Dimanche 29 juin 2008
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La belle Wanda, assistée de Ken le bégayeur et d'Otto son stupide amant ont reussi grâce à ce petit minable de Georges un
joli hold up. Mais celui-ci, trop vite dénoncé par Wanda, moisit en prison, avec le secret de la cachette du butin. Wanda doit donc seduire ce coincé d'Archie, son avocat, pour qu'il obtienne la
libération de Georges... (Résumé : Source : cinemotions.com)
En 1983, sortait "Le Sens de la Vie", le dernier film de la bande des Monty Python qui connu un certain succès et qui marquait donc, la fin de leur collaboration fructueuse avec les inoubliables
"Flying Circus", "Sacré Graal" ou "La Vie de Brian". Depuis, chacun était parti vers d'autres horizons avec plus ou moins de réussite.
En 1988, John Cleese, l'un des membres écrit le scénario de ce qui allait être l'une des comédies les plus populaires de ces 20 dernières années, car, oui....ce "Poisson nommé Wanda", disont le
d'emblée, frise la perfection. Alors qu'à l'époque des Monty Python, il n'a jamais les pieds derrière la caméra, laissant cette tache à Terry Gilliam ou Graham Chapman, John Cleese fait icic
appel pour adapter son scénario à un vétéran de la comédie britannique, Charles Crichton, presque 70 ans au moment du tournage, même si l'histoire veut que Cleese ait finalement co-réalisé le
film.
Sur un scénario de vaudeville, à priori classique, après un casse, 4 larons vont se déchirer pour retrouver les diamants planqués par l'un d'entre eux par l'intermédiare de son
avocat, Cleese va donc broder une excellente comédie aux multiples rebondissements, aux gags omniprésents et au casting au couteau. Pour ce faire, il fait appel à l'un de ses anciens
complices des Monty Python, le toujours drôle Michael Palin dans le rôle hilarant d'un bègue, un peu simplet, amoureux des animaux et totalement dévoué au cerveau du casse. Deux acteurs
américains viennent compléter cet excellent casting avec la toujours sexy Jamie Lee Curtis et le tonitruant Kevin Kline qui nous avait habitué à des rôles plus dramatiques.
Outre sa parfaite écriture entre la farce et l'humour (très noir), ce qui fait la force du script, c'est de n'avoir négliger aucun de ces personnages. En effet, chacun a le droit a son lot de
scènes, toutes à la hauteur des autres, qui donnent un parfait équilibre à l'ensemble.
Impossible d'oublier les tentatives de meurtres qui tournent mal de la vieille dame, seule temoin du casse, par Michael Palin. A ce propos, on a souvent demandé à John Cleese si il n'avait
jamais reçu de protestation au sujet des chiens que l'on tue. Il retorquais par le fait qu'on ne lui demande jamais si il avait reçu des protestations pour la vieille dame que
l'on tue.... Impossible aussi de passer outre les numéros hystériques de Kevin Kline qui lui valurent même un Oscar. Impossible enfin de négliger les moments de séductions entre John
Cleese (dont le personnage s'appelle Archie Leach, le vrai nom de Gary Grant, pour l'anecdote) et Jamie Lee Curtis déclanchant son lot de situations improbables et hilarantes autour du
medaillon renfermant la clé du coffre contenant le butin du casse.
Tout s'enchaine parfaitement bien grace à une réalisation très dynamique, une caméra en mouvement et des acteurs qui s'en donnent à coeur joie avec une implication et un plaisir non dissimulés.
Bref, on rit et on ne s'ennuie pas une seconde. Le public ne s'y est pas trompé, le film connu un succès mondial incontesté, devenant à l'époque le plus grand succès britannique sur les écrans
américains.