En terminale dans un lycée californien, le plus populaire des garçons de l'établissement parie avec ses copains de faire élire reine de la promo, pour le bal de fin d'année, une fille de la
classe disgracieuse et indépendante. Vexé d'avoir été plaqué par sa petite amie Priscilla, la favorite du concours, Jake, dont nul ne remet en cause le futur titre, accepte ainsi de séduire et
transformer la rebelle et solitaire Janey, pressé par ses partenaires de football, Austin, Malik et Reggie Ray, qui l'ont mis au défi...(Résumé : Source : cinemovies.fr)
Tout d'abord, un petit mot pour nos amis distributeurs français qui n'ont rien trouvé de mieux que ce titre vulgaire et racoleur pour remplir les salles d'ados boutonneux, la cible visée à priori
par ce film. Sauf que, même si le film ne fait pas dans l'élégance, loin de là, il est d'abord une parodie des nombreux films d'ados de ces 25 dernières années : des sympathiques comédies
inoffensives de John Hughes aux dérives pipi-caca générées par l'énorme succès de "American Pie" au début des années 2000.
"Not Another Teen Movie" (son titre original) est donc un "hommage" à un genre qui, à quelques exceptions près, n'a pas donné non plus, de grands chef d'oeuvres mais des films qui ont marqué des
générations d'adolescents à travers le monde. Ce que ce titre honteux ne laisse pas deviner.
Années 2000 obligent, le réalisateur a préféré multiplier les références sur des films plus récents que sur les classiques de Hughes. Et comme, beaucoup ne sont pas sortis ou n'ont pas connu de
succès dans nos contrées, certaines références sont difficiles à repérer. Reprenant la trame du très moyen "Elle est trop Bien" où le garçon le plus populaire du lycée doit séduire la (soit
disante) fille la plus moche pour l'emnener au bal de promo, Gillen va meubler ce fil rouge, de scenettes en multipliant les personnages lui permettant de placer toutes ses références de manière
plus ou moins maladroite et avec plus ou moins de réussite.
Pour les classiques, on reconnaitra la reprise de la scène des douches de "Porky's" en version scato. Pas forcément une bonne idée...On repèrera aussi le clin d'oeil à "Breakfast Club" avec les 3
ados collés, surveillés par le même prof que dans le film de Hughes. Impossible de passer à côté au rappel (rapide) de "La Folle Journée de Ferris Bueller.
Pour les références les plus récentes, outre celle déja citée, on verra pêle mêle, des parodies de "Sexe Intentions", "Varsity Blues et , bien sûr "American Pie"
Il y aurait de quoi satisfaire un fan basique du genre, me direz vous. Et bien pas tant que cela. Le réalisateur, à l'image des ratages scato que nous livrent régulièrement les prod américaines
depuis quelques années, tombe dans le piège de la vulgarité pure et simple. Ce que Gillen a oublié en citant Hughes (le lycée du film est le lycée John Hughes....) et ses films, c'est que,
derrière une certaine légèreté, ses scénarios distillaient des messages et des constats sur une adolescence pas forcément heureuse, nous livrant des films plus subtils qu'il n'en
paraissaient comme "Sweet Sixteen" ou "Breakfast Club". Ici, à l'image de la production actuelle, point de cela. Juste une escalade gratuite de scènes vulgaires et même pas drôles. Seuls quelques
détails sauvent le tout, comme le casting, la musique (avec beaucoup de reprises de classiques des 80's), le personnage du quota black et l'apparition réussie de Molly Ringwald, l'actrice symbole
des comédies ados des années 80.
Mais c'est finalement bien pauvre pour une parodie finalement lourde et ratée qui a vraiment du mal à soutenir la comparaison avec ses illustres ainés.
Aucun commentaire pour cet article