement abstraction de toute vraissemblance pour apprécier un temps soit peu ce film. Les ficelles y sont énormes et très appuyées, les situations
souvent difficilement crédibles et les rebondissements, pour la plupart, attendus. C'est déja beaucoup me direz vous...Surtout que les métaphores ne font pas non plus dans la dentelle,
notamment dans la dernière partie qui voit le camerlingue arriver des airs après avoir sauter en parachute d'un hélicoptère, tel Dieu descendant sur Terre pour sauver les hommes, puis ce nouveau
Jésus fendant la foule hystérique en pleine place Saint Pierre...On peut quand même juger cela "Too Much"...
Heureusement, grace à une intrigue qui s'échappe un peu du livre de Dan Brown, le film est définitivement tourné vers le divertissement et, en cela, il s'avère très efficace. Libéré
des polémiques qui plombait le premier long métrage, Ron Howard a tout le loisir de nous livrer un spectacle rythmé et prenant avec cette course contre la montre où le professeur n'a
que quelques heures pour sauver le Vatican et par extention, la religion catholique. D'une durée approchant les 2h20, le film tient constamment en haleine, Howard enchainant les scènes à une
vitesse folle, alimentant une tension toujours présente.
Tom Hanks fait le boulot, bien entouré par un excellent casting où l'on retrouve Ewan McGregor, Stellan Skarsgard, Armin Mueller Stahl et la très belle Ayelet Zorer mais la véritable star du
film, c'est la ville de Rome, magnifiée par la caméra de Ron Howard, le cité éternelle reste définitivement la plus belle ville du monde.
Bien que n'étant pas exempt de tout reproche, bien au contraire, cet "Anges et Demons" n'en demeure pas moins un très bon divertissement qu'il faut savoir apprécier avec un certain
recul.