Jeudi 5 juin 2008
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Quatre épisodes de l'histoire, l'Age de Pierre, les Temps bibliques, l'Empire Romain et l'Inquisition Espagnole revus et corrigés en
farces: les hommes des cavernes se donnent du bon temps, Moise perd un morceau des Commandements, Comicus rencontre Leonard de Vinci, les tortures du Grand Inquisiteur deviennent musicales et
Louis XVI a un sosie. (Résumé : Source : cinemotions.com)
Dans l'histoire du cinéma comique américain, Mel Brooks a certainement contribué à sa réputation et son succès avec de grands films comme "Frankenstein Junior" ou "Le Grand Frisson" qui font,
encore aujourd'hui, figure de référence pour bon nombre de cinéphiles.
Tout auréolé donc par ce succès mérité, Mel Brooks, alors au top de sa notoriété, décide en ce début des années 80 de s'attaquer à ... l'histoire du monde, synonime donc d'un projet ultra
ambitieux, presque une apogée dans la carrière du réalisateur acteur producteur.
A la vision du film, on ne peut que constater que c'est plutôt raté. Le projet etait-il trop ambitieux ? Peut être. Mais le premier sentiment qu'il en ressort, c'est une forte impression de
baclé. En effet, le film dans sa longueur donne plus un véritable sentiment d'improvisation que de réelle écriture. Ce qui fait un film au rythme totalement décousu, presque ennuyeux. Un comble
avec un sujet aussi riche et une durée approximative de 1h30. Jamais, Brooks ne donne l'impression de maitriser son histoire, faisant plus penser à une luxueuse réunion de potes qui délirent en
costumes dans de beaux décors. Le problème c'est que c'est rarement communicatif.
Dès le départ, et l'approche de l'age de Pierre, on sent que l'on va assister à un spectacle laborieux et ce n'est pas la voix off narrative de Orson Welles, illustrant des gags poussifs et ratés
qui nous permettra de passer plus facilement ce moment sans intéret.
Heureusement, Brooks, surement conscient de ses limites passe rapidement à l'Empire Romain. Le début de cette seconde époque est tout aussi poussive avec un enchainement d'évènements qui tombent
comme un cheveu sur la soupe, souvent pretextes à introduire un nouveau personnage de la manière la plus maladroite qui soit. De ci de là, émergent quelques idées burlesques mais elles sont trop
éparses pour être réellement efficaces. Malgré cela, Brooks ayant tout de même un certain talent et alors que le film semble être dans une impasse totale, le réalisateur nous offre une fin de
séquence (époque) plutôt réussie avec, enfin, un rythme enlevé même si l'impression d'inprovisation est toujours aussi présente. Impression confirmée par les fins des époques, interrompues de
manières brutales sans réelle chute.
Brooks nous offre ensuite une sorte d'interlude musical illustrant l'inquisition espagnole. Séquence courte mais plutôt réussie car visiblement écrite et réellement mise en scène. Dommage que
cela soit si court....
Viens ensuite la pire séquence du film, celle illustrant la Révolution Française. Longue, ennuyeuse, toujours aussi peu écrite, elle est un long calvaire de spectateur qui n'attends qu'une chose,
la fin et rien d'autre à ce stade. Ici, même Mel Brooks a l'air de s'ennuyer. Il a un beau décor, de beaux costumes mais il ne sait visiblement pas quoi en faire. On est pas loin de la nullité et
malgré toute l'indulgence que l'on peut avoir pour Brooks qui nous a offert beaucoup mieux, on ne peut pas passer l'éponge.
Et la suite ? Gag ou pas, Brooks nous promet la suite dans un second opus avec la bande annonce d'un éventuelle séquelle à la fin de son film. Comme toute bande annonce, elle est prometteuse mais
on ne saura jamais si cela reste un dernier gag pour conclure son film ou une réelle promesse de suite. En tout cas, elle nous permet de décrocher quelques sourires...enfin.
Ce qui devait surement être le film de la consécration du talent de Mel Brooks n'est, au final, que le début du déclin. En effet, la suite de sa carrière est à l'image de son film, ratée. De
Robin des Bois à Dracula, il essaira de retrouver son inspiration d'antant...en vain.