La petite ville minière d'Harmony fut autrefois le théâtre d'un effroyable drame. L'erreur commise par le jeune Tom
Hanniger, un mineur débutant, provoqua la mort de cinq hommes. L'unique survivant, Harry Warden, resta d'abord dans un profond coma mais exactement un an après, le jour de la Saint-Valentin, il
se réveilla soudain et, ivre de vengeance, massacra vingt-deux personnes à coups de pioche avant d'être abattu.
Dix ans plus tard, toujours hanté par la catastrophe, Tom Hanniger revient à Harmony en espérant pouvoir enfin tourner la page. Il retrouve son premier amour, Sarah, qui a épousé depuis son
meilleur ami, Axel, chef de la police.
Mais quelque chose a surgi du passé, et de nouveaux meurtres ensanglantent la ville. Un tueur armé d'une pioche est en chasse, et chaque pas le rapproche de Tom, Sarah et Axel. Tous trois
commencent à croire que Harry Warden est revenu se venger… (Résumé : Source : cinemovies.fr)
1981, c'est l'année de sortie de "Meurtres à la Saint Valentin", premier du nom, un petit slasher plus que moyen où un minier revenait se venger après un accident l'ayant épargné. Rien
d'extraordinaire sur le papier, ni à l'écran, surtout quand on le compare à ses "collègues", Jason, Michael ou Freddy.
Les deux premiers ayant déja eu droit à leur remake recemment, on s'attendait à tout sauf à voir surgir une nouvelle version du tueur de la fête des amoureux. De premier abord, rien
d'alarmant, l'original étant loin d'être inoubliable, peu de risques d'être déçu, la pression étant quand même beaucoup moins pesante à remaker les aventures du minier
qui compte beaucoup moins de fans à son actif que le tueur au masque de Hockey ou le célèbre croquemitaine.
Et bien, au final, on est loin d'être déçu...Aucune ironie à l'horizon, ce remake étant, en effet, largement supérieur à
l'original, pour une fois, surpassant même, pas mal de productions du genre. Intégralement filmé en 3D, ce film est un véritable régal pour les yeux, procurant un lot plus que conséquent de
frissons. Cette 3D qui fut souvent mal utilisée par le passé, rendant le procédé peu attractif, est parfaitement mise en valeur ici car, même si elle ne se justifie que rarement, elle
augmente de manière conséquente l'impact des scènes violentes, nous les faisant vivre comme si on y était. Dès la première apparition du meurtrier, l'effet est immédiat et impressionnant
apportant une réelle valeur ajoutée à l'entreprise.
Concernant le film lui-même, il ne perd pas une seconde pour nous mettre dans le bain, là où la majorité des slashers mettent un long moment à demarrer leur intrigue, faute à la sempiternelle
trop longue présentation des personnages, le réalisateur choisit une double scène d'introduction parfaitement gore et suffisamment claire pour nous introduire les personnages que nous suivront
par la suite. Reprenant logiquement les codes du genre (même si les habituels adolescents sont remplacés par de jeunes gens), Lussier cherche avant tout à satisfaire le spectateur, amateur de
slasher, en ne trahissant jamais le genre.
S'éloignant de manière significative du film original, le réalisateur distille de manière régulière un nombre conséquent de scènes horrifiques, plutôt gore, faisant monter parfaitement la
tension.
Mais il fallait bien un bémol à tout cela et celui-ci n'est pas négligeable. En effet, le final est loin d'être à la hauteur du reste. Plutôt rapidement expédié, il est
surtout plombé par son manque de surprises et d'originalité. Mais pas de quoi gacher son plaisir à, enfin, revoir, un slasher digne de ce nom, emmené de jeunes acteurs issus de
séries TV (Dawson, Supernatural....) et de vieilles gloires du bis comme Tom Atkins (Halloween III...).
Même si le genre ne regorge pas de grands films, celui-ci en est une incontestable réussite.
Super ton blog !
a++
Paul