Partager l'article ! Best of The Best de Robert Radler 1989: Pour affronter l'équipe Coréene en compétition officielle de karaté Tae Kwon Do, cinq champions ...
Pour affronter l'équipe Coréene en compétition officielle de karaté Tae Kwon Do, cinq champions de karaté americains sont selectionés pour
suivre un entrainement intensif. Tous ont leurs soucis personnels, et avant de d'affronter la cruauté des Coréens, ils auront à supporter la rigueur de l'entraineur Frank Couzo. (Résumé : Source
: wikipédia.fr)
Au début des années 70, un homme allait révolutionner un genre qui, juste alors, n'avait jamais dépassé les frontières asiatiques. L'inoubliable Bruce Lee, en l'espace de quelques films, allait
faire exploser à lui tout seul, le film d'arts martiaux à travers le monde. Une explosion stoppée brutalement par la mort du petit dragon après une consécration hollywoodienne avec le très bon
"Opération Dragon". Mais cela n'empêchera pas de nombreux producteurs de surfer sur la vague initiée par le plus célèbre des karatekas en lançant un nombre inoui de sosies du petit dragon
dans une flopée de productions toutes aussi banales et loupées, les unes que les autres. Une course au profit au détriment de la qualité qui banalisa un genre jusqu'à une lassitude du public
au milieu des années 80.
La video ayant relancé le succès des films de Bruce Lee, cela donnera des idées aux producteurs US en remettant sur les rails un genre devenu moribond. C'est d'abord les 2
complices de la Cannon, Menahem Golan et Yoram Globus qui, en lançant un petit nouveau nommé Jean Claude Van Damme dans "Bloodsport", allaient dépoussierer le genre avec cette histoire
simple de tournoi de Karaté à Hong Kong où, bien sûr, Jean Claude allait ressortir vainqueur.
Contre toute attente, ce film devint un succès mondial et , bien évidemment, de nombreuses productions du genre suivirent, dont ce "Best of the Best" qui connu les honneurs d'une sortie dans les
salles françaises, ce qui n'était pas souvent le cas pour des films destinés, majoritairement au marché de la vidéo.
Sans originalité aucune, ce film profite donc du succès du film de Jean Claude Van Damme en nous servant à nouveau, une histoire de tournoi d'arts martiaux. Là où, dans "Bloodsport", c'était un
tournoi individuel, c'est un tournoi opposant l'équipe des Etats-Unis à celle de la Corée du Sud auquel nous avons droit ici.
Si la base scénaristique n'a rien d'original, la trame du film ne l'est pas plus. On commence tout naturellement avec la rapide selection des membres de l'équipe, vite expédiée, composée de
figures habituelles des films de groupes avec le pseudo intello, l'associal, le sensible, l'ancienne star sur le retour et, bien sûr, le champion.
Une équipe entrainée par le traditionnel coach, interprété par James Earl Jones, intolérant et dur qui finalement, a grand coeur, épaulé par 2 assistants totalement trasparents et
inutiles. Bref, une mise en place d'une banalité affligeante qui, rapidement, ne laisse rien augurer de bon pour la suite.
Et c'est donc parti pour presque 1 heure d'entrainements plutôt difficiles à suivre, le réalisateur enchainant les "training montage" de manière mécanique sans aucune
intensité, ni originalité, Radler pillant allègrement dans les séquences similaires des divers "Rocky" sans aucun talent. Il suffit de voir la similitude du plan où l'équipe court sur la plage
avec le même plan où Rocky et Appolo Creed fond des pointes de vitesse sur une même plage dans le troisième opus de la saga de Stallone....Mais là où Stallone a un vrai sens du rythme et du
découpage pour ce genre de séquences (il faudra bien que tout le monde le reconnaisse un jour !!!), Radler n'a visiblement pas le même talent.
De talent, il n'en a pas non plus, pour rendre intéressants ses personnages. Négligeant allègrement 3 membres de son équipe, il se focalise sur les 2 derniers avec d'un côté, le
vieux champion sur le retour interprété par un Eric Roberts au brushing parfait, pas très crédible en champion perdu entre son rôle de papa poule et de sportif. De l'autre, on a la star
de la discipline interprétée par l'obscur Phillip Rhee, qui a peur d'affronter le champion de l'épuipe adverse, ce dernier ayant tué son frère lors d'une compétition. Des enjeux annexes sans
grand intéret tellement rapidement expédiés par un script ultra superficiel.
On en arrive enfin au tournoi et , malheureusement, ce qui aurait du être le point d'orgue de cette production, n'est finalement qu'une déception de plus. Passons sur les 3 premiers combats
expédiés en moins de 5 minutes. Radler continuant à négliger les 3 mêmes membres de l'équipe, on arrive enfin sur les 2 derniers combats. Rapides et platements filmés, on ne vibre à aucun instant
devant ce piètre spectacle. Même l'ultime rebondissement ne nous sort pas de notre désintéret avancé.
"Best of the Best" n'est finalement qu'une banale petite série B, sans intéret et qui a, en plus, pris un sacré coup de vieux. Suivant !!!!