Mercredi 18 juin 2008
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«Après des années dans cette ville, j’ai compris que si mes amies et moi décrochions enfin notre conte de fées, ce serait la fin de
l’histoire. Mais la vie vous réserve toujours des surprises…»
Carrie Bradshaw (Résumé : Source : cinemotions.com)
En 1999, la célèbre chaine cablée américaine HBO mettait à l'antenne une série qui allait bousculer l'image de la femme sur le petit écran. Il faut dire que, jusqu'à lors, les femmes n'étaient,
le plus souvent, que des faire-valoir aux "héros" masculins, sévèrement burnés et toujours entourés de belles potiches, et n'avaient que très peu, voire pas du tout, l'occasion de parler
ouvertement de leurs sentiments et de leurs désirs. Le machisme cinématographique et télévisuel étant trop bien encré dans ce paysage. Avec "Sex and the City", cette obsolescence allait enfin
disparaitre...en tous cas, cette série jetta un pavé dans la mare avec ce portrait de 4 femmes de "la haute" new-yorkaise qui parlent ouvertement voire cruement de leurs sentiments et de
leur vie sexuelle en l'assumant pleinement.
Pendant 6 saisons, le téléspectateur a pu suivre la quête du grand amour de ces 4 femmes, un peu superficielles, loin d'être parfaites mais terriblement attachantes. On a tout d'abord, la
bouillante Samantha Jones, la quarantaine bien passée, terriblement sexy, cette grande séductrice est toujours à l'affut d'une nouvelle conquête sexuelle. Il y a ensuite Charlotte York, la plus
romantique du groupe qui trouva son prince charmant dans la série, Miranda Hobbes, la working girl qui a une piètre image des hommes même si sa rencontre avec Steve allait quelque peu changer les
choses mais "Sex and the City" est avant tout un focus sur la dernière d'entre elle, la chroniqueuse Carrie Bradshaw qui joue au jeu du chat et de la souris avec un homme d'affaire, le
fameux Mr Big, tout aussi indécis et instable qu'elle. A la fin de la série, dans un final parisien, les deux tourtereaux allaient enfin se prometttre un amour définitif.
Les revoilas donc, trois ans plus tard, toujours au même point avec une Carrie toujours aux bras de Big, Charlotte et Miranda, toutes deux "casées" et une Samantha qui a décidé de s'assagir en
s'exilant à Los Angeles pour s'occuper de la carrière de son dernier amant, le blond Smith.
Pendant les 20 premières minutes, Michael Patrick King (producteur dont c'est le premier film) se contente de nous replonger dans l'univers doré de ces 4 executive women sans toutefois
oublier les spectateurs qui n'auraient pas vu la série. En effet, une nouvelle présentation des personnages rapide et précise nous met ou remet dans le bain de cette chronique libérée.
Les retrouvailles effectuées, il fallait bien trouver un nouvel enjeu à ce retour sur grand écran. Le seul qui s'imposait naturellement, c'est le mariage entre Carrie et Big. C'est là que
commence la partie faible du film. Outre des préparatifs extrêmement longs, on a droit pendant cette phase a un nombre hallucinant de placements produits sans aucune subtilité, une sorte de
longue publicité pour produits de luxe. Interminable et ininteressante, cette partie ne laisse rien augurer de bon, d'autant plus que les 3 autres copines sont clairement releguées au second
voire troisième rang. Michael Patrick King a visiblement oublié ici, que le tout fonctionne avec les 4 et pas avec une seule d'entre elles. Il en oublie aussi l'impertinence qui faisait l'essence
de la série avec une mise en scène et un propos politiquement correct sans intéret.
Heureusement, les choses allaient s'arranger par la suite, le fiasco du mariage, qui aurait conclu définitivement cette fameuse quête du grand amour, va rééquilibrer la donne avec un scénario qui
va laisser plus de place aux autres. La caution sexe et humour de la série en la personne de Samantha Jones étant quasiment absente depuis le début, on avait vraiment du mal jusque là, à se
réinstaller dans la vie des 4 femmes.
Ce rééquilibrage est salutaire donc avec un retour vers ce qui a fait le succès de la série, les aventures de 4 femmes différentes. Dommage qu'il faille attendre près de 1 heure pour
replonger dans un univers plus tendencieux et intéressant .
Alors oui, certains auront l'impression de voir un nouvel épisode de luxe qui n'apporte finalement pas grand chose de plus au 6 saisons déja écoulées mais, d'un autre côté, c'est aussi cela
qu'on est venu chercher, des retrouvailles rassurantes qui s'avèrent finalement réussies, qui se laissent regarder avec une certaine tendresse et nostalgie même si, au final, elles n'ont rien de
transcendant, n'apportant pas grand chose de plus qu'un gros cadeau pour les fans. Tout le monde fait son boulot et le fait bien et si le film passe finalement bien malgré une durée de 2H20, on
en ressort quand même avec un petit sentiment de frustration car il manque définitivement cet ingrédient qui justifie pleinement ce retour sur grand écran. Il n'y a pas de quoi gacher son
plaisir quand même.
Pour les novices, ce film a tout de même de quoi les satisfaire pleinement grace à un scénario plaisant, une bande sonore des plus réussies et une bonne humeur communicative.....et puis il y a
New-York.........