Partager l'article ! La Longue Nuit de L'Exorcisme de Lucio Fulci 1972: Une série de meurtres de jeunes garçons terrorisent une région du sud de l'Ita ...
Une série de meurtres de jeunes garçons terrorisent une région du sud de l'Italie. La police mène l'enquête et en arrive
à suspecter un couple composé d'un journaliste et un belle jeune femme aux moeurs un peu légères. Mis en cause, ces derniers décident alors de débusquer eux-mêmes le tueur...( Résumé : Source :
cinemotions.com)
Quand on parle de Lucio Fulci, on le qualifie quasi obligatoirement de : "Pape du macabre", "Maitre du Gore", etc....car, oui, c'est le réalisateur de quelques "classiques" du
cinéma d'horreur italien, connus par des amateurs de cinéma qui dépassent le cercle des geeks, fan des excès sanglants dont Fulci s'est fait le spécialiste à un moment de sa carrière. "L'Enfer
des Zombies", "Frayeurs" ou "l'Au-Dela" font, sans conteste, partis des "master pieces" du genre.
Mais comme nous l'avons déja vu ici, Fulci, c'est aussi des comédies (beaucoup), des westerns et des Gialli. Après "Perversion Story" et "Le Venin de la Peur" , il signe en pleine période faste
du genre, un giallo de grande qualité qu'est cette "Longue Nuit de l'Exorcisme".
Avant toute chose, ne vous fiez pas à ce titre débile issu de l'imagination limitée du distributeur français, désireux de surfer sur le succès du film de Friedkin. Ce film n'a rien a voir avec
l'exorcisme. A noter aussi que même si le film date de 1972, il n'est sorti, sur nos écrans, qu'en 1978.
Toujours désireux de bousculer les idées reçues et de provoquer aussi bien les spectateurs et les critiques, Fulci va ici, s'en donner à coeur joie. Déja par le sujet, avec ce tueur qui ne
s'attaque qu'à de jeunes garçons, pas encore adolescents, aussi par le personnage de cette femme sexy et intriguante qui n'hésite pas à séduire ces jeunes hommes de manière frontale,
notamment lors d'une scène qui frise les limites du mauvais gout. Sans parler du portrait de cette Italie rurale où la religion domine tout et tous que Fulci ne se gêne pas de brocarder. Un
risque que très peu ont osé prendre et qui lui coutera une distribution limitée en Italie et une interdiction du film de presque 30 ans aux USA.
L'intrigue se résumant à la recherche de l'assassin des enfants du village, le cinéaste en profite pour peindre aussi une galerie de personnages intriguante et peu fréquentable en
ne privant pas de scènes chocs (plus qu'à l'habitude dans le giallo), prémices de ses futures oeuvres ultra gores.
Abordant de face certains themes, notamment religieux, devenu tabous, Fulci signe ici un film infaisable aujourd'hui, au rythme lent mais à la mise en scène ultra maitrisée, une superbe
photographie, une distribution solide avec en tête, Marc Porel et Tomas Milian et un score de Riz Ortolani qu'il recyclera pour "Cannibal Holocaust".
Entre critique sociale et giallo à tendence gore, Fulci signe un film à part et à (re)découvrir.