Partager l'article ! Il Commissario di Ferro de Stelvio Massi 1978: Mariani, un commissaire de police connu pour ses manières particulières, allant ...
Mariani, un commissaire de police connu pour ses manières particulières, allant à l'encontre de tous les ordres et toutes les lois, se voit
transferé de l'équipe mobile de la brigade criminelle dans un petit commissariat de quartier. Un jour, un petit délinquant qui a un compte à lui rendre, séquestre son fils. Mariani mis au pied du
mur, décide une nouvelle fois de passer outre toutes les lois pour sauver son fils.
En pleine mode du poliziesco, le prolifique Stelvio Massi, réalisateur de genre polyvalent italien, nous offre ici un polar atypique. Point de bande qui terrorise la ville, point non plus de
réglements de comptes mafieux. Ici, le commissaire incarné par l'incontournable Maurizio Merli, un habitué du genre, doit faire face à un jeune malfrat venu venger la mort de son père, arrêté
quelques années plus tôt par ce même Merli en kidnappant son fils après avoir pris en otage toute son équipe. Un scénario qui tient donc sur un timbre poste pour un résultat plus que décevant. Le
film commence pourtant bien avec le kidnapping d'une jeune fille et l'enquête de ce commissaire tête brulée qui finira par la retrouver après une superbe fusillade. Une mise en bouche
particulièrement violente et efficace qui malheureusement, sera sans suite, le scénario partant dans une autre direction. Finalement, l'intéret de cette introduction ne se traduit que par la
présentation de ce flic hors normes, qui n'écoute que son instinct plus que les ordres. La suite s'avèrera beaucoup plus laborieuse avec une mise en place de la réelle histoire, longue et
laborieuse avec la prise d'otage du commissariat par un jeune illuminé qui désire tuer le commissaire. Ce dernier n'étant pas là, il décide l'attendre en tenant en joue tous les flics du batiment
pendant que Merli est en compagnie de son ex femme et de son fils. L'ennui ne se fait pas attendre car à partir de là, il ne se passe plus grand chose pendant un moment : l'un attendant l'autre
pour pouvoir le tuer. Le pire, c'est que le commissaire se fait attendre, occupé finalement à résoudre une affaire urgente, demandant à son ex et son fils de les rejoindre au commissariat.
Pretexte scénaristique bidon pour relancer un scénario au point mort avec l'opportunité pour le déséquilibré, d'enlever le fils du commissaire que sa mère lui apporte sur un plateau. Relachant
ses otages, il s'évade donc avec l'enfant. Dès lors, le commissaire (enfin !!!!!) mis au courant va se mettre à sa poursuite. Il était temps, le film a déja commencé depuis environ une heure.
Sachant que le film dure 1h19, il est aisé de constater qu'il ne reste plus beaucoup de temps pour cette partie finale censée redynamiser un script des plus banal. Visiblement peu inspiré par son
scénario, Massi filme aussi platement cette dernière partie, sans surprise ni rebondissement jusqu'au final rapidement expédié qui achève un sentiment de frustration et d'ennui qui nous a envahit
depuis un long moment. Massi, pourtant auteur de poliziesci tout à fait honorables, ne réussi jamais à sortir son film du simple polar ennuyeux et sans intéret, n'introduisant même pas une petite
scène d'action dans un récit desespérant plat. Pas mieux pour un Maurizio Merli, toujours aussi monolithique qui n'a même pas l'occasion de faire état de ses qualités athlétiques si ce n'est dans
une ou deux bastons filmées de manière poussive. Pauvre Janet Agren quand à elle, sympatique actrice suédoise vue dans bon nombre de bandes horrifiques italiennes comme la surprenante "Secte des
Cannibales", qui ne sert que de potiche, aussi inutile que mignonne soit elle.
Stelvio Massi, malgré certains films de qualité, n'a décidément pas le même toucher qu'un Umberto Lenzi, capable de sublimer un script des plus simples, en introduisant ce qu'il faut pour
divertir le spectateur.
Un polizieco mineur qui l'on oubliera vite, vite.