Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 12:10

 

Mandrian Pace dirige un réseau de voleurs de voitures hyper organisés. Il reçoit commande d'un gang mexicain qui, pour 400 000 dollars, réclame 48 vehicules aux caractéristiques bien précises, et ce dans un délai de cinq jours...  (Résumé : Source : cinemotions.com)

Avant de devenir cinéaste, H.B. Halicki était l'un des plus grands cascadeurs automobiles de son époque. Mais souvent frustré par le resultat à l'écran et surtout, désireux, lui aussi de toucher sa part du pactole des succès auquels il a collaboré, il se met en tête de réaliser son propre film lui permettant de valoriser au mieux son travail. Un film de cascades automobiles donc, qui s'avère être un exercice de style périlleux mais qui est souvent la clé d'un succès quasi assuré. Il suffit de voir qu'encore aujoud'hui, on résume le mythique "Bullit" de Peter Yates avec Steve McQueen à son inoubliable poursuite automobile qui fait toujours office de référence.
Manquant de moyens, "Toby" Malicki fait le tour des investisseurs potentiels qui, mis bout à bout, vont l'aider à monter son film. Des moyens, il allait en avoir besoin, le réalisateur cascadeur, étant ambitieux, ne voulait pas mettre en image un film à la demi-mesure.
On imagine dès lors, que le scénario ne sera qu'un pretexte à illustrer les fantasmes automobiles de Malicki. C'est effectivement le cas avec cette histoire simple d'un gang de voleurs de voitures chargé de dérober 48 véhicules de luxe en moins d'une semaine. Un enjeu très rapidement posé qui, à partir de ce moment, va nous donner une intrigue en 2 temps, un film en 2 parties parfaitement distinctes.
Cette première partie consiste donc à dérober les fameuses 48 voitures dans la grande et vaste ville de Los Angeles. Du repérage au vol à proprement parlé, on suit de manière précise et quasi mécanique l'organisation de ce vol à grande échelle. Peu de dialogues, peu de plans inutiles, Halicki va directement à l'essentiel. Tellement qu'il en perd parfois une logique de narration dans un découpage et un montage approximatifs et souvent confus. Viisiblement plus intéressé aussi par les voitures que par ses personnages, ils ne sont que les faire valoir quasi déshumanisés d'une intrigue qui en devient plus que basique, presque documentaire. Un regret atténué par la qualité généralement douteuse de l'interprétation. Ceci ne nous empêche pas de suivre ces 50 premières minutes avec intêret, le rythme étant tout de même, assez soutenu.
Après la trahison de l'un des membres du gang, le film bascule dans une seconde partie totalement dédiée à une poursuite hors du commun. En effet, dès lors, que le chef du gang est surpris par la police en train de dérober la dernière voiture, s'engage donc une course poursuite implacable de presque 40 minutes. Oui ! 40 minutes !!
Alors que jusqu'ici, l'entreprise, quoique sympathique, était assez bancale, elle prend ici toute son ampleur avec cette poursuite superbement découpée, absolument halletante et electrisante entre la Ford Mustang conduite par "Toby" Malicki en personne et quasiment, toutes les forces policières de Los Angeles. On ne voit pas le temps passer, la tension étant le plus souvent à son paroxisme du début à la fin de ces 40 minutes infernales. Ca sent bon la tôle froissée à une époque où les CGI n'avaient pas encore fait leur apparition. Bref, 40 minutes de pure excitation pour tout amateur de poursuites automobiles.
Un film qui s'avère au final, totalement dénué de morale, lui conférant une tendence anarchiste tout à fait plaisante dans une époque où le politiquement correct fait loi. Pour les amateurs de jeux vidéos, l'influence de ce film sur des titres comme "Grand Thief Auto" ou "Driver" est évidente, comme celle sur le "Boulevard de la Mort" de Quentin Tarentino, faisant de cette "Grande Casse", une référence definitive du cinéma d'exploitation US des années 70.
Il serait même malvenu de le comparer à son remake boursouflé produit par l'écurie Bruckheimer avec Nicolas Cage et Angelina Jolie, "60 Secondes Chrono", qui n'a absolument pas la force et l'impertinence de son modèle
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Par exterminator - Publié dans : Action / Aventure
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