Partager l'article ! P.S I Love You de Richard LaGravenese 2007: Holly et Gerry sont un couple amoureux menant une vie parfaite. Suit ...
Holly et Gerry sont un couple amoureux menant une vie parfaite. Suite à la mort soudaine de Gerry, Holly sombre dans une dépression. C'est
alors qu'elle reçoit une lettre, la première d'une série de dix, rédigées par Gerry avant sa mort. Ces lettres, agencées tel un jeu de piste, lui donnent des instructions de choses à faire pour à
terme tourner la page et enfin réapprendre à vivre. (Résumé : Source :cinemovies.fr)
Quand le scénariste de "Sur la Route de Madison" adapte un petit roman melo, ayant connu un succès non négligeable à travers de monde, on ne pouvait qu'être optimiste quant au résultat sur grand
écran. D'autant plus que la comédie romantique new-yorkaise ne nous a que rarement déçue par le passé.
Au départ, ce film se démarque quand même de ses semblables par un postulat post-mortem de son histoire. En effet, avant d'être une comédie romantique, "PS I Love You" est avant tout une comédie
dramatique sur les conséquences de la mort de son conjoint. Ici, une jeune femme dynamique qui n'a pratiquement connu qu'un seul homme dans sa vie, se retrouve seule après la dispartion de son
mari à la suite d'une tumeur au cerveau. Un plot de départ, tout ce qu'il y a de dramatique et qui aurait pu tomber dans le pathos le plus total. Mais le parti pris du bouquin et du film est de
voir dans cette mort, une note d'optimisme à travers les lettres que fait parvenir le mari décédé par un procédé original à sa jeune veuve, pensant l'aider à faciliter son deuil. Mais il
s'avèrera que cela n'est pas si simple que cela.
Sur la papier, le scénario est plus que prometteur et on pouvait s'attendre à un beau moment de cinéma....et bien non, la sauce ne prend pas car il tombe justement dans les travers que le
film nous promettait d'éviter. Tout d'abord faute à un script qui se cherche jusqu'au final. Même si la plupart des situations sont téléphonées, on a du mal à savoir sur quoi tout cela va
aboutir. LaGravenese nous lance sur plusieurs pistes, les lachant en cours de métrage de façon brutale, pour les reprendre, tout aussi brutalement plus tard. De plus, l'idée des lettres qui, au
départ aurait du être le fil rouge d'une vrai réflexion de l'après, ne servent qu'a nous abreuver de flash back interminables sur les moments forts que le couples a connu. D'un film qui voulait
traiter de l'après, se retrouve être finalement un film qui traite de l'avant. Oui, leur couple était beau, Oui, leur couple était idéal mais ces nombreux flash back de bonheur perdu n'apportent
finalement rien au récit, si ce n'est à multiplier les séquences tire-larmes d'une manière un peu trop systématique et répétitive pour bien nous faire comprendre que la veuve restera veuve
définitivement. Le problème, c'est qu'on le comprend assez vite (trop vite) ce qui anéanti toute évolution du scénario.
On aurait alors pu se rabattre sur les moments de comédie fournis par les copines de la veuve mais LaGravenese néglige tellement ses seconds rôles que ces moments sont trop rares pour soulager un
pathos latent assez lourd.
Au final, on ressort de là, certes touché par ce que vit cette femme, s'imagineant très bien être à sa place, mais le film ne nous propose aucune réflexion profonde sur le sujet, se contentant
d'enchainer les séquences mélos, qui à la longue, deviennent lassantes.
Heureusement, on pourra se consoler du côté du casting avec une superbe Hilary Swank dans le rôle de la veuve, toute en finesse et en justesse. Gerard Butler, en mari décédé est tout aussi bon et
qui dégage un énorme charisme. On regrettera cependant les trop rares apparitions de Lisa Kudrow en copine déjantée, proche de son personnage de "Friends". Il y a aussi Gina Gershon, tout
aussi effacée, qui n'est pas très convainquante dans le rôle de l'autre copine. Que dire du personnage de Harry Connick Jr, sous employé dans le rôle peut être le plus interessant du film.
Mention spéciale à la toujours parfaite Kathy Bates dans le rôle de la mère de Swank
Même si le film nous reserve quelques beaux moments d'émotions et nous déclanche quelques rires, il ne nous fait poser aucune question, tombant trop souvent dans le mélo de base. Dommage car le
script était vraiment prometteur.