Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 10:47

Patrick Lechat apprend que Jo Lechat, le père écrivain qu'il n'a jamais connu, est décédé, laissant une énorme fortune. Mais celle-ci est léguée au demi-frère de Jo, Albert Moulinot qui vit au fin fond de la Dordogne, un excentrique antisocial et radicalement opposé à tout système monétaire. Il est donc d'accord pour laisser l'héritage au fils de Jo. Quant à le faire signer la renonciation de l'héritage dans le bureau du notaire à Paris...  (Résumé : Source : cinemotions.com).

A priori, un film qui réuni deux "Stars" de la comédie française comme Michel Serrault et Christian Clavier, véritables "poids lourds" d'un genre qui perd, depuis quelques années, une certaine popularité, faute à une succession de navets interprétés par des pseudo comiques de télévision, on se jette donc dessus.
Encore faudrait-il qu'ils soient servis par un bon scénario, des dialogues bien écrits, une belle affiche (celle-ci est immonde) et une réalisation inspirée....bref, par une production de qualité....
Et bien, ce n'est malheureusement pas le cas ici. Commençons par un scénario basique où un pharmacien très bourgeois et amoureux de l'argent apprend que son père est mort mais qu'il n'est pas son héritier. C'est le demi frère du défunt qui est l'heureux élu. Le fils va donc tout faire et surtout subir, pour récupérer son héritage auprès de ce personnage atypique. Basique donc, proche de la comédie de boulevard. mais là où au théatre, un sujet comme celui-ci pourrait permettre d'enchainer les gags et les quiproquos, la faiblesse de l'écriture, prive ce film de tout potentiel comique. Oublions les gags qui, déja assez rares, ne sont pas réussis du tout, Palud n'ayant plus le choix que de filmer ses acteurs en roue libre dans une histoire qui se cherche en vain. Passée la rencontre, le film ne décolle donc jamais. On est donc obligés de se contenter de suivre la confrontation entre ces deux hommes complètement opposés, jusqu'à un faible final tiré par les cheveux et parfaitement invraisemblable.
Pourtant, même si l'intrigue est extrèmement faiblarde, cette opposition aurait pu être intéressante et efficace avec deux acteurs de ce calibre. Malheureusement, l'alchimie ne se produit pas avec d'un côté un Christian Clavier qui fait le minimum, encore une fois, cantonné à ce rôle de petit bourgeois amoureux de l'argent qui lui colle à la peau depuis quelques temps. Moins hystérique qu'à l'habitude, son jeu n'assure que l'essentiel, et encore.....
En face, on a la seule véritable satisfaction du film. Un Michel Serrault en grande forme, qui écrase ce film sans peine, dans le rôle de cet associal borné et, en apparence antipathique, faisant un numéro de presque 1 heure 30, assez plaisant et jouissif, véhiculant, au dela de son acharnement sur Clavier, un message anarchiste, pas si stupide que cela : un retour des valeurs humaines avec le bannissement de l'argent. A fond dans son personnage, Serrault est tellement crédible que le personnage méchant qu'il est sensé être, nous est, finalement, extrèmement sympathique.
Autour de ces deux têtes d'affiches, le reste du casting est anecdotique. Une Arielle Dombasle, hystérique et toujours aussi mauvaise comédienne en épouse vénale, Patrick Mille qui vaut mieux que cette caricature de toiletteur pour chiens, Bernard farcy venu ici clairement cachetonner et une jeune Priscilla qui ne sert à rien.
Bref, si ce n'est pour voir la performance du regretté Michel Serrault, cette comédie n'a pas beaucoup d'intéret et rentre dans la liste qui s'agrandit trop vite, des comédies ratées.
Par exterminator - Publié dans : Comédies
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