Un terroriste installe une bombe atomique dans une ville américaine, et c'est tout le pays qui se retrouve pris en
otage.Le président n'a qu'un seul recours : faire appel à la Delta Force, une unité d'élite supérieure entrainée. Leur mission : localiser la bombe et neutraliser le terroriste avant qu'il ne
soit trop tard ...(Résumé : cinetroc.com)
Titre phare du catalogue "Cannon", "Delta Force", premier du nom était une production fort sympathique mettant en scène l'une des star maison, Chuck Norris et un vétéran dont c'était le dernier
film, Lee Marvin. Assez divertissant, cette grosse série B au budget correct pour la firme, envoyait le fameux commando d'élite au secours d'un avion civil détourné par des terroristes
fanatiques. Réalisé par l'un des patrons de la Cannon, Menahem Golan en personne, le film connu un succès non négligeable, surtout sur le marché de la vidéo, cible provilégiée de la célèbre
firme. Naturellement, une suite vit le jour, envoyant le seul Chuck (Lee Marvin étant décédé entretemps) combattre les cartels de la drogue en Colombie. Plus fauchée, cette suite réalisée par le
frère de Chuck frôle déja les frontières du nanar.
En ce début des années 90, le firme Cannon est en train de disparaitre, les 2 membres fondateurs, Golan et Globus, ayant déja quitté le navire. Dans un dernier soubresaut, la société va nous
offrir un troisième et ultime opus à la "saga". La production n'ayant plus les moyens, on va finalement avoir droit à la plus fauchée des aventures, digne du plus mauvais des nanars au
scénario timbre poste.
Plus de Chuck Norris, devenu depuis Texas Ranger, alors les producteurs décident, pour former leur commando de faire appel à un casting pour le moins surprenant, composé de frères
et de fils de....A la tête du commando, on a donc Nick Cassavetes, le fils du grand John, futur réalisateur de films plus qu'honorables, qui s'est visiblement perdu ici dans un rôle qui lui a,
certainement permis de payer ses impots. A ses côtés, le demi-frère de Michael Douglas, Eric, qui, après avoir naviguer entre les nanars, décèdera d'une overdose en 2004. Le frère inconnu de Sean
et Chris Penn, Matthew est aussi de la partie dans un rôle transparent. Pour compléter le tout, c'est le propre fils de Chuck Norris qui accompagne ces troisièmes couteaux du cinéma bis.
Un casting qui ne laisse rien augurer de bon. En effet, avec un script aussi basique et une bande de loosers pareil, il faut être motivé pour visionner, sans a priori, un film pareil.
Ca commence fort avec l'attentat suicide d'une jeune fanatique sous les ordres d'un erzatz de Ben Laden (presque 10 ans avant septembre 2001 !!!!) qui menace les Etats-Unis d'une série
d'attentats. On rendra donc hommage aux trois scénaristes (!!!) d'avoir anticipé l'arrivée d'un individu pareil, 10 ans plus tard.....bref, sur ce, les USA envoient leur fameux commando pour
aller chercher ce Ben Laden du pauvre avec l'aide de soldats soviétiques ( !?) joués par des comédiens surréalistes.
Et c'est parti pour 1H30 de n'importe quoi....Plus comique qu'impressionant, ce commando de bras cassés (en face d'eux, c'est pas mieux !!) accumule toutes les bevues sans le vouloir avec un
débarquement à vue sur une plage minée, un assaut digne des plus mauvais bidasses et une embuscade catastrophique qui fera de nombreuses victimes. Ca fait beaucoup pour un commando réputé
d'élite....bref, on n'y croit pas une seconde et on se surprend même à rire assez souvent devant ce spectacle comique affligeant. Le fait aussi que le casting cachetonne à mort en étant pas du
tout impliqué (Cassavetes en tête), ne fait rien pour arranger les choses. La sous intrigue parallèle n'ayant pas plus d'intéret, on se contentera d'assister finalement, à une série B proche du
Z, heureusement plutôt rythmée, ce qui fait que, malgré toutes ses tares, le film se suit sans ennui avec de nombreuses scènes d'actions tout à fait honnêtes pour ce genre de productions
fauchées.
Finalement ce "Delta Force 3", réalisé par un habitué de la maison, Sam Firstenberg (American Warrior) est un beau nanar, un vrai dans tout sa splendeur qui ne peut que satisfaire les
amateurs de bisseries qui y trouveront facilement leur compte. De ce point de vue, ce film atteint ses objectifs.