Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 22:55


Babe, étudiant en histoire, s'entraîne dans Central Park pour le marathon de New York. Son frère Doc, membre d'une organisation gouvernementale secrète, est assassiné sous ses yeux. On apprend que le Dr Szell, un criminel de guerre nazi, serait venu récupérer un trésor de guerre qu'il avait confié autrefois à son frère.  (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Sorti en 1975, le roman homonyme de William Goodman connaitra une rapide adaptation cinématographique. En signant lui-même le scénario de cette mise en image, Goodman va garder ce qui faisait l'une des qualités première de son livre, un récit, un premier temps éclaté où chaque élément va se recoler à d'autres au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue, Schlesinger ne trahissant à aucun moment ce canevas tout à fait particulier et prenant.
Mais au-dela de cette histoire finalement simple d'un homme pris dans un engrenage dans lequel il va devoir se sortir seul, "Marathon Man" est avant tout, un film sur la pananoia. La première chose que nous apprends ce film, c'est de ne faire confiance à personne. En effet, chaque personnage se sentira ou se verra trahit à un moment par un plus ou moins proche. A commencer par le naif Dustin Hoffman, sorte de rat de bibliothèque décidé à réhabiliter la mémoire de son père, victime du maccarthysme. Tout d'abord, persuadé de connaitre la vie de son frère aussi bien que celle de son père, il apprendra malgré lui qu'il a eu tord de se fier aux apparences en devenant l'homme à abattre. Mais il ne sera pas le seul à avoir peur. Car même ceux qui cherchent à l'éliminer, subissent ce sentiment de solitude et de paranoia, ne pouvant pas eux-même, se faire confiance entre eux. Chacun essayant de tirer profit de la situation. Des circonstances qui font de cette intrigue, un puzzle difficile à reconstituer et surtout, truffé de surprises et de rebondissements.
Les situations s'enchainent, en effet, à un rythme effréné, celui d'une longue course piégeuse où on est seul face à des adversaires tout aussi seuls, une sorte de ... marathon....
Plus "entrainé" que les autres, habitué par cette course contre les autres, le magistral Dustin Hoffman aura, malgré les apparences, toujours une longueur d'avance face à des personnages doubles et inquiétants, interprétés les excellents Roy Scheider, Marthe Keller, William Devane et surtout, Sir Laurence Olivier en ancien nazi, dentiste tortionnaire, récompensé pour ce rôle par un Oscar.
La rencontre Olivier/Hoffman nous vaudra une scène difficile, devenue culte où Laurence Olivier torture Hoffman en lui répétant sans cesse : "C'est sans danger ?". 
Entre Paris et New-York, Goodman et Schlesinger nous embarquent dès la première minute dans ce thriller unique qui fera date, le film étant devenu pour les cinéphines, un classique.

Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller
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