Jeudi 31 juillet 2008


Au coeur du Texas, un important convoi devient vite la cible de nombreux aventuriers, parmi lesquels Django, Ringo et Trinita qui ne reculent devant rien pour une poignée de dollars et n'hésitent pas à régler leurs comptes entre eux. Une femme bien singulière réussit par la ruse à substituer l'or avec la complicité des Indiens. Le butin ne restera cependant pas longtemps dans leurs mains. Trinita, en effet, qui a juré d'en faire sa possession, utilisera jusqu'à la séduction pour réaliser ses desseins. (Résumé : Source : cinemotions.com)

1971, c'est l'année de sortie d'un western spaghetti qui allait connaitre, chez nous, un triomphe aussi inattendu qu'impressionnant, le fameux "On l'appelle Trinita" mettant en scène l'un des couples des plus célèbres du cinéma populaire italien, Terence Hill et Bud Spencer. Cet énorme succès allait donc permettre à une flopée d'erzatzs plus ou moins réussis de ce désormais classique du genre, de voir le jour, se donnant même une suite tout aussi réjouissante avec la même équipe, trois ans plus tard. Mais c'est l'occasion aussi pour des distributeurs opportunistes de déterrer les films précédents de Terence Hill qui n'avaient pas eu la chance de passer les Alpes, profitant donc de la nouvelle popularité du cow boy aux yeux bleus.
Réalisé 4 ans plus tôt, ce film, sorti finalement en 1972 en France, fait donc parti de cette catégorie de petits westerns que le succès soudain de"..Trinita" a permis de sortir d'un oubli quasi certain. Vendu uniquement sur le nom de Trinita et de Terence Hill, ce long métrage n'en est ni une préquelle, ni une suite, ni rien du tout, le distributeur ayant même renommé le nom du personnage de Terence Hill, de Black Star dans la version originale, en Trinita pour notre marché.
C'est donc devant une production à petit budget qui n'a rien à voir avec le série des "Trinita" et où Terence Hill n'a même pas la vedette, à laquelle nous avons droit. En effet, ce film a d'abord été monté grace à la grande popularité, à l'époque, de la chanteuse italienne, Rita Pavone, qui tient ici le haut de l'affiche. Autour d'un scénario des plus stupides (la petite Rita doit réunir un maximum d'or afin de le détruire pour le bien du Far West (!?) avec la complicité des Indiens), elle a l'occasion ici, de nous faire état de ses talents limités de comédienne, accompagnée par un autre chanteur populaire italien, Lucio Dalla, tout aussi mauvais acteur.
Qu'en est-il de Terence Hill alors? Et bien, pas grand chose, il apparait par intermittence dans un rôle des plus creux qui ne le met absolument pas en valeur par un jeu monolithique et un scénario qui n'a pas l'air de l'inspirer. On le comprend.... Il faut dire aussi que Rita Pavone prend pas mal de place, c'est elle la vedette de ce film d'une durée de 1H13 dans nos contrées. Une durée courte pour le marché français qui a eu droit à une version tronquée de toutes les séquences musicales chantées par la sympathique Rita. Un manque qui ne se fait pas du tout ressentir, le vision de ce western du pauvre relevant déja du calvaire. Outre un script des plus débiles, Baldi, qui a choisi un axe comique tout à fait primaire, rame à enchainer ses séquences particulièrement mal écrites (limite improvisées), dépassé par un humour ras les paquerettes que le doublage français ne fait qu'enfoncer, donnant presque, au film, le statut de pur nanar, même si 2 ou 3 idées originales émergent de ce navet comme les balles-grenades de la petite Rita ou le face à face avec un Django de pacotilles.
Pas grand chose donc à sauver de ce film totalement dispensable qui aurait mieux fait de rester dans l'anonymat qui lui était promis.

Par exterminator - Publié dans : Western - Communauté : Critiques
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