Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /2008 18:47

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Apres le cambriolage raté d'une épicerie, 2 voyous Olivier et Roland débarquent à la campagne où ils s'associent à 1 personnage sans scrupule, Castelard, qui exploite la crédulité des paysans en leurs vendant des encyclopédies médicales. Mais l'arrivée de Valerie,la copine d'Olivier, crée la zizanie dans le calme provincial....(Résumé : Source : cinemovies.fr)

Pirès, avant de travailler pour Luc Besson en "réalisant" le premier opus de la saga des "Taxi", s'est toujours intéressé à notre société, surtout à son évolution, et aux comportements humains. Ici, il s'interesse aux pauvres gens. Des pauvres types comme des gens méchants. En effet, "l'entourloupe" ne présente personne de respectable, personne de classe. C'est juste le portrait de plusieures catégories de personnes qu'on aime à se moquer ou, tout simplement, à éviter. On a d'abord 2 potes, incarnés par Gérard Lanvin et Jacques Dutronc, paumés, fauchés et surtout, pas très motivés. Même la cambriole, c'est pas leur truc. Ils décident donc, sur les conseils d'un autre pote de rejoindre une équipe de vendeurs de livres à domicile au fin fond de la campagne poitevine, dirigée par Jean Pierre Marielle. Les 2 zozos ne seront finalement pas dépaysés, les membres de cette équipe sont à leur image : mauvais, ringards et pas motivés non plus. Heureusement pour eux que leur chef est là pour relever tout le monde à les entrainer à vendre des bouquins de médecine à des paysans presque illéttrés. Alors que ce pitch pouvait laisser présager une succession de situations qui pourraient faire rire (et qui n'est pas sans rappeler le sympathique film, "Les Portes de la Gloire" avec Benoit Poelvoorde), c'est finalement à un portrait presque méprisant de nos campagnards (campagne boueuse où il pleut tout le temps) auquel nous assistons. On est presque mal à l'aise d'assister à ce harcelement de ces types presques antipathiques envers ces paysans, les faisant passer pour des gens bêtes, irrassibles, voire violents.
On a d'un côté donc des citadins blasés, cons et méprisants, et de l'autre, des campagnards encore plus bêtes, fermés et incultes. Impossible de choisir son camp devant un tel déballage de bétises. Certains y verront un constat ironique des mauvais côtés de l'être humain. C'est finalement un constat du rien, ou plutot une occasion de fustiger les cons. Certains y arrivent avec beaucoup d'humour. Pires n'a pas ici la même inspiration d'un Lautner ou d'un Veber. Même la présence de Michel Audiard n'y peu rien, visiblement peu inspiré lui aussi, tellement les dialogues sonnent creux....mis à part ceux de Jean Pierre Marielle qui sauve à lui tout seul ce film, nous offrant une grande prestation de VRP sans scrupules, pret à tout pour refourguer ses pauvres bouquins.On retiendra particulièrement la séquence où Marielle, après avoir fait croire à une pauvre femme qu'elle avait gagné un de ses livres, lui soutire de l'argent pour avoir le droit de recevoir les livres suivants. Le livre remporté n'étant que le premier opus.
Marielle est donc le seul à surnager avec à ses côtés, un Gérard Lanvin effacé et un peu perdu et un Jacques Dutronc qui se demande ce qu'il fait là, tellement son jeu sonne faux.
Au final, on ne sait pas trop quoi penser de ce film : Méprisant et méprisable ? Certains dialogues gratuits frisant le racisme primaire....ou est-il simplement un constat brut de l'évolution négative d'une société peuplée de cons de plus en plus nombreux et qui se referme sur elle même ?
Au dela de la réponse, on aurait surtout aimé rire. Là aussi, c'est raté.

Par exterminator - Publié dans : Comédies - Communauté : Les 3 M
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