Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 10:44

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Après avoir combattu un dragon cracheur de feu et le méchant Lord Farquaad pour obtenir la main de la belle Princesse Fiona, l'ogre Shrek doit maintenant affronter le plus grand challenge de sa vie - sa belle-famille...
De retour de leur lune de miel, les jeunes mariés reçoivent en effet une invitation des parents de Fiona, le Roi Harold et la Reine Lillian. L'Âne, inséparable et disert compagnon, les accompagne dans ce voyage vers le Royaume Fort, Fort Lointain, où se préparent de monumentales festivités.
Mais le Roi et la Reine sont horrifiés par leur gendre et affligés de voir que leur fifille chérie a acquis des manières et des habitudes alimentaires détestables. Sa nouvelle vie l'a manifestement... changée. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Shrek, c'est la démolition de tout ce qu'à construit, Disney en tête, l'industrie du dessin-animé depuis sa création. Un univers édulcoré basé essentiellement sur des contes de la littérature enfantine traditionnelle, une morale à tout épreuve, une absence de décalage totale...bref, même, si on nous a offert à travers les années, bien de films différents et presque quasiment tous réussis, personne n'avait encore osé écorcher cette industrie du politiquement correct, destinée presque exclusivement aux enfants. La baisse du succès du dessin animé traditionnel aidant, cela a permis à un studio comme Pixar, d'entamer un début de virage vers un propos, certes encore un trop peu décalé, mais quand même différent ce que l'on avait connu jusqu'à présent. A la vue des succès du studio Pixar, Dreamworks a flairé le bon coup et a voulu sa part du gateau. Bien lui en pris en décidant de créer un personnage et un univers issu de tout ce que l'on avait déja vu apparavant en le traitant, cette fois-ci avec beaucoup de recul et de décalage. C'est là qu'est apparu "Shrek", cet ogre mal léché accompagné par son ami, l'âne. Dans le premier opus, la production s'est donc amusée à reprendre tous les codes du genre en les démolissants, faisant ressortir les faces cachées des nombreux personnages vus, pour la plupart chez Disney, nous donnant un film, en plus d'être particulièrement réussi, mais d'une fraicheur absolue, dont les parents, aussi bien que les enfants se délectent.
Le succès phénoménal étant au rendez vous, on ne pouvait donc échapper à une suite. On pouvait craindre de tout, tellement on avait l'impression que tout avait été dit dans le premier opus. C'est sans compter sur ces chers scénaristes qui n'ont pas oublier d'intégrer dans ce conte décalé, une vrai histoire de fond sur l'intégration, la différence, l'acceptation de soi. Shrek, sortant de son marais et devant rencontrer sa belle famille, va devoir être confronté à tout cela en territoire hostile.
Alors, oui, "Shrek 2" est toujours aussi divertissant, toujours aussi réussi mais il est en plus merveilleusement bien écrit, plus mature dans son propos que son prédécesseur. Voyant que sa belle famille le rejette car différent d'eux, il en passera même par un rejet de soi-même, tellement convaincu qu'il faudra qu'il change d'apparence pour garder sa princesse Fiona. Plus que dans le premier film, le personnage est grave ici, tiraillé par les doutes et les peines. Heureusement, son ami l'âne est toujours là pour apporter une dose d'humour toujours intacte. Et comme si cela ne suffisait pas, un nouveau personnage fait son apparition ici, en la personne du chat "potté", hilarant petit mousquetaire félidé à l'accent espagnol. Outre la caution comique, ils seront surtout les alliés, les "vrais"amis d'un ogre presque perdu, pensant être incapable d'être à la hauteur de l'amour de sa femme.
Le film ne manque pas non plus, celle fois encore de références cinématographiques. Le public adulte répondant également présent, on rappelle notamment des films comme "Alien" dans la mémorable séquence de rencontre avec le chat.
Devant une telle maitrise d'écriture, on en oublierait presque de s'extasier devant la réussite technique de l'animation qui nous fait presque oublier que tous ces personnages ne sont pas réels et que ce royaume du fort fort lointain n'existe pas.
Après tout cela, personne ne pourra nier que la saga "Shrek" restera incontestablement une étape importante dans l'histoire du cinéma d'animation. Facile ? Non, stricte vérité.


Par exterminator - Publié dans : Animation - Communauté : Les 3 M
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